Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

L’art mongol du chant Khoomei

repère(s) :art

2009

[chin. 呼麦 hūmài]

L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge. Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe. Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier en Mongolie intérieure (nord de la Chine), en Mongolie occidentale et dans la République des Touva (Russie). Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s’agit d’une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l’arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels. Le moment choisi pour chanter et l’ordre des chants sont souvent réglés de façon très stricte… (…)Lire la suiteL’art mongol du chant Khoomei

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Karst de Chine du Sud

repère(s) :environnement

2007

[chin. 中国南方喀斯特 Zhōngguó nánfāng kāsītè]

La région du Karst de Chine du Sud représente l’un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. Ce site en série, réparti entre les provinces de Guizhou, Guangxi, Yunnan et Chongqing, s’étend sur une superficie de 97 125 ha. Il comprend les formes de reliefs karstiques les plus représentatives, notamment le karst à tourelles, le karst à pitons et le karst à pinacles ainsi que d’autres caractéristiques spectaculaires telles que des ponts naturels, des gorges et de vastes grottes. Les forêts de pierre de Shilin sont considérées comme des phénomènes naturels extraordinaires et de véritables références mondiales. Le karst à pitons et à tourelles de Libo, lui aussi considéré comme le site-référence mondial pour ce type de karst, offre un paysage très particulier d’une grande beauté. Le karst de Wulong a été inscrit pour ses dolines géantes, ses ponts naturels et ses cavernes.Lire la suiteKarst de Chine du Sud

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le Kabary malagasy, art oratoire malagasy

repère(s) :langue

2021

Le kabary malagasy est un discours poétisé déclamé devant un public. Il est très structuré et se compose de proverbes, de maximes, de figures rhétoriques et de jeux de mots. Ce style oratoire rituel était à l’origine utilisé par les dirigeants pour informer la communauté des événements de la vie sociale et des décisions administratives. Avec le temps, il a commencé à être utilisé par les communautés pour communiquer et a fait son apparition dans le cadre d’événements sociaux. Il est ainsi devenu indissociable de la vie sociale à Madagascar, que ce soit durant les festivités, les funérailles, les cérémonies officielles et les manifestations populaires. Sa fonction consiste à exprimer des valeurs et des pensées qui donnent une signification collective aux faits matériels. Dans la pratique, le kabary malagasy se déroule comme un dialogue conventionnel qui met en scène en général deux orateurs ou mpikabary, devant une assemblée. Il peut durer plusieurs heures, mais dans certaines circonstances (par exemple pendant des funérailles), sa structure est simplifiée et il ne dure alors qu’une dizaine de minutes…(…)Lire la suiteLe Kabary malagasy, art oratoire malagasy

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

La technique des cloisons étanches des jonques chinoises

repère(s) :aller

2010

[chin. 中国帆船的水密隔舱技术 Zhōngguó fānchuán de shuǐmì gé cāng jìshù]

Développée dans la province du Fujian, dans le sud de la Chine, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises permet la construction de navires de haute mer à cloisons étanches. Si un ou deux caissons sont accidentellement endommagés en cours de navigation, l’eau ne pénétrera pas dans les autres caissons et le navire restera à flot. Les jonques sont principalement fabriquées en bois de camphre, de pin et de sapin, et assemblées à l’aide d’outils de menuisier traditionnels. Elles sont construites en appliquant les technologies de base que sont l’assemblage de planches feuillées et le calfatage des joints entre les planches à l’aide d’étoupe, de chaux et d’huile de tung. La construction est dirigée par un maître artisan qui supervise un grand nombre d’artisans travaillant en étroite coordination. Les communautés locales participent en organisant des cérémonies solennelles de prière pour la paix et la sécurité pendant la construction et avant le lancement du navire achevé. L’expérience et les méthodes de travail relatives à la technique des cloisons étanches se transmettent oralement du maître aux apprentis…(…)Lire la suiteLa technique des cloisons étanches des jonques chinoises

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Grottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe

repère(s) :matière

2017

[allemand : Höhlen und Eiszeitkunst der Schwäbischen Alb]

Les premiers humains modernes sont arrivés en Europe il y a 43 000 ans, pendant la dernière période glaciaire. L’un de leurs lieux d’établissement fut le Jura souabe, dans le sud de l’Allemagne. Six grottes, fouillées depuis les années 1860, ont révélé des vestiges vieux de 43 000 à 33 000 ans. Des figurines sculptées d’animaux (y compris des lions des cavernes, mammouths, chevaux et bovidés), des instruments de musique et des objets de parure personnelle y ont notamment été trouvés. D’autres figurines représentent des créatures mi-animales, mi-humaines, et une statuette de femme a été retrouvée. Ces sites archéologiques témoignent d’un art figuratif parmi les plus anciens au monde, et contribuent à éclairer les origines du développement artistique humain.Lire la suiteGrottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Région d’intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou

repère(s) :environnement

1992

[chin. 九寨沟风景名胜区 Jiǔzhàigōu fēngjǐng míngshèngqū]

