Le rastafarisme, né en Jamaïque dans les années 1930, est un mouvement culturel, spirituel et politique lié à des figures comme Marcus Garvey, prophète et fondateur, et Leonard P. Howell qui créa en 1940 The Pinnacle, première communauté rastafari. Son nom puise ses racines en Éthiopie : « Ras » signifiant « chef » en amharique et « Tafari » « celui qui est redouté », désignant Tafari Makonnen, couronné Haïlé Sélassié Ier, considéré par les Rastas comme le messie annoncé, descendant du roi Salomon et de la Reine de Saba selon le Kebra Nagast. Sa visite en Jamaïque en 1966 fut un moment solennel pour les adeptes, dont Bob Marley. Les dreadlocks, quant à elles, rappellent Samson, le nazir biblique dont la force résidait dans ses cheveux et trahi par Dalila. Pour honorer le retour aux origines africaines, Haïlé Sélassié permit aux Rastas de s’installer à Shashamané en Éthiopie, inspirant des chants comme « Rivers of Babylone », hymne à la mémoire, à l’exil et à la liberté.Lire la suiteDreadlocks, Bible et Reine de Saba
Pantopique : Historia
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Artiste polyvalent américain, né le 21 septembre 1969 à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il est principalement connu pour son travail en tant qu’acteur, chanteur et styliste. Porter a commencé sa carrière sur les planches de Broadway, où il a remporté un Tony Award en 2013 pour son rôle dans la comédie musicale « Kinky Boots ». Il est également reconnu pour ses performances…Lire la suiteBilly Porter
Blessé à l’âge de trois ans dans l’atelier de son père bourrelier, Louis Braille perd progressivement la vue. Soutenu par ses parents, il entre à l’Institution royale des jeunes aveugles, fondée par Valentin Haüy, où il révèle très tôt un esprit inventif et rigoureux. En 1821, la présentation de la sonographie de Charles Barbier de La Serre l’inspire tout en lui montrant ses limites ; il conçoit alors un système tactile simple et efficace pour transcrire lettres, chiffres et musique. En 1829, la publication de son Procédé pour écrire les paroles, la musique, le plain-chant à l’usage des aveugles marque la naissance du système braille, fondé sur des points saillants. Cette avancée majeure s’inscrit dans une longue quête d’accessibilité du savoir, illustrée aussi par Zain-Din al Amidi, à Bagdad, qui développa un procédé de lecture à base de noyaux de fruits. Malgré les résistances, Louis Braille persévéra jusqu’à sa mort prématurée à 43 ans. Aujourd’hui, son système, fondé sur six points (64 caractères), a été étendu à huit points grâce à Unicode, démontrant la fécondité durable d’une invention née de la ténacité et de l’imagination humaines.Lire la suiteL’œil et la main
Philanthrope béninois (1953-). Il a fondé l’Association Saint Camille de Lellis en 1991, une organisation qui s’occupe de la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux en Afrique de l’Ouest. Il leur consacre sa vie luttant contre la stigmatisation associée à ces maladies en Afrique de l’Ouest. Son association gère des centres d’accueil dans plusieurs pays, offrant un…Lire la suiteGrégoire Ahongbonon
Le Théâtre équestre Zingaro, fondé par Bartabas (né Bartabas Zingaro de son vrai nom) en 1984, est une compagnie de théâtre équestre basée en France. Connu pour ses performances uniques qui intègrent des chevaux dans des créations artistiques, le Zingaro présente des spectacles qui mêlent équitation, musique, danse et arts visuels. Les spectacles du Zingaro se déroulent souvent dans des…Lire la suiteThéâtre équestre Zingaro
Stubbs vécut de 1997 à 2017 et fut durant vingt ans le maire du district historique de Talkeetna, en Alaska. Chaque après-midi, il faisait sa pause désaltérante dans un restaurant local, détail anodin sauf pour un point essentiel : Stubbs était un chat. Ce clin d’œil contemporain invite à retracer l’épopée quasi planétaire des félins. Leurs premières traces apparaissent au Proche-Orient, il y a environ 10 000 ans, lorsque l’agriculture favorisa leur rôle de protecteurs des grains. En Égypte, ils furent élevés au rang sacré, associés à la déesse Bastet et honorés par des funérailles raffinées. Grecs et Romains les adoptèrent pour leurs qualités utilitaires avant qu’ils ne se diffusent dans tout l’Empire. En Asie, leur présence ancienne est attestée en Chine comme au Japon impérial, tandis qu’en Inde ils accompagnent la déesse protectrice Shashthi. Partout, le chat a nourri mythes, croyances, proverbes et symboles, du porte-bonheur au compagnon suspect.Lire la suiteIl était une fois… les chats
