La technique traditionnelle de la xylogravure chinoise exige la collaboration d’une demi-douzaine d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’imprimerie, doués d’une grande dextérité et de l’esprit d’équipe. Les blocs d’impression, d’une épaisseur de deux centimètres, sont taillés dans du bois à grain fin (poirier ou jujubier) et sont polis au papier de verre avant d’être gravés. Une esquisse de l’image est exécutée sur un papier extrêmement mince et examinée minutieusement pour détecter toute erreur avant d’être transférée sur le bloc. Les motifs à l’encre servent de guide à l’artisan qui grave l’image ou le motif dans le bois, produisant des personnages en relief qui appliqueront ensuite l’encre sur le papier. Dans un premier temps, les blocs sont testés avec de l’encre rouge puis de la bleue, et des corrections sont apportées à la gravure. Enfin, quand le bloc est prêt à l’emploi, il est recouvert d’encre et appliqué à la main sur du papier pour imprimer l’image définitive…(…)Lire la suiteLa technique de la xylogravure chinoise
bois
Indéfinition : Le bois est une matière organique et fibreuse constituant la racine, le tronc et les branches des arbres. Il résulte d’un processus de croissance lent, inscrit dans le temps long du vivant, et se caractérise par une structure complexe faite de fibres, de vaisseaux et de cernes annuels. Le bois appartient à des essences diverses, feuillues ou résineuses, chacune possédant des propriétés mécaniques, esthétiques et symboliques spécifiques. Matériau à la fois solide et transformable, il a accompagné l’humanité depuis ses origines. Son exploitation a permis la construction d’habitats, la fabrication d’objets, d’outils, d’armes, de moyens de transport et d’œuvres artistiques. Le bois est également porteur de mémoire : il conserve les traces du climat, du sol et des gestes humains qui l’ont travaillé. Ressource renouvelable en principe, il devient vulnérable lorsque son exploitation ignore les équilibres écologiques. Sa valeur économique, parfois élevée, peut susciter des logiques prédatrices, attisant un appétit destructeur chez ceux qui privilégient l’extraction des richesses au détriment du vivant. Le bois se situe ainsi au croisement de la nature, de la technique et de l’éthique, révélant le rapport que les sociétés entretiennent avec leur environnement.
Avec ses cinq plateaux, le Mont Wutai est une montagne sacrée bouddhiste. Ce paysage culturel compte 41 monastères, dont la grande salle orientale du temple de Foguang, l’un des derniers édifices en bois de la dynastie Tang existant, orné de sculptures d’argile grandeur nature. Il abrite également le temple Shuxiang de la dynastie Ming, vaste ensemble de 500 statues représentant les légendes bouddhistes tissées dans des décors de montagnes et d’eau en trois dimensions. Globalement, les bâtiments de ce site illustrent la façon dont l’architecture bouddhiste a contribué au développement et influencé la construction de palaces en Chine pendant plus d’un millénaire. Le Mont Wutai, littéralement « la montagne aux cinq terrasses », est le plus haut du nord de la Chine. Il est particulièrement remarquable de par sa typologie, faite de pentes vertigineuses et de cinq sommets dénudés. Les temples ont été construits sur ce site à partir du 1er siècle ap. J.-C. et ce jusqu’au début du 20è siècle.Lire la suiteMont Wutai
Tserkvas en bois de la région des Carpates en Pologne et en Ukraine
[polonais : Drewniane cerkwie regionu karpackiego w Polsce i na Ukrainie | ukrainien : Дерев'яні церкви карпатського регіону Польщі і України]
Situé aux confins orientaux de l’Europe centrale, ce bien transnational se compose d’une sélection de 16 tserkvas (églises). Elles ont été construites en rondins de bois disposés horizontalement entre le XVIe et le XIXe siècle par des communautés de confessions orthodoxe et grecque-catholique. Les tsverkvas témoignent d’une tradition de construction distincte ancrée dans la tradition ecclésiastique de l’Eglise orthodoxe imbriquées avec des éléments de la tradition locale et des références symboliques à la cosmogonie de leurs communautés. Les tserkvas sont construites sur un plan en trois parties surmontées de coupoles et de dômes ouverts sur un espace quadrilatère ou octogonal. Elles se caractérisent également par la présence d’iconostase, de décoration intérieure polychrome ainsi que d’autres éléments de mobilier historique. Certaines comportaient également des clochers en bois, des enclos paroissiaux, des loges et des cimetières.Lire la suiteTserkvas en bois de la région des Carpates en Pologne et en Ukraine
