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Ubuntu, je suis parce que nous sommes…

repère(s) :humain

Être humain ne se réduit pas à une appartenance biologique ou statistique, mais engage une responsabilité active envers soi, les autres et le vivant. Le concept d’ubuntu, issu des langues bantoues d’Afrique australe, éclaire cette exigence éthique en affirmant que l’humanité d’une personne se construit dans la relation. Souvent résumé par l’idée « je suis parce que nous sommes », il rappelle que nul n’existe isolément, que toute existence dépend d’un tissu de solidarités, visibles ou non. Cette vision a trouvé un écho particulier en Afrique du Sud, notamment après l’apartheid, comme horizon de réconciliation et de reconstruction collective. Être humain, dans cette perspective, signifie reconnaître que notre dignité est indissociable de celle des autres, et que nos actes contribuent soit à renforcer, soit à fragiliser ce lien commun. L’humanité n’est alors ni donnée une fois pour toutes ni acquise par naissance, mais à cultiver, à exercer, à incarner au quotidien. Elle suppose l’attention, le partage, la responsabilité et la capacité à se penser comme partie prenante d’un destin commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’humanité » ?Lire la suiteUbuntu, je suis parce que nous sommes…

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La capitale des jumeaux

repère(s) :famille

Kondinji, village du Kerala dans le sud de l’Inde, entre mousson, rizières et cocotiers, se distingue par une concentration exceptionnelle de jumeaux, bien supérieure à la moyenne nationale, au point d’être considérée comme l’une des capitales mondiales de la gémellité. D’autres lieux revendiquent ce titre, comme Cândido Godói au Brésil ou Igbo-Ora au Nigeria, au nord de Lagos, où un panneau proclame fièrement cette singularité. Les hypothèses abondent : certains ont évoqué des expériences menées après-guerre par Josef Mengele, thèse largement contestée, d’autres privilégient des facteurs environnementaux ou hormonaux. À Igbo-Ora, la culture yoruba offre une lecture symbolique : longtemps perçus comme néfastes, les jumeaux sont devenus objets de vénération à travers le culte des Ibeji, avec rituels, statuettes sacrées et célébrations annuelles destinées à attirer paix et prospérité. Les explications oscillent entre consommation d’igname sauvage riche en substances hormonales et transmission génétique locale. Quelles qu’en soient les causes, ces communautés ont fait de la gémellité une richesse culturelle et sociale, rappelant combien la diversité humaine nourrit mythes, sciences et fêtes collectives.Lire la suiteLa capitale des jumeaux

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L’impossible mariage

repère(s) :famille

Imaginez une soirée londonienne de 1947 où deux destins se croisent : Ruth Williams, née en 1923 au sud de Londres, ancienne conductrice d’ambulance devenue employée d’assurances, et Seretse Khama, né en 1921 à Serowe, héritier d’une lignée royale du Bechuanaland et étudiant en droit à l’Inner Temple. Leur rencontre lors d’un bal à Nutford House, nourrie par un amour commun du jazz, scelle une union qui allait bouleverser les conventions. Car Seretse était le fils d’un chef bamangwato et le petit-fils d’un roi tribal, et leur mariage interracial, célébré à Kensington en 1948, provoqua scandales et pressions politiques, dans un contexte marqué par l’instauration de l’apartheid et les intérêts stratégiques britanniques en Afrique australe. Malgré l’exil et l’opposition des autorités civiles et religieuses, le couple tint bon. À l’indépendance du Botswana en 1966, Seretse renonça à son titre traditionnel et devint le premier président du pays, tandis que Ruth s’imposa comme Première dame engagée. À la mort de Seretse en 1980, elle fut honorée comme reine-mère. Leur héritage se prolongea lorsque leur fils Ian Khama devint président à son tour. Drôle de monde !Lire la suiteL’impossible mariage

