Dans les provinces de Gansu et Qinghai ainsi que dans tout le centre-nord de la Chine, les membres de neuf groupes ethniques différents partagent une tradition musicale appelée Hua’er. La musique s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel d’airs qui empruntent leur nom à des groupes ethniques, à des villes ou à des fleurs (« »ling » du peuple tu », « »ling » de la pivoine blanche ») ; les paroles sont improvisées en respectant certaines règles : par exemple, les couplets ont trois, quatre, cinq ou six lignes de sept syllabes chacunes. Les chants parlent d’amour, évoquent le dur labeur et les lassitudes de la vie familiale, les petites manies des hommes et des femmes ou la joie de chanter. Et parce que les chanteurs commentent les changements qu’ils observent autour d’eux, ces chants sont aussi un témoignage oral vivant de l’évolution sociale récente de la Chine. Bien que parfois peu instruits, les chanteurs de Hua’er les plus talentueux et les plus respectés sont aujourd’hui connus de tout le monde…(…)Lire la suiteLe Hua’er
fleur
Indéfinition : Organe des plantes supérieures (angiospermes) souvent coloré et/ou au parfum agréable. La diversité des fleurs offre de longue date une palette infinie d'usages et de représentations dans laquelle les arts, l'architecture, mais aussi la gastronomie, la science... n'ont jamais cessé de puiser leur inspiration. Souvent perçue pour son côté relativement éphémère, la fleur est également pour ces mêmes raisons l'une des meilleures représentantes de la beauté de l'existence et un hymne à sa fragilité. Elle traverse l'ensemble des cultures de sa présence symbolique, allant jusqu'à susciter des formes de langages.

