Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le Yimakan, les récits oraux des Hezhen

repère(s) :récit

2011

[chin. 赫哲族伊玛堪说唱艺术 Hèzhé zú yī mǎ kān shuōchàng yìshù]

L’art du conte dit Yimakan est une composante essentielle de la cosmogonie et de la mémoire historique des Hezhen, une minorité ethnique du nord-est de la Chine. Les contes du Yimakan, narrés en vers et en prose dans la langue de cette ethnie, se composent de nombreux épisodes indépendants qui décrivent des alliances tribales et des batailles, y compris la victoire de héros hezhen sur des monstres et des envahisseurs. Ce patrimoine oral est précieux pour la défense de l’identité et de l’intégrité territoriale de l’ethnie, et il préserve aussi les connaissances traditionnelles relatives aux rituels chamaniques, à la pêche et à la chasse. Les conteurs improvisent des histoires sans accompagnement musical, en alternant les passages chantés et parlés et en utilisant des mélodies différentes pour représenter différents personnages et intrigues (…) Parce que les Hezhen n’ont pas de tradition écrite, le Yimakan joue un rôle clé dans la préservation de leur langue maternelle, de leur religion, de leurs croyances, de leur folklore et de leurs coutumes…(…)Lire la suiteLe Yimakan, les récits oraux des Hezhen

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Mont Wutai

repère(s) :environnement

2009

[chin. 五台山 Wǔtáishān]

Avec ses cinq plateaux, le Mont Wutai est une montagne sacrée bouddhiste. Ce paysage culturel compte 41 monastères, dont la grande salle orientale du temple de Foguang, l’un des derniers édifices en bois de la dynastie Tang existant, orné de sculptures d’argile grandeur nature. Il abrite également le temple Shuxiang de la dynastie Ming, vaste ensemble de 500 statues représentant les légendes bouddhistes tissées dans des décors de montagnes et d’eau en trois dimensions. Globalement, les bâtiments de ce site illustrent la façon dont l’architecture bouddhiste a contribué au développement et influencé la construction de palaces en Chine pendant plus d’un millénaire. Le Mont Wutai, littéralement « la montagne aux cinq terrasses », est le plus haut du nord de la Chine. Il est particulièrement remarquable de par sa typologie, faite de pentes vertigineuses et de cinq sommets dénudés. Les temples ont été construits sur ce site à partir du 1er siècle ap. J.-C. et ce jusqu’au début du 20è siècle.Lire la suiteMont Wutai

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine

repère(s) :objet

2009

[chin. 中国的蚕桑和丝绸工艺 Zhōngguó de cánsāng hé sīchóu gōngyì]

La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine, pratiqués dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu près de Shanghai et à Chengdu dans la province du Sichuan, ont une longue histoire. Traditionnellement dévolue aux femmes dans l’économie des régions rurales, la fabrication de la soie comprend la culture des mûriers, l’élevage des vers à soie, le dévidage de la soie, le filage, ainsi que la conception et le tissage des étoffes . Ce savoir-faire, transmis au sein des familles et de maîtres à apprentis, s’est souvent propagé au sein de groupes locaux. Le cycle de vie du ver à soie était considéré comme reflétant la vie, la mort et la renaissance de l’être humain. Dans les multiples étangs qui parsèment les villages, les déjections des vers à soie sont utilisées pour nourrir les poissons, tandis que le limon sert de fertilisant pour les mûriers, les feuilles de ces arbustes servant, à leur tour, à la nourriture des vers à soie. Au début de l’année lunaire, les sériciculteurs convient chez eux les artisans pour faire revivre la légende de la Déesse des vers à soie, chasser les mauvais esprits et invoquer une récolte de cocons abondante…(…)Lire la suiteLa sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

L’opéra de Pékin

repère(s) :art

2010

[chin. 京剧 Jīngjù]

L’opéra de Pékin est un art du spectacle intégrant le chant, le récit, le mouvement, les arts martiaux. Bien que sa pratique soit largement répandue dans toute la Chine, ses centres de représentation sont Beijing, Tianjin et Shanghai. L’opéra de Pékin est chanté et récité principalement dans le dialecte de Beijing attache une grande importance à la rime. Ses livrets sont composés selon un ensemble de règles strictes qui mettent en valeur la rime et le rythme. Ils évoquent l’histoire, la politique, la société et la vie quotidienne, et se veulent aussi instructifs que divertissants. La musique de l’opéra de Pékin joue un rôle primordial en imprimant le rythme du spectacle, en créant une ambiance particulière, en façonnant les personnages et en guidant le fil du récit. La « musique civile » privilégie les instruments à cordes et à vent comme le  »jinghu, » à la forme délicate et au son aigu, et la flûte  »dizi, » tandis que la « musique militaire » est représentée par le jeu des percussions, tels que le  »bangu » ou le  »daluo »…(…)Lire la suiteL’opéra de Pékin