Le taijiquan est une pratique physique traditionnelle caractérisée par des mouvements détendus et circulaires associés à un contrôle de la respiration et à l’entretien d’un esprit neutre et droit. Né au milieu du dix-septième siècle dans le comté de Wenxian dans la province du Henan au centre de la Chine, l’élément est aujourd’hui pratiqué dans l’ensemble du pays par des individus de tout âge et par différents groupes ethniques. Les mouvements de base du taijiquan reposent sur le wubu (cinq pas) et le bafa (huit techniques) suivis par une série d’enchaînements et d’exercices et par le tuishou (exercices de poussée des mains effectués avec un partenaire). Sous l’influence des pensées taoïste et confucéenne et des théories de la médecine chinoise traditionnelle, l’élément s’est scindé en différentes écoles (ou styles) prenant le nom d’un clan ou d’un maître. L’élément se transmet au sein du clan ou d’un maître à son élève. Ce dernier mode de transmission est expliqué lors de la cérémonie traditionnelle appelée baishi…(…)Lire la suiteLe taijiquan
Source : ich.unesco.org
En Slovénie, la culture apicole est un mode de vie pour les nombreuses personnes, familles et communautés qui utilisent des produits apicoles pour se nourrir et se soigner. Elles mobilisent aussi leurs connaissances et leurs savoir-faire pour prendre soin des abeilles et protéger l’environnement. La seule sous-espèce présente en Slovénie est l’abeille carniolienne. Les apiculteurs détiennent environ 200 000 colonies d’abeilles. L’élevage contrôlé des reines leur permet de préserver de manière responsable les précieuses caractéristiques de ces abeilles : l’affabilité, le rendement, un excellent sens de l’orientation et une bonne résistance aux conditions climatiques. Les abeilles vivent principalement dans des ruchers situés à proximité du domicile des apiculteurs. Les communautés adoptent une attitude aimante et respectueuse vis-à-vis des abeilles, et les connaissances, pratiques et savoir-faire, façonnés par plusieurs siècles de tradition, sont transmis de génération en génération. Les apiculteurs considèrent les abeilles comme leurs professeures et leurs amies, comme un symbole de ce qui est bon, intelligent et frugal…(…)Lire la suiteLa culture apicole en Slovénie, un mode de vie
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
[chin. 中国的蚕桑和丝绸工艺 Zhōngguó de cánsāng hé sīchóu gōngyì]
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine, pratiqués dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu près de Shanghai et à Chengdu dans la province du Sichuan, ont une longue histoire. Traditionnellement dévolue aux femmes dans l’économie des régions rurales, la fabrication de la soie comprend la culture des mûriers, l’élevage des vers à soie, le dévidage de la soie, le filage, ainsi que la conception et le tissage des étoffes . Ce savoir-faire, transmis au sein des familles et de maîtres à apprentis, s’est souvent propagé au sein de groupes locaux. Le cycle de vie du ver à soie était considéré comme reflétant la vie, la mort et la renaissance de l’être humain. Dans les multiples étangs qui parsèment les villages, les déjections des vers à soie sont utilisées pour nourrir les poissons, tandis que le limon sert de fertilisant pour les mûriers, les feuilles de ces arbustes servant, à leur tour, à la nourriture des vers à soie. Au début de l’année lunaire, les sériciculteurs convient chez eux les artisans pour faire revivre la légende de la Déesse des vers à soie, chasser les mauvais esprits et invoquer une récolte de cocons abondante…(…)Lire la suiteLa sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
Dans les monastères et les villages qui bordent les rives de la rivière Longwu dans la province de Qinghai, dans l’ouest de la Chine, des moines bouddhistes et des praticiens des arts populaires appartenant à l’ethnie tibétaine et à l’ethnie tu maintiennent la tradition des arts plastiques, dits arts Regong, tels que les peintures »thangka » et les fresques murales, les patchworks »barbola » et les sculptures. Leur influence s’étend des provinces voisines jusqu’aux pays d’Asie du Sud-Est. Le thangka, art de peindre des rouleaux religieux pour glorifier Bouddha, consiste à appliquer des teintures naturelles, à l’aide d’une brosse spéciale, sur du tissu portant des motifs dessinés au fusain ; le barbola utilise des formes de plantes et d’animaux découpées dans de la soie pour créer un effet de relief, doux au toucher, en vue de réaliser des voiles et des ornements de colonnes ; les sculptures regong, en bois, terre glaise, pierre ou brique, sont destinées à décorer des chevrons, des panneaux muraux, des tables pour le service du thé et des armoires dans les temples et les maisons… (…)Lire la suiteLes arts Regong