Nos montagnes regorgent d’histoires et de symboles, à l’image du Triglav, montagne aux trois pics incarnant une ancienne divinité régnant sur le ciel, la terre et les enfers, si centrale que son ascension est considérée comme un rite d’identité nationale. Bienvenue en Slovénie, pays au carrefour des Alpes, de la plaine pannonienne et de l’Adriatique, où une autre passion façonne profondément la culture : l’apiculture. Véritable paradis des abeilles, le pays se distingue par la carniolienne, abeille mellifère réputée pour sa douceur et son efficacité. Avec environ cinq apiculteurs pour mille habitants et une densité remarquable de ruches, la Slovénie affiche un lien intime avec ces insectes essentiels. Les ruches elles-mêmes deviennent œuvres d’art, ornées de peintures naïves relatant scènes religieuses, locales ou historiques. Cette tradition doit beaucoup à Anton Janša, pionnier de l’apiculture moderne au XVIIIᵉ siècle, dont l’influence fut décisive bien au-delà des frontières. Ce rapport privilégié aux abeilles a conduit le pays à faire reconnaître une Journée mondiale de l’abeille, célébrée chaque 20 mai.Lire la suiteLa journée mondiale de l’abeille
Anton Janša (1734-1773) – Apiculteur et peintre slovène, considéré comme l’un des pionniers de l’apiculture moderne. Il a servi comme apiculteur impérial à la cour de Marie-Thérèse d’Autriche au XVIIIe siècle. Janša a développé des techniques novatrices d’élevage de reines et de gestion des colonies d’abeilles, laissant une influence durable sur la pratique apicole. En plus de ses contributions à…Lire la suiteAnton Janša
Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
Et si l’on se promenait au parc de Keukenhof, près de Lisse ? Créé au XVe siècle comme « jardin de cuisine », il est devenu en 1949 un haut lieu des expositions florales et célèbre chaque printemps la floraison de plus de sept millions de bulbes plantés à l’automne. Cette apothéose renvoie à l’histoire européenne de la tulipe, introduite au XVIe siècle depuis Constantinople, où un ambassadeur d’Autriche remarqua cette fleur prisée des Ottomans. Son nom, dérivé du mot turc désignant le turban, accompagna son succès lorsque le botaniste Charles de l’Écluse démontra vers 1590 qu’elle s’adaptait parfaitement au climat local. Dans un contexte de prospérité nourri par l’essor de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les variétés se multiplièrent et un marché spéculatif s’emballa. Dans les années 1630, la « tulipomanie » poussa artisans et notables à engager des fortunes – parfois leurs maisons – pour un seul bulbe, jusqu’au krach de 1637 qui mit fin à cette folie. Restée dans l’art et les esprits, elle inspira encore Gilles Ménage, rappelant combien la valeur des choses dépend de l’enthousiasme humain. Drôle de monde !Lire la suitePour le prix d’une tulipe
Les Nymphéas est une série de peintures emblématiques réalisées par le peintre français Claude Monet entre 1899 et 1926. Ces œuvres sont le fruit du travail de Monet dans son jardin de Giverny, en France, où l’artiste a créé un étang de nymphéas luxuriants et colorés. Monet a été profondément inspiré par la nature environnante, capturant la beauté éphémère des…Lire la suiteLes Nymphéas
À la fin octobre et au début novembre se succèdent Halloween, la Toussaint, le Jour des Trépassés ou encore le Día de los Muertos au Mexique. Tous partagent en partie une origine ancienne que l’on peut faire remonter à la fête celtique de Samain, célébrée il y a plus de 2500 ans. Samain marquait la fin des récoltes et l’entrée dans l’hiver, un moment charnière entre deux années dont le point culminant se situait autour du 1er novembre. Dans le calendrier celtique, elle côtoyait Imbolc, Beltaine et Lughnasad. Samain était surtout perçue comme une période de passage entre le monde des vivants et celui des dieux et des morts, durant laquelle les activités s’interrompaient et où de grands feux rituels étaient allumés. Avec la christianisation, la fête de la Toussaint fut fixée au 1er novembre, et la veille, All Hallows’ Eve, donna naissance à Halloween, qui s’est partiellement mêlée aux traditions plus anciennes. Transportée en Amérique par l’immigration irlandaise du XIXe siècle, Halloween s’y transforma, associant déguisements, sucreries et la figure de Jack-o’-lantern, dont la lanterne, navet en Europe puis citrouille en Amérique, éclaire encore nos nuits d’automne.Lire la suiteLa veille de tous les saints
