Le XVIIIe siècle Le XVIIIe siècle correspond à l’âge d’or des grands vins européens, dont la renommée s’étend largement au-delà de leurs régions d’origine. S’imposent alors les vins de Tokaj, de Bordeaux, de Champagne, de Bourgogne, de Porto et de Toscane, ainsi que le célèbre Constantia sud-africain. Cette période est également marquée par des progrès techniques décisifs. L’usage maîtrisé du…Lire la suitePetite histoire du vin [8]
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
1492 L’année 1492 marque la (re)découverte du continent américain par les Européens et constitue un bouleversement majeur dans l’histoire des échanges intercontinentaux. Cette rencontre, souvent tragique, entre conquistadors et populations autochtones se traduit par des violences extrêmes, des mises en esclavage et un effondrement démographique sans précédent. Parallèlement à la conquête militaire et économique, l’Europe chrétienne envoie outre-Atlantique des ordres…Lire la suitePetite histoire du vin [6]
En 632 après J.-C. La mort du prophète Mohammed marque le début de l’expansion de l’Islam hors de la péninsule arabique. Cette conquête s’accompagne de l’application progressive des prescriptions coraniques, parmi lesquelles figure l’interdiction de la consommation d’alcool pour les fidèles musulmans. Dans de nombreuses régions du Proche-Orient et du Moyen-Orient, cette interdiction entraîne un recul significatif de la production…Lire la suitePetite histoire du vin [4]
An 1000 Le tournant du premier millénaire voit l’essor des grands ordres religieux organisés selon la règle de saint Benoît et le développement d’un vaste réseau de monastères à travers l’Europe occidentale. Chaque établissement monastique crée et entretient son vignoble, indispensable à la production du vin nécessaire à la liturgie chrétienne. Les moines deviennent alors les principaux dépositaires et perfectionneurs…Lire la suitePetite histoire du vin [5]
Environ 30 après J.-C. Jésus, d’après les Evangiles, réalise son premier miracle, en transformant l’eau en vin aux noces de Cana. Puis viendra la « cène », précédant sa condamnation à mort, dans laquelle il prononcera, selon l’évangile de St Mathieu : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est…Lire la suitePetite histoire du vin [3]
Entre 1500 et 500 av J.-C. L’expansion de la « culture du vin » se propage à toutes les civilisations allant de la Mésopotamie au bassin méditerranéen (Egypte, Grèce, Rome…). Partout où il s’implante, le vin dépasse le simple statut de boisson pour devenir un élément central de la vie sociale, politique et religieuse. Il est utilisé lors des rites,…Lire la suitePetite histoire du vin [2]
La deuxième moitié du XXe siècle L’après Seconde Guerre mondiale voit le développement rapide de la recherche œnologique en Europe, entraînant d’importants progrès techniques dans la maîtrise des fermentations, l’hygiène des chais et l’élevage des vins.Paradoxalement, cette période est difficile pour l’économie des vins français de qualité, confrontés à une demande faible entre 1945 et le début des années 1980.…Lire la suitePetite histoire du vin [10]
Entre 10 000 et 7 000 ans avant J.-C. Les plus anciennes traces connues de domestication de la vigne (Vitis vinifera) et de production de vin ont été mises au jour dans la région du Caucase et du Proche-Orient, principalement sur les contreforts du Grand et du Petit Caucase, à cheval sur l’actuelle Géorgie, l’Arménie et le nord-ouest de l’Iran.…Lire la suitePetite histoire du vin [1]
« Comedian » est une œuvre d’art conceptuelle créée par l’artiste italien Maurizio Cattelan en 2019. Cette œuvre consiste en une banane collée au mur à l’aide d’un ruban adhésif gris. L’œuvre a été présentée pour la première fois à l’Art Basel Miami Beach en décembre 2019 et a suscité un débat mondial sur la nature de l’art contemporain et la valeur artistique. Bien que simple en apparence, « Comedian » explore des thèmes complexes tels que la valeur de l’art, l’éphémérité et la critique de la société de consommation. L’œuvre remet en question les normes établies de l’art et défie les attentes des spectateurs en proposant un objet banal comme sujet d’admiration et de discussion. La nature éphémère de la banane et sa vulnérabilité au pourrissement ajoutent une couche supplémentaire de signification à l’œuvre, évoquant des idées sur la fragilité de la vie et la nature transitoire de la célébrité et du succès. « Comedian » a également été vendu à plusieurs reprises à des prix élevés, reflétant ainsi les paradoxes et les ironies du marché de l’art contemporain (…)Lire la suiteComedian
