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Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la Corée du sud

repère(s) :dansedéfilé

Le nongak est un art du spectacle populaire dérivé de rites communautaires et de pratiques paysannes. Il est devenu un art du spectacle représentatif de la Corée, combinant une troupe de percussionnistes (qui jouent aussi parfois d’instruments à vent), des défilés, des danses, du théâtre et des prouesses acrobatiques. Les artistes, originaires de la région, sont revêtus de costumes colorés ; ils jouent de la musique et dansent lors des événements communautaires à diverses fins : apaiser les dieux, chasser les esprits malfaisants, prier pour obtenir de bonnes récoltes au printemps, célébrer les récoltes lors des festivals d’automne et obtenir des fonds pour des projets communautaires. Il existe cinq styles régionaux distinctifs du nongak, généralement divisés en cinq centres culturels. Au sein de chaque région, il existe des différences d’un village à un autre, notamment au niveau de la composition des groupes, du style, du rythme et des costumes. La danse comprend des groupes chorégraphiques et des danses de rubans. Des acteurs portant des masques et des tenues particulières effectuent des sketchs amusants… (…)Lire la suiteLe nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la Corée du sud

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Le Namsadang Nori

repère(s) :rire

Le Namsadang Nori, littéralement « théâtre de clowns itinérants masculins », désigne un spectacle folklorique traditionnel à multiples facettes, qui, à l’origine, était couramment présenté par des artistes ambulants et que des troupes professionnelles, en Corée du sud, continuent de faire vivre aujourd’hui. Le spectacle comprend six volets : un volet de « musique de paysans » qui met en avant le son percutant des gongs en métal et des tambours tendus de peaux d’animaux ; une danse masquée avec quatre scènes comiques où sont imités des membres de différentes classes sociales ; un numéro de funambule où un acrobate en équilibre sur une corde raide échange des mots d’esprit avec un clown resté au sol ; un spectacle de marionnettes comportant sept scènes exécutées par plus de cinquante marionnettes, accompagnées par un narrateur et des musiciens ; des exercices acrobatiques où sont exécutés des exploits physiques au sol sur fond de dialogues comiques et de musique ; et une démonstration complexe de filage sur un cerceau avec une canne en bois pour clore le spectacle… (…)Lire la suiteLe Namsadang Nori

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Le Gagok

repère(s) :musique

Le Gagok est un genre de musique vocale traditionnelle coréenne, chantée par les hommes et les femmes avec l’accompagnement d’une petite formation orchestrale ; il constitue, avec plusieurs autres formes de chant, le  »jeongga » ou « bon chant ». Autrefois associé à la haute société, le Gagok est aujourd’hui une musique très populaire dans tout le pays. Il comprend vingt-six  »namchang, » ou chants pour les hommes, et quinze  »yeochang, » ou chants pour les femmes. Les  »namchang » se caractérisent par leurs voix puissantes, profondes et sonores, tandis que les  »yeochang » se distinguent par leurs voix aiguës et fluettes. Les chants du Gagok sont composés dans une tonalité soit solennelle et paisible, soit mélancolique, sur un rythme à 10 ou à 16 temps. Les instruments traditionnels de l’orchestre sont notamment le  »geomungo » (cithare à six cordes), le  »daegeum » (flûte traversière en bambou), le  »gayageum » (cithare à douze cordes) et le  »piri » (petit instrument à vent à anche double). Les chants du Gagok sont tenus en haute estime en raison de leur lyrisme, de leur harmonie, de leurs mélodies raffinées et de leur composition musicale recherchée… (…)Lire la suiteLe Gagok

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Le festival Danoje de Gangneung

