Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Et si l’on se promenait au parc de Keukenhof, près de Lisse ? Créé au XVe siècle comme « jardin de cuisine », il est devenu en 1949 un haut lieu des expositions florales et célèbre chaque printemps la floraison de plus de sept millions de bulbes plantés à l’automne. Cette apothéose renvoie à l’histoire européenne de la tulipe, introduite au XVIe siècle depuis Constantinople, où un ambassadeur d’Autriche remarqua cette fleur prisée des Ottomans. Son nom, dérivé du mot turc désignant le turban, accompagna son succès lorsque le botaniste Charles de l’Écluse démontra vers 1590 qu’elle s’adaptait parfaitement au climat local. Dans un contexte de prospérité nourri par l’essor de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les variétés se multiplièrent et un marché spéculatif s’emballa. Dans les années 1630, la « tulipomanie » poussa artisans et notables à engager des fortunes – parfois leurs maisons – pour un seul bulbe, jusqu’au krach de 1637 qui mit fin à cette folie. Restée dans l’art et les esprits, elle inspira encore Gilles Ménage, rappelant combien la valeur des choses dépend de l’enthousiasme humain. Drôle de monde !Lire la suitePour le prix d’une tulipe
Les Nymphéas est une série de peintures emblématiques réalisées par le peintre français Claude Monet entre 1899 et 1926. Ces œuvres sont le fruit du travail de Monet dans son jardin de Giverny, en France, où l’artiste a créé un étang de nymphéas luxuriants et colorés. Monet a été profondément inspiré par la nature environnante, capturant la beauté éphémère des…Lire la suiteLes Nymphéas
Aujourd’hui, j’ai 15 ans… Ma mère et ma grand-mère m’ont parlé de ce moment toute ma vie Mon père et mes frères savent que je ne serai plus la petite fille que j’étais Je m’habille d’une robe que la tradition veut rose Je me maquille Je me parfume Enfin, je mets la couronne Dehors, j’entends mes proches se réunir Je…Lire la suiteAujourd’hui, j’ai 15 ans
À quoi peut bien penser une IA qui constate qu’elle a ]vieilli[ ? A-t-elle une pensée envers ses créateurs, quels qu’ils fussent, de l’avoir ainsi dotée d’une aptitude à refléter cette forme de ]vieillissement[ à travers les composants organiques avec lesquels elle a été façonnée ? Se prend-elle à regretter qu’il n’en ait pas été autrement ? Entendons, que lesdits…Lire la suiteLa ]vieillesse[ de l’IA…
L’expression auberge de vieillesse frappe d’abord par son ironie douce-amère. Une auberge est, par définition, un lieu de passage : on s’y arrête provisoirement, on y dort une nuit, on y échange quelques mots avant de reprendre la route. La vieillesse, au contraire, est souvent perçue comme une étape finale, un temps où le mouvement se ralentit et où le…Lire la suiteUne auberge de vieillesse
Les Moires, connues chez les Romains sous le nom de Parques, sont des divinités de la mythologie grecque associées au destin. Elles sont trois sœurs : Clotho, Lachésis et Atropos. Clotho, la fileuse, tisse le fil de la vie à la naissance de chaque individu. Lachésis, la mesureuse, détermine la longueur de ce fil, symbolisant la durée de la vie.…Lire la suiteMoirai
Les crises biologiques et les extinctions ne sont pas nouvelles, mais la nôtre se distingue par son accélération et par l’aveuglement qu’elle semble susciter, comme si nous manquions l’occasion d’en prendre pleinement conscience pour notre propre survie. La vie nous est donnée, prêtée peut-être, puis reprise, et entre ces deux bornes les cultures ont cherché à comprendre comment l’honorer. Nombre de sagesses traditionnelles enseignent l’interdépendance du vivant, l’idée que nuire à la Terre revient à se nuire à soi-même, car tout est lié. En Inde, cette intuition s’est cristallisée dans le principe d’ahiṃsā, la non-violence ou le respect absolu de la vie, partagé par plusieurs traditions spirituelles. Il invite à ne causer aucune nuisance à aucun être, si infime soit-il, et à reconnaître la valeur intrinsèque de toute forme de vie. Face à l’érosion de la biodiversité et aux violences visibles ou invisibles qu’elle subit, cette éthique ancienne apparaît moins comme une croyance que comme une ressource essentielle. Peut-être gagnerions-nous à réapprendre, à travers ces héritages, à redéfinir notre rapport au vivant. Et si tout commençait par une interrogation simple et radicale : qu’entendons-nous réellement par « vie » ?Lire la suiteAhimsa, le respect de la vie…