La bouteille plastique est avant tout un objet parmi les myriades produites par l’humanité, un objet qui interroge sa conception, ses usages et son cycle de vie, et qui renvoie en creux à la place qu’ont pu tenir d’autres objets dans l’équilibre du quotidien. Parmi eux, la kuksa, tasse traditionnelle des Sami, offre un contraste éclairant. Fabriquée lentement à partir d’un seul bloc de bois, souvent un broussin de bouleau, elle relève du duodji, artisanat où chaque objet est pensé pour durer et accompagner son propriétaire toute une vie. Façonnée autrefois au couteau, la kuksa devient un compagnon fidèle, accroché à l’équipement, prêt à contenir eau, café, soupe ou eau-de-vie selon les circonstances. Comme tant d’objets traditionnels, elle se distingue par sa sobriété, sa fonctionnalité et sa durabilité, loin de l’obsolescence programmée. À l’heure où prolifèrent des milliards d’objets éphémères et connectés, ne faudrait-il pas réinterroger la durée de vie, l’impact et le sens de ce que nous produisons ? Peut-on substituer à l’accumulation et au renouvellement incessant une intelligence de conception attentive aux usages, aux ressources et à l’environnement ? Et si tout commençait par une redéfinition de ce qu’est réellement un « objet » ? …Lire la suiteAccrochée à une lanière, la kuksa…
Faisons escale à la Grenade, surnommée « l’Île aux épices » ! Un titre qu’elle ne démérite pas ne serait-ce qu’en raison de la présence manifeste de la muscade, venue d’Indonésie, dont le pays est l’un des plus grands producteurs mondiaux. Au passage son exploitation mettra en lumière celle du macis, ou « fleur de muscade », obtenu à partir…Lire la suiteLa Grenade – « L’Île aux épices »…
Curnonsky (1872-1956) était un critique gastronomique français renommé, souvent surnommé le « Prince des Gastronomes ». De son vrai nom était Maurice Edmond Sailland, il était célèbre pour sa passion et son expertise dans le domaine de la gastronomie. Curnonsky a contribué à populariser la cuisine française à travers ses écrits et ses critiques culinaires. Il était connu pour son style d’écriture…Lire la suiteCurnonsky
L’équilibre alimentaire reflète, dans ses dimensions individuelles et collectives, notre rapport à une intelligence plurielle et vitale. Chez les Mayas, l’humain lui-même naît du maïs : après des tentatives manquées avec la boue et le bois, c’est cette plante nourricière qui devient la matière de l’humanité, au point de structurer mythes, divinités et pratiques sociales. Le dieu du maïs, sous ses formes feuillue ou tonsurée, incarne le cycle de la vie et la prospérité, tandis que des techniques agricoles comme celle des « trois sœurs » – maïs, haricot, courge – assurent un équilibre nutritionnel durable, partagé par d’autres peuples des Amériques. Ainsi, chaque société a élaboré, selon ses contraintes, des réponses à la survie alimentaire. Aujourd’hui, malgré une connaissance accrue des enjeux, persistent famines, malnutrition, excès, pratiques agricoles délétères et menaces sur les pollinisateurs. Ces déséquilibres interrogent la place réelle de l’alimentation dans nos choix collectifs et personnels. Que disent les cultures anciennes de notre capacité à nourrir durablement l’humanité ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’alimentation ?Lire la suiteLes trois sœurs, ou l’équilibre alimentaire…
Casimir Fidèle, ou Fidelle, né en Guinée vers 1748 et mort à Paris en 1796, est un esclave africain affranchi dont le parcours social est exceptionnel dans la France du XVIIIᵉ siècle. Capturé enfant, à l’âge de huit ans, il est déporté en décembre 1754 depuis Ouidah vers Saint-Domingue, puis amené en métropole par son propriétaire, capitaine de navire. Il est baptisé à Nantes, paroisse Saint-Nicolas, le 17 avril 1756. Son nom d’origine et son appartenance ethnique demeurent inconnus. Installé à Bordeaux, il est affranchi en 1777 et exerce le métier de cuisinier, notamment au service de Madame de Soissons, épouse Lamontaigne. Le 3 mai 1778, il épouse à la basilique Saint-Seurin Ursule Lachèze, veuve originaire de Brive-la-Gaillarde, élevant seule sa fille, dans le cadre d’un mariage mixte. Formé très jeune dans la corporation parisienne des maîtres pâtissiers-rôtisseurs, il prête serment le 18 juin 1779. Selon une note de Cagliostro en 1784, Casimir Fidèle tient alors l’hôtel de l’Empereur à Bordeaux, et investit avec succès dans l’immobilier.Lire la suiteCasimir Fidèle
Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza
Dans une partie de l’Océanie pousse une plante réputée pour ses bienfaits corporels et spirituels : le kava, parfois nommé « poivrier sauvage », ainsi que la boisson issue de sa racine. Celle-ci est broyée, mélangée à de l’eau puis filtrée pour donner un breuvage à la couleur terreuse et au goût âcre, provoquant rapidement un engourdissement de la bouche. De Vanuatu aux Fidji, en passant par Tonga ou Samoa, sa consommation prend souvent la forme d’une cérémonie rituelle où les hommes se réunissent autour d’un grand bol, dans le respect de règles précises. Des lieux dédiés, appelés nakamal, permettent d’en boire en début de soirée, généralement dans une demi-noix de coco, la « shell », dont les effets se font sentir après quelques tournées. De nombreuses légendes expliquent son origine, dont celle d’Aso, un anthropophage tué par ses neveux, sur la tombe duquel poussa le kava. En observant un rat ivre de bien-être après avoir grignoté ses racines, ils auraient découvert ses vertus apaisantes. Selon la tradition, les racines étaient autrefois mâchées avant d’être filtrées.Lire la suiteLe kava…
Une légende māorie raconte l’amour contrarié de Mataora et de Niwareka, venue du monde souterrain : après l’avoir frappée, Mataora la suit pour se faire pardonner, y découvre ses peintures faciales effacées et reçoit finalement, en signe de réconciliation, l’enseignement du tatouage divin, le Tā Moko. Cette histoire introduit l’une des expressions majeures de la culture māorie, ancrée à Aotearoa, le « pays du long nuage blanc », dont les ancêtres seraient venus de la mythique Hawaiki. Le Tā Moko, tatouage facial et corporel régi par des codes stricts, transmet l’identité de son porteur – lignée, rang, exploits – et s’accomplit selon des rituels précis, parfois en sculptant la chair avant d’y déposer le pigment. Rite de passage fondamental, il concerne aussi les femmes, tatouées notamment au menton et aux lèvres. Sa valeur symbolique se prolonge dans les mokomokai, têtes tatouées conservées comme reliques ou trophées, devenues objets d’échanges lors de la « Guerre des mousquets » au début du XIXᵉ siècle. Leur rapatriement est aujourd’hui revendiqué par l’État néo-zélandais. Parmi les premiers Européens tatoués figure Barnet Burns, témoin d’une rencontre culturelle aussi troublante que durable.Lire la suiteLe moko maori
Kami-no-Yu 神の湯 (« l’eau des dieux ») Avec des carreaux représentant des hérons, car ces oiseaux sont censés avoir trouvé les sources d’eau chaude originales. La patte blessée d’une aigrette est soignée et guérie dans ces eaux. Et Tama-no-Yu 魂の湯 (« eau des esprits ») Avec des carreaux de granit et de marbre Yushinden 又新殿 construit en 1899 pour la famille impériale. Lieu de…Lire la suiteDōgo Onsen
« L’Origine du monde » est une peinture controversée réalisée par le peintre français Gustave Courbet en 1866. Cette œuvre représente un gros plan détaillé du sexe féminin, avec une anatomie réaliste et sans concession. La composition audacieuse et provocante de Courbet défie les conventions artistiques et sociales de l’époque victorienne. Bien que la peinture ait été considérée comme scandaleuse à son…Lire la suiteL’Origine du monde
Le 5 avril 1971, Le Nouvel Observateur publie le Manifeste des 343, dans lequel 343 femmes déclarent publiquement avoir avorté alors que l’avortement est encore interdit et puni par la loi en France. Rédigé notamment par Simone de Beauvoir, le texte réunit des femmes d’origines diverses – artistes, intellectuelles et anonymes – parmi lesquelles Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Agnès Varda ou Françoise Sagan. En signant, elles s’exposent sciemment à des poursuites judiciaires et transforment un acte clandestin et individuel en revendication collective et politique. Le manifeste brise un silence imposé par la loi, la morale et la honte, et révèle une réalité massive : des centaines de milliers de femmes avortent chaque année dans des conditions souvent dangereuses. Il déplace le débat de la faute individuelle vers la responsabilité de l’État et de la société. Le choc médiatique et symbolique qu’il provoque contribue à légitimer la lutte féministe pour le droit à disposer de son corps et prépare les réformes majeures à venir, notamment la loi Veil de 1975.Lire la suiteLe Manifeste des 343













