L’Orange Day, également dénommé « Twelfth », est une fête nord-irlandaise protestante célébrée le 12 juillet par l’Ordre d’Orange créé en 1795 et occasionnant en particulier des marches. Elle commémore la victoire de Guillaume III d’Orange-Nassau (1650 – 1702) à de la bataille de la Boyne, en juillet 1690. Celui-ci avait renversé lors de la ‘Glorieuse Révolution’ en 1688-1689 Jacques…Lire la suiteOrange Day
Pantopique : guerre
Phénomène complexe et omniprésent dans l’histoire de l’humanité, quelles sont les causes profondes qui conduisent à la guerre, que ce soit des facteurs économiques, politiques, culturels ou territoriaux, et comment ces causes varient-elles à travers les époques et les sociétés ? Comment les avancées technologiques ont-elles influencé la nature des conflits, de l’âge des armes à feu aux guerres modernes caractérisées par la cybernétique et les drones ? La diversité des acteurs dans les conflits, des États aux groupes rebelles, soulève des questions sur la légitimité, la justice et les responsabilités dans le contexte de la guerre. Comment les expériences des combattants, des civils et des populations déplacées façonnent-elles les récits de la guerre, et quelles sont les séquelles psychologiques et sociales à long terme de la violence armée ? Comment les conflits influent-ils sur les droits de l’homme, la justice internationale et les principes humanitaires, soulevant des questions sur la protection des populations civiles et la responsabilité des acteurs étatiques et non étatiques ? Quelles sont les conséquences à long terme des conflits sur la stabilité régionale et mondiale. Comment les guerres influent-elles sur les relations internationales, les alliances et les conflits géopolitiques, et comment les processus de paix et de réconciliation peuvent-ils contribuer à la reconstruction post-conflit ? Qu’en est-il du coût des conflits, des stratégies de reconstruction et de la manière dont les ressources sont mobilisées pour financer les opérations militaires et humanitaires ? Commet encourager une réflexion critique sur les moyens de prévenir et de résoudre les conflits dans un contexte mondial complexe ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Immanuel Nobel (1801‑1872) fut un personnage hors du commun : architecte pour le gouvernement égyptien, inventeur du contreplaqué industriel, fabricant de mines sous-marines et de bateaux à vapeur, il passa vingt ans en Russie avant de faire faillite et de revenir en Suède. Son fils Alfred (1833‑1896) poursuivit les activités explosives familiales, coûtant tragiquement la vie à son jeune frère et à plusieurs ouvriers, mais parvint à stabiliser la nitroglycérine en inventant la dynamite, multipliant les brevets et la fortune, tout en traînant une sombre réputation. Lorsqu’un journal annonça sa mort à tort en 1888, cette erreur semble l’avoir inspiré à laisser une trace moins sinistre : à sa mort réelle en 1896, son testament institua une fondation philanthropique créant le Prix Nobel, décerné dès 1901 pour la paix, aux côtés de prix de littérature, chimie, médecine ou physique, les mathématiques étant quant à elles honorées par la Médaille Fields et le Prix Abel. Parmi les lauréats de la paix figurent Henri Dunant, Martin Luther King, Mère Teresa, Rigoberta Menchu, Muhammad Yunus, Nadia Murad et Denis Mukwege. Marie Curie est la seule à avoir été récompensée dans deux catégories, un exemple inspirant pour les talents émergents.Lire la suiteIl s’appelait Nobel
Le « Chevalier à la peau de panthère », ვეფხისტყაოსანი Vepkhist’q’aosani, chef-d’œuvre de Chota Roustaveli aux XIIᵉ-XIIIᵉ siècles, compte plus de 6000 vers et célèbre l’amour courtois tout en honorant la reine Tamar. Il est un vecteur majeur de la langue géorgienne, ქართული ენა kartuli ena, appartenant à la branche kartvélienne des langues caucasiennes. La tradition littéraire géorgienne favorisa au Moyen Âge traductions et préservation de savoirs grecs, persans, arabes ou syriaques, notamment dans les monastères orthodoxes. L’écriture mkhedruli მხედრული, utilisée aujourd’hui, succéda à l’asomtavruli du début du Vᵉ siècle et au nuskhuri du IXᵉ siècle, qui formaient le khutsuri pour les textes religieux. Le mkhedruli s’imposa au XIᵉ siècle et devint monocaméral, accompagnant l’épopée du Chevalier et structurant la continuité littéraire et culturelle de la Géorgie.Lire la suiteLe Chevalier à la peau de panthère…
