« Ballad of Sexual Dependency » est une série de photographies réalisée par l’artiste américaine Nan Goldin dans les années 1980. Cette série documentaire présente des instantanés de la vie quotidienne, des relations intimes, des moments de fête et des périodes de crise, capturant ainsi l’essence de la vie urbaine et underground à New York dans les années 1980. Les photographies sont…Lire la suiteBallad of Sexual Dependency
Catégorie : Articles
La Barrique d’amontillado d’Edgar Allan Poe (1846) explore vengeance, mort et psychologie dans un huis clos oppressant. Montresor attire son ennemi Fortunato dans les catacombes sous prétexte de lui faire goûter un amontillado rare. Le vin n’est pas décor mais moteur du récit : passion de Fortunato et vanité le rendent vulnérable. L’amontillado devient leurre et promesse de reconnaissance, exploitée cruellement. Les catacombes, à la fois cave et tombeau, symbolisent le lien entre valeur et mort. Le vin, symbole de savoir et de civilisation, se transforme en instrument de damnation, révélant hiérarchies sociales, ego et fragilité du connaisseur. Poe montre que la passion œnologique peut devenir une faille intime et que le rituel de la dégustation, associé au plaisir, peut conduire à l’anéantissement.Lire la suiteLa Barrique d’amontillado
Selon le Shahnameh, Jamshid (en persan : جمشید, Jamshīd) est un shah légendaire appartenant à la dynastie des Pishdadiens de Perse. On lui attribue de nombreuses inventions dont la fondation de Nowruz. En Perse, le légendaire monarque Jamshid aurait introduit le vin par accident. Comme certains raisins avaient été conservés et fermentés, on pensait qu’ils étaient dangereux pour la vie…Lire la suiteJamshid et l’invention perse du vin
Les vins de Bordeaux constituent un pilier identitaire, économique et culturel majeur pour la ville et sa région. Le vignoble bordelais, plus vaste vignoble d’AOC au monde avec environ 110 000 hectares, se répartit entre plusieurs zones emblématiques comme le Médoc, les Graves, l’Entre-deux-Mers, le Libournais et le Blayais-Bourgeais. Le climat océanique tempéré et la diversité des terroirs (graves, argiles, sables) permettent l’expression de cépages variés, dominés par le cabernet sauvignon, le merlot et le cabernet franc pour les rouges, et le sauvignon blanc et le sémillon pour les blancs. L’histoire du vin bordelais s’enracine dans l’Antiquité, mais connaît un essor décisif au Moyen Âge avec le commerce vers l’Angleterre, puis au XVIIᵉ siècle grâce aux négociants hollandais. Le classement de 1855 consacre la renommée internationale des Grands Crus. Bordeaux demeure aujourd’hui un centre majeur du négoce et de l’exportation, avec une filière employant des dizaines de milliers de personnes. Le vin imprègne aussi la culture locale, illustrée par la Cité du Vin et de grands événements. Confrontés aux défis climatiques et économiques, les vins de Bordeaux évoluent entre tradition et innovation.Lire la suiteVins de Bordeaux
Le XIXe siècle Au XIXe siècle, les vins français atteignent des niveaux de notoriété et de prix inédits. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1855, Napoléon III commande un classement officiel des vins de Bordeaux, destiné à guider les acheteurs et à hiérarchiser les crus. Mais ce siècle est également marqué par la plus grave crise de l’histoire de la…Lire la suitePetite histoire du vin [9]
Le XVIIe siècle Le XVIIe siècle constitue une période charnière pour le vignoble bordelais, dont les premiers succès commerciaux remontent au Moyen Âge, lorsque Aliénor d’Aquitaine apporta son duché à la couronne d’Angleterre en épousant Henri Plantagenêt. Dans ce contexte, la famille de Pontac innove en produisant sur la propriété de Haut-Brion un vin d’un style nouveau, issu de macérations…Lire la suitePetite histoire du vin [7]
Le XVIIIe siècle Le XVIIIe siècle correspond à l’âge d’or des grands vins européens, dont la renommée s’étend largement au-delà de leurs régions d’origine. S’imposent alors les vins de Tokaj, de Bordeaux, de Champagne, de Bourgogne, de Porto et de Toscane, ainsi que le célèbre Constantia sud-africain. Cette période est également marquée par des progrès techniques décisifs. L’usage maîtrisé du…Lire la suitePetite histoire du vin [8]