Le festival Danoje de Gangneung a lieu tous les ans dans la ville de Gangneung et ses environs, une région de la péninsule coréenne située à l’est des monts Taebaek. Il comprend un rituel chamaniste sur la crête de Daegwallyeong en l’honneur du dieu de la montagne et des dieux et déesses tutélaires. Il mêle musique traditionnelle et chants populaires Odokddegi, théâtre masqué Gwanno, poésie narrative orale et autres divertissements populaires. Le marché de Nanjang, le plus grand marché en plein air de Corée, est aujourd’hui un des principaux éléments du festival : produits et objets d’artisanat locaux y sont vendus et des concours, jeux et numéros de cirque y sont organisés… (…)Lire la suiteLe festival Danoje de Gangneung

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L’Arirang, chant lyrique traditionnel en Corée du sud

repère(s) :tradition

L’Arirang est une forme de chant coréen populaire et le fruit de contributions collectives de Coréens ordinaires au fil des générations. C’est essentiellement une simple chanson, composée du refrain « Arirang, arirang, arariyo » et deux simples couplets qui diffèrent d’une région à l’autre. En abordant divers thèmes universels, cette simple composition musicale et littéraire invite à l’improvisation, l’imitation et au chant à l’unisson, ce qui facilite son acceptation au sein de différents genres musicaux. Les experts estiment le nombre total de chants traditionnels portant le titre « Arirang » à quelque 3 600 variantes qui appartiennent à une soixantaine de versions. Une grande vertu de l’Arirang est son respect de la créativité humaine, sa liberté d’expression et son empathie. Tout le monde peut créer de nouvelles paroles qui viennent s’ajouter aux variantes régionales, historiques et typologiques du chant, et à la diversité culturelle. L’Arirang est universellement chanté et apprécié de la nation coréenne… (…)Lire la suiteL’Arirang, chant lyrique traditionnel en Corée du sud

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Le chant traditionnel Arirang dans la Corée du nord

repère(s) :tradition

L’Arirang est un style de chant lyrique populaire transmis et recréé oralement. Il existe sous différentes formes traditionnelles ainsi que sous la forme d’arrangements symphoniques et modernes. L’Arirang se compose traditionnellement d’une mélodie douce et lyrique et du refrain : « Arirang, arirang, arariyo, Sur la colline de l’Arirang tu vas ». Le chant Arirang aborde les thèmes de la séparation et de la rencontre, du chagrin, de la joie et du bonheur. Les différentes catégories varient en fonction des paroles et de la mélodie ; les trente-six variantes connues de l’Arirang évoluent également en permanence. L’Arirang est pratiqué à différentes occasions dans le cadre familial, amical et communautaire, ainsi que lors de manifestations publiques et de festivités. Les enfants apprennent ce chant de leurs parents et de leurs voisins, à l’école et dans d’autres cadres. Les troupes d’artistes professionnels de Pyongyang pratiquent différentes variantes de l’Arirang, et les sociétés de sauvegarde jouent un rôle majeur dans l’exécution, la préservation et la transmission des variantes locales… (…)Lire la suiteLe chant traditionnel Arirang dans la Corée du nord

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L’opéra tibétain

repère(s) :art

L’opéra tibétain, opéra traditionnel le plus populaire parmi les groupes ethniques minoritaires en Chine, est une synthèse artistique très élaborée où se mêlent chansons folkloriques, danses, récits, psalmodies, acrobaties et rites religieux. Très répandu sur le plateau Qinghai-Tibet, dans l’ouest de la Chine, le spectacle débute par une cérémonie de prières, avec la purification de la scène par les chasseurs et les bénédictions prononcées par les anciens, et s’achève par une nouvelle cérémonie de bénédictions. Le cœur de l’opéra est constitué d’une pièce de théâtre, déclamée par un seul récitant et jouée par des acteurs, accompagnés par des groupes de chanteurs, de danseurs et d’acrobates. Les acteurs portent des masques traditionnels, de formes et de couleurs variées, qui contrastent avec la simplicité de leur mise… (…)Lire la suiteL’opéra tibétain

