Catégories
06 Calendrier juillet

6 juillet – Journée mondiale du baiser

repère(s) :sentiment

On pense que la Journée internationale du baiser a été inspirée par la Journée nationale du baiser au Royaume-Uni. La Journée internationale du baiser, également connue sous le nom de Journée mondiale du baiser, est célébrée le 6 juillet. Comme son nom l’indique, cette journée encourage les gens à partager un baiser avec quelqu’un, qu’il s’agisse de leur partenaire de…Lire la suite6 juillet – Journée mondiale du baiser

Catégories
Articles

À c’qui paraît

repère(s) :média

« À c’qui paraît » est un manuscrit clandestin rédigé à Bordeaux sous l’Occupation allemande et longtemps dissimulé dans un matelas. Son titre renvoie aux rumeurs qui circulaient alors dans la ville occupée, et l’ouvrage rassemble dessins, anecdotes, satires et observations du quotidien en temps de guerre. Il est l’œuvre de deux figures complémentaires : Daniel Diétlin, adolescent de quinze ans, élève au lycée Montaigne, qui use de l’humour et du dessin pour ridiculiser l’occupant et dénoncer la violence nazie et collaborationniste ; et Jacques Grenié, commerçant, qui fait de ce recueil un véritable acte de résistance culturelle, affirmant un refus de la soumission malgré la censure et les risques extrêmes. Ce manuscrit montre comment la satire et la créativité pouvaient devenir des formes de contre-pouvoir dans un contexte de répression. Engagé dans la Résistance, Daniel Diétlin sera tué à dix-neuf ans lors du massacre de la ferme de Richemont, conférant à l’œuvre une portée tragique et mémorielle. Redécouvert, ce témoignage rare éclaire l’état d’esprit des Bordelais sous l’Occupation et rappelle l’importance de transmettre ces récits, engagement poursuivi notamment par Loïc Rojouan, petit-fils de Jacques Grenié.Lire la suiteÀ c’qui paraît

Catégories
Articles

Alasitas & Ekeko…

repère(s) :récit

Nous sommes à La Paz, en Bolivie, le 24 janvier, jour où débute une tradition singulière invitant à acheter des miniatures dites « de la Bonne Fortune ». Pour en comprendre le sens, il faut remonter bien avant les Incas, sur l’Altiplano, où vivait Iqiqu, homme humble et généreux dont la seule présence apportait bonheur, conseils avisés et harmonie. Sa bonté lui valut des pouvoirs sur les rivières, les roches et les montagnes, exercés avec justice. Mais Awqa, figure de violence et de destruction, envahit la région et s’acharna à effacer toute trace de cette bienveillance. Capturé alors qu’il aidait des paysans à s’organiser, Iqiqu se livra sans fuir. Awqa le fit démembrer et dispersa les fragments de son corps, croyant anéantir à jamais son influence. La légende dit pourtant qu’ils se réuniront un jour, annonçant le retour de la liberté. En mémoire de cette abondance perdue, un petit personnage, Ekeko, incarne depuis la prospérité. Chaque année, les alasitas, objets miniatures représentant maisons, commerces ou biens désirés, matérialisent les souhaits de l’année à venir, leur acquisition symbolisant l’espoir de leur réalisation.Lire la suiteAlasitas & Ekeko…

Catégories
Articles

Le turc – Une langue agglutinante…

repère(s) :langue

Un morphème est le plus petit élément porteur d’un sens ou d’une fonction grammaticale. Une langue agglutinante assemble ces morphèmes pour créer des mots complexes, comme le turc où baş (« tête ») et kent (« ville ») donnent başkent (« capitale »), ou anne (« mère ») qui devient anneanne (« grand-mère ») puis anneannelerimiz (« nos grand-mères »). Contrairement aux langues isolantes comme le chinois, où les mots sont invariables, ou aux langues fusionnelles, où une forme peut porter plusieurs sens, les langues agglutinantes offrent un véritable jeu de construction et d’apprentissage. Le turc, autrefois écrit en alphabet arabe, adopta l’alphabet latin en 1928 lors de la révolution des signes menée par Atatürk, avec des écoles pour généraliser la lecture et l’écriture.Lire la suiteLe turc – Une langue agglutinante…

