Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays. Techniquement, la Doïna peut être chantée dans n’importe quel cadre (à l’extérieur, à domicile, au travail ou lors des veillées), toujours en solo, avec ou sans accompagnement instrumental (flûte droite traditionnelle, cornemuse, et même des instruments improvisés). Il en existe plusieurs variantes régionales. La Doïna peut exprimer une palette large de thématiques : joie, tristesse, solitude, conflits sociaux, attaques des brigands, amour… Expression des qualités personnelles du créateur-interprète, de ses états d’âme et de sa virtuosité, la Doïna a également un rôle social majeur de par sa fonction cathartique et de renforcement des liens de solidarité. Elle a également donné naissance à des genres artistiques autonomes (danses)… (…)Lire la suiteLa Doïna
Repère : art
Les arts. Dans toute la diversité de leur succession, de leurs transmissions, des figures illustres, mais aussi quantité d’œuvres anonymes dont la trace demeure. Les arts qui racontent un des plus riches récits de la condition humaine, souvent confrontée à ses contradictions, ses abimes, son agonie… Les arts, dont les repères entretiennent un dialogue universel dont nous captons parfois l’écho…
Les fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence
Le carnaval de Podence, fête de la fin de l’hiver, est une pratique sociale qui servait initialement de rite de passage pour les hommes. Désormais ouvert aux femmes et aux enfants, il s’est adapté au contexte contemporain. Cette fête marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Elle se déroule pendant trois jours dans les rues du village et dans les maisons des voisins qui se rendent visite. À cette occasion, les caretos (personnages masqués traditionnels) dansent autour des femmes en se déhanchant au son des sonnailles. Probablement liée à d’anciens rites de fertilité, cette danse est pratiquée par des personnes masquées qui peuvent ainsi interagir avec d’autres sans être reconnues. Les caretos portent des masques en fer blanc ou en cuir, des costumes recouverts de franges de laine colorées et des petites cloches. Lors d’une représentation théâtrale le lundi soir, un groupe d’hommes lit une liste fictive de couples fiancés, en se moquant d’eux pour divertir et faire rire l’assistance. Quand arrive Mardi gras, plusieurs habitants se déguisent en « matrafonas », personnages masqués des carnavals ruraux… (…)Lire la suiteLes fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence
Le kochari, danse collective traditionnelle
Le kochari est une danse traditionnelle très pratiquée dans toute l’Arménie pendant les jours fériés, les festivités, les cérémonies familiales et autres événements sociaux. Elle est ouverte à tous, n’étant soumise à aucune restriction liée à l’âge, au genre ou au statut social. Le kochari procure un sentiment d’identité et de solidarité partagé, favorise la continuité de la mémoire historique, culturelle et ethnique, et promeut le respect mutuel entre les membres de la communauté quel que soit leur âge. Sa transmission est assurée de façon formelle et non formelle, et il s’agit de l’une des rares danses traditionnelles dont la chaîne de transmission n’a jamais été interrompue. Les moyens formels de transmission incluent l’intégration depuis 2004 d’un cours dédié à la danse et au chant traditionnels dans le programme scolaire des établissements d’enseignement secondaire arméniens, des programmes éducatifs dans les centres artistiques pour les jeunes, un accroissement de la visibilité de l’élément grâce à Internet et à d’autres médias, et des initiatives institutionnelles… (…)Lire la suiteLe kochari, danse collective traditionnelle
Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai
Situés sur des falaises abruptes dans les régions frontalières du sud-ouest de la Chine, ces 38 sites d’art rupestre illustrent la vie et les rituels du peuple Luoyue. Ils datent d’une période s’étendant des alentours du Ve siècle av. J.-C. au IIe siècle de notre ère. Ils s’inscrivent dans un paysage constitué de karst, de rivières et de plateaux, et donnent à voir des cérémonies qui ont été interprétées comme représentant la culture des tambours de bronze, autrefois dominante dans la Chine méridionale. Ce paysage culturel est aujourd’hui le seul témoin de cette culture.Lire la suitePaysage culturel de l’art rupestre de Zuojiang Huashan
