Un pays de hautes terres… Le Ladakh est une région de haut plateau située à l’extrême nord de l’Inde actuelle, au cœur de l’Himalaya et du Karakoram. Souvent appelé le « petit Tibet », il se caractérise par des paysages arides, des montagnes vertigineuses et un climat rude, où la vie humaine a toujours été un défi. Dès la préhistoire,…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [1]
Pantopique : Pays-Asie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Aux origines du royaume ladakhi… À partir du premier millénaire de notre ère, le Ladakh s’intègre progressivement à l’aire culturelle tibétaine, notamment sous l’influence politique et linguistique du Tibet. Après l’effondrement de l’Empire tibétain au IXᵉ siècle, un prince tibétain, Nyima Gon, descendant de la dynastie impériale, établit son autorité sur une vaste région comprenant le Ladakh et le royaume…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [2]
Le Nouvel An chinois, également connu sous le nom de Fête du printemps 春节, est la plus importante fête traditionnelle chinoise. Elle marque le début du nouvel an lunaire, qui est basé sur le calendrier luni-solaire chinois. La date du Nouvel An chinois varie chaque année, entre le 21 janvier et le 20 février du calendrier grégorien. Les célébrations durent…Lire la suiteNouvel an chinois / janvier – février
Nous voici à Noradouz, sur les rives du lac Sevan, célèbre pour son cimetière où se dressent plus de 900 khatchkars, ces stèles arméniennes ornées d’entrelacs et de croix, dont certaines remontent à plus de 1500 ans et témoignent d’un art inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité. Parmi les motifs qui frappent, l’arevakhach, « croix-soleil », se déploie en huit branches entrelacées autour d’un centre, symbole d’éternité et de renaissance, évoquant dans l’Antiquité l’union des huit dieux du panthéon arménien. Ces croix se retrouvent sur les églises, tapis, vêtements ou bannières, signe de la force culturelle et spirituelle que leur communauté y place. Et nous, comment concevons-nous l’éternité, le temps, le cycle de la vie, de l’humanité, de l’univers ? Les cultures, mythes et sciences nous transmettent des savoirs précieux sur l’inscription de chaque existence dans le continuum du temps. Questionner notre perception du présent, du passé et de l’avenir devient alors un chemin pour mieux comprendre nos projections et engagements dans le monde.Lire la suiteArevakhach, un symbole d’éternité…
Les Mayas utilisaient plusieurs calendriers : le Tzolk’in, rituel, combinant 20 jours à 13 nombres pour un cycle de 260 jours, et le Haab, solaire, avec 18 mois de 20 jours plus 5 jours funestes appelés Uayeb. Le « compte long » permettait de synchroniser les deux systèmes, ce qui alimenta les spéculations sur l’an 2012. D’autres calendriers existent, comme le musulman, lunaire, débutant en 622 avec l’Hégire, le hébreu, luni-solaire, débutant en 3761 av. J.-C., le chinois, également luni-solaire, créé en 2637 av. J.-C., et le grégorien, réformant le julien en 1582 pour ajuster le calendrier, supprimant 10 jours et laissant des traces dans les noms de mois, septembre à décembre conservant leur numérotation romaine malgré les ajouts de janvier et février. On trouve aussi le calendrier égyptien de 360 jours plus 5 jours épagomènes, le bouddhiste à partir de 543 av. J.-C., ainsi que les calendriers hindou, copte, zoroastrien, amazighe et républicain. Ainsi, fixer une date implique de considérer ces variations selon les sociétés et les époques, et le cinquième et sixième mois de l’ancien calendrier romain, Quintilis et Sextilis, devinrent juillet et août en hommage à César et Auguste.Lire la suiteIl était une fois les calendriers