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Fihavanana, nouer des relations…

repère(s) :société

Un proverbe malgache dit que « les relations sont plus importantes que l’argent » (Ny Fihavanana no taloha ny vola), mettant en lumière le fihavanana, principe central du lien social à Madagascar. Ce concept valorise la solidarité, l’entraide et la réciprocité, structurant les relations familiales et communautaires. Mais le fihavanana, comme tout idéal, se heurte aux évolutions sociales et aux poussées d’individualisme, révélant la tension universelle entre solidarité collective et intérêts personnels. Un autre proverbe malgache illustre cette nuance : « Que votre amitié ne ressemble pas aux pierres brisées dont les fragments ne peuvent plus être réunis, mais aux fils de soie qu’il est facile de renforcer lorsqu’ils menacent de se rompre. » Ainsi, loin de bâtir des sociétés idéales sur le papier, la sagesse malgache nous invite à exploiter toutes les ressources culturelles et humaines pour consolider le lien social, lutter contre l’exclusion, la discrimination et le rejet, et renforcer les solidarités indispensables. Questionner ce concept permet de réfléchir à ce qu’est véritablement « la société » et à la manière de la faire vivre.Lire la suiteFihavanana, nouer des relations…

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Phiona Mutesi

repère(s) :jeu

Phiona Mutesi (1996-) – Une championne ougandaise, joueuse d’échecs. Elle est devenue célèbre pour son ascension remarquable dans le monde du jeu d’échecs malgré des débuts difficiles. Issue d’un milieu économiquement précaire à Katwe, un quartier défavorisé de Kampala, elle a appris à jouer aux échecs à l’âge de neuf ans dans un programme éducatif local. Son talent exceptionnel a…Lire la suitePhiona Mutesi

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Enkutatash, à la fin des pluies…

repère(s) :temps

L’environnement est aujourd’hui marqué par le réchauffement climatique, dont les effets menacent les équilibres naturels et culturels. Prenons un instant en Éthiopie, à la fin de la saison des pluies, et considérons la Reine de Saba, célèbre souveraine mentionnée dans les Livres des Rois du VIᵉ siècle avant notre ère, qui visita Salomon à Jérusalem, le couvrant de cadeaux, avant de rentrer dans son royaume. Que ce royaume fût en Éthiopie ou dans le sud de l’Arabie demeure discuté, mais la légende se perpétue : le Kebra Nagast du XIVᵉ siècle raconte qu’elle eut un fils, Ménélik, à l’origine d’une dynastie, et que son retour donna lieu à un hommage appelé Enkutatash, jour de l’an éthiopien, symboliquement lié à la fin des pluies et à la floraison des marguerites jaunes. Cette fête illustre le lien intime entre nature et culture, entre climat et rythmes humains, rappelant combien nos calendriers et nos pratiques sont tributaires des équilibres naturels. Dans un contexte de bouleversements climatiques, ces traditions nous incitent à réfléchir à notre rapport au temps, au climat et aux ressources, et à questionner ce que signifie réellement « climat » pour l’humanité et la planète.Lire la suiteEnkutatash, à la fin des pluies…

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Il était une fois les calendriers

repère(s) :temps

Les Mayas utilisaient plusieurs calendriers : le Tzolk’in, rituel, combinant 20 jours à 13 nombres pour un cycle de 260 jours, et le Haab, solaire, avec 18 mois de 20 jours plus 5 jours funestes appelés Uayeb. Le « compte long » permettait de synchroniser les deux systèmes, ce qui alimenta les spéculations sur l’an 2012. D’autres calendriers existent, comme le musulman, lunaire, débutant en 622 avec l’Hégire, le hébreu, luni-solaire, débutant en 3761 av. J.-C., le chinois, également luni-solaire, créé en 2637 av. J.-C., et le grégorien, réformant le julien en 1582 pour ajuster le calendrier, supprimant 10 jours et laissant des traces dans les noms de mois, septembre à décembre conservant leur numérotation romaine malgré les ajouts de janvier et février. On trouve aussi le calendrier égyptien de 360 jours plus 5 jours épagomènes, le bouddhiste à partir de 543 av. J.-C., ainsi que les calendriers hindou, copte, zoroastrien, amazighe et républicain. Ainsi, fixer une date implique de considérer ces variations selon les sociétés et les époques, et le cinquième et sixième mois de l’ancien calendrier romain, Quintilis et Sextilis, devinrent juillet et août en hommage à César et Auguste.Lire la suiteIl était une fois les calendriers