Les grottes de Yungang, à Datong, province du Shanxi, avec leurs 252 grottes et leurs 51 000 statues, représentent une réussite exceptionnelle de l’art rupestre bouddhique en Chine au Ve et au VIe siècle. Les Cinq Grottes, réalisées par Tan Yao avec une stricte unité du plan et de la conception, sont un chef d’œuvre classique de la première apogée de l’art rupestre bouddhique en Chine.Lire la suiteGrottes de Yungang
La tradition chinoise de l’opéra Yueju est une combinaison des traditions de l’opéra mandarin et du dialecte cantonnais. Enraciné dans les provinces de langue cantonaise de Guangdong et Guangxi, dans le sud-est de la Chine, l’opéra Yueju se distingue par sa combinaison d’instruments à cordes et à percussion, et par ses costumes et maquillages élaborés. Il comprend également des acrobaties et des combats avec armes réelles inspirés des arts martiaux Shaolin, comme l’illustre le rôle central de Wenwusheng qui exige une grande maîtrise du chant et du combat. Il a développé un riche répertoire d’histoires qui va des épopées historiques jusqu’aux descriptions plus réalistes de la vie quotidienne. Forme importante de récréation, l’opéra est également, dans certaines communautés rurales, associé à des éléments cérémoniels, religieux et sacrificiels pour former un amalgame spirituel d’art et de coutume appelé Shengongxi. L’opéra Yueju est très prisé dans toute la Chine et sert de lien culturel aux locuteurs du cantonais, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur…(…)Lire la suiteL’opéra Yueju
La technique traditionnelle de la xylogravure chinoise exige la collaboration d’une demi-douzaine d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’imprimerie, doués d’une grande dextérité et de l’esprit d’équipe. Les blocs d’impression, d’une épaisseur de deux centimètres, sont taillés dans du bois à grain fin (poirier ou jujubier) et sont polis au papier de verre avant d’être gravés. Une esquisse de l’image est exécutée sur un papier extrêmement mince et examinée minutieusement pour détecter toute erreur avant d’être transférée sur le bloc. Les motifs à l’encre servent de guide à l’artisan qui grave l’image ou le motif dans le bois, produisant des personnages en relief qui appliqueront ensuite l’encre sur le papier. Dans un premier temps, les blocs sont testés avec de l’encre rouge puis de la bleue, et des corrections sont apportées à la gravure. Enfin, quand le bloc est prêt à l’emploi, il est recouvert d’encre et appliqué à la main sur du papier pour imprimer l’image définitive…(…)Lire la suiteLa technique de la xylogravure chinoise
L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an, qui sont joués depuis plus d’un millénaire dans l’ancienne capitale chinoise de Xi’an, dans la province du Shaanxi, est un genre musical associant tambours et instruments à vent, parfois accompagnés d’un chœur d’hommes. Le répertoire se rapporte en général à la vie locale et aux croyances religieuses et la musique est jouée principalement lors d’événements religieux, telles que cérémonies funèbres ou foires dans le temple. Cette musique est de deux types : une « musique de chambre » et une « musique de marche », laquelle comprend notamment une partie de chœurs. La musique de marche rythmée par les tambours, qui accompagnait traditionnellement les voyages de l’empereur, est aujourd’hui devenue le domaine des agriculteurs et elle est jouée uniquement en plein air, dans la campagne. L’orchestre de musique des tambours est composé de trente à cinquante membres, parmi lesquels des paysans, des enseignants, des retraités et des étudiants (…)Lire la suiteL’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an
L’Urtiin duu ou « chant long » est l’une des deux formes majeures de chant mongol, l’autre étant le « chant court » (Bogino duu). Il tient une place particulière dans la société mongole et fait l’objet d’une véritable vénération en tant que forme rituelle d’expression associée aux célébrations et fêtes importantes. L’Urtiin duu est exécuté en diverses occasions : mariages, inauguration d’un nouvel habitat, naissance d’un enfant, marquage au fer d’un poulain et autres événements fêtés par les communautés mongoles nomades. Ces chants longs peuvent également être interprétés lors du naadam, une festivité organisée autour de concours de tir à l’arc, de lutte et de courses de chevaux. L’Urtiin duu est un chant lyrique qui se distingue par l’abondance de ses ornementations, l’emploi de la voix de fausset, une tessiture vocale très étendue et une composition de forme libre (…) L’interprétation et le contenu de l’Urtiin duu sont étroitement liés au mode de vie ancestral des nomades mongols dans leurs prairies. Si l’Urtiin duu est généralement considéré comme étant apparu il y a 2 000 ans, les premières œuvres littéraires où il est évoqué datent du treizième siècle…(…)Lire la suiteL’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires
Le théâtre d’ombres chinois est une forme de théâtre, accompagné de musique et de chants, qui met en scène des silhouettes de personnages pittoresques en cuir ou en papier. Manipulées par des marionnettistes à l’aide de tiges, ces personnages créent l’illusion d’images mobiles projetées sur un écran formé par un tissu translucide tendu et éclairé à l’arrière. Parmi les artistes du théâtre d’ombre d’âge avancé, beaucoup sont capables de représenter des douzaines de pièces traditionnelles qui sont transmises oralement ou que l’on trouve sous forme écrite. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la voix de fausset, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. De nombreux marionnettistes taillent également les marionnettes dans du bois ; ces dernières peuvent avoir entre douze et vingt-quatre articulations mobiles. Le théâtre d’ombres est joué par des grandes troupes de sept à neuf marionnettistes ainsi que par des troupes plus petites de deux à cinq personnes, principalement pour le divertissement ou les rituels religieux, les mariages et les funérailles, ainsi que d’autres occasion spéciales…(…)Lire la suiteLe théâtre d’ombres chinoises
Dans les monastères et les villages qui bordent les rives de la rivière Longwu dans la province de Qinghai, dans l’ouest de la Chine, des moines bouddhistes et des praticiens des arts populaires appartenant à l’ethnie tibétaine et à l’ethnie tu maintiennent la tradition des arts plastiques, dits arts Regong, tels que les peintures »thangka » et les fresques murales, les patchworks »barbola » et les sculptures. Leur influence s’étend des provinces voisines jusqu’aux pays d’Asie du Sud-Est. Le thangka, art de peindre des rouleaux religieux pour glorifier Bouddha, consiste à appliquer des teintures naturelles, à l’aide d’une brosse spéciale, sur du tissu portant des motifs dessinés au fusain ; le barbola utilise des formes de plantes et d’animaux découpées dans de la soie pour créer un effet de relief, doux au toucher, en vue de réaliser des voiles et des ornements de colonnes ; les sculptures regong, en bois, terre glaise, pierre ou brique, sont destinées à décorer des chevrons, des panneaux muraux, des tables pour le service du thé et des armoires dans les temples et les maisons… (…)Lire la suiteLes arts Regong
L’opéra de Pékin est un art du spectacle intégrant le chant, le récit, le mouvement, les arts martiaux. Bien que sa pratique soit largement répandue dans toute la Chine, ses centres de représentation sont Beijing, Tianjin et Shanghai. L’opéra de Pékin est chanté et récité principalement dans le dialecte de Beijing attache une grande importance à la rime. Ses livrets sont composés selon un ensemble de règles strictes qui mettent en valeur la rime et le rythme. Ils évoquent l’histoire, la politique, la société et la vie quotidienne, et se veulent aussi instructifs que divertissants. La musique de l’opéra de Pékin joue un rôle primordial en imprimant le rythme du spectacle, en créant une ambiance particulière, en façonnant les personnages et en guidant le fil du récit. La « musique civile » privilégie les instruments à cordes et à vent comme le »jinghu, » à la forme délicate et au son aigu, et la flûte »dizi, » tandis que la « musique militaire » est représentée par le jeu des percussions, tels que le »bangu » ou le »daluo »…(…)Lire la suiteL’opéra de Pékin
Le Nanyin est un art musical qui joue un rôle central dans la culture du peuple du Minnan, dans la province méridionale de Fujian, le long de la côte sud-est de la Chine, ainsi que pour toutes les populations minnan éparpillées dans le monde. Les mélodies lentes, simples et élégantes sont exécutées sur des instruments particuliers, tels qu’une flûte en bambou appelée »dongxiao » et un luth à manche recourbé joué à l’horizontal appelé »pipa, » ainsi que des instruments plus courants à vent, à cordes et à percussion. Parmi les trois composantes du nanyin, la première est purement instrumentale, la deuxième inclut la voix et la troisième consiste en ballades accompagnées par l’ensemble et chantées en dialecte Quanzhou, soit par un seul chanteur qui joue aussi des claquettes, soit par groupe de quatre qui chantent chacun à leur tour. Le répertoire extrêmement riche de chants et de musique, qui permet de préserver la musique populaire et la poésie anciennes, a influencé l’opéra, le théâtre de marionnettes et d’autres traditions des arts du spectacle…(…)Lire la suiteLe Nanyin
Le muqam ouïgour du Xinjiang est un terme général qui désigne un ensemble de pratiques du muqam très répandues dans les communautés ouïgour, l’une des minorités ethniques les plus importantes de la République populaire de Chine. Tout au long de son histoire, la région de Xinjiang a été marquée par d’intenses échanges culturels entre l’Est et l’Ouest, notamment en raison de sa situation sur la Route de la soie. Le muqam ouïgour du Xinjiang est un mélange de chants, de danses, et de musiques populaires et classiques. Il se caractérise par sa diversité sur plusieurs plans : contenu, chorégraphie, style musical et instruments employés. Les chants, aux rimes et à la métrique variables, peuvent être interprétés en solo ou en groupe (…) Le contenu des chants offre ainsi une grande variété de styles : poésie, proverbes et récits populaires et reflète l’histoire et la vie actuelle de la société ouïgoure. Dans les ensembles de muqam, les instruments principaux sont fabriqués à l’aide de matériaux locaux et prennent des formes diverses (instruments à cordes frottées ou pincées, instruments à vent)… (…)Lire la suiteLe muqam ouïgour du Xinjiang
Répandu chez les Ouïgours, largement concentrés dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang de la Chine, le Meshrep constitue le principal vecteur culturel des traditions ouïgoures. L’événement complet du Meshrep recèle une riche collection de traditions et d’arts du spectacle, tels que la musique, la danse, le théâtre, les arts populaires, l’acrobatie, la littérature orale, les habitudes alimentaires et les jeux. Le muqam ouïgour est la forme d’art la plus complète comprise dans l’événement qui intègre le chant, la danse et le divertissement. Le Meshrep fonctionne à la fois comme une « cour » où l’hôte agit en médiateur des conflits et assure la préservation des règles morales, et comme une « salle de classe » où les gens peuvent s’instruire sur leurs coutumes traditionnelles. Le Meshrep est surtout transmis et hérité par des hôtes qui en connaissent les usages et les connotations culturelles, et par les interprètes virtuoses qui y participent ainsi que par toute la population ouïgoure qui y assiste. Toutefois, il y a de nombreux facteurs qui mettent sa viabilité en péril… (…)Lire la suiteLe Meshrep
Situées en un point stratégique de la Route de la soie, à un carrefour de la circulation des richesses et des influences religieuses, intellectuelles et culturelles, les 492 cellules et sanctuaires rupestres de Mogao sont célèbres pour leurs statues et leurs peintures murales, qui reflètent un millénaire d’art bouddhique.Lire la suiteGrottes de Mogao
Les marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens…(…)Lire la suiteLes marionnettistes du Fujian
L’opéra Kun Qu s’est développé sous la dynastie Ming (du quatorzième au dix-septième siècle) dans la ville de Kunshan située dans la région de Suzhou, dans le sud-est de la Chine. Plongeant ses racines dans le théâtre populaire, le répertoire de chants s’est peu à peu imposé comme un art dramatique majeur. Le Kun Qu est l’une des formes les plus anciennes d’opéra chinois encore représentées aujourd’hui. Il se caractérise par sa structure dynamique et sa mélodie (kunqiang). Des pièces comme Le pavillon aux pivoines ou Le palais de la longue vie sont devenues des classiques du répertoire. Cet art associe chant, narration et un système complexe de techniques chorégraphiques, d’acrobaties et de gestuelles symboliques. Les rôles sont distribués en jeune premier, en rôle féminin principal, en vieil homme et en divers rôles comiques, tous vêtus de costumes traditionnels (…) Réputé pour la virtuosité de ses schémas rythmiques (changqiang), l’opéra Kun Qu a eu une influence prépondérante sur des formes plus récentes d’opéra chinois, comme ceux de Sichuan ou de Pékin…(…)Lire la suiteL’opéra Kun Qu
L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge. Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe. Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier en Mongolie intérieure (nord de la Chine), en Mongolie occidentale et dans la République des Touva (Russie). Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s’agit d’une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l’arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels. Le moment choisi pour chanter et l’ordre des chants sont souvent réglés de façon très stricte… (…)Lire la suiteL’art mongol du chant Khoomei


















