Déesse la plus influente de la mer, Mazu est au centre d’une multitude de croyances et de coutumes, notamment de traditions orales, de cérémonies religieuses et de pratiques traditionnelles dans toutes les régions côtières de Chine. Mazu passe pour avoir vécu au Xe siècle sur l’île de Meizhou, où elle a consacré sa vie à aider ses semblables et est morte en tentant de sauver les survivants d’un naufrage. Les habitants locaux ont construit un temple en son honneur et ont commencé à la vénérer comme une déesse. Elle est fêtée chaque année lors de cérémonies officielles dans les temples ; les habitants de Meizhou, paysans et pêcheurs interrompent temporairement leur travail pour sacrifier des animaux marins, vénérer des statues de Mazu et regarder diverses danses et autres représentations. Des cérémonies de prière plus modestes ont lieu toute l’année dans les 5 000 autres temples érigés dans le monde en l’honneur Mazu, ainsi que dans l’intimité des foyers ; elles s’accompagnent de fleurs, de bougies, d’encens, de pétards et de processions nocturnes des habitants portant des « lanternes de Mazu »…(…)Lire la suiteLe culte et les rituels de Mazu
Sur ce site archéologique qui ne fut découvert qu’en 1974, il reste sans doute des milliers de statues à mettre au jour. C’est là que Qin, premier unificateur de la Chine, mort en 210 av. J.-C., repose au centre d’un ensemble qui évoque le schéma urbain de sa capitale Xianyan, entouré d’une armée de guerriers en terre cuite devenus rapidement célèbres dans le monde. Ces personnages, tous différents, avec leurs chevaux, leurs chars et leurs armes, sont des chefs-d’œuvre de réalisme, qui constituent aussi un témoignage historique inestimable.Lire la suiteMausolée du premier empereur Qin
L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr
L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr sont trois rites de passage masculins interdépendants de la communauté masaï : l’Enkipaata est la préparation des garçons à l’initiation ; l’Eunoto est le rasage des moranes (jeunes guerriers) qui ouvre la voie à l’âge adulte ; et l’Olng’esherr est la cérémonie de consommation de viande marquant la fin du moranisme et le début de l’âge adulte. Les rites de passage sont principalement pratiqués par de jeunes hommes de la communauté masaï âgés de quinze à trente ans mais les femmes accomplissent également certaines tâches. En leur enseignant leur rôle futur dans la société masaï, le rite vise à faire passer les jeunes garçons aux stades de moranes puis de jeunes adultes et enfin d’ainés. Il aborde les questions de respect et de responsabilité, de sauvegarde de la lignée ainsi que de transfert des pouvoirs d’un groupe d’âge au suivant, en transmettant des savoirs autochtones concernant l’élevage, la gestion des conflits, les légendes, les traditions et les compétences de vie essentielles…(…)Lire la suiteL’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr
Les marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens…(…)Lire la suiteLes marionnettistes du Fujian
Ensemble « Églises en bois de Maramureş »
[roumain : Bisericile de lemn din regiunea Maramureș]
L’ensemble « églises en bois de Maramures » représentent une sélection de huit exemples remarquables de solutions architecturales issues de périodes et de régions différentes. Elles dessinent un portrait vivant de la diversité des conceptions et des compétences artisanales exprimées dans ces constructions de bois hautes et étroites, dotées du caractéristique clocher élancé du côté ouest du bâtiment et de toits simples ou doubles couverts de bardeaux. Il s’agit là d’une expression vernaculaire propre au paysage culturel de cette région montagneuse du nord de la Roumanie.Lire la suiteEnsemble « Églises en bois de Maramureş »
La minorité ethnique kirghize, concentrée dans la région de Xinjiang, à l’ouest de la Chine, tire une grande fierté de sa descendance du héros Manas, dont la vie et la lignée sont célébrées au cours de l’un des éléments les plus renommés de sa tradition orale, l’épopée de Manas. Interprétée traditionnellement par un Manaschi sans accompagnement musical, cette épopée est présentée à l’occasion de réunions mondaines, de célébrations communautaires, de cérémonies telles que noces et funérailles, et de concerts. Malgré des différences d’une région à l’autre, sa composition de base reste inchangée : courts poèmes contenant des phrases qui imprègnent désormais le langage quotidien de la population, mélodies adaptées selon l’histoire et les personnages, et paraboles d’un style très vivant. Cette longue épopée raconte les exploits historiques du peuple kirghize et en cristallise les traditions et les croyances. Pour les Kirghiz vivant en Chine et dans les pays voisins d’Asie centrale (Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan), l’épopée de Manas est un symbole emblématique de leur identité culturelle… (…)Lire la suiteLe Manas
