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Téranga, ou le sens de l’hospitalité…

repère(s) :sentiment

Au-delà du football et de l’expression « Lions de la Teranga », la téranga désigne au Sénégal une manière d’être au monde fondée sur l’hospitalité et la reconnaissance de l’autre. Plus qu’un simple accueil, elle exprime l’idée que nul n’est totalement étranger et que la relation précède souvent l’identité. Elle s’incarne dans le plat partagé, toujours prêt à recevoir un convive imprévu, dans l’attention portée à l’hôte de passage comme à celui qui s’installe, dans une générosité quotidienne faite de gestes simples. Issue d’une longue histoire de circulations, de brassages et d’échanges, nourrie par des héritages sociaux, politiques et religieux, la téranga a contribué à façonner une identité collective où accueillir engage autant celui qui reçoit que celui qui arrive. Elle propose ainsi une lecture de l’étranger non comme une menace, mais comme une relation à construire, impliquant des droits et des devoirs mutuels. À l’heure où les flux migratoires s’intensifient et où les frontières se durcissent, la téranga invite à déplacer le regard : non pour nier les tensions, mais pour rappeler que toute frontière interroge notre capacité à reconnaître l’autre comme partie prenante d’un monde commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’étranger » ?Lire la suiteTéranga, ou le sens de l’hospitalité…

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Un bonjour ordinaire…

repère(s) :sentiment

« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…

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Je tiens mon affaire

repère(s) :écriture

Et si l’on partait à la rencontre des hiéroglyphes égyptiens ? Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, alors âgé d’une trentaine d’années, provoque un véritable séisme intellectuel en présentant devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres sa lettre exposant le principe des hiéroglyphes phonétiques. Il met ainsi un terme à une énigme vieille de plus d’un millénaire, car l’écriture égyptienne, apparue plus de 3000 ans avant notre ère, avait été interdite en 391 et progressivement oubliée. La clé du déchiffrement résidait dans une pierre découverte en 1799 à Rosette, portant un même décret gravé en grec, en hiéroglyphes et en démotique. De nombreux savants s’y étaient essayés, mais Champollion comprit l’essentiel : l’écriture égyptienne est à la fois figurative, symbolique et phonétique. Son Précis du système hiéroglyphique paraît en 1824, ouvrant définitivement l’accès à la civilisation des pharaons. Conservateur au Louvre, voyageur en Italie puis en Égypte, il meurt en 1832, laissant un héritage scientifique majeur.Lire la suiteJe tiens mon affaire

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Ecrire en cherokee

repère(s) :écriture

Séquoia, quelle belle sonorité pour un arbre aux dimensions hors norme : jusqu’à cent mètres de haut, trente mètres de circonférence et parfois deux mille ans d’âge. Mais qui imaginerait que ce nom prestigieux pourrait être lié à un homme cherokee du tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles ? Sequoyah, né vers 1770 dans le Tennessee et devenu orfèvre en Alabama, fut fasciné par l’écriture après avoir observé un atelier d’imprimerie, alors même que sa communauté se méfiait de ces « feuilles parlantes ». D’abord tenté par un signe pour chaque mot, il comprit l’impasse et inventa un syllabaire, un signe par syllabe, soit 86 caractères. Raillé, parfois découragé, il parvint pourtant à démontrer l’efficacité de son système grâce à des exercices publics impliquant sa fille. Convaincue, la Nation cherokee adopta officiellement ce syllabaire en 1825, favorisant une alphabétisation rapide et la parution d’un journal bilingue. Une tradition veut qu’un botaniste européen ait ensuite donné le nom de « séquoia » à l’arbre en hommage à cet inventeur, même si l’étymologie reste discutée.Lire la suiteEcrire en cherokee

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bhodjpouri (lg)

repère(s) :

Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)