S’étendant sur une superficie de 72 000 ha dans le nord de la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou, extrêmement accidentée, culmine à plus de 4 800 m d’altitude et comprend de ce fait une série d’écosystèmes forestiers très variés. Ses superbes paysages se caractérisent notamment par un chapelet de cônes karstiques étroits et des chutes d’eau spectaculaires. La vallée abrite, en outre, quelque 140 espèces d’oiseaux, ainsi qu’un certain nombre d’espèces végétales et animales menacées, dont le panda géant et le takin du Sichuan.Lire la suiteRégion d’intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Paysage culturel des forêts anciennes de théiers de la montagne Jingmai à Pu’er

repère(s) :manger

2022

[chin. 普洱景迈山古茶林文化景观 Pǔ'ěr jǐng mài shān gǔ chá lín wénhuà jǐngguān]

Situé dans la montagne Jingmai dans le sud-ouest de la Chine, ce paysage culturel a été façonné sur une période de mille ans par les Blang et les Dai, selon des pratiques qui remontent au Xe siècle. Le bien consiste en une zone de production de thé composée de villages traditionnels situés dans d’anciens théiers entourés de forêts et de plantations de thé. La culture traditionnelle de théiers anciens en sous-bois est une méthode qui répond aux conditions spécifiques de l’écosystème montagneux et du climat de mousson subtropical, associée à un système de gouvernance assuré par les communautés autochtones. Les cérémonies et festivités traditionnelles sont liées à la croyance aux Ancêtres du thé, selon laquelle des esprits vivent dans les plantations de thé ainsi que dans la faune et la flore locales, croyance qui est au cœur de cette tradition culturelle.Lire la suitePaysage culturel des forêts anciennes de théiers de la montagne Jingmai à Pu’er

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Vieille ville de Jérusalem et ses remparts

repère(s) :habiter

1981

[hébreu : העיר העתיקה, Ha'Ir Ha'Atiqah ; arabe : البلدة القديمة, al-Balda al-Qadimah ; arménien : Հին Քաղաք, Hin Kaghak]

Ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l’islam, Jérusalem a toujours eu une valeur symbolique. Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d’Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ.Lire la suiteVieille ville de Jérusalem et ses remparts

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Ancien Jéricho/Tell es-Sultan

repère(s) :habiter

2023

[arabe : Jéricho أريحا / Tell es-Sultan السلطان | hébreu : יְרִיחוֹ Jéricho]

Situé dans la vallée du Jourdain, le bien proposé pour inscription est un tell, ou monticule, de forme ovale, qui recèle les gisements préhistoriques d’activités humaines et comprend la source voisine pérenne d’Aïn es-Sultan. Un établissement permanent s’y forma entre le IXe et le VIIIe millénaire avant notre ère, mettant à profit la fertilité du sol de l’oasis et un accès facile à l’eau. Des crânes et des statues témoignent de pratiques cultuelles parmi les populations du Néolithique qui vivaient là, et le matériel archéologique du début de l’âge du Bronze comporte des traces de l’urbanisme. Les vestiges de l’âge du Bronze moyen révèlent la présence d’une grande cité-État cananéenne occupée par une population socialement complexe.Lire la suiteAncien Jéricho/Tell es-Sultan

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Jardins botaniques de Singapour

repère(s) :habiter

2015

[chinois : 新加坡植物园 | malais : Taman Botanik Singapura]

Ce jardin botanique, qui se trouve au cœur de la ville de Singapour, montre l’évolution d’un jardin botanique tropical britannique à caractère colonial, en un jardin botanique moderne de premier ordre, une institution scientifique et un lieu de conservation et d’éducation. Ce paysage culturel comprend une grande variété d’éléments paysagers, de plantations et d’édifices historiques, qui témoignent des transformations du lieu depuis sa création en 1859. Depuis 1875, il est un centre important pour la science, la recherche et la conservation des végétaux en Asie du Sud-Est, notamment en ce qui concerne la culture de l’hévéa.Lire la suiteJardins botaniques de Singapour

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le chant et la danse du tambour des Inuits

repère(s) :art

2021

[inuktitut - tambour : kilaut, kilain ou qilaut ᕿᓚᐅᑦ]

