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Mont Wutai

repère(s) :environnement

2009

[chin. 五台山 Wǔtáishān]

Avec ses cinq plateaux, le Mont Wutai est une montagne sacrée bouddhiste. Ce paysage culturel compte 41 monastères, dont la grande salle orientale du temple de Foguang, l’un des derniers édifices en bois de la dynastie Tang existant, orné de sculptures d’argile grandeur nature. Il abrite également le temple Shuxiang de la dynastie Ming, vaste ensemble de 500 statues représentant les légendes bouddhistes tissées dans des décors de montagnes et d’eau en trois dimensions. Globalement, les bâtiments de ce site illustrent la façon dont l’architecture bouddhiste a contribué au développement et influencé la construction de palaces en Chine pendant plus d’un millénaire. Le Mont Wutai, littéralement « la montagne aux cinq terrasses », est le plus haut du nord de la Chine. Il est particulièrement remarquable de par sa typologie, faite de pentes vertigineuses et de cinq sommets dénudés. Les temples ont été construits sur ce site à partir du 1er siècle ap. J.-C. et ce jusqu’au début du 20è siècle.Lire la suiteMont Wutai

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L’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires

repère(s) :art

2008

[chin. 长调 Zhǎ diào]

L’Urtiin duu ou « chant long » est l’une des deux formes majeures de chant mongol, l’autre étant le « chant court » (Bogino duu). Il tient une place particulière dans la société mongole et fait l’objet d’une véritable vénération en tant que forme rituelle d’expression associée aux célébrations et fêtes importantes. L’Urtiin duu est exécuté en diverses occasions : mariages, inauguration d’un nouvel habitat, naissance d’un enfant, marquage au fer d’un poulain et autres événements fêtés par les communautés mongoles nomades. Ces chants longs peuvent également être interprétés lors du naadam, une festivité organisée autour de concours de tir à l’arc, de lutte et de courses de chevaux. L’Urtiin duu est un chant lyrique qui se distingue par l’abondance de ses ornementations, l’emploi de la voix de fausset, une tessiture vocale très étendue et une composition de forme libre (…) L’interprétation et le contenu de l’Urtiin duu sont étroitement liés au mode de vie ancestral des nomades mongols dans leurs prairies. Si l’Urtiin duu est généralement considéré comme étant apparu il y a 2 000 ans, les premières œuvres littéraires où il est évoqué datent du treizième siècle…(…)Lire la suiteL’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires

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Le théâtre d’ombres chinoises

repère(s) :art

2011

[chin. 中国皮影戏 Zhōngguó píyǐngxì ]

Le théâtre d’ombres chinois est une forme de théâtre, accompagné de musique et de chants, qui met en scène des silhouettes de personnages pittoresques en cuir ou en papier. Manipulées par des marionnettistes à l’aide de tiges, ces personnages créent l’illusion d’images mobiles projetées sur un écran formé par un tissu translucide tendu et éclairé à l’arrière. Parmi les artistes du théâtre d’ombre d’âge avancé, beaucoup sont capables de représenter des douzaines de pièces traditionnelles qui sont transmises oralement ou que l’on trouve sous forme écrite. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la voix de fausset, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. De nombreux marionnettistes taillent également les marionnettes dans du bois ; ces dernières peuvent avoir entre douze et vingt-quatre articulations mobiles. Le théâtre d’ombres est joué par des grandes troupes de sept à neuf marionnettistes ainsi que par des troupes plus petites de deux à cinq personnes, principalement pour le divertissement ou les rituels religieux, les mariages et les funérailles, ainsi que d’autres occasion spéciales…(…)Lire la suiteLe théâtre d’ombres chinoises

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La tbourida

repère(s) :espèces

2021

[lanue berbère : tafrawt ⵜⴰⴼⵔⴰⵡⵜ]

