Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Créé en décembre 1947 Sur l’idée de Masahiko Urano, Premier directeur de la Fondation culturelle de Gunma Rendant hommage à la richesse de la préfecture de Gunma Compilé en 45 cartes dessinées par Tatsuo Omi Textes au dos écrits par Kiyoyasu Maruyama Voici les Jomo-Karuta 上毛 かるた Pour le bonheur des plus jeunes et de leurs aînésLire la suiteJomo Karuta
Les cultures Lapita représentent une phase importante de l’histoire préhistorique du Pacifique, datant d’environ 1600 à 500 av. J.-C. Ces cultures tirent leur nom du site archéologique de Lapita en Nouvelle-Calédonie. Les personnes associées à ces cultures étaient des navigateurs habiles qui ont colonisé de vastes étendues du Pacifique, s’étendant des îles Fidji à la Polynésie. Les artefacts Lapita comprennent…Lire la suiteLapita
Ancienne civilisation florissante qui a prospéré dans la vallée de l’Indus, dans le sous-continent indien, entre environ 3300 av. J.-C. et 1300 av. J.-C. Cette civilisation a émergé autour des rivières Indus et Sarasvati, couvrant une vaste région qui inclut une partie de l’actuel Pakistan, de l’Inde et de l’Afghanistan. Les principales villes de cette civilisation incluent Harappa et Mohenjo-daro,…Lire la suiteLa civilisation de la vallée de l’Indus
L’Eucharistie est l’un des sacrements fondamentaux du christianisme et occupe une place centrale dans la liturgie catholique et orthodoxe. Elle commémore le dernier repas de Jésus-Christ avec ses disciples, appelé la Cène, au cours duquel le pain et le vin furent institués comme symboles de son corps et de son sang. Lors de la célébration de la messe, le vin…Lire la suiteEucharistie
L’histoire qui nous est transmise façonne durablement notre regard sur le monde, sur les autres et sur nous-mêmes ; elle peut nourrir la paix comme raviver les divisions. Dès l’enfance, les récits historiques s’impriment avec une force émotionnelle qui influence nos représentations, nos jugements et nos appartenances. De nombreuses cultures ont vu émerger des figures majeures du récit historique, chacune inscrite dans un contexte, une langue, une vision du monde, rappelant que l’histoire n’est jamais univoque mais toujours située. Le récit historique structure ainsi notre compréhension de l’humanité, mais aussi nos manières d’envisager l’avenir. La question n’est donc pas seulement ce que l’on enseigne, mais comment on le raconte. Dans un monde traversé par des tensions persistantes, enseigner l’histoire de façon pacifique suppose d’accepter sa pluralité, de confronter les récits sans les hiérarchiser a priori, et de reconnaître les mémoires blessées autant que les héritages communs. Une histoire partagée, racontée à plusieurs voix, peut devenir un outil de compréhension mutuelle plutôt qu’un instrument de domination ou de justification des conflits. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’histoire » ?Lire la suiteUne histoire plurielle…
Un territoire entre tradition et modernité… En 2019, le Ladakh devient un territoire de l’Union indienne, séparé du Jammu-et-Cachemire. Cette décision suscite à la fois espoirs et inquiétudes parmi la population locale. Aujourd’hui, le Ladakh fait face à de nombreux défis : la préservation de son environnement fragile, le maintien de son identité culturelle et la recherche d’un développement économique…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [8]
Le Ladakh à l’époque coloniale… Sous la suzeraineté britannique, le Ladakh demeure une région périphérique, enclavée et difficile d’accès, en raison de son relief montagneux et de ses conditions climatiques extrêmes. Les autorités coloniales britanniques s’y intéressent principalement pour des raisons stratégiques, liées à sa position aux confins de l’Asie centrale et à la proximité des frontières chinoises, dans le…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [6]
Le Ladakh dans l’Inde indépendante… Après l’indépendance de l’Inde en 1947, le Ladakh est intégré à l’État indien du Jammu-et-Cachemire, au sein de l’Union indienne. La fermeture progressive des frontières avec la Chine et le Pakistan met fin aux échanges traditionnels et renforce l’isolement économique de cette région de haute montagne. Les conflits sino-indiens, en particulier la guerre de 1962,…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [7]