Heike Monogatari » 平家物語 Une épopée sur la lutte entre le clan Taira et le clan Minamoto pour le contrôle du Japon pendant la guerre de Genpei (1180-1185). Le son des cloches du Shōja de Gion fait écho à l’impermanence de toutes choses 祇園精舎の鐘の聲、 諸行無常の響き有り。Lire la suiteLe conte des Heike
Chez les Navajos, le hogan est la maison traditionnelle et le centre de la vie spirituelle, hozho l’idéal d’harmonie auquel chacun doit tendre, et le hataalii un « chanteur » guérisseur. Cette culture plurimillénaire s’étend aujourd’hui entre l’Arizona, le Nouveau-Mexique et l’Utah, et sa langue appartient à la famille athapascane. Durant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci connut un usage inattendu avec les « code talkers ». Les communications militaires étant cruciales, une idée audacieuse vit le jour en 1942 : utiliser le navajo comme code afin d’échapper au décryptage japonais. Sur l’initiative de Philip Johnston, une trentaine de jeunes Navajos furent formés au Camp Pendleton. La complexité grammaticale, les intonations et la richesse lexicale de la langue rendaient le code quasiment indéchiffrable. Des mots imagés remplaçaient les termes militaires : « œufs » pour bombes, « grenouille » pour véhicule amphibie, « baleine » pour navire de guerre. Quand aucun mot ne convenait, l’épellation se faisait par associations symboliques. Jusqu’à 421 Navajos servirent ainsi dans le Pacifique. Longtemps tenue secrète, leur contribution ne fut reconnue qu’à partir des années 1960.Lire la suiteNavajos, code talkers
Prenons place dans le véhicule du destin aux côtés de Nadia Murad, et plongeons dans son histoire, à la rencontre de l’Histoire. Une histoire que la folie humaine a piétinée, détournée de sa trajectoire familiale et aimante, arrachée à son berceau protecteur. À partir de 2014, une déferlante de violences extrêmes projette Nadia et les siens dans une succession d’épreuves abyssales, marquées par l’extermination, l’esclavage sexuel et la tentative d’anéantissement d’un peuple. Pourtant, cette histoire dit aussi, avec force, la persistance de la Vie, qui, malgré la volonté de la faire taire, poursuit son chemin. Ce chemin commence en 1993, avec la naissance de Nadia dans le village de Kojo, en Irak, près de Sinjar, cœur historique de la communauté yézidie aux racines ancestrales. Le yézidisme, tradition plurimillénaire fondée sur la croyance aux sept anges et notamment à Malek Taous, l’ange-paon, s’est transmis au fil des siècles sur les routes du Kurdistan et du Caucase, rythmé par les pèlerinages à Lalesh, les chants et les prières en kurmandji. Survivante devenue témoin, Nadia Murad transforme son histoire personnelle en combat universel en portant la voix des victimes de violences sexuelles et des communautés détruites. La reconnaissance internationale viendra saluer ce combat : Prix Nobel de la Paix en 2018…Lire la suiteNadia Murad… Un combat pour la justice
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Le cheval de Troie est un stratagème mythique issu de la guerre de Troie, raconté dans les épopées grecques. Il s’agit d’une immense structure en bois, construite par les Grecs pour dissimuler des soldats à son intérieur. Offert comme un faux présent aux Troyens, il permit l’infiltration et la destruction de la ville. Ce récit fait du cheval un symbole…Lire la suitecheval de Troie
Guernica est une œuvre monumentale de Pablo Picasso réalisée en 1937. Le cheval y apparaît comme une figure centrale de souffrance et de chaos. Il ne représente pas un animal réel, mais une métaphore de la guerre et de la destruction. Sa bouche ouverte et son corps fragmenté expriment un cri muet. Dans ce tableau, le cheval devient une incarnation…Lire la suiteGuernica (Picasso) [2]