Le chant et la danse du tambour constituent une forme indigène traditionnelle autochtone de musique et d’expression artistique inuit au Groenland. Le chant et la danse du tambour sont souvent exécutés durant les fêtes nationales, les célébrations et autres évènements sociaux, par une personne seule ou un groupe. Un seul danseur du tambour peut également être accompagné d’un chœur. Pendant une danse du tambour, le danseur ou la danseuse fléchit légèrement les genoux pour se pencher en avant. Le tambour, ou qilaat, est soulevé et rabaissé dans différentes directions, tandis qu’un bâton en os ou en bois permet de frapper le cadre du tambour en rythme afin de produire une percussion au son sec et résonnant. Le chant du tambour est une narration lyrique fournissant un accompagnement mélodieux au rythme monotone du tambour. Les chants du tambour traitent généralement des expériences et activités de la vie quotidienne au Groenland, ainsi que d’autres sujets généraux comme l’amour, l’attente, l’humour et la chasse… (…)Lire la suiteLe chant et la danse du tambour des Inuits

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Mont Huangshan

repère(s) :art

1990

[chin. 黄山 huángshān]

Célébrée durant une bonne partie de l’histoire chinoise dans l’art et la littérature (par exemple dans le style shanshui « montagne et eau », milieu du XVIe siècle), Huangshan, la plus belle montagne de Chine, exerce toujours la même fascination sur les visiteurs, les poètes, les peintres et les photographes d’aujourd’hui venus en pèlerinage dans ce lieu enchanteur, connu pour son paysage grandiose composé de nombreux rochers et pics granitiques émergeant d’une mer de nuages.Lire la suiteMont Huangshan

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Région d’intérêt panoramique et historique de Huanglong

repère(s) :environnement

1992

[chin. 黄龙风景名胜区 Huánglóng fēngjǐng míngshèngqū]

Dans le nord-ouest de la province du Sichuan, la région de Huanglong comprend des sommets couverts de neiges éternelles et le glacier chinois situé le plus à l’est. À ses paysages de montagne s’ajoutent des écosystèmes forestiers très variés, associés à des formations karstiques spectaculaires, des chutes d’eau et des sources d’eau chaude. La région abrite un certain nombre d’espèces animales menacées, dont le panda géant et le singe doré à nez camus du Sichuan.Lire la suiteRégion d’intérêt panoramique et historique de Huanglong

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le Hua’er

repère(s) :art

2009

[chin. 花儿 huāer]

Dans les provinces de Gansu et Qinghai ainsi que dans tout le centre-nord de la Chine, les membres de neuf groupes ethniques différents partagent une tradition musicale appelée Hua’er. La musique s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel d’airs qui empruntent leur nom à des groupes ethniques, à des villes ou à des fleurs («  »ling » du peuple tu », «  »ling » de la pivoine blanche ») ; les paroles sont improvisées en respectant certaines règles : par exemple, les couplets ont trois, quatre, cinq ou six lignes de sept syllabes chacunes. Les chants parlent d’amour, évoquent le dur labeur et les lassitudes de la vie familiale, les petites manies des hommes et des femmes ou la joie de chanter. Et parce que les chanteurs commentent les changements qu’ils observent autour d’eux, ces chants sont aussi un témoignage oral vivant de l’évolution sociale récente de la Chine. Bien que parfois peu instruits, les chanteurs de Hua’er les plus talentueux et les plus respectés sont aujourd’hui connus de tout le monde…(…)Lire la suiteLe Hua’er

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Qinghai Hoh Xil

repère(s) :environnement

2017

[chin. 可可西里 kěkěxīlǐ | mongol Hoh Xil]

Qinghai Hoh Xil se trouve à l’extrémité nord-est du vaste plateau Qinghai-Tibet, le plus grand et le plus haut plateau du monde. Cette vaste région de montagnes alpines et de steppes est située à plus de 4 500 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer, où les températures moyennes annuelles sont en-dessous de zéro. La formation géographique et les conditions climatiques ont engendré une biodiversité unique. Plus d’un tiers des espèces de plantes et tous les mammifères herbivores sont endémiques du plateau. Le bien préserve la totalité de la voie de migration de l’antilope du Tibet, l’une des espèces de grands mammifères en danger, qui est endémique du plateau.Lire la suiteQinghai Hoh Xil

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou

repère(s) :environnement

2011

[chin. 西湖 xī hú]

Le paysage inscrit a inspiré des poètes, artistes et érudits renommés depuis le IXe siècle. Il comprend de nombreux temples, pagodes, pavillons, jardins, arbres d’ornement, ainsi que des chaussées et des îles artificielles. Ces éléments ont été ajoutés afin de parfaire le paysage à l’ouest de la ville de Hangzhou, au sud du fleuve Yangtze.
Le lac de l’Ouest a influencé de façon durable l’aménagement paysager et l’art des jardins en Chine, au Japon et dans la péninsule coréenne depuis des siècles. Il s’agit d’un témoignage exceptionnel d’une tradition culturelle d’embellissement des paysages en vue de créer une série de panoramas reflétant une fusion idéalisée entre les hommes et la nature.Lire la suitePaysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