Le théâtre d’ombres chinois est une forme de théâtre, accompagné de musique et de chants, qui met en scène des silhouettes de personnages pittoresques en cuir ou en papier. Manipulées par des marionnettistes à l’aide de tiges, ces personnages créent l’illusion d’images mobiles projetées sur un écran formé par un tissu translucide tendu et éclairé à l’arrière. Parmi les artistes du théâtre d’ombre d’âge avancé, beaucoup sont capables de représenter des douzaines de pièces traditionnelles qui sont transmises oralement ou que l’on trouve sous forme écrite. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la voix de fausset, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. De nombreux marionnettistes taillent également les marionnettes dans du bois ; ces dernières peuvent avoir entre douze et vingt-quatre articulations mobiles. Le théâtre d’ombres est joué par des grandes troupes de sept à neuf marionnettistes ainsi que par des troupes plus petites de deux à cinq personnes, principalement pour le divertissement ou les rituels religieux, les mariages et les funérailles, ainsi que d’autres occasion spéciales…(…)Lire la suiteLe théâtre d’ombres chinoises
C’est dans le cadre naturel du Sogn og Fjordane que s’élève un chef-d’œuvre de l’architecture de bois des pays scandinaves : l’église à piliers de bois (ou « stavkirke ») d’Urnes, construite aux XIIe et XIIIe siècles. On peut y distinguer à la fois des réminiscences de l’art celtique, des traditions vikings et des structures spatiales romanes.Lire la suite« Stavkirke » d’Urnes
L’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois
[chin. 中国活字印刷木 Zhōngguó huózì yìnshuā mù]
Une des plus vieilles techniques d’imprimerie au monde, l’imprimerie à caractères mobiles en bois est conservée dans le comté de Rui’an, dans la province du Zhejiang, où elle est utilisée dans la compilation et à l’impression de la généalogie des clans. Les hommes apprennent à tracer et à graver les caractères chinois qui sont ensuite disposés sur une plaque d’impression et imprimés. Cela exige d’abondantes connaissances historiques et une maîtrise de la grammaire du vieux chinois. Puis les femmes entreprennent les travaux de découpage du papier et de reliure jusqu’à ce que les généalogies imprimées soient terminées. Les caractères mobiles peuvent être réutilisés à maintes reprises après le démontage de la plaque d’impression. Tout au long de l’année, les artisans transportent les jeux de caractères en bois et le matériel d’imprimerie jusque dans les salles des ancêtres au sein des communautés locales. Là, ils dressent et impriment à la main la généalogie du clan. Une cérémonie marque l’achèvement de la généalogie et les imprimeurs la déposent dans une boîte mise sous clef afin d’être préservée…(…)Lire la suiteL’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois
Les structures à ossature en bois chinoises
[chin. 中国传统建筑工艺中的木结构建筑 Zhōngguó chuántǒng jiànzhú gōngyì zhōng de mù jiégòu jiànzhú ]
Symboles caractéristiques de la culture architecturale chinoise, les structures à ossature en bois sont largement répandues dans le pays. Les éléments en bois, tels que colonnes, poutres, pannes, linteaux et consoles, sont solidarisés entre eux par des assemblages à tenon, formant ainsi un ensemble souple et de conception parasismique. D’une remarquable résistance, les ossatures peuvent être montées rapidement sur le chantier en assemblant les composants préalablement fabriqués. Outre ce mode de charpenterie, l’art architectural comprend d’autres techniques, menuiserie décorative, pose de tuiles de couverture, maçonnerie en pierre, peinture ornementale et autres, qui se transmettent de maîtres à apprentis par voie orale et par la pratique. À chaque étape de la construction correspondent des méthodes et des savoir-faire uniques et systématiques. Principalement appliqués de nos jours pour la construction des structures de style traditionnel et pour la restauration des anciennes structures à ossature en bois, les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois incarnent un héritage de sagesse et d’artisanat…(…)Lire la suiteLes structures à ossature en bois chinoises
Ensemble « Églises en bois de Maramureş »