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Des proverbes en swahili…

repère(s) :langue

Nahodha wengi, chombo huenda mrama : « Trop de capitaines et le vaisseau va sombrer. » Akili nyingi huondoa maarifa : « Trop d’intelligence chasse la sagesse. » Mtaka yote hukosa yote : « Celui qui veut tout rate tout. » Ces proverbes swahilis nous rappellent combien les langues sont des instruments précieux pour formuler et comprendre le monde, condensant en quelques sons des pensées et des sagesses millénaires. Le swahili, langue bantoue parlée dans une large partie de l’Afrique subsaharienne, révèle cette richesse à travers sa littérature, comme le Diwani ya Mnyampala de Mathias Eugen Mnyampala (1917-1969) : « Chaque chose en ce monde, même si c’est le Sultan, même si tu as reçu une médaille, tu n’as pas encore atteint la fin. Cela peut tomber à terre, et perdre sa valeur. Ne te réjouis pas au début, jusqu’à ce que tu atteignes la fin ». Tradition poétique oblige, les meilleurs poètes, les malenga, étaient reconnus pour leur maîtrise exemplaire de la langue. Aujourd’hui, des expressions comme Hakuna matata, littéralement « il n’y a pas de problème », popularisées mondialement, montrent que le swahili continue d’inspirer un véritable Carpe diem, philosophie de vie et de sérénité.Lire la suiteDes proverbes en swahili…

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Le pari du sango…

repère(s) :langue

Le sango devient langue officielle de la République centrafricaine en 1991 aux côtés du français, reconnu en 1963. Certains le qualifient de créole, d’autres le rattachent aux langues adamawa-oubanguiennes de la famille nigéro-congolaise. Le sango parlé autour de Mobaye et le long de l’Oubangui diffère de celui qui, sous influence européenne et au contact d’autres langues africaines, devient progressivement langue nationale par créolisation. À base lexicale ngbandi, il était d’abord utilisé par les opérateurs fluviaux avant de s’étendre avec Bangui. Durant la période coloniale, il joua un rôle clé dans l’évangélisation. Aujourd’hui, il reste la langue véhiculaire dominante parmi une centaine de langues, avec un travail lexical en cours et une orthographe officielle depuis 1984 incluant la notation des tons du sängö.Lire la suiteLe pari du sango…

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A la rencontre du portunhol…

repère(s) :langue

Le traité de Tordesillas, signé en 1494 entre l’Espagne et le Portugal sous l’égide pontificale, fixa une ligne de partage du monde à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Lorsque le Brésil fut atteint en 1500, il se retrouva du côté portugais, tandis que le reste de l’Amérique demeurait majoritairement sous domination espagnole. De cette division naquirent deux grandes aires linguistiques qui, au fil du temps, entrèrent en contact dans des zones frontalières, par les échanges et les mobilités. De ces rencontres est issue une variété hybride mêlant espagnol et portugais : le portuñol ou portunhol. Cette forme s’appuie sur une intercompréhension déjà élevée entre les deux langues et se développe surtout dans des contextes bilingues informels, parfois avec une forte créativité lexicale. Elle a même trouvé des expressions littéraires et populaires, intégrant parfois d’autres langues amérindiennes. Si certains y voient un enrichissement vivant et inventif, d’autres s’inquiètent d’une dilution possible des langues de référence. Entre crainte et fascination, le portuñol illustre ainsi la manière dont l’histoire, la géographie et les contacts humains façonnent des formes linguistiques nouvelles, dynamiques et profondément révélatrices des sociétés qui les portent.Lire la suiteA la rencontre du portunhol…

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Mo anvi aprann inpe creole

repère(s) :langue

Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole

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isangu (lg)

repère(s) :langue

L’isangu (ou yisangu) est une langue bantoue appartenant au groupe B40 selon la classification de Guthrie, parlée par le peuple Massango au Gabon, principalement dans le sud-est du pays, notamment dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Codée [snq] selon la norme ISO 639-3, cette langue présente des affinités linguistiques avec d’autres langues bantoues voisines du Gabon et de…Lire la suiteisangu (lg)

