La tbourida est une représentation équestre apparue au XVIe siècle. Elle simule une succession de parades militaires, reconstituées selon les conventions et rituels arabo-amazighs ancestraux. Chaque parade de tbourida est effectuée par une troupe constituée d’un nombre impair de cavaliers et de chevaux (de 15 à 25), alignés côte à côte et au milieu desquels se place le chef de la troupe. Souvent, avant l’événement, les cavaliers donnent à leur prestation une portée spirituelle, effectuant leurs ablutions puis priant collectivement. Ensemble, sous la direction du chef, cavaliers et chevaux exécutent une parade composée de deux parties principales. La première est la hadda, ou le salut de la troupe, qui entre au trot en piste et réalise un maniement d’armes acrobatique, puis se repositionne à son point de départ. La deuxième est la talqa, où les troupes repartent au galop et effectuent un tir au fusil, à blanc, avant de se retirer, simulant un départ collectif à la guerre. Les cavaliers portent des costumes et des accessoires d’époque incluant notamment un turban, des vêtements drapés, des babouches, un petit livret du Coran et une épée arabe ancienne…(…)Lire la suiteLa tbourida
cheval
Indéfinition : Le cheval est un grand mammifère herbivore appartenant à la famille des équidés, dont l’évolution biologique, sensorielle et sociale est étroitement liée à la vie en groupe et au déplacement sur de vastes territoires. Il a développé une perception particulièrement fine de son environnement, une sensibilité marquée aux stimuli et aux émotions, ainsi qu’une capacité élaborée de communication fondée principalement sur le langage corporel, les postures, les regards et les interactions à distance ou de proximité. Sa structure sociale s’organise au sein de groupes stables, fondés sur des relations durables, des affinités individuelles et une hiérarchie fonctionnelle visant la cohésion et la sécurité du groupe plutôt que la domination. Le cheval manifeste des compétences cognitives telles que l’apprentissage, la mémorisation, l’anticipation et l’adaptation, et peut construire des relations de confiance lorsque ses besoins émotionnels et sociaux sont respectés. Compagnon de l’humanité depuis plusieurs millénaires, le cheval a occupé une place majeure dans l’histoire des civilisations, participant aux activités de travail, de transport, de guerre et de loisirs. La diversité des races de chevaux reflète des adaptations morphologiques, comportementales et fonctionnelles variées.
Le Naadam, festival traditionnel mongol
[écritures du naadam en mongol bitchig, cyrillique et latin]
Le Naadam est un festival national qui se déroule tous les ans du 11 au 13 juillet dans toute la Mongolie ; il s’articule autour de trois jeux traditionnels : la course de chevaux, la lutte et le tir à l’arc. Le Naadam mongol est intimement lié au mode de vie nomade des Mongols qui pratiquent depuis très longtemps le pastoralisme dans les vastes steppes de l’Asie centrale. Des traditions orales, des arts du spectacle, des plats nationaux, l’artisanat et des formes culturelles telles que le chant long, le chant diphonique Khöömei, la danse Bie biyelgee et le violon appelé morin khuur sont également des composantes majeures du Naadam. Les Mongols suivent des rituels et des pratiques spécifiques pendant le festival, notamment le port de costumes spéciaux et l’utilisation d’outils et d’articles de sport particuliers. Les participants vénèrent les sportifs, hommes, femmes et enfants, qui participent aux compétitions et les vainqueurs se voient décerner des titres en récompense de leurs exploits. Les chants de prières et poèmes rituels sont dédiés aux candidats dans les événements… (…)Lire la suiteLe Naadam, festival traditionnel mongol