À la fin octobre et au début novembre se succèdent Halloween, la Toussaint, le Jour des Trépassés ou encore le Día de los Muertos au Mexique. Tous partagent en partie une origine ancienne que l’on peut faire remonter à la fête celtique de Samain, célébrée il y a plus de 2500 ans. Samain marquait la fin des récoltes et l’entrée dans l’hiver, un moment charnière entre deux années dont le point culminant se situait autour du 1er novembre. Dans le calendrier celtique, elle côtoyait Imbolc, Beltaine et Lughnasad. Samain était surtout perçue comme une période de passage entre le monde des vivants et celui des dieux et des morts, durant laquelle les activités s’interrompaient et où de grands feux rituels étaient allumés. Avec la christianisation, la fête de la Toussaint fut fixée au 1er novembre, et la veille, All Hallows’ Eve, donna naissance à Halloween, qui s’est partiellement mêlée aux traditions plus anciennes. Transportée en Amérique par l’immigration irlandaise du XIXe siècle, Halloween s’y transforma, associant déguisements, sucreries et la figure de Jack-o’-lantern, dont la lanterne, navet en Europe puis citrouille en Amérique, éclaire encore nos nuits d’automne.Lire la suiteLa veille de tous les saints
Et si le mot « cimetière » rimait avec « joyeux » ? Au nord de la Roumanie, près de la frontière ukrainienne, dans le județ de Maramureș, se trouve un lieu unique : le cimetière joyeux de Săpânța. Ici, les tombes sont ornées de stèles colorées couvertes d’épitaphes pleines d’humour, de tendresse ou d’autodérision, racontant sans détour la vie, les passions ou les faiblesses des défunts. Cette poésie funéraire naît dans les années 1930 grâce à Stan Ioan Pătraș, artisan local qui sculpte des croix de chêne peintes de couleurs vives, illustrées de bas-reliefs représentant un trait marquant de chaque existence, complétés par des textes souvent savoureux. Jusqu’à sa mort en 1977, il façonne des centaines de sépultures sur mesure, transformant le cimetière en une chronique populaire de la communauté. Son disciple Dumitru Pop poursuit ensuite cette tradition, aujourd’hui devenue l’une des grandes attractions de la région. Cette vision joyeuse et profondément humaine de la mort invite à repenser nos rites funéraires, miroirs de notre rapport à la vie.Lire la suiteLe joyeux cimetière
Ötzi, également connu sous le nom d’Homme des glaces,l’homme de Similaun, l’homme de Hauslabjoch, l’homme des glaces tyrolien ou encore la momie de Hauslabjoch, désigne une momie datant de l’âge du cuivre, découverte en 1991 dans les Alpes italiennes de l’Ötztal. Il a vécu il y a environ 5 300 ans, vers 3300 av. J.-C. Ötzi est particulièrement important car…Lire la suiteOtzi
Le Joyeux Cimetière de Săpânța (Cimitirul Vesel din Săpânța) – Un cimetière roumain célèbre pour ses pierres tombales colorées et ses peintures naïves – Chaque pierre décrit la vie de la personne qui y est enterrée de manière poétique – A débuté en 1935 avec un artisan local, Stan Ioan Pătraş (1908-1977).Lire la suiteCimitirul Vesel
Le Livre des Morts égyptien, également connu sous le nom de « Rituel pour sortir au jour », est un ensemble de textes funéraires de l’Égypte ancienne. Composé de formules magiques, de prières et de hymnes, il était destiné à aider le défunt à traverser le monde des morts et à atteindre l’au-delà en toute sécurité. Ce texte remonte à l’Ancien Empire…Lire la suiteLivre des Morts (Egypte)
Le Dia de Muertos, ou Jour des Morts, est une fête traditionnelle mexicaine, célébrée du 31 octobre au 2 novembre, dédiée à honorer et commémorer les défunts en célébrant leur vie. Les familles construisent des autels appelés « ofrendas », décorés de fleurs, bougies, photographies et objets préférés des défunts, ainsi que de nourriture et de boissons pour les accueillir lors de leur visite symbolique sur terre. Les célébrations incluent processions, danses, chants et repas, toutes destinées à maintenir vivante la mémoire des ancêtres. Cette tradition séculaire, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2008, exprime une vision positive de la mort comme partie intégrante de la vie et reflète la richesse culturelle et spirituelle du Mexique à travers ses couleurs, symboles et rites.Lire la suiteDia de Muertos