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Khoïsan

repère(s) :langue

Le terme Khoïsan désigne l’ensemble des peuples autochtones d’Afrique australe dits « non bantous », comprenant principalement les Khoï (ou Khoïkhoï) et les San (anciennement appelés « Bushmen »), autrefois regroupés sous l’appellation aujourd’hui obsolète et péjorative de « Hottentots ». Ils sont les locuteurs des langues khoïsan, un ensemble de familles linguistiques remarquables par l’usage de clics phonétiques, produits par des contacts de la langue avec différentes parties de la bouche. Les peuples khoïsan comptent parmi les plus anciens peuplements humains de la région et sont aujourd’hui répartis principalement en Namibie, en Afrique du Sud, au Botswana et en Angola. Traditionnellement, les Khoïkhoï sont des pasteurs pratiquant l’élevage, tandis que les San vivent comme chasseurs-cueilleurs, souvent dans des environnements semi-arides. Leur culture est marquée par des pratiques animistes et chamaniques, une relation spirituelle étroite avec la nature et un riche patrimoine de peintures rupestres.Lire la suiteKhoïsan

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Tayeb Salih

repère(s) :art

Tayeb Salih (1929-2009) – Ecrivain soudanais reconnu comme l’un des plus grands auteurs arabes aux côtés de Taha Hussein et Naguib Mahfouz. Issu d’un milieu modeste d’agriculteurs, et après des études à l’Université de Khartoum, il poursuit à l’université de Londres, travaillant ensuite comme enseignant, avant de rejoindre la BBC à Londres, l’Unesco à Paris, et le ministère de l’information…Lire la suiteTayeb Salih

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L’arabe et ses variations dialectales…

repère(s) :langue

L’arabe, langue sémitique la plus parlée, est officielle dans de nombreux pays et figure parmi les six langues de l’ONU, célébrée chaque 18 décembre depuis sa reconnaissance en 1973. Elle se caractérise par une diglossie : l’arabe classique ou fuṣḥa (فُصْحَى) et les variantes vernaculaires, réparties selon des critères géographiques en arabe maghrébin ou occidental et arabe oriental. On distingue cinq grands groupes : maghrébin, péninsulaire, levantin, mésopotamien et du Nil. Née dans la péninsule arabique et attestée dès le IIIᵉ siècle, elle s’est largement diffusée avec l’expansion de l’islam. À l’écrit, l’arabe littéral favorise l’accès à une littérature de près de quinze siècles (…)Lire la suiteL’arabe et ses variations dialectales…

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Nja Mahdaoui

repère(s) :écriture

Nja Mahdaoui est un plasticien-calligraphe tunisien né en 1937, reconnu pour avoir profondément renouvelé le rapport entre calligraphie arabe et art contemporain. Formé à Tunis puis à Rome et à Paris, il s’éloigne très tôt de la calligraphie strictement lisible pour explorer la lettre comme forme plastique autonome. Ses œuvres ne cherchent pas à transmettre un texte, mais à évoquer…Lire la suiteNja Mahdaoui

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Rastafarisme – au nom du Ras…

repère(s) :croire

Nous sommes en Jamaïque, terre d’Usain Bolt et de Bob Marley, où le rastafarisme puise ses racines bibliques et éthiopiennes. Les Rastas observent des principes tels que le port des dreadlocks, l’abstinence d’alcool et de viande, inspirés des nazirs bibliques. Le mouvement se consolide en 1966 avec la venue du négus Haile Sélassié, descendant de la reine de Saba et de Salomon selon le Kebra Nagast. Le rastafarisme tire son nom du titre éthiopien « ras » signifiant « tête » en amharique. L’écriture éthiopienne, alphasyllabaire ou abugida, remonte au IVe siècle et sert à plusieurs langues comme le guèze, l’amharique ou le tigrigna. Le guèze, langue sémitique aujourd’hui classique, fut supplanté par l’amharique au XIIIe siècle, mais son écriture reste un symbole central de l’identité culturelle éthiopienne et du rastafarisme.Lire la suiteRastafarisme – au nom du Ras…