Catégories
Articles

800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée

repère(s) :langue

Entre 5 000 et 7 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, mais la région du Pacifique se distingue de façon spectaculaire : malgré une population relativement faible, elle concentre une diversité linguistique exceptionnelle. On y compte plus de 200 langues aborigènes en Australie, environ 75 aux Îles Salomon, plus de 110 langues au Vanuatu pour moins de 300 000 habitants, et plus de 800 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un record mondial. Cette profusion s’explique souvent par la géographie : territoires montagneux, forêts denses, communautés longtemps isolées et autosuffisantes, favorisant l’émergence et le maintien de langues distinctes. Paradoxalement, le polyglottisme y est courant, beaucoup de personnes pratiquant plusieurs langues. Le pays a d’ailleurs retenu trois langues officielles pour faciliter la communication nationale. Cette situation linguistique s’inscrit dans une histoire humaine très ancienne : la région aurait été l’un des points les plus éloignés atteints par les premiers humains après leur sortie d’Afrique, il y a 60 000 à 50 000 ans, à l’époque où l’Australie et la Papouasie formaient un même continent. Les langues actuelles portent encore la trace de ces migrations, métissages et adaptations.Lire la suite800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Catégories
Articles

Ecrire en mongol…

repère(s) :écriture

Où avons-nous donc vu ce signe ? Il figure sur le drapeau national de Mongolie et rappelle l’étendard flottant lors des célébrations comme le Naadam ! Il s’agit du soyombo, à la fois symbole et caractère d’écriture, où l’on reconnaît le feu, le soleil, la lune et le yin-yang central. Créé au XVIIᵉ siècle par Zanabazar, moine bouddhiste, il s’inscrit dans l’histoire complexe de l’écriture mongole. Aujourd’hui, la Mongolie utilise le cyrillique, le latin ou le mongol bitchig, première écriture mongole inspirée du sogdien et exclusivement verticale, élaborée du temps de Gengis Khan. Avant le soyombo, le phagspa, inventé par un lama tibétain à la demande de Kubilaï Khan, fut employé en Chine. Ainsi, des siècles d’inventivité écrite se déploient sur les steppes, témoignant de la richesse culturelle et graphique de la Mongolie et de ses systèmes d’écriture uniques.Lire la suiteEcrire en mongol…

Catégories
Articles

Elle s’appelait Black Maria…

repère(s) :langue

Elle s’appelait Black Maria et vivait il y a deux siècles parmi la communauté ngunawal des Southern Highlands en Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Elle chantait des berceuses aux enfants, et l’une d’elles fut transcrite, préservant sa mémoire malgré les violences subies par les locuteurs de langues aborigènes interdits de les pratiquer. Inspirée par ces chants, M. Bell publia un ouvrage en ngunawal relatant la légende de Mununja le papillon, une jeune fille épargnée par le maléfique Gunga et protégée par Mununja. Son fils, M. Freeman et l’Institut australien des études aborigènes se sont ensuite attachés à enseigner le ngunawal, préservant un patrimoine vieux de dizaines de milliers d’années, parmi les centaines de langues pama-nyungan et non pama-nyungan. La berceuse Inanay, issue de la langue yorta yorta parlée près des rivières Goulburn et Murray, illustre la vitalité et la richesse de ces traditions orales et rappelle combien la transmission des langues est essentielle à la mémoire et à la culture.Lire la suiteElle s’appelait Black Maria…

Catégories
Articles

Des signes de ponctuation en arménien…

repère(s) :écriture

Les marques de ponctuation sont ces petits signes qui rythment le texte et en précisent le sens : points, virgules, points d’exclamation ou d’interrogation, chacun avec sa propre histoire et ses variantes linguistiques. Ainsi, le point d’interrogation « ? » pourrait dériver du latin quaestio « qo », le point d’exclamation d’une « joie » latine. La créativité littéraire a aussi enrichi ces signes : Baudelaire ou Hervé Bazin proposaient des points d’amour, de conviction, d’autorité ou de doute. Selon les langues, les formes diffèrent : en chinois, le point est un petit cercle « 。 » et les points de suspension six points « …… » ; en espagnol, l’interrogation s’ouvre par « ¿ » et se ferme par « ? » ; en sanskrit, on emploie le daṇḍa « । » ou le double daṇḍa « ॥ ». L’arménien, langue indo-européenne à part entière, a sa ponctuation originale : le point final est « : », les deux-points « . », le point d’interrogation « ՞ » suit directement l’objet interrogé et le point d’exclamation « ՜ » fonctionne de même. Ces signes s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture arménienne créée par le moine Mesrop Machtots en 405, essentielle à la préservation culturelle et identitaire de l’Arménie.Lire la suiteDes signes de ponctuation en arménien…

Catégories
Articles

Sayat-Nova

repère(s) :récit

Sayat-Nova (Սայաթ-Նովա), né vers 1712 et mort en 1795, est l’un des plus grands poètes et musiciens du Caucase et la figure emblématique des achoughs arméniens. Né à Tiflis, dans un milieu multiculturel, il évolua au carrefour des traditions arménienne, géorgienne et musulmane, ce qui marqua profondément son œuvre. Poète itinérant puis attaché à la cour du roi géorgien Héraclius II, il composa des chants mêlant poésie lyrique, amour mystique et réflexion morale, en arménien, géorgien, azéri et parfois en persan. Il s’accompagnait d’instruments traditionnels tels que le kamancha ou le saz, inscrivant son art dans la tradition orale. Après avoir quitté la cour, Sayat-Nova devint prêtre de l’Église apostolique arménienne. Il mourut en 1795 lors de la prise de Tiflis par les Perses, et demeure aujourd’hui une figure majeure du patrimoine arménien, dont l’héritage a été magnifié par le film La Couleur de la grenade de Sergueï Paradjanov.Lire la suiteSayat-Nova

Catégories
Articles

Le juge sera-t-il un robot ? [effet matr.ia.chka]

Question de départ – Niveau 0 : Le juge sera-t-il un robot ? Niveau + 1 : En quoi les décisions de justice peuvent-elles s’automatiser ? Niveau + 2 : En quoi consiste une « décision de justice » ? Niveau + 3 : Quels sont les mécanismes qui concourent à une prise de décision ? Niveau + 4 :…Lire la suiteLe juge sera-t-il un robot ? [effet matr.ia.chka]

Catégories
Articles

Pour une pomme

repère(s) :récit

Et si l’indépendance de la Suisse reposait sur l’histoire, certes légendaire, d’une simple pomme ? Le récit situe les faits en 1307, lorsque le bailli Hermann Gessler voulut imposer son autorité sur le canton d’Uri en exigeant l’allégeance à son chapeau dressé sur la place d’Altdorf. Guillaume Tell refusa. Pour châtiment, on l’obligea à tirer à l’arbalète une pomme posée sur la tête de son fils, épreuve qu’il réussit. Un second carreau dissimulé trahit toutefois son intention de tuer Gessler s’il avait blessé l’enfant. Arrêté, Tell fut conduit sur le lac des Quatre-Cantons, mais une tempête lui permit de s’échapper. Les récits divergent sur la mort de Gessler, mais la tradition, relayée par le Livre blanc de Sarnen, fit de cet acte le déclencheur de la révolte menant à l’indépendance suisse et au serment du Grütli entre Uri, Schwytz et Unterwald. En réalité, le pacte fondateur daterait de 1291. Le mythe fut largement popularisé par Schiller en 1804 puis par Rossini.Lire la suitePour une pomme

Catégories
Articles

Un mot gallois…

repère(s) :nom

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogoch, village de l’île d’Anglesey au Pays de Galles, détient le record européen du plus long toponyme. Traduit, il signifie « l’église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près du tourbillon rapide et l’église de saint Tysilio près de la grotte rouge ». Sa transcription phonétique est [ˌɬan.vair.puɬ.ˌɡwɪ̈n.ɡɪ̈ɬ.ɡo.ˌɡer.ə.ˌχwərn.ˌdrob.uɬ.ˌɬan.tɪ̈s.ˌil.jo.ˌ ɡo.ɡo.ˈɡoːχ]. Une bactérie découverte sur place reçut son nom : Myxococcus llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogo gochensis. Pour faciliter le tourisme chinois, le village adopta aussi le toponyme mandarin 健肺村 Jiàn Fèi Cūn, « village des poumons en bonne santé », tandis que les plus prudents peuvent dire « Llanfair PG ». Le gallois, ou Cymraeg, est une langue celtique brittonique écrite en alphabet gallois dérivé du latin.Lire la suiteUn mot gallois…

Catégories
Articles

Les lois d’Asimov

Les trois lois de la robotique ou lois d’Asimov… (1942) 1. Un robot ne peut pas blesser un être humain ni, par son inaction, permettre à un être humain de se blesser. 2. Un robot doit obéir aux ordres donnés par des êtres humains, sauf si de tels ordres sont contraires à la Première Loi. 3. Un robot doit protéger…Lire la suiteLes lois d’Asimov

Catégories
Articles

Eli Pariser

Eli Pariser (1980-), activiste américain et auteur, est surtout connu pour avoir popularisé le concept de bulle de filtres dans son livre The Filter Bubble: What the Internet is Hiding from You (2011). Cofondateur de l’organisation politique en ligne MoveOn.org et de la plateforme d’information Upworthy, il s’est engagé à transformer la manière dont les informations sont partagées et consommées…Lire la suiteEli Pariser

Catégories
Articles

Dangun, le fondateur

repère(s) :récit

Dans la mythologie coréenne, Hwanin, maître du ciel, autorise son fils Hwanung à descendre sur Terre, où celui-ci fonde Shin-Si, la « cité divine », et enseigne aux humains les arts, la médecine et l’agriculture. Un ours et un tigre, désireux de devenir humains, sont alors mis à l’épreuve : se nourrir uniquement d’ail et d’armoise durant cent jours dans une grotte. Le tigre renonce, mais l’ours persévère et se transforme en femme, Ungnyeo, qui épouse Hwanung. De leur union naît Dangun, fondateur en 2333 av. J.-C. du royaume de Gojoseon, considéré comme l’origine de la Corée. Selon le Samguk yusa, compilé au XIIIᵉ siècle, Dangun établit sa capitale à Asadal, institua des lois, développa la sériciculture et rendit un culte régulier aux cieux. Le 3 octobre, fête de Gaecheonjeol, commémore cette fondation, tandis que le royaume de Gojoseon disparaît en 108 av. J.-C. En 1994, la Corée du Nord a inauguré près de Pyongyang un site présenté comme la tombe de Dangun. Une légende fondatrice où épreuve, transformation et naissance d’un peuple se confondent.Lire la suiteDangun, le fondateur

Catégories
Articles

La politesse et les registres de langue en thaï…

repère(s) :sentiment

En Thaïlande, la salutation courante est สวัสดี sawattdii, à laquelle s’ajoutent les particules de politesse selon le genre : khrap pour les hommes, kha pour les femmes, de même pour « merci » : ขอบคุณครับ korp koon khrap et ขอบคุณค่ะ korp koon kha. Le thaï est une langue isolante où les mots sont invariables et tonale, comprenant cinq tons : bas, médian, haut, descendant et ascendant. Il existe un vocabulaire honorifique, rachasap, utilisé notamment avec la famille royale depuis le XIVᵉ siècle. La capitale, Bangkok, est en réalité Krung Thep Maha Nakhon, dont le nom complet décrit poétiquement « la ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, capitale imprenable du dieu Indra, ville heureuse aux neuf pierres précieuses et au Palais Royal céleste », nom réputé le plus long au monde. L’écriture thaïe a été élaborée au XIIIᵉ siècle par le roi Rama Kamhaeng.Lire la suiteLa politesse et les registres de langue en thaï…

Catégories
Articles

La parenté à plaisanterie

repère(s) :sentiment

Et si se moquer permettait de se réconcilier ? Bienvenue dans le monde de la parenté à plaisanterie. Un exemple marquant eut lieu le 10 juin 2000 à la cathédrale de Ouagadougou, lors des funérailles nationales du cardinal Paul Zoungrana : des membres du groupe san, parents à plaisanterie des Mossi, interrompirent la cérémonie en tentant d’empêcher l’inhumation, provoquant stupeur et négociations avant la reprise du rituel. Cette pratique, appelée rakiré au Burkina Faso, est largement répandue en Afrique de l’Ouest et centrale. Elle structure les relations sociales entre individus, clans ou ethnies et repose sur des pactes anciens favorisant la paix. Le principe consiste à se railler, voire s’insulter selon des codes établis, sans jamais nuire. Mariages, marchés, champs ou funérailles peuvent en être le théâtre. Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, elle vise à désamorcer les tensions et à renforcer la cohésion sociale. Ses origines sont débattues, certains la reliant à la vallée du Nil, d’autres à l’époque de l’empire du Mali.Lire la suiteLa parenté à plaisanterie

Catégories
Articles

Saint-Valentin…

repère(s) :sentiment

Que faites-vous le 14 février ? Tandis que certains lèvent les yeux au ciel, beaucoup célèbrent la Saint-Valentin en compagnie de l’âme sœur. Mais qui est donc ce Valentin ? Sous ce nom se cachent plusieurs saints, le plus célèbre étant un prêtre de Rome au IIIe siècle, qui célébrait des mariages chrétiens malgré l’interdiction de l’empereur Claude II, soucieux de garder ses soldats célibataires. Arrêté, confié au juge Astérius, Valentin aurait converti ce dernier en rendant la vue à sa fille aveugle, ce qui lui valut d’être décapité. D’autres rappellent qu’à Rome, mi-février, se tenaient les Lupercales, fêtes païennes de la fécondité. En 495, le pape Gélase Ier institua officiellement la Saint-Valentin le 14 février, éclipsant ces rites. Avec le temps naquit la tradition des messages amoureux. Aujourd’hui, la fête prend des formes variées : au Japon, les femmes offrent du chocolat aux hommes, qui rendent la pareille un mois plus tard.Lire la suiteSaint-Valentin…

Catégories
Articles

Téranga, ou le sens de l’hospitalité…

repère(s) :sentiment

Au-delà du football et de l’expression « Lions de la Teranga », la téranga désigne au Sénégal une manière d’être au monde fondée sur l’hospitalité et la reconnaissance de l’autre. Plus qu’un simple accueil, elle exprime l’idée que nul n’est totalement étranger et que la relation précède souvent l’identité. Elle s’incarne dans le plat partagé, toujours prêt à recevoir un convive imprévu, dans l’attention portée à l’hôte de passage comme à celui qui s’installe, dans une générosité quotidienne faite de gestes simples. Issue d’une longue histoire de circulations, de brassages et d’échanges, nourrie par des héritages sociaux, politiques et religieux, la téranga a contribué à façonner une identité collective où accueillir engage autant celui qui reçoit que celui qui arrive. Elle propose ainsi une lecture de l’étranger non comme une menace, mais comme une relation à construire, impliquant des droits et des devoirs mutuels. À l’heure où les flux migratoires s’intensifient et où les frontières se durcissent, la téranga invite à déplacer le regard : non pour nier les tensions, mais pour rappeler que toute frontière interroge notre capacité à reconnaître l’autre comme partie prenante d’un monde commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’étranger » ?Lire la suiteTéranga, ou le sens de l’hospitalité…

Catégories
Articles

Un bonjour ordinaire…

repère(s) :sentiment

« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…