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Les sept merveilles…

repère(s) :00 - Repères

En 2007 fut lancée une initiative mondiale visant à revisiter le concept des « Sept merveilles du monde », constatant que parmi les merveilles antiques, seule la pyramide de Khéops subsiste encore aujourd’hui. Les autres ont disparu au fil des siècles, victimes d’incendies, de pillages, de séismes ou du temps : la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, les énigmatiques jardins suspendus de Babylone, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Le vote planétaire de 2007 a ainsi consacré sept nouveaux sites emblématiques : le Colisée de Rome, le Taj Mahal, la Grande Muraille, Pétra, Chichén Itzá, le Machu Picchu et le Christ Rédempteur de Rio. Cette liste, forcément subjective, rappelle surtout l’extraordinaire richesse du patrimoine mondial et la difficulté de le réduire à quelques symboles.Lire la suiteLes sept merveilles…

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Kuomboka

repère(s) :environnement

Depuis l’Antiquité, l’eau rythme la vie des sociétés, tantôt ressource vitale, tantôt menace, et c’est à elle que répond la cérémonie du Kuomboka, mot lozi signifiant « sortir de l’eau ». Chaque année, à l’extrême ouest de la Zambie, le peuple lozi quitte la plaine inondable de Barotse pour rejoindre Limulunga, sur des terres plus élevées, en remontant le fleuve Zambèze. À la fin de la saison des pluies, le roi, le litunga, fixe la date du départ, annoncée par les puissants tambours maoma. Les canoës sont préparés, les pagayeurs royaux – sélectionnés lors de tournois – se rassemblent, et le souverain embarque sur la majestueuse Nalikwanda, surmontée d’un éléphant, tandis que son épouse prend place sur la Nalwange. Au son des tambours et des salimbas, la procession fluviale s’élance pour près de six heures, portée par les valeurs ancestrales de toute une communauté. En cours de route, le roi revêt un uniforme d’amiral britannique, souvenir des accords conclus en 1902 avec Édouard VII. Six mois plus tard, le trajet inverse, le Kufuluhela, ramène la cour à Lealui, lorsque les eaux se retirent.Lire la suiteKuomboka

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Le Nil, aux sources de la Vie…

repère(s) :environnement

La bouteille à la mer interroge notre rapport à l’eau, à la fois comme contenant et comme contenu, rappel discret de sa primauté vitale. Source de toute vie, l’eau conditionne les équilibres des environnements et aucun progrès ne saurait s’envisager sans penser sa place. Un voyage sur les rives du Nil nous le rappelle avec force. Dans l’ancienne Égypte antique, les nilomètres permettaient de mesurer la crue du fleuve, dont dépendaient l’agriculture, les récoltes et la prospérité collective. Les Égyptiens y voyaient l’œuvre de divinités telles que Hâpy, personnification du fleuve, entouré de symboles indiquant la hauteur idéale de l’inondation. Leur calendrier même s’organisait autour de ces variations, alternant crue, semailles et récoltes. Hier comme aujourd’hui, aucune région du monde n’a échappé à la question cruciale de l’accès à l’eau, entre pénuries et débordements. Les tensions contemporaines autour du Nil rappellent combien cette ressource demeure un enjeu majeur de coopération, de justice et de paix. Peut-être est-il temps, collectivement, de commencer par questionner notre indéfinition de l’eau.Lire la suiteLe Nil, aux sources de la Vie…