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Le chamamé

repère(s) :artvoix

Le chamamé est une forme d’expression culturelle principalement pratiquée dans la province de Corrientes. Ses principaux composants intègrent un type de danse en « abrazo fermé » où les danseurs évoluent poitrine contre poitrine et suivent la musique sans chorégraphie préétablie. D’autres éléments concernent la musiqueada, moment festif qui inclut la fête, l’invitation, la prière et le sapukay, cri caractéristique accompagné d’un mouvement du corps destiné à exprimer des émotions et des sensations profondes comme la joie, la tristesse, la douleur et le courage. Les instruments utilisés à l’origine étaient le violon et la vihuela, auxquels sont venus s’ajouter la guitare, l’harmonica, l’accordéon diatonique à deux rangées, le bandonéon et la contrebasse Les chants tirent leurs origines des prières chantées. Traditionnellement, les paroles et les textes poétiques étaient en guaraní, la langue autochtone régionale, mais aujourd’hui, les traditions orales se transmettent dans le dialecte yopará, un dialecte qui mêle l’espagnol et le guaraní… (…)Lire la suiteLe chamamé

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Les danses des garçons en Roumanie

repère(s) :arthomme

Les danses des garçons sont un type de danse populaire en Roumanie pratiquée dans la vie des communautés lors d’événements festifs comme les mariages et les jours fériés, ainsi que lors de performances sur scène. Chaque communauté possède sa propre version, chacune exprimant virtuosité et combinaisons harmonieuses de mouvements et de rythmes. Un rôle spécifique est attribué au chef de danse et au coordonnateur qui forme et intègre les membres du groupe tandis que le second chef est choisi pour ses qualités d’interprète et mène la danse. Les danseurs constituent des groupes de garçons et d’hommes âgés de 5 à 70 ans, qui peuvent inclure des danseurs roumains, hongrois ou roms. Cet aspect contribue au dialogue interculturel et offre l’occasion d’en savoir plus sur la diversité culturelle, en regardant par exemple des danseurs locaux se produire lors d’événements régionaux ou en admirant les styles chorégraphiques de différents groupes ethniques…. (…)Lire la suiteLes danses des garçons en Roumanie

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Le rituel du Căluş

repère(s) :art

Exécutée dans la région d’Olt dans le sud de la Roumanie, la danse rituelle du Căluş fait également partie du patrimoine culturel des Valaques de Bulgarie et de Serbie. Bien que les documents les plus anciens concernant la musique accompagnant cette danse remontent au dix-septième siècle, le rituel est probablement issu de rites préchrétiens de purification et de fertilité qui utilisaient le symbole du cheval, animal vénéré comme incarnation du soleil. Le nom du rituel vient de Căluş, l’embouchure en bois de la bride du cheval. Le rituel du Căluş consiste en un ensemble de jeux, de parodies, de chants et de danses. Il était exécuté par des danseurs hommes, les Căluşari, accompagnés de deux violonistes et d’un accordéoniste. Les jeunes hommes étaient initiés au rituel par un vataf (maître) ayant lui-même hérité des connaissances des descântece (pouvoirs magiques) et des pas de danse de ses prédécesseurs… (…)Lire la suiteLe rituel du Căluş

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La Doïna

repère(s) :art

Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays. Techniquement, la Doïna peut être chantée dans n’importe quel cadre (à l’extérieur, à domicile, au travail ou lors des veillées), toujours en solo, avec ou sans accompagnement instrumental (flûte droite traditionnelle, cornemuse, et même des instruments improvisés). Il en existe plusieurs variantes régionales. La Doïna peut exprimer une palette large de thématiques : joie, tristesse, solitude, conflits sociaux, attaques des brigands, amour… Expression des qualités personnelles du créateur-interprète, de ses états d’âme et de sa virtuosité, la Doïna a également un rôle social majeur de par sa fonction cathartique et de renforcement des liens de solidarité. Elle a également donné naissance à des genres artistiques autonomes (danses)… (…)Lire la suiteLa Doïna