1492 L’année 1492 marque la (re)découverte du continent américain par les Européens et constitue un bouleversement majeur dans l’histoire des échanges intercontinentaux. Cette rencontre, souvent tragique, entre conquistadors et populations autochtones se traduit par des violences extrêmes, des mises en esclavage et un effondrement démographique sans précédent. Parallèlement à la conquête militaire et économique, l’Europe chrétienne envoie outre-Atlantique des ordres…Lire la suitePetite histoire du vin [6]
En 632 après J.-C. La mort du prophète Mohammed marque le début de l’expansion de l’Islam hors de la péninsule arabique. Cette conquête s’accompagne de l’application progressive des prescriptions coraniques, parmi lesquelles figure l’interdiction de la consommation d’alcool pour les fidèles musulmans. Dans de nombreuses régions du Proche-Orient et du Moyen-Orient, cette interdiction entraîne un recul significatif de la production…Lire la suitePetite histoire du vin [4]
An 1000 Le tournant du premier millénaire voit l’essor des grands ordres religieux organisés selon la règle de saint Benoît et le développement d’un vaste réseau de monastères à travers l’Europe occidentale. Chaque établissement monastique crée et entretient son vignoble, indispensable à la production du vin nécessaire à la liturgie chrétienne. Les moines deviennent alors les principaux dépositaires et perfectionneurs…Lire la suitePetite histoire du vin [5]
Environ 30 après J.-C. Jésus, d’après les Evangiles, réalise son premier miracle, en transformant l’eau en vin aux noces de Cana. Puis viendra la « cène », précédant sa condamnation à mort, dans laquelle il prononcera, selon l’évangile de St Mathieu : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est…Lire la suitePetite histoire du vin [3]
Entre 1500 et 500 av J.-C. L’expansion de la « culture du vin » se propage à toutes les civilisations allant de la Mésopotamie au bassin méditerranéen (Egypte, Grèce, Rome…). Partout où il s’implante, le vin dépasse le simple statut de boisson pour devenir un élément central de la vie sociale, politique et religieuse. Il est utilisé lors des rites,…Lire la suitePetite histoire du vin [2]
La deuxième moitié du XXe siècle L’après Seconde Guerre mondiale voit le développement rapide de la recherche œnologique en Europe, entraînant d’importants progrès techniques dans la maîtrise des fermentations, l’hygiène des chais et l’élevage des vins.Paradoxalement, cette période est difficile pour l’économie des vins français de qualité, confrontés à une demande faible entre 1945 et le début des années 1980.…Lire la suitePetite histoire du vin [10]
Entre 10 000 et 7 000 ans avant J.-C. Les plus anciennes traces connues de domestication de la vigne (Vitis vinifera) et de production de vin ont été mises au jour dans la région du Caucase et du Proche-Orient, principalement sur les contreforts du Grand et du Petit Caucase, à cheval sur l’actuelle Géorgie, l’Arménie et le nord-ouest de l’Iran.…Lire la suitePetite histoire du vin [1]
La bouteille plastique est avant tout un objet parmi les myriades produites par l’humanité, un objet qui interroge sa conception, ses usages et son cycle de vie, et qui renvoie en creux à la place qu’ont pu tenir d’autres objets dans l’équilibre du quotidien. Parmi eux, la kuksa, tasse traditionnelle des Sami, offre un contraste éclairant. Fabriquée lentement à partir d’un seul bloc de bois, souvent un broussin de bouleau, elle relève du duodji, artisanat où chaque objet est pensé pour durer et accompagner son propriétaire toute une vie. Façonnée autrefois au couteau, la kuksa devient un compagnon fidèle, accroché à l’équipement, prêt à contenir eau, café, soupe ou eau-de-vie selon les circonstances. Comme tant d’objets traditionnels, elle se distingue par sa sobriété, sa fonctionnalité et sa durabilité, loin de l’obsolescence programmée. À l’heure où prolifèrent des milliards d’objets éphémères et connectés, ne faudrait-il pas réinterroger la durée de vie, l’impact et le sens de ce que nous produisons ? Peut-on substituer à l’accumulation et au renouvellement incessant une intelligence de conception attentive aux usages, aux ressources et à l’environnement ? Et si tout commençait par une redéfinition de ce qu’est réellement un « objet » ? …Lire la suiteAccrochée à une lanière, la kuksa…