[roumain : Bisericile de lemn din regiunea Maramureș]
L’ensemble « églises en bois de Maramures » représentent une sélection de huit exemples remarquables de solutions architecturales issues de périodes et de régions différentes. Elles dessinent un portrait vivant de la diversité des conceptions et des compétences artisanales exprimées dans ces constructions de bois hautes et étroites, dotées du caractéristique clocher élancé du côté ouest du bâtiment et de toits simples ou doubles couverts de bardeaux. Il s’agit là d’une expression vernaculaire propre au paysage culturel de cette région montagneuse du nord de la Roumanie.Lire la suiteEnsemble « Églises en bois de Maramureş »
La technique des cloisons étanches des jonques chinoises
[chin. 中国帆船的水密隔舱技术 Zhōngguó fānchuán de shuǐmì gé cāng jìshù]
Développée dans la province du Fujian, dans le sud de la Chine, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises permet la construction de navires de haute mer à cloisons étanches. Si un ou deux caissons sont accidentellement endommagés en cours de navigation, l’eau ne pénétrera pas dans les autres caissons et le navire restera à flot. Les jonques sont principalement fabriquées en bois de camphre, de pin et de sapin, et assemblées à l’aide d’outils de menuisier traditionnels. Elles sont construites en appliquant les technologies de base que sont l’assemblage de planches feuillées et le calfatage des joints entre les planches à l’aide d’étoupe, de chaux et d’huile de tung. La construction est dirigée par un maître artisan qui supervise un grand nombre d’artisans travaillant en étroite coordination. Les communautés locales participent en organisant des cérémonies solennelles de prière pour la paix et la sécurité pendant la construction et avant le lancement du navire achevé. L’expérience et les méthodes de travail relatives à la technique des cloisons étanches se transmettent oralement du maître aux apprentis…(…)Lire la suiteLa technique des cloisons étanches des jonques chinoises
Construction des ponts chinois de bois en arc
[chin. 传统中国木拱桥设计与建造 Chuántǒng zhōngguó mù gǒngqiáo shèjì yǔ jiànzào]
On trouve des ponts de bois en arc dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, le long de la côte sud-est de la Chine. La conception et les pratiques traditionnelles de construction de ces ponts associent l’usage du bois et des outils d’architecte traditionnels, l’artisanat, les techniques fondamentales de « tissage de poutres » et d’assemblage par mortaises et tenons, ainsi que la connaissance par le charpentier expérimenté des différents environnements et des mécanismes structuraux nécessaires. Le travail de charpenterie est dirigé par un maître charpentier et exécuté par d’autres travailleurs du bois. Cet artisanat est transmis oralement et par des démonstrations personnelles, ou d’une génération à l’autre par des maîtres instruisant des apprentis ou les proches d’un clan, conformément à des procédures rigoureuses. Ces clans jouent un rôle irremplaçable dans la construction, l’entretien et la protection des ponts. En tant que véhicules de l’artisanat traditionnel, les ponts en arc font office à la fois d’outils et de lieux de communication… (…)Lire la suiteConstruction des ponts chinois de bois en arc
Conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
[Architecture japonaise 日本建築, Nihon kenchiku]
La conservation et la transmission de l’architecture en bois au Japon consiste en un ensemble de savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels. Près de soixante-dix pour cent du territoire japonais est recouvert de forêts. Par conséquent, le bois est utilisé dans les maisons depuis plusieurs siècles. De fait, la structure en bois la plus ancienne au monde et encore existante est le temple Horyu-ji, construit au début du septième siècle. Parmi les dix-sept savoir-faire décrits dans le dossier de candidature, on peut citer notamment l’enduit sakan, la récolte d’écorce de cyprès japonais, la peinture à la laque de structures traditionnelles et la production de tatamis (revêtement de sol). Jusqu’au dix-neuvième siècle, les maîtres-artisans formaient leurs apprentis et leur transmettaient les connaissances et les savoir-faire traditionnels pour en faire leurs successeurs. Cependant, la modernisation a rendu ce processus plus difficile et cela a entraîné la création d’associations de préservation. Les connaissances incluent les techniques permettant de bâtir de nouvelles structures mais aussi de restaurer les bâtiments existants… (…)Lire la suiteConservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