La tbourida est une représentation équestre apparue au XVIe siècle. Elle simule une succession de parades militaires, reconstituées selon les conventions et rituels arabo-amazighs ancestraux. Chaque parade de tbourida est effectuée par une troupe constituée d’un nombre impair de cavaliers et de chevaux (de 15 à 25), alignés côte à côte et au milieu desquels se place le chef de la troupe. Souvent, avant l’événement, les cavaliers donnent à leur prestation une portée spirituelle, effectuant leurs ablutions puis priant collectivement. Ensemble, sous la direction du chef, cavaliers et chevaux exécutent une parade composée de deux parties principales. La première est la hadda, ou le salut de la troupe, qui entre au trot en piste et réalise un maniement d’armes acrobatique, puis se repositionne à son point de départ. La deuxième est la talqa, où les troupes repartent au galop et effectuent un tir au fusil, à blanc, avant de se retirer, simulant un départ collectif à la guerre. Les cavaliers portent des costumes et des accessoires d’époque incluant notamment un turban, des vêtements drapés, des babouches, un petit livret du Coran et une épée arabe ancienne…(…)Lire la suiteLa tbourida

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Les arts Regong

repère(s) :art

2009

[chin. 热贡艺术 Rè gòng yìshù]

Dans les monastères et les villages qui bordent les rives de la rivière Longwu dans la province de Qinghai, dans l’ouest de la Chine, des moines bouddhistes et des praticiens des arts populaires appartenant à l’ethnie tibétaine et à l’ethnie tu maintiennent la tradition des arts plastiques, dits arts Regong, tels que les peintures  »thangka » et les fresques murales, les patchworks  »barbola » et les sculptures. Leur influence s’étend des provinces voisines jusqu’aux pays d’Asie du Sud-Est. Le thangka, art de peindre des rouleaux religieux pour glorifier Bouddha, consiste à appliquer des teintures naturelles, à l’aide d’une brosse spéciale, sur du tissu portant des motifs dessinés au fusain ; le barbola utilise des formes de plantes et d’animaux découpées dans de la soie pour créer un effet de relief, doux au toucher, en vue de réaliser des voiles et des ornements de colonnes ; les sculptures regong, en bois, terre glaise, pierre ou brique, sont destinées à décorer des chevrons, des panneaux muraux, des tables pour le service du thé et des armoires dans les temples et les maisons… (…)Lire la suiteLes arts Regong

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Parc national de Rapa Nui

repère(s) :matière

1995

[écriture rongo-rongo]

Rapa Nui, nom autochtone de l’île de Pâques, témoigne d’un phénomène culturel unique au monde. Installée aux environs de l’an 300, une société d’origine polynésienne a développé ici, en dehors de toute influence, une tradition de sculpture et d’architecture monumentales puissante, imaginative et originale. Du Xe au XVIe siècle, elle bâtit des sanctuaires et dressa des personnages gigantesques en pierre, les moai , qui, créant un paysage culturel sans égal, fascinent aujourd’hui le monde entier.Lire la suiteParc national de Rapa Nui

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L’opéra de Pékin

repère(s) :art

2010

[chin. 京剧 Jīngjù]

L’opéra de Pékin est un art du spectacle intégrant le chant, le récit, le mouvement, les arts martiaux. Bien que sa pratique soit largement répandue dans toute la Chine, ses centres de représentation sont Beijing, Tianjin et Shanghai. L’opéra de Pékin est chanté et récité principalement dans le dialecte de Beijing attache une grande importance à la rime. Ses livrets sont composés selon un ensemble de règles strictes qui mettent en valeur la rime et le rythme. Ils évoquent l’histoire, la politique, la société et la vie quotidienne, et se veulent aussi instructifs que divertissants. La musique de l’opéra de Pékin joue un rôle primordial en imprimant le rythme du spectacle, en créant une ambiance particulière, en façonnant les personnages et en guidant le fil du récit. La « musique civile » privilégie les instruments à cordes et à vent comme le  »jinghu, » à la forme délicate et au son aigu, et la flûte  »dizi, » tandis que la « musique militaire » est représentée par le jeu des percussions, tels que le  »bangu » ou le  »daluo »…(…)Lire la suiteL’opéra de Pékin

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Le Nanyin

repère(s) :art

2009

[chin. 南管 Nán guǎn]

