Le site archéologique de Yin Xu, proche de la ville d’Anyang, à quelque 500 km au sud de Beijing, fut la dernière capitale de l’ancienne dynastie Shang (1300-1046 av. J.-C.). Il témoigne de l’âge d’or de la culture, de l’artisanat et des sciences de la Chine antique, une période de grande prospérité de l’âge du bronze chinois. Beaucoup de tombes et palais royaux, prototypes de l’architecture chinoise postérieure, ont été mis à jour sur le site dont l’aire du Palais et les sanctuaires ancestraux royaux, où sont rassemblées plus de 80 fondations de maisons et la seule tombe d’un membre de la famille royale de la dynastie Shang encore intacte, le tombeau de Fu Hao. Un grand nombre de superbes objets funéraires y porte le témoignage du niveau avancé de l’artisanat Shang. Les inscriptions sur les ossements trouvés à Yin Xu et utilisés pour les oracles ont une valeur testimoniale immense sur le développement du plus ancien langage systématique écrit, sur les croyances et le système social anciens.Lire la suiteYin Xu
palais
Indéfinition : Résidence royale ou aristocratique, souvent caractérisée par son architecture imposante et ses vastes espaces, destinée à abriter des membres de la royauté ou de la noblesse. Ces édifices sont souvent richement décorés et comprennent des salons, des salles de réception, des jardins et parfois des cours intérieures. Les palais ont été construits à travers les époques dans différentes cultures du monde entier, reflétant le pouvoir et la grandeur de ceux qui les occupaient. Certains palais historiques sont aujourd'hui des sites touristiques, témoignant de l'histoire et de la culture de la société qui les a construits.
Le palais d’été de Beijing, créé en 1750, détruit en grande partie au cours de la guerre de 1860, puis restauré sur ses fondations d’origine en 1886, est un chef-d’œuvre de l’art des jardins paysagers chinois. Il intègre le paysage naturel des collines et des plans d’eau à des éléments de fabrication humaine tels que pavillons, salles, palais, temples et ponts, pour en faire un ensemble harmonieux et exceptionnel du point de vue esthétique.Lire la suitePalais d’Été, Jardin impérial de Beijing
Situé au nord de la Grande Muraille, ce site de 25 000 hectares regroupe les vestiges de la capitale légendaire du mongol Kubilai Khan. Cette ville conçue par son conseiller chinois Liu Bingzhdong en 1256 témoigne de façon unique d’une tentative d’assimilation entre la culture chinoise des Han et celle, nomade, des Mongols. C’est aussi le point de départ de l’extension de l’empire Huan qui a gouverné la Chine pendant un siècle et s’est étendu à travers l’Asie. Le grand débat religieux qui eut lieu dans la ville conduisit à la diffusion du bouddhisme tibétain dans l’Asie du Nord-Est, et cette tradition culturelle et religieuse est toujours vivante dans de nombreux endroits aujourd’hui. La capitale a été implantée selon les principes feng shui, avec des collines au nord et une rivière au sud. Les vestiges comportent des temples, palais, tombeaux mais aussi des campements nomades, ainsi que le canal Tiefan’gang et d’autres ouvrages hydrauliques.Lire la suiteSite de Xanadu
Avec ses cinq plateaux, le Mont Wutai est une montagne sacrée bouddhiste. Ce paysage culturel compte 41 monastères, dont la grande salle orientale du temple de Foguang, l’un des derniers édifices en bois de la dynastie Tang existant, orné de sculptures d’argile grandeur nature. Il abrite également le temple Shuxiang de la dynastie Ming, vaste ensemble de 500 statues représentant les légendes bouddhistes tissées dans des décors de montagnes et d’eau en trois dimensions. Globalement, les bâtiments de ce site illustrent la façon dont l’architecture bouddhiste a contribué au développement et influencé la construction de palaces en Chine pendant plus d’un millénaire. Le Mont Wutai, littéralement « la montagne aux cinq terrasses », est le plus haut du nord de la Chine. Il est particulièrement remarquable de par sa typologie, faite de pentes vertigineuses et de cinq sommets dénudés. Les temples ont été construits sur ce site à partir du 1er siècle ap. J.-C. et ce jusqu’au début du 20è siècle.Lire la suiteMont Wutai
Ensemble de bâtiments anciens des montagnes de Wudang
[chin. 武当山古建筑群 Wǔdāng shān gǔ jiànzhú qún]
