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L’insurrection du 19 avril 1943

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La veille de la Pâque juive, le 19 avril 1943, le SS Jürgen Stroop, lance ce qu’il appelle dans ses rapports « une action de nettoyage massive ». Un assassinat de masse. Ce jour-là, dans le camp adverse, la résistance est féroce. « Toujours de nouveaux groupes de combat, composés de 20, 30 ou plus, garçons juifs de 18 à 25 ans, accompagnés d’autant de femmes, alimentaient la résistance. Ces groupes de combat avaient la consigne de résister par les armes jusqu’au dernier homme et, le cas échéant, d’échapper à la capture en se suicidant », écrit-il. Ces combattants juifs sont soutenus par des « bandits polonais » (nommés ainsi par Stroop), qui sont des résistants anti-nazis non Juifs. Les Allemands sont harcelés par les combattants juifs, armés chacun d’un revolver et de 4 à 5 grenades à main et qui connaissent mieux le terrain. Pendant vingt-sept jours, l’une des plus puissantes armées du monde est mise en difficulté par des soldats irréguliers mal équipés. Mais l’issue est sans espoir. Himmler, le maître d’œuvre de la Shoah, est déterminé à détruire le ghetto. Dans un de ses impeccables rapports envoyés à Berlin, le SS Stroop écrit : « La résistance fournie par les Juifs et les bandits ne put être brisée que grâce à l’action infatigable, de jour et de nuit, des troupes de choc. » Le 8 mai, le chef charismatique de l’Organisation juive de combat, Mordechaï Anilewicz, est tué. Et le 16 mai 1943, la révolte est réduite à néant. La zone du ghetto est en ruine.

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