La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek décrit la façon dont les tribus dispersées ont été unifiées pour former une seule nation. La trilogie témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs épiques qui se compose d’hommes et de femmes de tous âges. Les narrateurs acceptent leur mission après avoir reçu un rêve prophétique considéré comme un signe des héros des récits. Pendant les représentations, ils entrent dans un état proche de la transe et se servent de formes narratives, de rythmes, de tons et de gestes variés pour recréer l’atmosphère historique de l’épopée. La narration de la trilogie peut durer treize heures en continu. Les représentations ont lieu à diverses occasions publiques, des fêtes de village aux célébrations et fêtes nationales Les conteurs épiques offrent également un soutien moral et spirituel aux communautés locales et aux individus lors d’événements sociaux, de conflits ou de catastrophes… (…)Lire la suiteManas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize
Le Parc Maloti-Drakensberg est un bien transnational composé de l’uKhahlamba / Parc national de Drakensberg en Afrique du Sud et du Parc national de Sehlathebe au Lesotho. Le site offre une beauté naturelle exceptionnelle qui s’exprime tant à travers ses contreforts de basalte vertigineux, ses arrière-plans incisifs et spectaculaires et ses remparts de grès dorés que par ses grottes, falaises, piliers et bassins dans la roche. La diversité des habitats du site protège un grand nombre d’espèces de plantes endémiques et capitales au niveau mondial. Le site accueille des espèces menacées tel le vautour du Cap (Gyps coprotheres) et le gypaète barbu (Gypaetus barbatus). Le Parc national de Sehlathebe au Lesotho accueille également le poisson Cyprinidé (Pseudobarbus quathlambae), une espèce de poisson en voie d’extinction vivant exclusivement dans ce parc. Ce bien naturel spectaculaire compte également de nombreuses grottes et abris rocheux où l’on trouve le plus important et le plus dense groupe de peintures rupestres d’Afrique, au sud du Sahara (…)Lire la suiteParc Maloti-Drakensberg
Macao, riche port marchand d’une grande importance stratégique dans l’essor du commerce international, a été un territoire sous administration portugaise du milieu du XVIe siècle à 1999, date à laquelle il passa sous souveraineté chinoise. Avec sa voie principale et ses bâtiments – résidentiels, religieux ou publics – portugais et chinois, le centre historique de Macao témoigne de la fusion unique d’influences esthétiques, culturelles, architecturales et technologiques de l’Orient et de l’Occident. Le site inclut également une forteresse et un phare qui est le plus ancien de Chine. Le site témoigne d’une des rencontres les plus anciennes et les plus durables entre la Chine et l’Occident, sur la base d’un commerce international florissant.Lire la suiteCentre historique de Macao
Le site du mont Lushan, dans le Jiangxi, constitue l’un des foyers spirituels de la civilisation chinoise. Temples bouddhistes et taoïstes et hauts lieux du confucianisme, où enseignèrent les plus grands maîtres, s’y fondent harmonieusement dans un paysage d’une saisissante beauté dont s’inspirèrent d’innombrables artistes qui consacrèrent l’approche esthétique de la nature propre à la culture chinoise.Lire la suiteParc national de Lushan
Les grottes et niches de Longmen abritent le plus grand et le plus impressionnant ensemble d’œuvres d’art chinoises des dynasties des Wei du Nord et Tang (316 – 907). Ces œuvres, dont les sujets touchent exclusivement à la religion bouddhiste, représentent l’apogée de l’art chinois de la sculpture sur pierre.Lire la suiteGrottes de Longmen
La vieille ville de Lijiang, harmonieusement adaptée à la topographie irrégulière de ce site commercial et stratégique clé, a conservé un paysage urbain historique de grande qualité et éminemment authentique. Son architecture est remarquable par l’association d’éléments de plusieurs cultures réunies durant de nombreux siècles. Lijiang possède également un système d’alimentation en eau extrêmement complexe et ingénieux qui fonctionne toujours efficacement.Lire la suiteVieille ville de Lijiang
Situées dans le delta du Yangzi Jiang, sur la côte sud-est du pays, les ruines archéologiques de Liangzhu (environ 3 300-2 300 AEC) révèlent un ancien État régional au système de croyance unifié, fondé sur la riziculture, dans la Chine du Néolithique tardif. Le site se compose de quatre zones : le site de Yaoshan, la zone du barrage supérieur à l’embouchure de la vallée, la zone du barrage inférieur dans la plaine, et la cité. Ces ruines constituent un exemple exceptionnel de civilisation urbaine ancienne s’exprimant notamment par des monuments en terre, une planification urbaine, un système de conservation de l’eau et une hiérarchie sociale qui se traduit par une différenciation des sépultures.Lire la suiteRuines archéologiques de la cité de Liangzhu
Le lavash est un pain traditionnel fin qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation est effectuée par un petit groupe de femmes et demande beaucoup d’efforts, de coordination, de l’expérience et un savoir-faire spécifique. La pâte, simplement composée de farine de blé et d’eau, est pétrie puis divisée en boules, qui sont ensuite étalées en fines couches puis étirées sur un moule ovale spécial ressemblant à un traversin ; celui-ci est ensuite appliqué contre la paroi du four traditionnel en argile, de forme conique. Trente secondes à une minute plus tard, le pain cuit est décollé de la paroi du four. Le lavash est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes, et peut se conserver jusqu’à six mois. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Le travail collectif de la préparation du lavash renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les jeunes filles aident à préparer le lavash, devenant de plus en plus impliquées à mesure qu’elles gagnent en expérience…(…)Lire la suiteLe lavash