Les palais et temples qui constituent le noyau de ce complexe de bâtiments séculaires et religieux forment une réalisation architecturale et artistique exemplaire de l’époque des dynasties chinoises des Yuan, Ming et Qing. Les flancs des montagnes de Wudang (province du Hubei) et leurs vallées panoramiques abritent ce site qui fut construit en tant qu’ensemble organisé pendant la dynastie des Ming (XIVe -XVIIe siècle) et qui comporte également des bâtiments taoïstes datant du VIIe siècle. L’ensemble représente l’apogée de l’architecture et de l’art chinois sur une période d’environ un millénaire.Lire la suiteEnsemble de bâtiments anciens des montagnes de Wudang
Thèbes antique et sa nécropole
[successivement trois écritures hiéroglyphiques qualifiant Thèbes de "Cité du sceptre", "Cité du sud" & "Heliopolis du sud"]
Capitale de l’Égypte au Moyen et au Nouvel Empire, Thèbes était la ville du dieu Amon. Avec les temples et les palais de Karnak et de Louxor, avec les nécropoles de la Vallée des Rois et de la Vallée des Reines, elle nous livre des témoignages saisissants de la civilisation égyptienne à son apogée.Lire la suiteThèbes antique et sa nécropole
Centre historique de Saint-Pétersbourg et ensembles monumentaux annexes
[russe : Санкт-Петербу́рг]
La « Venise du Nord », avec ses nombreux canaux et plus de 400 ponts, est avant tout le résultat d’un vaste projet d’urbanisme commencé en 1703 sous Pierre le Grand. Connue plus tard sous le nom de Leningrad (en ex-URSS), elle reste étroitement associée à la révolution d’Octobre. Son patrimoine architectural concilie dans ses édifices les styles opposés du baroque et du pur néoclassicisme comme on le voit dans l’Amirauté, le palais d’Hiver, le palais de Marbre et l’Ermitage.Lire la suiteCentre historique de Saint-Pétersbourg et ensembles monumentaux annexes
Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa
[chin. 拉萨布达拉宫历史建筑群 Lāsà bù dá lā gōng lìshǐ jiànzhú qún | tibétain པོ་ཏ་ལ Potala]
Le palais du Potala, palais d’hiver du dalaï-lama depuis le VIIe siècle, symbolise le bouddhisme tibétain et son rôle central dans l’administration traditionnelle au Tibet. Le complexe s’élève sur la Colline rouge au centre de la vallée de Lhasa, à 3 700 m d’altitude. Il comprend le Palais blanc et le Palais rouge, et leurs bâtiments annexes. Fondé également au VIIe siècle, le monastère du Temple de Jokhang est un complexe religieux bouddhiste exceptionnel. Norbulingka, le palais d’été du dalaï-lama, construit au XVIIIe siècle, est un chef d’œuvre de l’art tibétain. La beauté et l’originalité de l’architecture de ces trois sites, leur riche décoration et leur intégration harmonieuse dans un paysage admirable s’ajoutent à leur intérêt historique et religieux.Lire la suiteEnsemble historique du Palais du Potala, Lhasa
Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang
[chin. 紫禁城 Zǐjìnchéng]
Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.Lire la suitePalais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang
La Villa d’Este à Tivoli avec son palais et son jardin est un des témoignages les plus remarquables et complets de la culture de la Renaissance dans ce qu’elle a de plus raffiné. La Villa d’Este, de par sa conception novatrice et l’ingéniosité des ouvrages architecturaux de son jardin (fontaines, bassins, etc.), est un exemple incomparable de jardin italien du XVIe siècle. La Villa d’Este, un des premiers « giardini delle meraviglie », a servi très tôt de modèle pour le développement des jardins en Europe.Lire la suiteVilla d’Este, Tivoli
Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde
[chin. 承德避暑山庄及其周围寺庙 Chéngdé bìshǔ shānzhuāng jí qí zhōuwéi sìmiào]
La résidence de montagne, palais d’été de la dynastie Qing dans la province du Hebei, fut construite de 1703 à 1792. C’est un vaste ensemble de palais et de bâtiments administratifs et cérémoniels, de temples aux architectures très variées et de jardins impériaux s’intégrant subtilement à un paysage de lacs, de pâturages et de forêts. Outre son intérêt esthétique, la résidence de montagne est un témoignage historique précieux sur le développement final de la société féodale en Chine.Lire la suiteRésidence de montagne et temples avoisinants à Chengde