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Pierre de Rosette

repère(s) :écriture

La Pierre de Rosette est une stèle inscrite datant de l’Égypte antique, découverte en 1799 à Rosette (Rashid), en Égypte, par les troupes françaises de Napoléon Bonaparte. Datant de 196 av. J.-C., la pierre comporte le même texte en trois écritures : égyptien hiéroglyphique, démotique et grec ancien. Cette découverte a été cruciale pour la compréhension des hiéroglyphes égyptiens, car…Lire la suitePierre de Rosette

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Des sons qui cliquent…

repère(s) :sens

Il existe des manières singulières de produire des sons sans recourir aux poumons, utilisant différentes parties du conduit vocal, donnant naissance aux langues à clics. On y reconnaît par exemple le « bruit du baiser » bilabial, le « bruit d’agacement » dental (tss-tss) ou encore le claquement de langue, parfois combinés à la nasalisation, au voisement ou à la glottalisation. Le hadza, parlé en Tanzanie, comporte ainsi 65 consonnes, dont une douzaine de clics. Ces langues se répartissent principalement en trois familles anciennement regroupées comme khoisan : les langues tuu (Botswana, Afrique du Sud), khoe (Namibie, Kalahari) et juu-ǂhoan (Botswana, Namibie, Angola), tandis que certaines langues bantoues, comme le xhosa ou le zoulou, intègrent aussi des clics. Hélas, nombre d’entre elles sont menacées. C’est le cas du N|uu, sauvé grâce à l’engagement de Katrina Esau, dernière locutrice, qui transmit la langue à une nouvelle génération et publia avec sa petite-fille un livre de contes, assurant la survie de ses 114 sons distincts et 45 clics, preuve qu’implication individuelle et universitaire peuvent redonner vie à un patrimoine linguistique unique.Lire la suiteDes sons qui cliquent…

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Petite histoire du vin [8]

repère(s) :histoire

Le XVIIIe siècle Le XVIIIe siècle correspond à l’âge d’or des grands vins européens, dont la renommée s’étend largement au-delà de leurs régions d’origine. S’imposent alors les vins de Tokaj, de Bordeaux, de Champagne, de Bourgogne, de Porto et de Toscane, ainsi que le célèbre Constantia sud-africain. Cette période est également marquée par des progrès techniques décisifs. L’usage maîtrisé du…Lire la suitePetite histoire du vin [8]

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Petite histoire du vin [2]

repère(s) :histoire

Entre 1500 et 500 av J.-C. L’expansion de la « culture du vin » se propage à toutes les civilisations allant de la Mésopotamie au bassin méditerranéen (Egypte, Grèce, Rome…). Partout où il s’implante, le vin dépasse le simple statut de boisson pour devenir un élément central de la vie sociale, politique et religieuse. Il est utilisé lors des rites,…Lire la suitePetite histoire du vin [2]

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Dreadlocks, Bible et Reine de Saba

repère(s) :santé

Le rastafarisme, né en Jamaïque dans les années 1930, est un mouvement culturel, spirituel et politique lié à des figures comme Marcus Garvey, prophète et fondateur, et Leonard P. Howell qui créa en 1940 The Pinnacle, première communauté rastafari. Son nom puise ses racines en Éthiopie : « Ras » signifiant « chef » en amharique et « Tafari » « celui qui est redouté », désignant Tafari Makonnen, couronné Haïlé Sélassié Ier, considéré par les Rastas comme le messie annoncé, descendant du roi Salomon et de la Reine de Saba selon le Kebra Nagast. Sa visite en Jamaïque en 1966 fut un moment solennel pour les adeptes, dont Bob Marley. Les dreadlocks, quant à elles, rappellent Samson, le nazir biblique dont la force résidait dans ses cheveux et trahi par Dalila. Pour honorer le retour aux origines africaines, Haïlé Sélassié permit aux Rastas de s’installer à Shashamané en Éthiopie, inspirant des chants comme « Rivers of Babylone », hymne à la mémoire, à l’exil et à la liberté.Lire la suiteDreadlocks, Bible et Reine de Saba