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Les fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence

repère(s) :art

Le carnaval de Podence, fête de la fin de l’hiver, est une pratique sociale qui servait initialement de rite de passage pour les hommes. Désormais ouvert aux femmes et aux enfants, il s’est adapté au contexte contemporain. Cette fête marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Elle se déroule pendant trois jours dans les rues du village et dans les maisons des voisins qui se rendent visite. À cette occasion, les caretos (personnages masqués traditionnels) dansent autour des femmes en se déhanchant au son des sonnailles. Probablement liée à d’anciens rites de fertilité, cette danse est pratiquée par des personnes masquées qui peuvent ainsi interagir avec d’autres sans être reconnues. Les caretos portent des masques en fer blanc ou en cuir, des costumes recouverts de franges de laine colorées et des petites cloches. Lors d’une représentation théâtrale le lundi soir, un groupe d’hommes lit une liste fictive de couples fiancés, en se moquant d’eux pour divertir et faire rire l’assistance. Quand arrive Mardi gras, plusieurs habitants se déguisent en « matrafonas », personnages masqués des carnavals ruraux… (…)Lire la suiteLes fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence

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Le kochari, danse collective traditionnelle

repère(s) :art

Le kochari est une danse traditionnelle très pratiquée dans toute l’Arménie pendant les jours fériés, les festivités, les cérémonies familiales et autres événements sociaux. Elle est ouverte à tous, n’étant soumise à aucune restriction liée à l’âge, au genre ou au statut social. Le kochari procure un sentiment d’identité et de solidarité partagé, favorise la continuité de la mémoire historique, culturelle et ethnique, et promeut le respect mutuel entre les membres de la communauté quel que soit leur âge. Sa transmission est assurée de façon formelle et non formelle, et il s’agit de l’une des rares danses traditionnelles dont la chaîne de transmission n’a jamais été interrompue. Les moyens formels de transmission incluent l’intégration depuis 2004 d’un cours dédié à la danse et au chant traditionnels dans le programme scolaire des établissements d’enseignement secondaire arméniens, des programmes éducatifs dans les centres artistiques pour les jeunes, un accroissement de la visibilité de l’élément grâce à Internet et à d’autres médias, et des initiatives institutionnelles… (…)Lire la suiteLe kochari, danse collective traditionnelle

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Le séga mauricien traditionnel

repère(s) :musiquespectacle

Le séga tipik mauricien traditionnel est un art du spectacle très dynamique, emblématique de la communauté créole ou pratiqué lors d’événements familiaux informels ainsi que dans des lieux publics. Les chansons, chantées dans une tonalité mineure, augmentent progressivement de rythme, tandis que les danseurs bougent les hanches et les mains au rythme des percussions, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres en formation variée. Chaque soliste improvise des paroles en langue créole, parfois mélangée à d’autres langues, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les chansons du séga parlent d’amour ou des difficultés du quotidien, et leurs paroles sont souvent représentées dans la chorégraphie. Traditionnellement, les femmes portent de longues jupes et des jupons, tandis que les hommes portent des pantalons retroussés, des chemises colorées et des chapeaux de paille, rappelant la tenue de leurs ancêtres. Les principaux praticiens sont les chanteurs, les danseurs et les musiciens… (…)Lire la suiteLe séga mauricien traditionnel

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Le geetgawai

repère(s) :art

Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai

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Paysage culturel de l’art rupestre de Zuojiang Huashan

repère(s) :art

2016

[chin. 花山岩画 Huāshān shí huà]

Situés sur des falaises abruptes dans les régions frontalières du sud-ouest de la Chine, ces 38 sites d’art rupestre illustrent la vie et les rituels du peuple Luoyue. Ils datent d’une période s’étendant des alentours du Ve siècle av. J.-C. au IIe siècle de notre ère. Ils s’inscrivent dans un paysage constitué de karst, de rivières et de plateaux, et donnent à voir des cérémonies qui ont été interprétées comme représentant la culture des tambours de bronze, autrefois dominante dans la Chine méridionale. Ce paysage culturel est aujourd’hui le seul témoin de cette culture.Lire la suitePaysage culturel de l’art rupestre de Zuojiang Huashan

