L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an, qui sont joués depuis plus d’un millénaire dans l’ancienne capitale chinoise de Xi’an, dans la province du Shaanxi, est un genre musical associant tambours et instruments à vent, parfois accompagnés d’un chœur d’hommes. Le répertoire se rapporte en général à la vie locale et aux croyances religieuses et la musique est jouée principalement lors d’événements religieux, telles que cérémonies funèbres ou foires dans le temple. Cette musique est de deux types : une « musique de chambre » et une « musique de marche », laquelle comprend notamment une partie de chœurs. La musique de marche rythmée par les tambours, qui accompagnait traditionnellement les voyages de l’empereur, est aujourd’hui devenue le domaine des agriculteurs et elle est jouée uniquement en plein air, dans la campagne. L’orchestre de musique des tambours est composé de trente à cinquante membres, parmi lesquels des paysans, des enseignants, des retraités et des étudiants (…)Lire la suiteL’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an
éducation
Indéfinition : Processus par lequel on vise à apporter à un individu interagissant au sein d’environnements complexes, les moyens d’assurer progressivement sa propre autonomie tout en favorisant son épanouissement et la juste reconnaissance d’autrui. Y est posé le cadre non seulement d’une pédagogie mais d’une andragogie (éducation des adultes), incluant sa responsabilité sociétale, économique, environnementale et culturelle. Où il paraîtra vite que l’ensemble de ces questions sollicite la force de nouvelles intelligences, à la fois dans leur triple critère (corporel, affectif et intellectuel) et dans leur indispensable collectivité : nos systèmes sont-ils prêts à relever le défi…
Le taijiquan est une pratique physique traditionnelle caractérisée par des mouvements détendus et circulaires associés à un contrôle de la respiration et à l’entretien d’un esprit neutre et droit. Né au milieu du dix-septième siècle dans le comté de Wenxian dans la province du Henan au centre de la Chine, l’élément est aujourd’hui pratiqué dans l’ensemble du pays par des individus de tout âge et par différents groupes ethniques. Les mouvements de base du taijiquan reposent sur le wubu (cinq pas) et le bafa (huit techniques) suivis par une série d’enchaînements et d’exercices et par le tuishou (exercices de poussée des mains effectués avec un partenaire). Sous l’influence des pensées taoïste et confucéenne et des théories de la médecine chinoise traditionnelle, l’élément s’est scindé en différentes écoles (ou styles) prenant le nom d’un clan ou d’un maître. L’élément se transmet au sein du clan ou d’un maître à son élève. Ce dernier mode de transmission est expliqué lors de la cérémonie traditionnelle appelée baishi…(…)Lire la suiteLe taijiquan
Les marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens…(…)Lire la suiteLes marionnettistes du Fujian
La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek décrit la façon dont les tribus dispersées ont été unifiées pour former une seule nation. La trilogie témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs épiques qui se compose d’hommes et de femmes de tous âges. Les narrateurs acceptent leur mission après avoir reçu un rêve prophétique considéré comme un signe des héros des récits. Pendant les représentations, ils entrent dans un état proche de la transe et se servent de formes narratives, de rythmes, de tons et de gestes variés pour recréer l’atmosphère historique de l’épopée. La narration de la trilogie peut durer treize heures en continu. Les représentations ont lieu à diverses occasions publiques, des fêtes de village aux célébrations et fêtes nationales Les conteurs épiques offrent également un soutien moral et spirituel aux communautés locales et aux individus lors d’événements sociaux, de conflits ou de catastrophes… (…)Lire la suiteManas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize
Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu établies dans l’ouest et le nord de la Chine ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales. Les maîtres tibétains portent des miroirs en bronze et utilisent des expressions faciales, des effets sonores et des gestes pour souligner leur chant, tandis que les exécutants mongols sont accompagnés par des violons (…) Les centaines de mythes, récits populaires, ballades et proverbes transmis dans le cadre de la tradition ne sont pas seulement une forme majeure de divertissement des communautés rurales : ils éduquent également les auditeurs dans plusieurs domaines tels que l’histoire, la religion, les coutumes, la moralité et la science (…)Lire la suiteLa tradition épique du Gesar