L’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois
[chin. 中国活字印刷木 Zhōngguó huózì yìnshuā mù]
Une des plus vieilles techniques d’imprimerie au monde, l’imprimerie à caractères mobiles en bois est conservée dans le comté de Rui’an, dans la province du Zhejiang, où elle est utilisée dans la compilation et à l’impression de la généalogie des clans. Les hommes apprennent à tracer et à graver les caractères chinois qui sont ensuite disposés sur une plaque d’impression et imprimés. Cela exige d’abondantes connaissances historiques et une maîtrise de la grammaire du vieux chinois. Puis les femmes entreprennent les travaux de découpage du papier et de reliure jusqu’à ce que les généalogies imprimées soient terminées. Les caractères mobiles peuvent être réutilisés à maintes reprises après le démontage de la plaque d’impression. Tout au long de l’année, les artisans transportent les jeux de caractères en bois et le matériel d’imprimerie jusque dans les salles des ancêtres au sein des communautés locales. Là, ils dressent et impriment à la main la généalogie du clan. Une cérémonie marque l’achèvement de la généalogie et les imprimeurs la déposent dans une boîte mise sous clef afin d’être préservée…(…)Lire la suiteL’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois
La qualité exceptionnelle de l’eau et la douceur du climat du comté de Jing, dans la province d’Anhui en Chine orientale, sont deux éléments clés de l’art de la fabrication du papier Xuan, encore extrêmement vivant dans cette région. Fabriqué à la main à partir de l’écorce très dure du Tara Wing-Celtis (ou santal bleu) et de paille de riz, le papier Xuan est connu pour sa surface lisse et résistante, sa capacité à absorber l’eau et à humidifier l’encre et à se plier plusieurs fois sans se déchirer. Il est très utilisé pour la calligraphie, la peinture et l’imprimerie. Le processus traditionnel, transmis oralement de génération en génération et toujours respecté de nos jours, est exclusivement manuel et comprend plus de cent étapes telles que le trempage, le lavage, la fermentation, le blanchissage, la réduction en pâte, l’exposition au soleil et la découpe, le tout durant plus de deux ans. La fabrication du « papier des âges » ou « roi des papiers » est un volet majeur de l’économie du comté de Jing, où l’industrie emploie, directement ou indirectement, un membre de la population locale sur neuf et où le métier est enseigné dans des écoles locales…(…)Lire la suiteLa fabrication du papier Xuan
Les structures à ossature en bois chinoises
[chin. 中国传统建筑工艺中的木结构建筑 Zhōngguó chuántǒng jiànzhú gōngyì zhōng de mù jiégòu jiànzhú ]
Symboles caractéristiques de la culture architecturale chinoise, les structures à ossature en bois sont largement répandues dans le pays. Les éléments en bois, tels que colonnes, poutres, pannes, linteaux et consoles, sont solidarisés entre eux par des assemblages à tenon, formant ainsi un ensemble souple et de conception parasismique. D’une remarquable résistance, les ossatures peuvent être montées rapidement sur le chantier en assemblant les composants préalablement fabriqués. Outre ce mode de charpenterie, l’art architectural comprend d’autres techniques, menuiserie décorative, pose de tuiles de couverture, maçonnerie en pierre, peinture ornementale et autres, qui se transmettent de maîtres à apprentis par voie orale et par la pratique. À chaque étape de la construction correspondent des méthodes et des savoir-faire uniques et systématiques. Principalement appliqués de nos jours pour la construction des structures de style traditionnel et pour la restauration des anciennes structures à ossature en bois, les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois incarnent un héritage de sagesse et d’artisanat…(…)Lire la suiteLes structures à ossature en bois chinoises