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Enkai chez les Masaï

repère(s) :croire

Direction l’Afrique de l’Est ! Au nord de la Tanzanie s’élève le volcan Ol Doinyo Lengaï, la « montagne de Dieu » en langue maa, dont le cratère serait la demeure d’Enkai, dieu suprême des Masaï vivant autour de la Vallée du Grand Rift. Enkai, sous sa forme noire, apporte pluie, herbe et prospérité ; sous sa forme rouge, il incarne la colère, la sécheresse et la famine. Dieu pourvoyeur du bétail, il apparaît au cœur de nombreuses légendes : un récit primitif raconte qu’il vivait parmi les humains avec les troupeaux, puis remonta au ciel, faisant redescendre le bétail via un arbre sacré ou une corde reliant ciel et terre, parfois rompue par ignorance. Enkai divisa aussi un arbre en trois : les Masaï reçurent une canne pour garder les troupeaux, les Kikuyu une pelle pour l’agriculture, les Kamba arc et flèche pour la chasse. Le bétail est central dans la vie des Masaï, consommé en lait, thé, ou sang mélangé à des plantes lors de cérémonies, mariages ou soins. Les enfants reçoivent un nom provisoire, Embolet, jusqu’à la cérémonie Enkipukonoto Eaji qui leur donne leur nom véritable.Lire la suiteEnkai chez les Masaï

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Enkai

repère(s) :croire

Enkai (ou Ngai) – Le dieu unique chez les Masaï. Enkai est une divinité centrale dans la cosmologie religieuse des Masais, un groupe ethnique d’Afrique de l’Est, principalement présent au Kenya et en Tanzanie. Enkai est souvent considéré comme le dieu suprême et créateur dans leur panthéon. Les Masais attribuent à Enkai le pouvoir de contrôler la pluie, essentielle pour…Lire la suiteEnkai

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Université Al Quaraouiyine

repère(s) :éducation

Fondée en 859 à Fès, au Maroc, Université Al Quaraouiyine est souvent présentée comme la plus ancienne université en activité continue du monde. Créée par Fatima al-Fihri sous la dynastie idrisside, elle naît comme centre d’enseignement religieux avant d’élargir rapidement ses champs d’étude à la jurisprudence, la grammaire, la rhétorique, les mathématiques et les sciences naturelles. Au fil des siècles, Al Quaraouiyine devient un pôle intellectuel majeur du monde islamique, jouant un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des savoirs, et attirant des érudits venus d’horizons très divers. L’institution comprend une mosquée, une bibliothèque parmi les plus anciennes encore en usage et des structures d’enseignement, et elle fonctionne toujours comme centre éducatif. En hommage à sa fondatrice, un prix Fatima al-Fihri a été créé en 2017 à l’université de Kairouan afin de soutenir l’accès des femmes à la formation et aux responsabilités professionnelles. Une tradition rapporte que Gerbert d’Aurillac, futur pape Sylvestre II, aurait fréquenté Al Quaraouiyine lors de ses voyages d’étude, même si les historiens estiment plus probable qu’il se soit surLire la suiteUniversité Al Quaraouiyine

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Dogon

repère(s) :humain

Les Dogon sont un groupe ethnique indigène vivant principalement dans la région de Mopti, au Mali, en Afrique de l’Ouest, ayant une histoire remontant à plusieurs siècles. Leur société est organisée en clans et castes, avec des pratiques religieuses centrées sur des divinités telles qu’Amma, le dieu suprême. Les Dogon sont également connus pour leur architecture distinctive, des maisons en…Lire la suiteDogon

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L’histoire d’une espèce…

repère(s) :humain

Qu’est-ce qui distingue notre espèce des autres ? Mammifères primates du genre Homo, les humains se caractérisent par la bipédie, un cerveau proportionnellement plus développé, la complexité du langage, la fabrication d’outils, la transmission des savoirs et l’organisation sociale. Cette singularité résulte d’une longue évolution dont les fossiles sont les témoins. Parmi les plus anciens figure Toumaï, daté de 7 millions d’années, découvert au Tchad et objet de débats scientifiques. Un million d’années plus tard apparaît Orrorin tugenensis au Kenya, puis Ardipithecus ramidus en Éthiopie, âgé de 4,4 millions d’années. Dans la région de l’Afar, Australopithecus afarensis est illustré par Lucy, vieille de plus de 3 millions d’années. Viennent ensuite Homo habilis, premier fabricant d’outils, puis Homo erectus, grand voyageur hors d’Afrique. Homo sapiens apparaît il y a environ 300 000 ans, attesté par des sites en Afrique, au Proche-Orient, en Asie et en Europe. Enfin, l’Homme de Néandertal, longtemps marginalisé, est aujourd’hui reconnu comme une espèce humaine à part entière.Lire la suiteL’histoire d’une espèce…