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Grégoire Ahongbonon

repère(s) :santé

Philanthrope béninois (1953-). Il a fondé l’Association Saint Camille de Lellis en 1991, une organisation qui s’occupe de la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux en Afrique de l’Ouest. Il leur consacre sa vie luttant contre la stigmatisation associée à ces maladies en Afrique de l’Ouest. Son association gère des centres d’accueil dans plusieurs pays, offrant un…Lire la suiteGrégoire Ahongbonon

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Champ-de-Mars

repère(s) :jeu

Le Champ-de-Mars est le plus ancien hippodrome de l’hémisphère sud et se situe à Port-Louis, la capitale de l’île Maurice. Inauguré en 1812, il occupe une place importante dans l’histoire et la culture du pays. Les courses hippiques y attirent chaque année un large public venant de toutes les communautés mauriciennes. Le Champ-de-Mars est à la fois un lieu de…Lire la suiteChamp-de-Mars

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Il était une fois… les chats

repère(s) :espèces

Stubbs vécut de 1997 à 2017 et fut durant vingt ans le maire du district historique de Talkeetna, en Alaska. Chaque après-midi, il faisait sa pause désaltérante dans un restaurant local, détail anodin sauf pour un point essentiel : Stubbs était un chat. Ce clin d’œil contemporain invite à retracer l’épopée quasi planétaire des félins. Leurs premières traces apparaissent au Proche-Orient, il y a environ 10 000 ans, lorsque l’agriculture favorisa leur rôle de protecteurs des grains. En Égypte, ils furent élevés au rang sacré, associés à la déesse Bastet et honorés par des funérailles raffinées. Grecs et Romains les adoptèrent pour leurs qualités utilitaires avant qu’ils ne se diffusent dans tout l’Empire. En Asie, leur présence ancienne est attestée en Chine comme au Japon impérial, tandis qu’en Inde ils accompagnent la déesse protectrice Shashthi. Partout, le chat a nourri mythes, croyances, proverbes et symboles, du porte-bonheur au compagnon suspect.Lire la suiteIl était une fois… les chats

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Le joyeux cimetière

repère(s) :mourir

Et si le mot « cimetière » rimait avec « joyeux » ? Au nord de la Roumanie, près de la frontière ukrainienne, dans le județ de Maramureș, se trouve un lieu unique : le cimetière joyeux de Săpânța. Ici, les tombes sont ornées de stèles colorées couvertes d’épitaphes pleines d’humour, de tendresse ou d’autodérision, racontant sans détour la vie, les passions ou les faiblesses des défunts. Cette poésie funéraire naît dans les années 1930 grâce à Stan Ioan Pătraș, artisan local qui sculpte des croix de chêne peintes de couleurs vives, illustrées de bas-reliefs représentant un trait marquant de chaque existence, complétés par des textes souvent savoureux. Jusqu’à sa mort en 1977, il façonne des centaines de sépultures sur mesure, transformant le cimetière en une chronique populaire de la communauté. Son disciple Dumitru Pop poursuit ensuite cette tradition, aujourd’hui devenue l’une des grandes attractions de la région. Cette vision joyeuse et profondément humaine de la mort invite à repenser nos rites funéraires, miroirs de notre rapport à la vie.Lire la suiteLe joyeux cimetière

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Livre des Morts (Egypte)

repère(s) :artmourir

Le Livre des Morts égyptien, également connu sous le nom de « Rituel pour sortir au jour », est un ensemble de textes funéraires de l’Égypte ancienne. Composé de formules magiques, de prières et de hymnes, il était destiné à aider le défunt à traverser le monde des morts et à atteindre l’au-delà en toute sécurité. Ce texte remonte à l’Ancien Empire…Lire la suiteLivre des Morts (Egypte)