L’art de la gravure de sceaux chinois

repère(s) :gravuresigne

2009

[chin. 篆刻 Zhuànkè]

L’art de la gravure des sceaux est une composante majeure des beaux-arts chinois. Si au commencement le sceau servait de signature ou de signe d’autorité, son usage s’est propagé à toute la société et dans une grande partie de l’Asie. L’art de la gravure des sceaux est préservé notamment au sein de la Société des graveurs de sceaux de Xiling (province de Zhejiang, centre), fondée il y a un siècle, et d’une centaine d’autres institutions spécialisées. Le dessin est d’abord tracé sur papier, puis gravé à l’envers dans la pierre à l’aide d’un couteau. L’art de la gravure exige, outre la maîtrise de la calligraphie traditionnelle, une grande virtuosité, l’artiste ne disposant que d’un espace minuscule, où chaque courbe, chaque épaisseur de trait compte. Les motifs, très divers, sont le fruit de l’imagination et de la culture de l’artiste. Instrument de calligraphie et de peinture, le sceau est une œuvre d’art à lui seul. Il exprime les conceptions de toute une culture sur l’homme et la nature (…)Lire la suiteL’art de la gravure de sceaux chinois

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le Guqin et sa musique

repère(s) :art

2003

[chin. 古琴艺术 Gǔqín yìshù]

Vieille de 3000 ans, la cithare chinoise, ou guqin, occupe une place de premier ordre parmi les instruments solistes de la Chine. Attesté par des sources littéraires anciennes corroborées par des découvertes archéologiques, cet instrument séculaire est indissociable de l’histoire des intellectuels chinois. L’art du guqin était à l’origine réservé à une élite et cultivé dans l’intimité par les nobles et les érudits. Il n’était donc pas destiné à des représentations publiques. Avec la calligraphie, la peinture et une forme ancienne de jeu d’échecs, il compte parmi les quatre arts que tout érudit lettré chinois se devait de maîtriser. Selon la tradition, une vingtaine d’années de pratique est nécessaire pour devenir un joueur émérite de guqin. Le guqin a sept cordes et treize positions qui marquent les tons. En fixant les cordes de dix façons différentes, les musiciens peuvent obtenir un ensemble de quatre octaves. Il existe trois techniques instrumentales de base : san (corde libre), an (corde arrêtée) et fan (harmoniques)…(…)Lire la suiteLe Guqin et sa musique

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

Le Grand Canal

repère(s) :habiter

2014

[chin. 大运河 Dà Yùnhé]

Ce vaste système de navigation intérieure au sein des plaines de la Chine du Nord-Est et du Centre-Est s’étend de la capitale Beijing, au nord, à la province du Zhejiang, au sud. Entrepris par secteurs dès le Ve siècle av. J.-C., il fut conçu en tant que moyen de communication unifié de l’Empire à partir du VIIe siècle (dynastie Sui). Cela se traduisit par une série de chantiers gigantesques, formant l’ensemble de génie civil le plus important et le plus étendu de tous les temps préindustriels. Axe vital des voies de communication intérieures de l’Empire, il assura notamment l’approvisionnement en riz des populations et les transports de matières premières stratégiques. Au XIIIe siècle, il offrait un réseau unifié de navigation intérieure de plus de 2 000 km de voies d’eau artificielles reliant cinq des plus importants bassins fluviaux de l’espace chinois. Il a joué un rôle notable pour la prospérité économique et la stabilité de la Chine et reste encore aujourd’hui une importante voie d’échange intérieure.Lire la suiteLe Grand Canal

Catégories
Patrimoine Culturel Immatériel

La tradition épique du Gesar

repère(s) :récit

2009

[tibétain : གླིང་གེ་སར།]

Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu établies dans l’ouest et le nord de la Chine ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales. Les maîtres tibétains portent des miroirs en bronze et utilisent des expressions faciales, des effets sonores et des gestes pour souligner leur chant, tandis que les exécutants mongols sont accompagnés par des violons (…) Les centaines de mythes, récits populaires, ballades et proverbes transmis dans le cadre de la tradition ne sont pas seulement une forme majeure de divertissement des communautés rurales : ils éduquent également les auditeurs dans plusieurs domaines tels que l’histoire, la religion, les coutumes, la moralité et la science (…)Lire la suiteLa tradition épique du Gesar