L’opéra de Pékin est un art du spectacle intégrant le chant, le récit, le mouvement, les arts martiaux. Bien que sa pratique soit largement répandue dans toute la Chine, ses centres de représentation sont Beijing, Tianjin et Shanghai. L’opéra de Pékin est chanté et récité principalement dans le dialecte de Beijing attache une grande importance à la rime. Ses livrets sont composés selon un ensemble de règles strictes qui mettent en valeur la rime et le rythme. Ils évoquent l’histoire, la politique, la société et la vie quotidienne, et se veulent aussi instructifs que divertissants. La musique de l’opéra de Pékin joue un rôle primordial en imprimant le rythme du spectacle, en créant une ambiance particulière, en façonnant les personnages et en guidant le fil du récit. La « musique civile » privilégie les instruments à cordes et à vent comme le »jinghu, » à la forme délicate et au son aigu, et la flûte »dizi, » tandis que la « musique militaire » est représentée par le jeu des percussions, tels que le »bangu » ou le »daluo »…(…)Lire la suiteL’opéra de Pékin
La cérémonie Ong Chun et les pratiques associées sont ancrées dans les coutumes populaires liées à la vénération d’Ong Yah, une divinité qui protégerait la population et les terres contre les catastrophes. L’élément s’est formé dans la région de Minnan entre les quinzième et dix-septième siècles et se concentre aujourd’hui dans la baie de Xiamen et la baie de Quanzhou ainsi qu’au sein des communautés chinoises à Malacca, Malaisie. Les personnes qui ont perdu la vie en mer, appelées « bons frères », deviennent des âmes errantes, seules et sans foyer. Au début de la cérémonie, la population se rassemble en bord de mer pour accueillir Ong Yah dans les temples ou les maisons de clans et des mâts surmontés de lampes sont érigés pour appeler les « bons frères » et les délivrer de la tourmente. L’élément est ainsi célébré comme « l’accomplissement de bonnes actions ». Les membres de la communauté livrent des prestations artistiques en tête de la procession et ouvrent la voie à la barge d’Ong Yah (en bois ou en papier)…(…)Lire la suiteLa cérémonie Ong Chun/Wangchuan/Wangkang
Le Nouvel An correspond souvent à une période à laquelle les individus désirent la prospérité et aspirent à de nouveaux départs. Le 21 mars marque le début de l’année dans des régions d’Afghanistan, d’Azerbaïdjan, d’Inde, d’Iran, d’Iraq, du Kazakhstan, du Kirghizistan, d’Ouzbékistan, du Pakistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et de Turquie. Connu sous le nom de « nawrouz » (« jour nouveau ») ou sous d’autres dénominations dans chacun des pays concernés, il correspond à une célébration comprenant divers rituels, cérémonies et autres événements culturels qui se déroulent sur deux semaines environ. Une importante tradition propre à cette période veut que les individus se rassemblent autour d’une table, décorée d’objets qui symbolisent la pureté, la clarté, la vie et la richesse, pour partager un repas avec leurs proches. Les participants portent à cette occasion de nouveaux vêtements et rendent visite à leurs parents, notamment à ceux qui sont âgés, et à leurs voisins. Des cadeaux, surtout destinés aux enfants, sont échangés ; il s’agit généralement d’objets fabriqués par des artisans… (…)Lire la suiteNawrouz
Le noken est un sac noué ou tissé à la main à partir de fibre de bois ou de feuilles par les communautés des provinces indonésiennes de Papouasie et de Papouasie occidentale. Les hommes et les femmes s’en servent pour transporter le produit des plantations, la pêche maritime ou lacustre, le bois de chauffe, les bébés ou les petits animaux, ainsi que pour faire les courses et ranger des affaires à la maison. Le noken peut aussi se porter souvent à l’occasion de fêtes traditionnelles ou être offert en signe de paix. La méthode de fabrication du noken varie selon les communautés mais, en général, on coupe les branches, les tiges ou l’écorce de petits arbres ou d’arbustes qu’on met sur le feu et qu’on fait tremper dans l’eau. La fibre de bois qui reste est séchée, puis tournée pour obtenir un gros fil ou de la ficelle qu’on colore parfois avec des teintures naturelles. Cette ficelle est nouée à la main pour réaliser des filets de différents points et modèles… (…)Lire la suiteLe noken, sac multifonctionnel noué ou tissé, artisanat du peuple de Papouasie
