Présent à travers la Chine et dans différents groupes ethniques, le découpage de papier est un art populaire fondamental dans la vie quotidienne. Essentiellement féminin, cet art est transmis de mère en fille au cours d’un long apprentissage qui commence dès l’enfance, surtout dans les zones rurales. Il permet aux meilleurs artistes de gagner respect et admiration. Les techniques sont nombreuses : le papier peut être découpé ou gravé avec un burin, colorié ou non. Les technologies modernes sont de plus en plus utilisées. Les motifs, très divers et souvent improvisés par l’artiste, dépendent de la région (le sud de la Chine privilégie par exemple les motifs fins et délicats) et de l’usage du produit, qui peut être destiné à la décoration intérieure (fenêtres, lits, plafonds…), à des fêtes (mariages, anniversaires, cérémonies) ou encore à des prières (invoquer la pluie, conjurer le diable…). Étroitement lié à la vie sociale des Chinois de tous les groupes ethniques, le découpage du papier sert à exprimer les principes moraux, les philosophies et les idéaux esthétiques des praticiens. Aujourd’hui, il est un moyen toujours vivant d’expression des émotions et connaît un regain d’intérêt sans précédent.Lire la suiteLe découpage de papier chinois
Catégorie : Patrimoine Culturel Immatériel
Les montagnes abruptes de la région de Dazu abritent une série exceptionnelle de sculptures rupestres datant du IXe au XIIIe siècle. Celles-ci sont remarquables à plusieurs égards : leur grande qualité esthétique, la richesse de leurs sujets, tant séculiers que religieux, et l’éclairage qu’elles portent sur la vie quotidienne en Chine à cette époque. Elles témoignent aussi de façon éclatante de la fusion harmonieuse du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme.Lire la suiteSculptures rupestres de Dazu
Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l’altération et l’érosion). Le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d’érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.Lire la suiteDanxia de Chine
Les membres du groupe ethnique coréen de la province de Jilin et d’autres provinces du nord-est de la Chine se réunissent dans les champs ou les villages lors de festivals communautaires pour faire un sacrifice traditionnel en l’honneur du dieu de la terre, afin de rendre hommage à la nature et de prier pour attirer la chance et de bonnes récoltes. Telle est l’origine de la danse des fermiers du groupe ethnique coréen en Chine, une pratique traditionnelle populaire transmise par les membres les plus anciens de la communauté aux jeunes générations. Des musiciens jouent du »suona, » instrument proche du hautbois, de gongs en forme de cloches et de divers tambours, tandis que des danseurs, masqués ou non, exécutent des mouvements grotesques au son de cette musique. Cette danse s’inspire de la gestuelle du travail de la terre, comme par exemple la « marche sur les billons »… (…)Lire la suiteLa danse des fermiers du groupe ethnique coréen en Chine
Construction des ponts chinois de bois en arc
[chin. 传统中国木拱桥设计与建造 Chuántǒng zhōngguó mù gǒngqiáo shèjì yǔ jiànzào]
On trouve des ponts de bois en arc dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, le long de la côte sud-est de la Chine. La conception et les pratiques traditionnelles de construction de ces ponts associent l’usage du bois et des outils d’architecte traditionnels, l’artisanat, les techniques fondamentales de « tissage de poutres » et d’assemblage par mortaises et tenons, ainsi que la connaissance par le charpentier expérimenté des différents environnements et des mécanismes structuraux nécessaires. Le travail de charpenterie est dirigé par un maître charpentier et exécuté par d’autres travailleurs du bois. Cet artisanat est transmis oralement et par des démonstrations personnelles, ou d’une génération à l’autre par des maîtres instruisant des apprentis ou les proches d’un clan, conformément à des procédures rigoureuses. Ces clans jouent un rôle irremplaçable dans la construction, l’entretien et la protection des ponts. En tant que véhicules de l’artisanat traditionnel, les ponts en arc font office à la fois d’outils et de lieux de communication… (…)Lire la suiteConstruction des ponts chinois de bois en arc