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Grottes de Yungang

repère(s) :art

2001

[chin. 云冈石窟 Yún gāng shíkū]

Les grottes de Yungang, à Datong, province du Shanxi, avec leurs 252 grottes et leurs 51 000 statues, représentent une réussite exceptionnelle de l’art rupestre bouddhique en Chine au Ve et au VIe siècle. Les Cinq Grottes, réalisées par Tan Yao avec une stricte unité du plan et de la conception, sont un chef d’œuvre classique de la première apogée de l’art rupestre bouddhique en Chine.Lire la suiteGrottes de Yungang

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L’opéra Yueju

repère(s) :art

2009

[chin. 越剧 Yuèjù]

La tradition chinoise de l’opéra Yueju est une combinaison des traditions de l’opéra mandarin et du dialecte cantonnais. Enraciné dans les provinces de langue cantonaise de Guangdong et Guangxi, dans le sud-est de la Chine, l’opéra Yueju se distingue par sa combinaison d’instruments à cordes et à percussion, et par ses costumes et maquillages élaborés. Il comprend également des acrobaties et des combats avec armes réelles inspirés des arts martiaux Shaolin, comme l’illustre le rôle central de Wenwusheng qui exige une grande maîtrise du chant et du combat. Il a développé un riche répertoire d’histoires qui va des épopées historiques jusqu’aux descriptions plus réalistes de la vie quotidienne. Forme importante de récréation, l’opéra est également, dans certaines communautés rurales, associé à des éléments cérémoniels, religieux et sacrificiels pour former un amalgame spirituel d’art et de coutume appelé Shengongxi. L’opéra Yueju est très prisé dans toute la Chine et sert de lien culturel aux locuteurs du cantonais, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur…(…)Lire la suiteL’opéra Yueju

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La technique de la xylogravure chinoise

repère(s) :art

2009

[chin. 木刻版画技法 Mùkè bǎnhuà jìfǎ]

La technique traditionnelle de la xylogravure chinoise exige la collaboration d’une demi-douzaine d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’imprimerie, doués d’une grande dextérité et de l’esprit d’équipe. Les blocs d’impression, d’une épaisseur de deux centimètres, sont taillés dans du bois à grain fin (poirier ou jujubier) et sont polis au papier de verre avant d’être gravés. Une esquisse de l’image est exécutée sur un papier extrêmement mince et examinée minutieusement pour détecter toute erreur avant d’être transférée sur le bloc. Les motifs à l’encre servent de guide à l’artisan qui grave l’image ou le motif dans le bois, produisant des personnages en relief qui appliqueront ensuite l’encre sur le papier. Dans un premier temps, les blocs sont testés avec de l’encre rouge puis de la bleue, et des corrections sont apportées à la gravure. Enfin, quand le bloc est prêt à l’emploi, il est recouvert d’encre et appliqué à la main sur du papier pour imprimer l’image définitive…(…)Lire la suiteLa technique de la xylogravure chinoise

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L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an

repère(s) :art

2009

[chin. 西安鼓乐 Xī'ān gǔyuè]

L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an, qui sont joués depuis plus d’un millénaire dans l’ancienne capitale chinoise de Xi’an, dans la province du Shaanxi, est un genre musical associant tambours et instruments à vent, parfois accompagnés d’un chœur d’hommes. Le répertoire se rapporte en général à la vie locale et aux croyances religieuses et la musique est jouée principalement lors d’événements religieux, telles que cérémonies funèbres ou foires dans le temple. Cette musique est de deux types : une « musique de chambre » et une « musique de marche », laquelle comprend notamment une partie de chœurs. La musique de marche rythmée par les tambours, qui accompagnait traditionnellement les voyages de l’empereur, est aujourd’hui devenue le domaine des agriculteurs et elle est jouée uniquement en plein air, dans la campagne. L’orchestre de musique des tambours est composé de trente à cinquante membres, parmi lesquels des paysans, des enseignants, des retraités et des étudiants (…)Lire la suiteL’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an