Conquêtes et perte d’indépendance… Au XVIIᵉ siècle, le Ladakh est progressivement affaibli par des conflits militaires répétés, en particulier contre le Tibet, qui épuisent ses ressources et fragilisent son pouvoir. En 1684, la signature du traité de Temisgam met fin à ces affrontements mais limite fortement l’autonomie politique et commerciale du royaume, tout en maintenant une existence formelle du pouvoir…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [5]
L’âge d’or culturel et religieux… Aux XVᵉ et XVIᵉ siècles, le Ladakh connaît un véritable essor culturel et religieux, souvent considéré comme un âge d’or de son histoire. De grands monastères, tels que Hemis et Thiksey, sont fondés ou considérablement agrandis, tandis que d’autres, comme celui d’Alchi, plus ancien, sont entretenus et continuent de jouer un rôle majeur. Ces établissements…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [4]
Le Ladakh, carrefour commercial… Du Moyen Âge jusqu’au XVIIᵉ siècle, le Ladakh connaît une période de prospérité largement fondée sur le commerce caravanier transhimalayen. Des marchands venus du Tibet, d’Asie centrale et du Cachemire transportent laine, sel, épices, pierres précieuses et soie à travers des cols de haute montagne dépassant souvent 5 000 mètres d’altitude. Cette intense activité commerciale fait…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [3]
Aux origines du royaume ladakhi… À partir du premier millénaire de notre ère, le Ladakh s’intègre progressivement à l’aire culturelle tibétaine, notamment sous l’influence politique et linguistique du Tibet. Après l’effondrement de l’Empire tibétain au IXᵉ siècle, un prince tibétain, Nyima Gon, descendant de la dynastie impériale, établit son autorité sur une vaste région comprenant le Ladakh et le royaume…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [2]
Un pays de hautes terres… Le Ladakh est une région de haut plateau située à l’extrême nord de l’Inde actuelle, au cœur de l’Himalaya et du Karakoram. Souvent appelé le « petit Tibet », il se caractérise par des paysages arides, des montagnes vertigineuses et un climat rude, où la vie humaine a toujours été un défi. Dès la préhistoire,…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [1]
Les Trente Glorieuses désignent la période de forte croissance économique et de transformations sociales qu’ont connue les pays occidentaux industrialisés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 1970, expression forgée par l’économiste Jean Fourastié en 1979. Aux États-Unis et au Canada, elles correspondent à l’essor de la classe moyenne, à la consommation de masse, au développement des banlieues et des grandes infrastructures, dans un contexte de domination économique américaine. En Europe occidentale, la reconstruction, le plan Marshall et l’intervention de l’État favorisent une industrialisation rapide, le plein emploi et l’extension de l’État-providence. Partout, la hausse de la productivité et l’accès généralisé à l’automobile, au logement, à l’électroménager et aux loisirs transforment durablement les modes de vie. Cette prospérité masque cependant des inégalités sociales, des rapports de genre inégalitaires et une exploitation intensive des ressources naturelles. La période s’achève avec le choc pétrolier de 1973-1974, révélant les limites d’un modèle fondé sur la croissance continue.Lire la suiteTrente Glorieuses
La pollution plastique n’est qu’un visage parmi d’autres des catastrophes contemporaines, économiques, écologiques ou sociales, qui interrogent à la fois leurs causes, leurs enchaînements et nos capacités de réponse. À l’image de Cassandre, figure tragique condamnée à n’être pas crue, nombre de voix alertent aujourd’hui sur les dérèglements en cours, au risque d’être disqualifiées sous l’étiquette du catastrophisme. La collapsologie, en articulant l’effondrement de la biodiversité et la convergence des crises, prolonge ce constat en lui donnant une cohérence systémique. Face à cela, plusieurs attitudes s’offrent à nous : comptabiliser les désastres pour en objectiver l’ampleur, céder à une forme de fatalisme, relativiser par saturation de l’information, ou chercher à s’y préparer lucidement. Or le mot « catastrophe », issu du grec katastrophê, renvoie autant au bouleversement qu’au moment du jugement, là où l’erreur, l’ignorance ou l’aveuglement produisent le dénouement tragique. Peut-être est-ce là une clé : déplacer notre regard des seuls effets spectaculaires vers les cadres de pensée, les décisions et les renoncements qui les rendent possibles. Avant d’annoncer ou de subir la catastrophe, ne gagnerions-nous pas à interroger ce que nous mettons derrière ce mot, et surtout ce qu’il révèle de nos angles morts collectifs ?Lire la suiteLa catastrophe, le dénouement…