Ce site de 512 hectares de collines, situé dans la province du Yunnan, offre les archives les plus complètes d’une communauté marine du Cambrien inférieur, avec un biote exceptionnellement préservé où l’anatomie des tissus durs et mous d’une très grande variété d’organismes, invertébrés et vertébrés, apparaît avec un maximum de détails. Le site témoigne de l’établissement ancien d’un écosystème marin complexe. On y trouve au moins 16 phyla, ainsi qu’une variété de groupes énigmatiques et environ 196 espèces, le tout témoignant de façon exceptionnelle de la rapide diversification de la vie sur terre il y a 530 millions d’années, au moment où sont apparus presque tous les principaux groupes d’animaux d’aujourd’hui. Le site représente une fenêtre paléobiologique de grande importance pour la science.Lire la suiteSite fossilifère de Chengjiang
Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde
[chin. 承德避暑山庄及其周围寺庙 Chéngdé bìshǔ shānzhuāng jí qí zhōuwéi sìmiào]
La résidence de montagne, palais d’été de la dynastie Qing dans la province du Hebei, fut construite de 1703 à 1792. C’est un vaste ensemble de palais et de bâtiments administratifs et cérémoniels, de temples aux architectures très variées et de jardins impériaux s’intégrant subtilement à un paysage de lacs, de pâturages et de forêts. Outre son intérêt esthétique, la résidence de montagne est un témoignage historique précieux sur le développement final de la société féodale en Chine.Lire la suiteRésidence de montagne et temples avoisinants à Chengde
Selon un dicton répandu parmi le peuple dong, établi dans la province de Guizhou dans le sud de la Chine, « le riz nourrit le corps et les chants nourrissent l’âme ». Leur tradition de transmission de la culture et des connaissances musicales trouve une illustration dans le grand chant du groupe ethnique Dong, chant en plusieurs parties exécuté sans accompagnement instrumental ni chef qui dirige. Le répertoire se compose de plusieurs genres tels que ballades, chansons enfantines, chants de salutations et chants d’imitation qui mettent à l’épreuve la virtuosité des interprètes pour imiter les bruits d’animaux. Enseigné par les maîtres à des chœurs de disciples, le grand chant est exécuté cérémonieusement dans la tour du tambour, le lieu important pour les rites, les spectacles et les réunions dans tout village dong, ou plus spontanément dans les foyers ou les lieux publics. C’est une véritable encyclopédie dong qui raconte l’histoire de ce peuple, louant sa croyance dans l’unité des hommes et de la nature, préservant les connaissances scientifiques, exprimant des sentiments d’amour romantique et défendant des valeurs morales telles que le respect des anciens et des voisins…(…)Lire la suiteLe grand chant du groupe ethnique Dong
Vers 220 av. J.-C., Qin Shin Huang entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif cohérent contre les invasions venues du nord. Poursuivis jusque sous les Ming (1368-1644), ces travaux ont produit le plus gigantesque ouvrage de génie militaire du monde. Son importance historique et stratégique n’a d’égale que sa valeur architecturale.Lire la suiteLa Grande Muraille
La technique de cuisson traditionnelle du céladon de Longquan
[chin. 传统龙泉青瓷烧制工艺 Chuántǒng lóngquán qīngcí shāo zhì gōngyì]
La ville de Longquan, dans la province chinoise côtière de Zhejian, est réputée pour sa poterie céladon et sa technique de cuisson traditionnelle qui lui confère sa glaçure spécifique. Composée d’argile or-violet et d’un mélange de feldspath calciné, de calcaire, de quartz et de cendre de végétaux, la glaçure est préparée selon des recettes souvent transmises de génération en génération par des maîtres ou au sein des familles. La glaçure est appliquée sur un récipient en grès cuit qui est ensuite recuit selon un cycle de six opérations de cuisson-refroidissement où la précision des températures revêt une importance primordiale (…) Les artistes expérimentés dans l’art du céladon contrôlent soigneusement chaque étape en utilisant un thermomètre et en observant la couleur de la flamme qui peut monter jusqu’à 1 310º C. Le produit final prend l’un des deux styles suivants : le céladon dit du « grand frère » a un fini noir avec effet craquelé, tandis que celui dit du « jeune frère » a un fini épais gris lavande et vert prune. Avec sa teinte vert de jade sous-jacente, le céladon cuit par les entreprises familiales de Longquan est apprécié en tant que technique produisant de véritables chefs-d’œuvre…(…)Lire la suiteLa technique de cuisson traditionnelle du céladon de Longquan
Capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo
[chin. 高句丽王城、王陵及贵族墓葬Gāojùlì wángchéng, wáng líng jí guìzú mùzàng]
Ce site comprend les vestiges archéologiques de 3 villes et 40 tombeaux : la ville de montagne de Wunu, la ville de Guonei et la ville de montagne de Wandu, 14 tombeaux impériaux et 26 tombeaux de nobles. Tous appartiennent à la culture koguryo qui doit son nom à la dynastie qui régna sur une partie de la Chine septentrionale et sur la moitié septentrionale de la péninsule coréenne entre 277 av. J.-C. et 668 apr. J.-C. La ville de montagne de Wunu n’a été que partiellement dégagée par les fouilles. La ville de Guonei, située sur le territoire de la ville moderne de Ji-an, joua le rôle de capitale secondaire après le transfert de la capitale principale de Koguryo à Pyongyang. La ville de montagne de Wandu, l’une des capitales du royaume de Koguryo, contient de nombreux vestiges dont un vaste palais et 37 tombeaux (…)Lire la suiteCapitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo
La calligraphie arabe désigne la pratique artistique consistant à retranscrire l’écriture arabe manuscrite avec fluidité, afin d’exprimer harmonie, grâce et beauté. Cette pratique, qui peut être transmise tant par l’éducation formelle et informelle, utilise les vingt-huit lettres de l’alphabet arabe, rédigé en écriture cursive de droite à gauche. Conçue à l’origine pour rendre l’écriture claire et lisible, elle s’est progressivement transformée en un art arabe islamique utilisé dans les œuvres traditionnelles et modernes (…) Les techniques traditionnelles utilisent des matériaux naturels, tels que des tiges de roseau et de bambou pour le calame, un outil d’écriture. L’encre est fabriquée à partir d’ingrédients naturels tels que le miel, la suie et le safran. Le papier est fabriqué à la main et enduit d’amidon, de blanc d’œuf et d’alun. La calligraphie moderne utilise fréquemment des marqueurs et des peintures synthétiques et de la peinture en bombe spray est utilisée pour les calligraffiti peints sur les murs, les panneaux et les bâtiments…(…)Lire la suiteLa calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques
La calligraphie chinoise a toujours été beaucoup plus qu’un simple outil de communication, intégrant une dimension artistique qui lui vaut d’être encore prisée à l’âge du stylo à bille et de l’ordinateur. De fait, la calligraphie n’est plus l’outil de base des intellectuels et des hauts responsables, mais est devenue le domaine exclusif d’artisans et d’amateurs enthousiastes. Qu’ils consignent des informations ou créent simplement de belles formes, les pinceaux du calligraphe servent à tracer cinq styles différents d’écriture : « sigillaire », « chancellerie », « cursif », « semi-cursif » et « régulier ». Cet art, qui peut apparaître sur n’importe quel support d’écriture (même les parois rocheuses d’une falaise), est plus spécialement fréquent sur les lettres, les manuscrits, les œuvres littéraires et les éventails. De nos jours, en plus de la formation traditionnelle maître-apprenti, la calligraphie est également enseignée à l’école. De nombreuses cérémonies destinées à marquer des célébrations nationales et des rites religieux incluent cette pratique et on a constaté que la calligraphie avait une grande influence sur l’art, l’architecture et le design contemporains… (…)Lire la suiteLa calligraphie chinoise
Brasília, capitale créée ex nihilo au centre du pays en 1956-1960, a été un événement majeur dans l’histoire de l’urbanisme. L’urbaniste Lucio Costa et l’architecte Oscar Niemeyer ont voulu que tout, depuis le plan général des quartiers administratifs et résidentiels – souvent comparé à la forme d’un oiseau – jusqu’à la symétrie des bâtiments eux-mêmes, reflète la conception harmonieuse de la ville dont les bâtiments officiels frappent par leur aspect novateur.Lire la suiteBrasilia
C’est ici, dans le paysage d’une grande beauté sur du mont Emei, dans le Sichuan, que fut édifié au Ier siècle le premier temple bouddhiste chinois. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s’y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu’aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans.Lire la suitePaysage panoramique du mont Emei