Le festival du Nouvel An des Qiang, qui a lieu le premier jour du dixième mois lunaire, est l’occasion pour le peuple Qiang de la province chinoise du Sichuan d’adresser des actions de grâce et des dévotions au ciel pour obtenir la prospérité, de réaffirmer le lien harmonieux et respectueux qu’il entretient avec la nature et de promouvoir l’harmonie sociale et familiale. Le sacrifice rituel d’une chèvre à la montagne est exécuté solennellement par les villageois vêtus de leurs plus beaux costumes de cérémonie, sous la direction attentive d’un shibi (prêtre). Il est suivi des danses collectives appelées « tambour en cuir » et salang, toujours sous la direction du shibi. Les festivités qui suivent comprennent de nombreuses réjouissances, avec déclamation chantée des épopées traditionnelles Qiang par le shibi et divers chants, le tout arrosé de vin. À la fin de la journée, les chefs de famille dirigent la prière familiale au cours de laquelle sont faits des sacrifices et des offrandes. Ce festival permet de renouveler et de faire connaître les traditions Qiang…(…)Lire la suiteLe festival du Nouvel An des Qiang
Le Nanyin est un art musical qui joue un rôle central dans la culture du peuple du Minnan, dans la province méridionale de Fujian, le long de la côte sud-est de la Chine, ainsi que pour toutes les populations minnan éparpillées dans le monde. Les mélodies lentes, simples et élégantes sont exécutées sur des instruments particuliers, tels qu’une flûte en bambou appelée »dongxiao » et un luth à manche recourbé joué à l’horizontal appelé »pipa, » ainsi que des instruments plus courants à vent, à cordes et à percussion. Parmi les trois composantes du nanyin, la première est purement instrumentale, la deuxième inclut la voix et la troisième consiste en ballades accompagnées par l’ensemble et chantées en dialecte Quanzhou, soit par un seul chanteur qui joue aussi des claquettes, soit par groupe de quatre qui chantent chacun à leur tour. Le répertoire extrêmement riche de chants et de musique, qui permet de préserver la musique populaire et la poésie anciennes, a influencé l’opéra, le théâtre de marionnettes et d’autres traditions des arts du spectacle…(…)Lire la suiteLe Nanyin
Le Naadam, festival traditionnel mongol
[écritures du naadam en mongol bitchig, cyrillique et latin]
Le Naadam est un festival national qui se déroule tous les ans du 11 au 13 juillet dans toute la Mongolie ; il s’articule autour de trois jeux traditionnels : la course de chevaux, la lutte et le tir à l’arc. Le Naadam mongol est intimement lié au mode de vie nomade des Mongols qui pratiquent depuis très longtemps le pastoralisme dans les vastes steppes de l’Asie centrale. Des traditions orales, des arts du spectacle, des plats nationaux, l’artisanat et des formes culturelles telles que le chant long, le chant diphonique Khöömei, la danse Bie biyelgee et le violon appelé morin khuur sont également des composantes majeures du Naadam. Les Mongols suivent des rituels et des pratiques spécifiques pendant le festival, notamment le port de costumes spéciaux et l’utilisation d’outils et d’articles de sport particuliers. Les participants vénèrent les sportifs, hommes, femmes et enfants, qui participent aux compétitions et les vainqueurs se voient décerner des titres en récompense de leurs exploits. Les chants de prières et poèmes rituels sont dédiés aux candidats dans les événements… (…)Lire la suiteLe Naadam, festival traditionnel mongol
Le muqam ouïgour du Xinjiang est un terme général qui désigne un ensemble de pratiques du muqam très répandues dans les communautés ouïgour, l’une des minorités ethniques les plus importantes de la République populaire de Chine. Tout au long de son histoire, la région de Xinjiang a été marquée par d’intenses échanges culturels entre l’Est et l’Ouest, notamment en raison de sa situation sur la Route de la soie. Le muqam ouïgour du Xinjiang est un mélange de chants, de danses, et de musiques populaires et classiques. Il se caractérise par sa diversité sur plusieurs plans : contenu, chorégraphie, style musical et instruments employés. Les chants, aux rimes et à la métrique variables, peuvent être interprétés en solo ou en groupe (…) Le contenu des chants offre ainsi une grande variété de styles : poésie, proverbes et récits populaires et reflète l’histoire et la vie actuelle de la société ouïgoure. Dans les ensembles de muqam, les instruments principaux sont fabriqués à l’aide de matériaux locaux et prennent des formes diverses (instruments à cordes frottées ou pincées, instruments à vent)… (…)Lire la suiteLe muqam ouïgour du Xinjiang