Le Nanyin est un art musical qui joue un rôle central dans la culture du peuple du Minnan, dans la province méridionale de Fujian, le long de la côte sud-est de la Chine, ainsi que pour toutes les populations minnan éparpillées dans le monde. Les mélodies lentes, simples et élégantes sont exécutées sur des instruments particuliers, tels qu’une flûte en bambou appelée  »dongxiao » et un luth à manche recourbé joué à l’horizontal appelé  »pipa, » ainsi que des instruments plus courants à vent, à cordes et à percussion. Parmi les trois composantes du nanyin, la première est purement instrumentale, la deuxième inclut la voix et la troisième consiste en ballades accompagnées par l’ensemble et chantées en dialecte Quanzhou, soit par un seul chanteur qui joue aussi des claquettes, soit par groupe de quatre qui chantent chacun à leur tour. Le répertoire extrêmement riche de chants et de musique, qui permet de préserver la musique populaire et la poésie anciennes, a influencé l’opéra, le théâtre de marionnettes et d’autres traditions des arts du spectacle…(…)Lire la suiteLe Nanyin

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Le muqam ouïgour du Xinjiang

repère(s) :art

2008

[chin. 新疆维吾尔族木卡姆艺术 Xīnjiāng wéiwú'ěr zú mù kǎ mǔ yìshù]

Le muqam ouïgour du Xinjiang est un terme général qui désigne un ensemble de pratiques du muqam très répandues dans les communautés ouïgour, l’une des minorités ethniques les plus importantes de la République populaire de Chine. Tout au long de son histoire, la région de Xinjiang a été marquée par d’intenses échanges culturels entre l’Est et l’Ouest, notamment en raison de sa situation sur la Route de la soie. Le muqam ouïgour du Xinjiang est un mélange de chants, de danses, et de musiques populaires et classiques. Il se caractérise par sa diversité sur plusieurs plans : contenu, chorégraphie, style musical et instruments employés. Les chants, aux rimes et à la métrique variables, peuvent être interprétés en solo ou en groupe (…) Le contenu des chants offre ainsi une grande variété de styles : poésie, proverbes et récits populaires et reflète l’histoire et la vie actuelle de la société ouïgoure. Dans les ensembles de muqam, les instruments principaux sont fabriqués à l’aide de matériaux locaux et prennent des formes diverses (instruments à cordes frottées ou pincées, instruments à vent)… (…)Lire la suiteLe muqam ouïgour du Xinjiang

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Le Meshrep

repère(s) :art

2010

[chin. 麦西热甫 màixīrèfŭ | ouïghour : مەشرەپ mäxräp ]

Répandu chez les Ouïgours, largement concentrés dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang de la Chine, le Meshrep constitue le principal vecteur culturel des traditions ouïgoures. L’événement complet du Meshrep recèle une riche collection de traditions et d’arts du spectacle, tels que la musique, la danse, le théâtre, les arts populaires, l’acrobatie, la littérature orale, les habitudes alimentaires et les jeux. Le muqam ouïgour est la forme d’art la plus complète comprise dans l’événement qui intègre le chant, la danse et le divertissement. Le Meshrep fonctionne à la fois comme une « cour » où l’hôte agit en médiateur des conflits et assure la préservation des règles morales, et comme une « salle de classe » où les gens peuvent s’instruire sur leurs coutumes traditionnelles. Le Meshrep est surtout transmis et hérité par des hôtes qui en connaissent les usages et les connotations culturelles, et par les interprètes virtuoses qui y participent ainsi que par toute la population ouïgoure qui y assiste. Toutefois, il y a de nombreux facteurs qui mettent sa viabilité en péril… (…)Lire la suiteLe Meshrep

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Grottes de Mogao

repère(s) :art

187

[chin. 莫高窟 Mò gāo kū]

Situées en un point stratégique de la Route de la soie, à un carrefour de la circulation des richesses et des influences religieuses, intellectuelles et culturelles, les 492 cellules et sanctuaires rupestres de Mogao sont célèbres pour leurs statues et leurs peintures murales, qui reflètent un millénaire d’art bouddhique.Lire la suiteGrottes de Mogao