La collaboration, dans le cadre d’une occupation étrangère, recouvre une gamme de comportements allant de l’adhésion idéologique assumée à des formes plus ambiguës d’accommodement. La peur joue un rôle central : peur de la répression, de la violence, de la mort, pour soi ou pour ses proches. Peuvent s’y mêler la lâcheté, le calcul opportuniste ou le désir de préserver…Lire la suitecollaboration [2]
Discipline japonaise du tir à l’arc, le kyûdô (弓道, « voie de l’arc ») se pratique dans un espace épuré où l’archer, face à la cible lointaine, enchaîne des gestes lents, précis et codifiés. L’arc asymétrique, la posture ancrée, la respiration maîtrisée composent une séquence presque chorégraphique, transmise selon une tradition rigoureuse. Mais le kyûdô dépasse la recherche de la…Lire la suitekyûdô
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
« Quant à la guerre, qui est la plus grande et pompeuse des actions humaines, je voudrais bien savoir si nous nous en voulons servir pour démontrer quelque supériorité, ou au contraire pour témoigner de not re infirmité et de not re imperfection. Comme de vrai, elle est la science de nous entretuer, de ruiner et perdre notre propre espèce,…Lire la suiteQuant à la guerre…
Heinz Stahlschmidt, sous-officier artificier, arrive à Bordeaux avec la Wehrmacht. Bientôt, il se prend d’affection pour la ville et ses habitants, et tombe amoureux d’une Française, Henriette. Pendant l’été 1944, alors que la guerre est perdue pour son camp et que les forces allemandes commencent à évacuer, Heinz reçoit l’ordre de faire sauter les installations et les quais de la…Lire la suiteL’Allemand qui sauva Bordeaux par amour
Symbole : Journée mondiale d’action contre les dépenses militaires (GDAMS)Lire la suiteGDAMS
En Hongrie, le culte de saint Christophe remonte à la période entre les deux guerres mondiales. Il convient de noter que le nouveau service blindé, qui s’est développé à la suite de l’introduction des équipements blindés, considérait saint Christophe comme son saint patron dès les années 1920. Plusieurs études et publications sur le sujet ont montré et convenu que les…Lire la suiteCulte de Saint Christophe dans l’armée hongroise
Lorsque Mwaka Sangwa, 63 ans, est arrivée pour la première fois dans le camp de réfugiés de Meheba, dans le nord-ouest de la Zambie, en 1993, elle n’aurait jamais imaginé qu’elle y passerait plus de la moitié de sa vie. Bien qu’elle ait perdu son mari et son fils à cause du conflit dans son pays, la République démocratique du…Lire la suiteMwaka Sangwa : vivre à Meheba…
Sampiero participe à la campagne de 1516 contre les Orsini, sous les ordres de son oncle Tristan, et en 1516-1517 contre le duché d’Urbino. À partir de 1519, le pape est allié à l’empereur Charles Quint. En 1521, la condotta de Ludovico de Medici, à laquelle désormais appartient Sampiero, se bat aux côtés des troupes impériales pour la reprise de…Lire la suiteSampiero Corso
La veille de la Pâque juive, le 19 avril 1943, le SS Jürgen Stroop, lance ce qu’il appelle dans ses rapports « une action de nettoyage massive ». Un assassinat de masse. Ce jour-là, dans le camp adverse, la résistance est féroce. « Toujours de nouveaux groupes de combat, composés de 20, 30 ou plus, garçons juifs de 18 à…Lire la suiteL’insurrection du 19 avril 1943
Le 30 octobre 1961, se déroule un événement qui ébranle le monde, au sens propre comme au figuré : la Russie teste sa bombe H, celle qui reste à ce jour, la plus destructrice créée par l’homme (…) Au-dessus de la Nouvelle-Zemble, tout au nord de la Russie, dans l’Océan arctique, le major Andrei Dournotsev, aux commandes de son tupolev,…Lire la suiteTsar Bomba
Une « larme à feu ». C’est la drôle d’invention d’Yi-Fei Chen, une étudiante taïwanaise de l’académie de design d’Eindhoven (Pays-Bas), présentée du 22 au 30 octobre à la Dutch Design Week. La jeune femme a effectivement fabriqué un pistolet capable de recueillir, de congéler et de tirer ses propres larmes. L’idée lui est venue après un exposé raté, raconte-t-elle au site…Lire la suiteTransformer les larmes en glace.