Répandu chez les Ouïgours, largement concentrés dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang de la Chine, le Meshrep constitue le principal vecteur culturel des traditions ouïgoures. L’événement complet du Meshrep recèle une riche collection de traditions et d’arts du spectacle, tels que la musique, la danse, le théâtre, les arts populaires, l’acrobatie, la littérature orale, les habitudes alimentaires et les jeux. Le muqam ouïgour est la forme d’art la plus complète comprise dans l’événement qui intègre le chant, la danse et le divertissement. Le Meshrep fonctionne à la fois comme une « cour » où l’hôte agit en médiateur des conflits et assure la préservation des règles morales, et comme une « salle de classe » où les gens peuvent s’instruire sur leurs coutumes traditionnelles. Le Meshrep est surtout transmis et hérité par des hôtes qui en connaissent les usages et les connotations culturelles, et par les interprètes virtuoses qui y participent ainsi que par toute la population ouïgoure qui y assiste. Toutefois, il y a de nombreux facteurs qui mettent sa viabilité en péril… (…)Lire la suiteLe Meshrep
Déesse la plus influente de la mer, Mazu est au centre d’une multitude de croyances et de coutumes, notamment de traditions orales, de cérémonies religieuses et de pratiques traditionnelles dans toutes les régions côtières de Chine. Mazu passe pour avoir vécu au Xe siècle sur l’île de Meizhou, où elle a consacré sa vie à aider ses semblables et est morte en tentant de sauver les survivants d’un naufrage. Les habitants locaux ont construit un temple en son honneur et ont commencé à la vénérer comme une déesse. Elle est fêtée chaque année lors de cérémonies officielles dans les temples ; les habitants de Meizhou, paysans et pêcheurs interrompent temporairement leur travail pour sacrifier des animaux marins, vénérer des statues de Mazu et regarder diverses danses et autres représentations. Des cérémonies de prière plus modestes ont lieu toute l’année dans les 5 000 autres temples érigés dans le monde en l’honneur Mazu, ainsi que dans l’intimité des foyers ; elles s’accompagnent de fleurs, de bougies, d’encens, de pétards et de processions nocturnes des habitants portant des « lanternes de Mazu »…(…)Lire la suiteLe culte et les rituels de Mazu
L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr
L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr sont trois rites de passage masculins interdépendants de la communauté masaï : l’Enkipaata est la préparation des garçons à l’initiation ; l’Eunoto est le rasage des moranes (jeunes guerriers) qui ouvre la voie à l’âge adulte ; et l’Olng’esherr est la cérémonie de consommation de viande marquant la fin du moranisme et le début de l’âge adulte. Les rites de passage sont principalement pratiqués par de jeunes hommes de la communauté masaï âgés de quinze à trente ans mais les femmes accomplissent également certaines tâches. En leur enseignant leur rôle futur dans la société masaï, le rite vise à faire passer les jeunes garçons aux stades de moranes puis de jeunes adultes et enfin d’ainés. Il aborde les questions de respect et de responsabilité, de sauvegarde de la lignée ainsi que de transfert des pouvoirs d’un groupe d’âge au suivant, en transmettant des savoirs autochtones concernant l’élevage, la gestion des conflits, les légendes, les traditions et les compétences de vie essentielles…(…)Lire la suiteL’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr
Les marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens…(…)Lire la suiteLes marionnettistes du Fujian
La minorité ethnique kirghize, concentrée dans la région de Xinjiang, à l’ouest de la Chine, tire une grande fierté de sa descendance du héros Manas, dont la vie et la lignée sont célébrées au cours de l’un des éléments les plus renommés de sa tradition orale, l’épopée de Manas. Interprétée traditionnellement par un Manaschi sans accompagnement musical, cette épopée est présentée à l’occasion de réunions mondaines, de célébrations communautaires, de cérémonies telles que noces et funérailles, et de concerts. Malgré des différences d’une région à l’autre, sa composition de base reste inchangée : courts poèmes contenant des phrases qui imprègnent désormais le langage quotidien de la population, mélodies adaptées selon l’histoire et les personnages, et paraboles d’un style très vivant. Cette longue épopée raconte les exploits historiques du peuple kirghize et en cristallise les traditions et les croyances. Pour les Kirghiz vivant en Chine et dans les pays voisins d’Asie centrale (Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan), l’épopée de Manas est un symbole emblématique de leur identité culturelle… (…)Lire la suiteLe Manas





