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Les marionnettistes du Fujian

repère(s) :art

2006

[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]

Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens…(…)Lire la suiteLes marionnettistes du Fujian

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L’opéra Kun Qu

repère(s) :art

2001

[chin. 崑曲 Kūnqǔ]

L’opéra Kun Qu s’est développé sous la dynastie Ming (du quatorzième au dix-septième siècle) dans la ville de Kunshan située dans la région de Suzhou, dans le sud-est de la Chine. Plongeant ses racines dans le théâtre populaire, le répertoire de chants s’est peu à peu imposé comme un art dramatique majeur. Le Kun Qu est l’une des formes les plus anciennes d’opéra chinois encore représentées aujourd’hui. Il se caractérise par sa structure dynamique et sa mélodie (kunqiang). Des pièces comme Le pavillon aux pivoines ou Le palais de la longue vie sont devenues des classiques du répertoire. Cet art associe chant, narration et un système complexe de techniques chorégraphiques, d’acrobaties et de gestuelles symboliques. Les rôles sont distribués en jeune premier, en rôle féminin principal, en vieil homme et en divers rôles comiques, tous vêtus de costumes traditionnels (…) Réputé pour la virtuosité de ses schémas rythmiques (changqiang), l’opéra Kun Qu a eu une influence prépondérante sur des formes plus récentes d’opéra chinois, comme ceux de Sichuan ou de Pékin…(…)Lire la suiteL’opéra Kun Qu

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L’art mongol du chant Khoomei

repère(s) :art

2009

[chin. 呼麦 hūmài]

L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge. Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe. Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier en Mongolie intérieure (nord de la Chine), en Mongolie occidentale et dans la République des Touva (Russie). Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s’agit d’une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l’arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels. Le moment choisi pour chanter et l’ordre des chants sont souvent réglés de façon très stricte… (…)Lire la suiteL’art mongol du chant Khoomei

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Le Kabary malagasy, art oratoire malagasy

repère(s) :langue

2021

Le kabary malagasy est un discours poétisé déclamé devant un public. Il est très structuré et se compose de proverbes, de maximes, de figures rhétoriques et de jeux de mots. Ce style oratoire rituel était à l’origine utilisé par les dirigeants pour informer la communauté des événements de la vie sociale et des décisions administratives. Avec le temps, il a commencé à être utilisé par les communautés pour communiquer et a fait son apparition dans le cadre d’événements sociaux. Il est ainsi devenu indissociable de la vie sociale à Madagascar, que ce soit durant les festivités, les funérailles, les cérémonies officielles et les manifestations populaires. Sa fonction consiste à exprimer des valeurs et des pensées qui donnent une signification collective aux faits matériels. Dans la pratique, le kabary malagasy se déroule comme un dialogue conventionnel qui met en scène en général deux orateurs ou mpikabary, devant une assemblée. Il peut durer plusieurs heures, mais dans certaines circonstances (par exemple pendant des funérailles), sa structure est simplifiée et il ne dure alors qu’une dizaine de minutes…(…)Lire la suiteLe Kabary malagasy, art oratoire malagasy

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Grottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe

repère(s) :matière

2017

[allemand : Höhlen und Eiszeitkunst der Schwäbischen Alb]

Les premiers humains modernes sont arrivés en Europe il y a 43 000 ans, pendant la dernière période glaciaire. L’un de leurs lieux d’établissement fut le Jura souabe, dans le sud de l’Allemagne. Six grottes, fouillées depuis les années 1860, ont révélé des vestiges vieux de 43 000 à 33 000 ans. Des figurines sculptées d’animaux (y compris des lions des cavernes, mammouths, chevaux et bovidés), des instruments de musique et des objets de parure personnelle y ont notamment été trouvés. D’autres figurines représentent des créatures mi-animales, mi-humaines, et une statuette de femme a été retrouvée. Ces sites archéologiques témoignent d’un art figuratif parmi les plus anciens au monde, et contribuent à éclairer les origines du développement artistique humain.Lire la suiteGrottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe

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Le chant et la danse du tambour des Inuits

repère(s) :art

2021

[inuktitut - tambour : kilaut, kilain ou qilaut ᕿᓚᐅᑦ]

Le chant et la danse du tambour constituent une forme indigène traditionnelle autochtone de musique et d’expression artistique inuit au Groenland. Le chant et la danse du tambour sont souvent exécutés durant les fêtes nationales, les célébrations et autres évènements sociaux, par une personne seule ou un groupe. Un seul danseur du tambour peut également être accompagné d’un chœur. Pendant une danse du tambour, le danseur ou la danseuse fléchit légèrement les genoux pour se pencher en avant. Le tambour, ou qilaat, est soulevé et rabaissé dans différentes directions, tandis qu’un bâton en os ou en bois permet de frapper le cadre du tambour en rythme afin de produire une percussion au son sec et résonnant. Le chant du tambour est une narration lyrique fournissant un accompagnement mélodieux au rythme monotone du tambour. Les chants du tambour traitent généralement des expériences et activités de la vie quotidienne au Groenland, ainsi que d’autres sujets généraux comme l’amour, l’attente, l’humour et la chasse… (…)Lire la suiteLe chant et la danse du tambour des Inuits

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Mont Huangshan

repère(s) :art

1990

[chin. 黄山 huángshān]

Célébrée durant une bonne partie de l’histoire chinoise dans l’art et la littérature (par exemple dans le style shanshui « montagne et eau », milieu du XVIe siècle), Huangshan, la plus belle montagne de Chine, exerce toujours la même fascination sur les visiteurs, les poètes, les peintres et les photographes d’aujourd’hui venus en pèlerinage dans ce lieu enchanteur, connu pour son paysage grandiose composé de nombreux rochers et pics granitiques émergeant d’une mer de nuages.Lire la suiteMont Huangshan

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Le Hua’er

repère(s) :art

2009

[chin. 花儿 huāer]

Dans les provinces de Gansu et Qinghai ainsi que dans tout le centre-nord de la Chine, les membres de neuf groupes ethniques différents partagent une tradition musicale appelée Hua’er. La musique s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel d’airs qui empruntent leur nom à des groupes ethniques, à des villes ou à des fleurs («  »ling » du peuple tu », «  »ling » de la pivoine blanche ») ; les paroles sont improvisées en respectant certaines règles : par exemple, les couplets ont trois, quatre, cinq ou six lignes de sept syllabes chacunes. Les chants parlent d’amour, évoquent le dur labeur et les lassitudes de la vie familiale, les petites manies des hommes et des femmes ou la joie de chanter. Et parce que les chanteurs commentent les changements qu’ils observent autour d’eux, ces chants sont aussi un témoignage oral vivant de l’évolution sociale récente de la Chine. Bien que parfois peu instruits, les chanteurs de Hua’er les plus talentueux et les plus respectés sont aujourd’hui connus de tout le monde…(…)Lire la suiteLe Hua’er

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Le Guqin et sa musique

repère(s) :art

2003

[chin. 古琴艺术 Gǔqín yìshù]

Vieille de 3000 ans, la cithare chinoise, ou guqin, occupe une place de premier ordre parmi les instruments solistes de la Chine. Attesté par des sources littéraires anciennes corroborées par des découvertes archéologiques, cet instrument séculaire est indissociable de l’histoire des intellectuels chinois. L’art du guqin était à l’origine réservé à une élite et cultivé dans l’intimité par les nobles et les érudits. Il n’était donc pas destiné à des représentations publiques. Avec la calligraphie, la peinture et une forme ancienne de jeu d’échecs, il compte parmi les quatre arts que tout érudit lettré chinois se devait de maîtriser. Selon la tradition, une vingtaine d’années de pratique est nécessaire pour devenir un joueur émérite de guqin. Le guqin a sept cordes et treize positions qui marquent les tons. En fixant les cordes de dix façons différentes, les musiciens peuvent obtenir un ensemble de quatre octaves. Il existe trois techniques instrumentales de base : san (corde libre), an (corde arrêtée) et fan (harmoniques)…(…)Lire la suiteLe Guqin et sa musique