Au cœur de l’éthiopie, dans une région montagneuse, les onze églises monolithes médiévales de cette « nouvelle Jérusalem » du XIIIe siècle ont été creusées et taillées à même le roc près d’un village traditionnel aux maisons rondes. Lalibela est un haut lieu du christianisme éthiopien, lieu de pèlerinage et de dévotions.Lire la suiteÉglises creusées dans le roc de Lalibela
Le Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift comprend trois lacs interconnectés et peu profonds (Lac Bogoria, lac Nakuru et Lac Elementaita) qui se trouvent dans la province de la Rift Valley au Kenya. Sa superficie est de 32 034 hectares. Le bien héberge 13 espèces d’oiseaux menacées au plan mondial et la diversité des espèces d’oiseaux est une des plus élevées au monde. C’est le plus important site de nourrissage de la planète pour les flamants nains et un important site de nidification et de nourrissage pour les pélicans blancs. On y trouve aussi des populations de bonne taille de mammifères, dont le rhinocéros noir, la girafe de Rothschild, le grand koudou, le lion, le guépard et le lycaon. Le site se prête particulièrement bien à des études sur des processus écologiques particulièrement importants.Lire la suiteRéseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift
L’opéra Kun Qu s’est développé sous la dynastie Ming (du quatorzième au dix-septième siècle) dans la ville de Kunshan située dans la région de Suzhou, dans le sud-est de la Chine. Plongeant ses racines dans le théâtre populaire, le répertoire de chants s’est peu à peu imposé comme un art dramatique majeur. Le Kun Qu est l’une des formes les plus anciennes d’opéra chinois encore représentées aujourd’hui. Il se caractérise par sa structure dynamique et sa mélodie (kunqiang). Des pièces comme Le pavillon aux pivoines ou Le palais de la longue vie sont devenues des classiques du répertoire. Cet art associe chant, narration et un système complexe de techniques chorégraphiques, d’acrobaties et de gestuelles symboliques. Les rôles sont distribués en jeune premier, en rôle féminin principal, en vieil homme et en divers rôles comiques, tous vêtus de costumes traditionnels (…) Réputé pour la virtuosité de ses schémas rythmiques (changqiang), l’opéra Kun Qu a eu une influence prépondérante sur des formes plus récentes d’opéra chinois, comme ceux de Sichuan ou de Pékin…(…)Lire la suiteL’opéra Kun Qu
Kulangsu est une petite île située dans l’estuaire du fleuve Chiu-lung, à proximité de la ville de Xiamen. Avec l’ouverture de Xiamen comme port de commerce en 1843 et la désignation de Kulangsu comme établissement international en 1903, cette île des côtes sud de l’empire chinois est soudain devenue une importante fenêtre d’échanges sino-étrangers. Kulangsu est un exemple exceptionnel de la fusion culturelle née de ces échanges, qui reste lisible dans son tissu urbain. Différents styles architecturaux s’y mêlent, notamment le style traditionnel du sud du Fujian, le style occidental néo-classique ou le style colonial à véranda. Le témoignage le plus exceptionnel de la fusion des diverses influences stylistiques est un mouvement architectural nouveau : le style Amoy Deco, synthèse entre le style moderniste du début du XXe siècle et le style Art déco.Lire la suiteKulangsu, un établissement historique international
Koutammakou, le pays des Batammariba
Ce bien est une extension du paysage de Koutammakou, dans le nord-est du Togo (inscrit en 2004), où vivent les Batammariba. L’extension du site se trouve dans le Bénin voisin et se caractérise par un aménagement du territoire original dû aux Batammariba, dont l’habitat est appelé takienta (sikien au pluriel). Bosquets, sources et rochers sacrés, collines aménagées en terrasse et réseaux de murets de rétention d’eau, forêts et espèces végétales utilisées dans la construction des sikien, associés aux rituels et croyances des Batammariba, composent également ce paysage culturel.Lire la suiteKoutammakou, le pays des Batammariba
Le kimjang, préparation et partage du kimchi en Corée du sud
[coréen : kimjang ou gimjang 김장 | kimchi 김치 沈菜]
Kimchi est le nom coréen donné aux légumes conservés, assaisonnés d’épices et de produits de la mer fermentés. Il constitue un élément essentiel du repas coréen pour toutes les classes sociales et dans toutes les régions. La pratique collective du kimjang réaffirme l’identité coréenne et offre une bonne occasion de renforcer la coopération familiale. Le kimjang rappelle aussi à de nombreux Coréens que les communautés humaines doivent vivre en harmonie avec la nature. Sa préparation suit un cycle annuel. Au printemps, les ménages se procurent des crevettes, des anchois et d’autres produits de la mer qu’ils mettent dans la saumure et font fermenter. En été, ils achètent du sel de mer pour la saumure. À la fin de l’été, ils font sécher des piments rouges et les réduisent en poudre. La fin de l’automne correspond à la saison du kimjang, moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour affronter le long et rigoureux hiver… (…)Lire la suiteLe kimjang, préparation et partage du kimchi en Corée du sud





