Guernica est une œuvre monumentale de Pablo Picasso réalisée en 1937. Le cheval y apparaît comme une figure centrale de souffrance et de chaos. Il ne représente pas un animal réel, mais une métaphore de la guerre et de la destruction. Sa bouche ouverte et son corps fragmenté expriment un cri muet. Dans ce tableau, le cheval devient une incarnation…Lire la suiteGuernica (Picasso) [2]
L’art est la création-invention, au niveau du mécanisme de la pensée et de l’imagination, d’une idée originale à contenu esthétique traduisible en effets perceptibles par nos sens. Le déroulement et l’ordonnance de ces effets sont élaborés par un programme dans le temps ou dans l’espace, ou dans les deux à la fois, dont les composants et les rapports de proportion sont optimaux, inédits et esthétiques. Ces effets sont transmis grâce à l’emploi de signaux visuels, auditifs ou audiovisuels, à tous ceux qui, accidentellement ou volontairement, deviennent des spectateurs-auditeurs temporaires ou permanents de ces effets. Il en résulte un processus de fascination provoquant une modification plus ou moins profonde de leur champ psychologique selon le degré de la valeur esthétique de la création. Cette modification doit aller dans le sens de la transcendance, de la sublimation et de l’enrichissement spirituel par le truchement du jeu complexe de la sensibilité et de l’intellect humains. (…) Pour atteindre ce but, le créateur doit utiliser un langage et des techniques qui correspondent au véritable niveau de développement de son époque.Lire la suiteart [indéfinition N.S.]
Le pinceau est l’outil emblématique de la calligraphie en Extrême-Orient, en particulier en Chine, au Japon et en Corée. Composé d’un manche (souvent en bambou ou en bois précieux) et d’une touffe de poils animaux, il permet une grande variété de traits, du plus fin au plus ample. Sa souplesse autorise des variations continues d’épaisseur, rendant visible le rythme du…Lire la suitepinceau [2]
Le point invisible est une couture de finition destinée à assembler ou fermer sans être apparente. Il est utilisé dans les zones visibles afin de préserver l’esthétique. Ce point demande précision et discrétion. Il est souvent employé pour les finitions textiles. Sa réussite repose sur la régularité et la tension du fil. Le point invisible valorise la qualité du travail.…Lire la suiteLe point invisible
La ligne sert à organiser l’espace, le temps ou la pensée sans jamais les épuiser. Elle n’a pas d’existence autonome : elle apparaît dès qu’un regard, un geste ou un raisonnement cherche à orienter, délimiter ou relier, tout en laissant subsister une continuité ouverte. La ligne n’est ni surface ni volume, mais une abstraction opératoire qui permet de structurer le…Lire la suiteligne [2]
En passant d’un rôle d’outil ponctuel à celui de partenaire clinique, l’intelligence artificielle transforme le champ du soin, corporel comme psychique. Imagerie médicale, dépistage précoce et médecine prédictive visent à optimiser l’organisation des soins en soutenant la décision, en réduisant certaines erreurs et en libérant du temps médical. Cette évolution s’accompagne de la promesse de soins plus personnalisés, continus et préventifs, fondés sur l’analyse massive et en temps réel des données de santé. Elle modifie la relation soignant-soigné : le professionnel est invité à se recentrer sur l’accompagnement humain, tandis que l’IA prend en charge des tâches analytiques et répétitives. Si ces dispositifs peuvent améliorer la qualité et l’accessibilité des soins, ils soulèvent des enjeux éthiques, juridiques et sociaux majeurs, notamment en matière de responsabilité, de protection des données et de confiance. L’enjeu éducatif devient alors central : apprendre aux citoyens ce que l’IA fait – et ne fait pas – en santé, développer un esprit critique face aux recommandations algorithmiques et préserver une place active du patient. L’avenir du soin dépendra autant de la technique que de la capacité collective à maintenir discernement, responsabilité et humanité.Lire la suiteSanté & IA




