Présent à travers la Chine et dans différents groupes ethniques, le découpage de papier est un art populaire fondamental dans la vie quotidienne. Essentiellement féminin, cet art est transmis de mère en fille au cours d’un long apprentissage qui commence dès l’enfance, surtout dans les zones rurales. Il permet aux meilleurs artistes de gagner respect et admiration. Les techniques sont nombreuses : le papier peut être découpé ou gravé avec un burin, colorié ou non. Les technologies modernes sont de plus en plus utilisées. Les motifs, très divers et souvent improvisés par l’artiste, dépendent de la région (le sud de la Chine privilégie par exemple les motifs fins et délicats) et de l’usage du produit, qui peut être destiné à la décoration intérieure (fenêtres, lits, plafonds…), à des fêtes (mariages, anniversaires, cérémonies) ou encore à des prières (invoquer la pluie, conjurer le diable…). Étroitement lié à la vie sociale des Chinois de tous les groupes ethniques, le découpage du papier sert à exprimer les principes moraux, les philosophies et les idéaux esthétiques des praticiens. Aujourd’hui, il est un moyen toujours vivant d’expression des émotions et connaît un regain d’intérêt sans précédent.Lire la suiteLe découpage de papier chinois
La calligraphie arabe désigne la pratique artistique consistant à retranscrire l’écriture arabe manuscrite avec fluidité, afin d’exprimer harmonie, grâce et beauté. Cette pratique, qui peut être transmise tant par l’éducation formelle et informelle, utilise les vingt-huit lettres de l’alphabet arabe, rédigé en écriture cursive de droite à gauche. Conçue à l’origine pour rendre l’écriture claire et lisible, elle s’est progressivement transformée en un art arabe islamique utilisé dans les œuvres traditionnelles et modernes (…) Les techniques traditionnelles utilisent des matériaux naturels, tels que des tiges de roseau et de bambou pour le calame, un outil d’écriture. L’encre est fabriquée à partir d’ingrédients naturels tels que le miel, la suie et le safran. Le papier est fabriqué à la main et enduit d’amidon, de blanc d’œuf et d’alun. La calligraphie moderne utilise fréquemment des marqueurs et des peintures synthétiques et de la peinture en bombe spray est utilisée pour les calligraffiti peints sur les murs, les panneaux et les bâtiments…(…)Lire la suiteLa calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques
La calligraphie chinoise a toujours été beaucoup plus qu’un simple outil de communication, intégrant une dimension artistique qui lui vaut d’être encore prisée à l’âge du stylo à bille et de l’ordinateur. De fait, la calligraphie n’est plus l’outil de base des intellectuels et des hauts responsables, mais est devenue le domaine exclusif d’artisans et d’amateurs enthousiastes. Qu’ils consignent des informations ou créent simplement de belles formes, les pinceaux du calligraphe servent à tracer cinq styles différents d’écriture : « sigillaire », « chancellerie », « cursif », « semi-cursif » et « régulier ». Cet art, qui peut apparaître sur n’importe quel support d’écriture (même les parois rocheuses d’une falaise), est plus spécialement fréquent sur les lettres, les manuscrits, les œuvres littéraires et les éventails. De nos jours, en plus de la formation traditionnelle maître-apprenti, la calligraphie est également enseignée à l’école. De nombreuses cérémonies destinées à marquer des célébrations nationales et des rites religieux incluent cette pratique et on a constaté que la calligraphie avait une grande influence sur l’art, l’architecture et le design contemporains… (…)Lire la suiteLa calligraphie chinoise
Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa
La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens ; la compilation de matériels pédagogiques ; la création de salles de spectacles, d’instituts de formation et de salles d’exposition…(…)Lire la suiteLa stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission. L’élément joue un rôle essentiel pour améliorer les conditions de santé, encourager un code de comportements sociaux et promouvoir le respect de la nature… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa, connaissances et pratiques du peuple tibétain en Chine concernant la vie, la santé et la prévention et le traitement des maladies









