Symbole : Imix (Calendrier maya – Nom des jours : 01).Lire la suiteImix (glyphe)
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Les Mayas utilisaient plusieurs calendriers : le Tzolk’in, rituel, combinant 20 jours à 13 nombres pour un cycle de 260 jours, et le Haab, solaire, avec 18 mois de 20 jours plus 5 jours funestes appelés Uayeb. Le « compte long » permettait de synchroniser les deux systèmes, ce qui alimenta les spéculations sur l’an 2012. D’autres calendriers existent, comme le musulman, lunaire, débutant en 622 avec l’Hégire, le hébreu, luni-solaire, débutant en 3761 av. J.-C., le chinois, également luni-solaire, créé en 2637 av. J.-C., et le grégorien, réformant le julien en 1582 pour ajuster le calendrier, supprimant 10 jours et laissant des traces dans les noms de mois, septembre à décembre conservant leur numérotation romaine malgré les ajouts de janvier et février. On trouve aussi le calendrier égyptien de 360 jours plus 5 jours épagomènes, le bouddhiste à partir de 543 av. J.-C., ainsi que les calendriers hindou, copte, zoroastrien, amazighe et républicain. Ainsi, fixer une date implique de considérer ces variations selon les sociétés et les époques, et le cinquième et sixième mois de l’ancien calendrier romain, Quintilis et Sextilis, devinrent juillet et août en hommage à César et Auguste.Lire la suiteIl était une fois les calendriers
La bouteille en plastique ne dure pas longtemps, et sa nature même l’y contraint ; mais qu’en est-il de notre rapport à la durée et au renouvellement du monde ? Comment trouver un équilibre face à l’impermanence ? Héraclite, natif d’Éphèse, nous rappelle que « nul ne se baigne deux fois dans le même fleuve », tandis que le bouddhisme souligne que l’attachement aux choses éphémères engendre la souffrance, concept nommé anicca en pāli ou anitya en sanskrit. Cette idée traverse notre réflexion sur le changement, qu’il s’agisse du monde, de l’environnement, de la justice ou du langage : que devons-nous changer, selon quels axes, que conserver ou revisiter ? Tout au long de la vie, tension entre attachement et remise en cause façonne nos équilibres, parfois fragiles, parfois durables. Dans un contexte de dérèglement climatique, de mutations numériques et d’évolution sociale, comprendre et vivre le changement devient essentiel. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « changement » ?Lire la suiteDe l’impermanence…
Calendriers mayas – Un système de calendriers consistant en plusieurs cycles (comptes) de différentes longueurs avec le Tzolkin, un compte de 260 jours et le Haabʼ, un compte de 365 jours. Les deux forment un cycle synchronisé d’une durée de 52 Haab’. Utilisé en Méso-Amérique précolombienne ainsi que par des groupes contemporains figurant sur les hauts plateaux guatémaltèques.Lire la suiteCalendriers mayas
Au XVIᵉ siècle, le chroniqueur espagnol Pedro Cieza de León s’émerveille devant la Route des Incas, qu’il décrit comme le chemin le plus grandiose jamais construit. Nommée en quechua Qhapaq Ñan, la « Route royale » traverse l’ancien empire inca de Quito à Santiago, reliant l’actuel Pérou, la Bolivie, l’Argentine et la Colombie. Déployé en deux axes majeurs, l’un andin culminant parfois à plus de 5 000 mètres, l’autre côtier le long du Pacifique, ce réseau était relié par de multiples voies transversales facilitant échanges, commerce, défense et administration. Son cœur était Cuzco, d’où partaient quatre routes vers les suyos, dont celle menant au Machu Picchu. Héritage de cultures andines antérieures, porté à son apogée au XVe siècle, le Qhapaq Ñan comptait des ponts suspendus, tunnels, et des relais fortifiés appelés tambos. Les messages impériaux y circulaient grâce aux chasquis, messagers courant de relais en relais, utilisant les quipus pour transmettre les données. En 2014, ce réseau exceptionnel a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissant son importance historique et appelant à sa préservation.Lire la suiteLa Route des Incas
« Aux frontières de la Grande Arménie (…) il y a une fontaine d’où sourd une liqueur semblable à l’huile (…) point n’est bonne à manger, mais bonne à brûler et à soigner hommes et animaux… » : cette description étonnamment précise d’un gisement de pétrole nous vient d’un prisonnier peu ordinaire, le marchand et explorateur vénitien Marco Polo (1254-1324). Elle est extraite de son célèbre Livre des Merveilles, témoignage foisonnant des prodiges du monde à la fin du XIIIᵉ siècle. Avant lui, son père et son oncle avaient déjà voyagé vers l’Orient et rencontré Kubilaï Khan, souverain de l’Empire mongol, qui leur demanda de revenir avec cent prêtres et de l’huile du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Mais la chrétienté était alors sans pape après la mort de Clément IV ; ils repartirent finalement avec le jeune Marco, âgé de dix-sept ans. Ils empruntèrent les routes de la soie jusqu’à la cour impériale. Séduit par l’intelligence du jeune Vénitien, Kubilaï Khan en fit l’un de ses émissaires. Durant près de dix-sept ans, Marco parcourut l’Asie, de Zhangye à Hangzhou, de la Birmanie à l’Inde, avant de rentrer à Venise en 1295. Engagé dans la guerre contre Gênes, il fut capturé et emprisonné, dictant ses récits à Rustichello de Pise & donnant naissance à un immense succès médiéval.Lire la suiteMarco Polo et le Livre des merveilles