Ce célèbre temple bouddhique datant des VIIIe et IXe siècles est situé dans le centre de Java. Il est construit sur trois niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées concentriques, surmontée d’un tronc de cône (trois plate-formes circulaires) et couronnée d’un stupa monumental. Les murs et les balustrades sont ornés de bas-reliefs couvrant une surface totale de 2 500 m2. Bordant les plate-formes circulaires, 72 stupas ajourés abritent autant de statues du Bouddha. Le temple a été restauré avec le concours de l’UNESCO dans les années 1970.Lire la suiteEnsemble de Borobudur
Le centre historique de cette ville portuaire située dans le sud-ouest de la France représente un ensemble urbain et architectural exceptionnel, créé à l’époque des Lumières, dont les valeurs ont perduré jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Paris exclu, c’est la ville française qui compte le plus de bâtiments protégés. Elle voit aussi reconnaître son rôle historique en tant que centre d’échanges d’influences sur plus de 2 000 ans, en particulier depuis le XIIe siècle du fait des liens avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Les plans urbains et les ensembles architecturaux à partir du début du XVIIIe siècle font de la ville un exemple exceptionnel des tendances classiques et néoclassiques et lui confèrent une unité et une cohérence urbaine et architecturale remarquables. Son urbanisme représente le succès des philosophes qui voulaient faire des villes un creuset d’humanisme, d’universalité et de culture.Lire la suiteBordeaux, Port de la Lune
Conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
[Architecture japonaise 日本建築, Nihon kenchiku]
La conservation et la transmission de l’architecture en bois au Japon consiste en un ensemble de savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels. Près de soixante-dix pour cent du territoire japonais est recouvert de forêts. Par conséquent, le bois est utilisé dans les maisons depuis plusieurs siècles. De fait, la structure en bois la plus ancienne au monde et encore existante est le temple Horyu-ji, construit au début du septième siècle. Parmi les dix-sept savoir-faire décrits dans le dossier de candidature, on peut citer notamment l’enduit sakan, la récolte d’écorce de cyprès japonais, la peinture à la laque de structures traditionnelles et la production de tatamis (revêtement de sol). Jusqu’au dix-neuvième siècle, les maîtres-artisans formaient leurs apprentis et leur transmettaient les connaissances et les savoir-faire traditionnels pour en faire leurs successeurs. Cependant, la modernisation a rendu ce processus plus difficile et cela a entraîné la création d’associations de préservation. Les connaissances incluent les techniques permettant de bâtir de nouvelles structures mais aussi de restaurer les bâtiments existants… (…)Lire la suiteConservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
Sanctuaire d’oiseaux migrateurs le long du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai de Chine (phase I)
[chin. 中国黄(渤)海候鸟栖息地 Zhōngguó huáng (bó) hǎi hòuniǎo qīxī dì]
Le bien présente un système de vasières intertidales considéré comme le plus grand du monde. Ces vasières ainsi que les marais et les hautfonds sont exceptionnellement productifs et servent de zones de croissance à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés. Les zones intertidales de la mer Jaune/golfe de Bohai sont d’importance mondiale pour le rassemblement de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui utilisent la voie de migration Asie de l’Est-Australasie. De grands rassemblements d’oiseaux – parmi lesquels se trouvent certaines des espèces les plus menacées au monde – dépendent du littoral comme lieu de halte pour la mue, le repos, l’hivernage ou la nidification.Lire la suiteSanctuaire d’oiseaux migrateurs le long du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai de Chine (phase I)
Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan
[dari : Bamiyan بامیان]
Le paysage culturel et les vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan illustrent les développements artistiques et religieux qui, du Ier au XIIIe siècle, ont caractérisé l’ancienne Bactriane, intégrant diverses influences culturelles pour former l’école d’art bouddhique du Gandhara. Le site contient plusieurs ensembles monastiques et sanctuaires bouddhistes, ainsi que des édifices fortifiés de la période islamique. Il témoigne également de la tragique destruction des deux bouddhas debout par les taliban, qui ébranla le monde en mars 2001.Lire la suitePaysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan





