L’environnement est aujourd’hui marqué par le réchauffement climatique, dont les effets menacent les équilibres naturels et culturels. Prenons un instant en Éthiopie, à la fin de la saison des pluies, et considérons la Reine de Saba, célèbre souveraine mentionnée dans les Livres des Rois du VIᵉ siècle avant notre ère, qui visita Salomon à Jérusalem, le couvrant de cadeaux, avant de rentrer dans son royaume. Que ce royaume fût en Éthiopie ou dans le sud de l’Arabie demeure discuté, mais la légende se perpétue : le Kebra Nagast du XIVᵉ siècle raconte qu’elle eut un fils, Ménélik, à l’origine d’une dynastie, et que son retour donna lieu à un hommage appelé Enkutatash, jour de l’an éthiopien, symboliquement lié à la fin des pluies et à la floraison des marguerites jaunes. Cette fête illustre le lien intime entre nature et culture, entre climat et rythmes humains, rappelant combien nos calendriers et nos pratiques sont tributaires des équilibres naturels. Dans un contexte de bouleversements climatiques, ces traditions nous incitent à réfléchir à notre rapport au temps, au climat et aux ressources, et à questionner ce que signifie réellement « climat » pour l’humanité et la planète.Lire la suiteEnkutatash, à la fin des pluies…
La « crise » est devenue un mot-clé de notre époque, tant elle accompagne la succession des bouleversements géopolitiques, écologiques, économiques ou sanitaires. Définie comme un déséquilibre grave, un moment périlleux ou une aggravation subite, elle est le plus souvent perçue sous un angle négatif, associé à l’angoisse, à la précarité et à la violence. Pourtant, le terme porte en lui une autre lecture : issu du grec krisis, il signifie d’abord « décision ». Pour Hippocrate, la crise désigne l’instant critique où la maladie bascule vers la guérison ou l’aggravation. En chinois, le mot associe le danger à l’idée d’occasion ou de chance. Ainsi comprise, la crise n’est pas seulement une épreuve, mais aussi un moment de choix décisif, une invitation à repenser les modèles, à clarifier les priorités et à orienter l’action. Et si, au-delà de la souffrance qu’elle révèle, la crise nous obligeait à retrouver le sens du port vers lequel nous voulons naviguer ?Lire la suiteLe temps des crises…
Le Nouvel An chinois, également connu sous le nom de Fête du printemps 春节, est la plus importante fête traditionnelle chinoise. Elle marque le début du nouvel an lunaire, qui est basé sur le calendrier luni-solaire chinois. La date du Nouvel An chinois varie chaque année, entre le 21 janvier et le 20 février du calendrier grégorien. Les célébrations durent…Lire la suiteNouvel an chinois / janvier – février
Nous voici à Noradouz, sur les rives du lac Sevan, célèbre pour son cimetière où se dressent plus de 900 khatchkars, ces stèles arméniennes ornées d’entrelacs et de croix, dont certaines remontent à plus de 1500 ans et témoignent d’un art inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité. Parmi les motifs qui frappent, l’arevakhach, « croix-soleil », se déploie en huit branches entrelacées autour d’un centre, symbole d’éternité et de renaissance, évoquant dans l’Antiquité l’union des huit dieux du panthéon arménien. Ces croix se retrouvent sur les églises, tapis, vêtements ou bannières, signe de la force culturelle et spirituelle que leur communauté y place. Et nous, comment concevons-nous l’éternité, le temps, le cycle de la vie, de l’humanité, de l’univers ? Les cultures, mythes et sciences nous transmettent des savoirs précieux sur l’inscription de chaque existence dans le continuum du temps. Questionner notre perception du présent, du passé et de l’avenir devient alors un chemin pour mieux comprendre nos projections et engagements dans le monde.Lire la suiteArevakhach, un symbole d’éternité…