Hallstatt – Un village au bord d’un lac dans le Salzkammergut autrichien (culture de Hallstatt) – Mine de sel. Hallstatt est un village situé dans la région montagneuse des Alpes autrichiennes. Hallstatt est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son histoire riche remontant à l’âge du fer. Le village est niché au bord du lac Hallstätter, entouré…Lire la suiteHallstatt
En 2007 fut lancée une initiative mondiale visant à revisiter le concept des « Sept merveilles du monde », constatant que parmi les merveilles antiques, seule la pyramide de Khéops subsiste encore aujourd’hui. Les autres ont disparu au fil des siècles, victimes d’incendies, de pillages, de séismes ou du temps : la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, les énigmatiques jardins suspendus de Babylone, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Le vote planétaire de 2007 a ainsi consacré sept nouveaux sites emblématiques : le Colisée de Rome, le Taj Mahal, la Grande Muraille, Pétra, Chichén Itzá, le Machu Picchu et le Christ Rédempteur de Rio. Cette liste, forcément subjective, rappelle surtout l’extraordinaire richesse du patrimoine mondial et la difficulté de le réduire à quelques symboles.Lire la suiteLes sept merveilles…
En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes
Le Burj Khalifa est une imposante tour située à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Conçu par l’architecte Adrian Smith de Skidmore, Owings & Merrill, sa construction a débuté en 2004 et s’est achevée en 2010, avec une inauguration officielle le 4 janvier 2010. Avec une hauteur totale de 828 mètres, le Burj Khalifa est à sa création le plus haut…Lire la suiteBurj Khalifa
Ella Maillart (1903-1997) – Aventurière, écrivaine et photographe suisse renommée. Connue pour ses voyages intrépides à travers l’Asie et d’autres régions du monde, elle a acquis une renommée particulière pour son périple en 1935-1936 en Asie centrale, qu’elle a documenté dans son livre « Oasis interdites ». Maillart était également une navigatrice accomplie et a participé à deux reprises à la Transat…Lire la suiteElla Maillart
Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel
Que serait notre monde sans son histoire migratoire, depuis les origines d’Homo sapiens sortant d’Afrique de l’Est pour peupler la Terre ? Les migrations n’ont jamais cessé, malgré les conditions changeantes qui les ont favorisées ou entravées. Aujourd’hui, plusieurs centaines de millions de migrants traversent le monde, chacun portant une histoire singulière. Ellis Island, dans la baie de New York près de la Statue de la Liberté, fut l’une des portes d’entrée des flux migratoires américains de 1892 à 1954. L’Immigration Museum y relate les parcours éprouvants de celles et ceux fuyant famine, oppression, pogromes ou pauvreté, en quête d’une vie nouvelle. Baptisée « île aux Mouettes » par les Algonquins, elle devint « Gibbet Island » avant d’être rachetée par Samuel Ellis. Les immigrants passaient l’inspection sanitaire, et les rejetés étaient renvoyés ; les autres rejoignaient New York pour y commencer leur vie américaine. Au plus fort, plus de 10 000 personnes y transitaient chaque jour. Des figures célèbres, réelles ou fictionnelles, y ont fait escale, de Charlie Chaplin à Vito Corleone. Morale : face aux migrations actuelles liées au climat, aux conflits ou aux crises économiques, l’humanité saura-t-elle affronter ce défi renouvelé ? Aujourd’hui, environ un tiers des citoyens américains ont au moins un ancêtre passé par Ellis Island.Lire la suiteEllis Island
« Polynésie », « Mélanésie » et « Micronésie » sont des termes forgés au XIXe siècle et toujours employés. Quant à l’origine des peuples polynésiens, plusieurs hypothèses existent, la principale les reliant aux cultures de Lapita, connues pour leurs poteries décorées et attestées il y a environ 3500 ans, de la Nouvelle-Guinée aux Samoa. Le triangle polynésien relie Hawaï, la Nouvelle-Zélande et Rapa Nui. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’aventure du Kon-Tiki menée en 1947 par Thor Heyerdahl, convaincu que la Polynésie aurait aussi pu être peuplée depuis les côtes américaines. Pour le prouver, il construit avec cinq compagnons un radeau de balsa inspiré des Incas et traverse le Pacifique malgré le scepticisme général. Entre avaries, poissons volants, rencontres marines et nuits d’angoisse, l’expédition atteint après trois mois et près de 8000 km un récif des Tuamotu, démontrant la faisabilité du voyage. Le nom Kon-Tiki unirait Kon, dieu inca, et Tiki, ancêtre divin polynésien.Lire la suiteL’aventure du Kon-Tiki