Les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois
[chin. 中国传统建筑工艺中的木结构建筑 Zhōngguó chuántǒng jiànzhú gōngyì zhōng de mù jiégòu jiànzhú ]
Symboles caractéristiques de la culture architecturale chinoise, les structures à ossature en bois sont largement répandues dans le pays. Les éléments en bois, tels que colonnes, poutres, pannes, linteaux et consoles, sont solidarisés entre eux par des assemblages à tenon, formant ainsi un ensemble souple et de conception parasismique. D’une remarquable résistance, les ossatures peuvent être montées rapidement sur le chantier en assemblant les composants préalablement fabriqués. Outre ce mode de charpenterie, l’art architectural comprend d’autres techniques, menuiserie décorative, pose de tuiles de couverture, maçonnerie en pierre, peinture ornementale et autres, qui se transmettent de maîtres à apprentis par voie orale et par la pratique. À chaque étape de la construction correspondent des méthodes et des savoir-faire uniques et systématiques. Principalement appliqués de nos jours pour la construction des structures de style traditionnel et pour la restauration des anciennes structures à ossature en bois, les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois incarnent un héritage de sagesse et d’artisanat…(…)Lire la suiteLes savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois
La conception et les pratiques traditionnelles de construction des ponts chinois de bois en arc
[chin. 传统中国木拱桥设计与建造 Chuántǒng zhōngguó mù gǒngqiáo shèjì yǔ jiànzào]
On trouve des ponts de bois en arc dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, le long de la côte sud-est de la Chine. La conception et les pratiques traditionnelles de construction de ces ponts associent l’usage du bois et des outils d’architecte traditionnels, l’artisanat, les techniques fondamentales de « tissage de poutres » et d’assemblage par mortaises et tenons, ainsi que la connaissance par le charpentier expérimenté des différents environnements et des mécanismes structuraux nécessaires. Le travail de charpenterie est dirigé par un maître charpentier et exécuté par d’autres travailleurs du bois. Cet artisanat est transmis oralement et par des démonstrations personnelles, ou d’une génération à l’autre par des maîtres instruisant des apprentis ou les proches d’un clan, conformément à des procédures rigoureuses. Ces clans jouent un rôle irremplaçable dans la construction, l’entretien et la protection des ponts. En tant que véhicules de l’artisanat traditionnel, les ponts en arc font office à la fois d’outils et de lieux de communication. Ce sont des lieux importants de rassemblement où la population locale échange des informations, se divertit, prie, approfondit ses relations et son identité culturelle… (…)Lire la suiteLa conception et les pratiques traditionnelles de construction des ponts chinois de bois en arc
Les savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
[Architecture japonaise 日本建築, Nihon kenchiku]
La conservation et la transmission de l’architecture en bois au Japon consiste en un ensemble de savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels. Près de soixante-dix pour cent du territoire japonais est recouvert de forêts. Par conséquent, le bois est utilisé dans les maisons depuis plusieurs siècles. De fait, la structure en bois la plus ancienne au monde et encore existante est le temple Horyu-ji, construit au début du septième siècle. Parmi les dix-sept savoir-faire décrits dans le dossier de candidature, on peut citer notamment l’enduit sakan, la récolte d’écorce de cyprès japonais, la peinture à la laque de structures traditionnelles et la production de tatamis (revêtement de sol). Jusqu’au dix-neuvième siècle, les maîtres-artisans formaient leurs apprentis et leur transmettaient les connaissances et les savoir-faire traditionnels pour en faire leurs successeurs. Cependant, la modernisation a rendu ce processus plus difficile et cela a entraîné la création d’associations de préservation. Les connaissances incluent les techniques permettant de bâtir de nouvelles structures mais aussi de restaurer les bâtiments existants… (…)Lire la suiteLes savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon












