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Ecrire en mongol…

repère(s) :écriture

Où avons-nous donc vu ce signe ?
Et si l’on nous disait qu’il figure sur un drapeau national ?
Il s’agit là en effet d’un rappel de l’étendard mongol flottant dans toutes les représentations officielles et festives, comme par exemple lors du Naadam !
Ce signe particulièrement élaboré appartient à l’écriture soyombo ! Mais alors nous direz-vous, s’agit-il d’un symbole ou d’un caractère d’écriture ? Disons les deux !
Pour le décrypter, il nous faudra y reconnaître – entre autres – le feu, le soleil et la lune, ou encore la complémentarité propre au signe central du yin et du yang.
Le soyombo fut créé par Zanabazar, un moine bouddhiste du 17e siècle.
Mais attention, l’histoire écrite de la Mongolie ne s’y résume pas, loin s’en faut.
Aujourd’hui plusieurs écritures, bien différentes du soyombo y sont en usage à commencer par le cyrillique, mais aussi selon les cas le latin, enfin le mongol bitchig qui fut la première écriture mongole, élaborée du temps de Gengis Khan.
Inspirée du sogdien, lui-même dérivé de l’arabe, le mongol bitchig présente la forte particularité d’être une écriture exclusivement verticale.
N’oublions pas enfin qu’une autre écriture précéda le soyombo, succédant au mongol bitchig. Il s’agit du phagspa , un système mis au point par un lama tibétain à la demande du petit-fils du Conquérant, Kubilaï Khan, tandis qu’il régnait sur la Chine…
De quoi nous aventurer avec délice dans la steppe des écritures mongoles !

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