Fernand de Magellan (1480-1521) – Explorateur portugais au service de l’Espagne. Il est célèbre pour avoir dirigé la première expédition maritime qui a accompli le tour du globe, bien qu’il n’ait pas survécu à l’ensemble du voyage. Parti en 1519 avec une flotte de cinq navires, Magellan a traversé le détroit qui porte aujourd’hui son nom, reliant l’océan Atlantique à…Lire la suiteFerdinand Magellan
La « Roue de bicyclette » est une œuvre d’art conceptuelle créée par l’artiste français Marcel Duchamp en 1913. Elle consiste en une roue de bicyclette montée sur un tabouret en bois. Duchamp a créé cette œuvre en tant que ready-made, un objet ordinaire choisi par l’artiste et présenté comme une œuvre d’art. Avec cette pièce, Duchamp remet en question les notions…Lire la suiteRoue de bicyclette
Depuis l’Antiquité, l’eau rythme la vie des sociétés, tantôt ressource vitale, tantôt menace, et c’est à elle que répond la cérémonie du Kuomboka, mot lozi signifiant « sortir de l’eau ». Chaque année, à l’extrême ouest de la Zambie, le peuple lozi quitte la plaine inondable de Barotse pour rejoindre Limulunga, sur des terres plus élevées, en remontant le fleuve Zambèze. À la fin de la saison des pluies, le roi, le litunga, fixe la date du départ, annoncée par les puissants tambours maoma. Les canoës sont préparés, les pagayeurs royaux – sélectionnés lors de tournois – se rassemblent, et le souverain embarque sur la majestueuse Nalikwanda, surmontée d’un éléphant, tandis que son épouse prend place sur la Nalwange. Au son des tambours et des salimbas, la procession fluviale s’élance pour près de six heures, portée par les valeurs ancestrales de toute une communauté. En cours de route, le roi revêt un uniforme d’amiral britannique, souvenir des accords conclus en 1902 avec Édouard VII. Six mois plus tard, le trajet inverse, le Kufuluhela, ramène la cour à Lealui, lorsque les eaux se retirent.Lire la suiteKuomboka
Cette rétrospective de la performance retrace la carrière prolifique de Marina Abramović (Yougoslave, née en 1946) avec une cinquantaine d’œuvres couvrant plus de quatre décennies de ses premières interventions et pièces sonores, œuvres vidéo, installations, photographies, performances en solo et performances réalisées en collaboration avec Ulay (Uwe Laysiepen). Dans le but de transmettre la présence de l’artiste et de rendre ses performances historiques accessibles à un public plus large, l’exposition comprend les premières réinterprétations en direct des œuvres d’Abramović par d’autres personnes jamais réalisées dans le cadre d’un musée. En outre, une nouvelle œuvre originale interprétée par Abramović marquera la plus longue période pendant laquelle elle a interprété une seule pièce en solo. (Toutes les performances, dont l’une implique la participation du spectateur, se dérouleront pendant toute la durée de l’exposition, depuis l’ouverture du musée jusqu’à sa fermeture, afin de permettre aux visiteurs de ressentir l’intemporalité des œuvres.Lire la suiteThe Artist is present
Carte en T ou en TO (pour orbis terrarum) – Carte antique proposée par Isidore de Séville (c. 560 – 636) d’abord dans ‘De Natura Rerum’ puis dans ses ‘Etymologiae’. Il mentionne les trois continents connus associés aux descendants de Sem (Asie), Japheth (Europe) et Cham (Afrique), dont les noms ont été ajoutés plus tard. Ces cartes sont également connues…Lire la suiteCarte en T ou en TO
Sir Walter Raleigh, poète, courtisan et explorateur anglais, fut l’un de ces hommes saisis par le rêve d’Eldorado : après une expédition infructueuse en 1595 et un passage en prison, il repartit en 1617 à la recherche de la mythique Cité d’or, avant d’être arrêté à son retour pour avoir attaqué des possessions espagnoles et décapité à la Tour de Londres en 1618. Cette obsession s’inscrit dans une longue histoire nourrie de récits et de confusions, depuis Francisco de Orellana, explorant l’immense fleuve Amazone à la recherche d’or et de cannelle, jusqu’aux témoignages évoquant des guerrières rappelant les Amazones grecques. Mais où situer Eldorado : près de l’Amazone, de l’Orénoque, au Brésil, au Venezuela, au Guyana ou en Colombie ? Un récit chibcha, ou muisca, joua un rôle décisif : celui d’un roi, le zipa de Bacatá, qui se couvrait d’or et jetait offrandes et trésors dans le lac Guatavita lors de cérémonies fastueuses. Reprise par les Conquistadores, cette légende alimenta des tentatives hasardeuses d’assèchement du lac, au prix de lourdes pertes humaines. Ainsi, de siècle en siècle, la soif d’or transforma un rite symbolique en mirage obsédant, jusqu’à faire d’Eldorado un mythe persistant, révélateur des excès et des rêves de l’humanité.Lire la suiteL’Eldorado




