« Comedian » est une œuvre d’art conceptuelle créée par l’artiste italien Maurizio Cattelan en 2019. Cette œuvre consiste en une banane collée au mur à l’aide d’un ruban adhésif gris. L’œuvre a été présentée pour la première fois à l’Art Basel Miami Beach en décembre 2019 et a suscité un débat mondial sur la nature de l’art contemporain et la valeur artistique. Bien que simple en apparence, « Comedian » explore des thèmes complexes tels que la valeur de l’art, l’éphémérité et la critique de la société de consommation. L’œuvre remet en question les normes établies de l’art et défie les attentes des spectateurs en proposant un objet banal comme sujet d’admiration et de discussion. La nature éphémère de la banane et sa vulnérabilité au pourrissement ajoutent une couche supplémentaire de signification à l’œuvre, évoquant des idées sur la fragilité de la vie et la nature transitoire de la célébrité et du succès. « Comedian » a également été vendu à plusieurs reprises à des prix élevés, reflétant ainsi les paradoxes et les ironies du marché de l’art contemporain (…)Lire la suiteComedian
Faisons escale à la Grenade, surnommée « l’Île aux épices » ! Un titre qu’elle ne démérite pas ne serait-ce qu’en raison de la présence manifeste de la muscade, venue d’Indonésie, dont le pays est l’un des plus grands producteurs mondiaux. Au passage son exploitation mettra en lumière celle du macis, ou « fleur de muscade », obtenu à partir…Lire la suiteLa Grenade – « L’Île aux épices »…
Curnonsky (1872-1956) était un critique gastronomique français renommé, souvent surnommé le « Prince des Gastronomes ». De son vrai nom était Maurice Edmond Sailland, il était célèbre pour sa passion et son expertise dans le domaine de la gastronomie. Curnonsky a contribué à populariser la cuisine française à travers ses écrits et ses critiques culinaires. Il était connu pour son style d’écriture…Lire la suiteCurnonsky
L’équilibre alimentaire reflète, dans ses dimensions individuelles et collectives, notre rapport à une intelligence plurielle et vitale. Chez les Mayas, l’humain lui-même naît du maïs : après des tentatives manquées avec la boue et le bois, c’est cette plante nourricière qui devient la matière de l’humanité, au point de structurer mythes, divinités et pratiques sociales. Le dieu du maïs, sous ses formes feuillue ou tonsurée, incarne le cycle de la vie et la prospérité, tandis que des techniques agricoles comme celle des « trois sœurs » – maïs, haricot, courge – assurent un équilibre nutritionnel durable, partagé par d’autres peuples des Amériques. Ainsi, chaque société a élaboré, selon ses contraintes, des réponses à la survie alimentaire. Aujourd’hui, malgré une connaissance accrue des enjeux, persistent famines, malnutrition, excès, pratiques agricoles délétères et menaces sur les pollinisateurs. Ces déséquilibres interrogent la place réelle de l’alimentation dans nos choix collectifs et personnels. Que disent les cultures anciennes de notre capacité à nourrir durablement l’humanité ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’alimentation ?Lire la suiteLes trois sœurs, ou l’équilibre alimentaire…
Casimir Fidèle, ou Fidelle, né en Guinée vers 1748 et mort à Paris en 1796, est un esclave africain affranchi dont le parcours social est exceptionnel dans la France du XVIIIᵉ siècle. Capturé enfant, à l’âge de huit ans, il est déporté en décembre 1754 depuis Ouidah vers Saint-Domingue, puis amené en métropole par son propriétaire, capitaine de navire. Il est baptisé à Nantes, paroisse Saint-Nicolas, le 17 avril 1756. Son nom d’origine et son appartenance ethnique demeurent inconnus. Installé à Bordeaux, il est affranchi en 1777 et exerce le métier de cuisinier, notamment au service de Madame de Soissons, épouse Lamontaigne. Le 3 mai 1778, il épouse à la basilique Saint-Seurin Ursule Lachèze, veuve originaire de Brive-la-Gaillarde, élevant seule sa fille, dans le cadre d’un mariage mixte. Formé très jeune dans la corporation parisienne des maîtres pâtissiers-rôtisseurs, il prête serment le 18 juin 1779. Selon une note de Cagliostro en 1784, Casimir Fidèle tient alors l’hôtel de l’Empereur à Bordeaux, et investit avec succès dans l’immobilier.Lire la suiteCasimir Fidèle