Et si le mot « cimetière » rimait avec « joyeux » ? Au nord de la Roumanie, près de la frontière ukrainienne, dans le județ de Maramureș, se trouve un lieu unique : le cimetière joyeux de Săpânța. Ici, les tombes sont ornées de stèles colorées couvertes d’épitaphes pleines d’humour, de tendresse ou d’autodérision, racontant sans détour la vie, les passions ou les faiblesses des défunts. Cette poésie funéraire naît dans les années 1930 grâce à Stan Ioan Pătraș, artisan local qui sculpte des croix de chêne peintes de couleurs vives, illustrées de bas-reliefs représentant un trait marquant de chaque existence, complétés par des textes souvent savoureux. Jusqu’à sa mort en 1977, il façonne des centaines de sépultures sur mesure, transformant le cimetière en une chronique populaire de la communauté. Son disciple Dumitru Pop poursuit ensuite cette tradition, aujourd’hui devenue l’une des grandes attractions de la région. Cette vision joyeuse et profondément humaine de la mort invite à repenser nos rites funéraires, miroirs de notre rapport à la vie.Lire la suiteLe joyeux cimetière
Ötzi, également connu sous le nom d’Homme des glaces,l’homme de Similaun, l’homme de Hauslabjoch, l’homme des glaces tyrolien ou encore la momie de Hauslabjoch, désigne une momie datant de l’âge du cuivre, découverte en 1991 dans les Alpes italiennes de l’Ötztal. Il a vécu il y a environ 5 300 ans, vers 3300 av. J.-C. Ötzi est particulièrement important car…Lire la suiteOtzi
Le Joyeux Cimetière de Săpânța (Cimitirul Vesel din Săpânța) – Un cimetière roumain célèbre pour ses pierres tombales colorées et ses peintures naïves – Chaque pierre décrit la vie de la personne qui y est enterrée de manière poétique – A débuté en 1935 avec un artisan local, Stan Ioan Pătraş (1908-1977).Lire la suiteCimitirul Vesel
Le Livre des Morts égyptien, également connu sous le nom de « Rituel pour sortir au jour », est un ensemble de textes funéraires de l’Égypte ancienne. Composé de formules magiques, de prières et de hymnes, il était destiné à aider le défunt à traverser le monde des morts et à atteindre l’au-delà en toute sécurité. Ce texte remonte à l’Ancien Empire…Lire la suiteLivre des Morts (Egypte)
Guernica est une œuvre monumentale de Pablo Picasso réalisée en 1937. Le cheval y apparaît comme une figure centrale de souffrance et de chaos. Il ne représente pas un animal réel, mais une métaphore de la guerre et de la destruction. Sa bouche ouverte et son corps fragmenté expriment un cri muet. Dans ce tableau, le cheval devient une incarnation…Lire la suiteGuernica (Picasso) [2]
« L’Invitation au voyage » est un poème de Charles Baudelaire publié en 1857 dans Les Fleurs du Mal, au sein de la section « Spleen et Idéal », puis repris en prose dans Le Spleen de Paris. Il s’inscrit dans le contexte du XIXᵉ siècle marqué par le mal-être moderne, l’ennui et la quête d’un ailleurs idéalisé. Le poème…Lire la suiteL’Invitation au voyage (2)
La gothique textura apparaît au XIIIᵉ siècle en Europe occidentale, notamment dans les manuscrits religieux. Elle se caractérise par des lettres étroites, anguleuses et serrées, formant un tissu visuel dense. Cette écriture reflète l’esthétique gothique, marquée par la verticalité et la complexité. Elle permet une grande économie d’espace sur le parchemin. La textura est associée à la solennité, à l’autorité…Lire la suitegothique textura
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
La minuscule caroline est une écriture mise en place à l’époque de Charlemagne, aux VIIIᵉ et IXᵉ siècles. Elle naît d’un projet politique et culturel visant à unifier l’écriture dans l’Empire carolingien. Lisible, régulière et bien espacée, elle facilite la copie et la diffusion des textes. La caroline introduit une distinction claire entre majuscules et minuscules, ainsi qu’une ponctuation plus…Lire la suitecaroline
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