La bouteille en plastique ne dure pas longtemps, et sa nature même l’y contraint ; mais qu’en est-il de notre rapport à la durée et au renouvellement du monde ? Comment trouver un équilibre face à l’impermanence ? Héraclite, natif d’Éphèse, nous rappelle que « nul ne se baigne deux fois dans le même fleuve », tandis que le bouddhisme souligne que l’attachement aux choses éphémères engendre la souffrance, concept nommé anicca en pāli ou anitya en sanskrit. Cette idée traverse notre réflexion sur le changement, qu’il s’agisse du monde, de l’environnement, de la justice ou du langage : que devons-nous changer, selon quels axes, que conserver ou revisiter ? Tout au long de la vie, tension entre attachement et remise en cause façonne nos équilibres, parfois fragiles, parfois durables. Dans un contexte de dérèglement climatique, de mutations numériques et d’évolution sociale, comprendre et vivre le changement devient essentiel. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « changement » ?Lire la suiteDe l’impermanence…
De l’antique Babylone du roi Hammourabi, 18 siècles avant notre ère, à la nouvelle Brasilia érigée en 1960 par Oscar Niemeyer et Lucio Costa, de la fermeture d’Angkor en 1431 à la découverte du site de Çatal Höyük en 1951 ou à l’expansion économique de Lagos et Shenzhen, l’histoire des cités humaines illustre le destin commun des humanités et leurs manières variées de l’organiser. Que ce soit pour gérer l’eau, la circulation, les déchets ou les lieux politiques, chaque cité témoigne de droits et devoirs encadrés par des systèmes politiques, juridiques, économiques, religieux. L’habitat humain, qu’il soit troglodytique, sur pilotis, en terre séchée ou en glace, s’est diversifié selon les lieux, matériaux et techniques, transmettant des savoirs affinés par les générations. Aujourd’hui, la créativité, l’ingéniosité et l’art s’y conjuguent aux inégalités, aux zones de non-droit et aux abandons, posant le défi de penser l’habitat comme facteur d’équilibre des humanités. Imaginer des villes durables, solidaires et participatives devient alors central. Le 1er lundi d’octobre, journée mondiale de l’habitat, invite à observer cette diversité culturelle universelle et à questionner notre définition de la « ville ».Lire la suiteÇatal Höyük, la cité sans rues…
« Aux frontières de la Grande Arménie (…) il y a une fontaine d’où sourd une liqueur semblable à l’huile (…) point n’est bonne à manger, mais bonne à brûler et à soigner hommes et animaux… » : cette description étonnamment précise d’un gisement de pétrole nous vient d’un prisonnier peu ordinaire, le marchand et explorateur vénitien Marco Polo (1254-1324). Elle est extraite de son célèbre Livre des Merveilles, témoignage foisonnant des prodiges du monde à la fin du XIIIᵉ siècle. Avant lui, son père et son oncle avaient déjà voyagé vers l’Orient et rencontré Kubilaï Khan, souverain de l’Empire mongol, qui leur demanda de revenir avec cent prêtres et de l’huile du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Mais la chrétienté était alors sans pape après la mort de Clément IV ; ils repartirent finalement avec le jeune Marco, âgé de dix-sept ans. Ils empruntèrent les routes de la soie jusqu’à la cour impériale. Séduit par l’intelligence du jeune Vénitien, Kubilaï Khan en fit l’un de ses émissaires. Durant près de dix-sept ans, Marco parcourut l’Asie, de Zhangye à Hangzhou, de la Birmanie à l’Inde, avant de rentrer à Venise en 1295. Engagé dans la guerre contre Gênes, il fut capturé et emprisonné, dictant ses récits à Rustichello de Pise & donnant naissance à un immense succès médiéval.Lire la suiteMarco Polo et le Livre des merveilles
« Nakasendô » 中山道 La route centrale de la montagne中 山 道. Également appelée Kisokaidō 木曾街道 L’une des cinq routes de la période Edo. reliant Edo à Kyoto. Magome-juku 馬籠宿 quarante-troisième des soixante-neuf stations Lieu de naissance de l’auteur Shimazaki Tōson島崎 藤村 »Lire la suiteNakasendô
« Le calme au bord du lac » « Souvenirs d’été » « Chanson des quatre saisons »… Les routes mélodiques メロディーロード à Gunma… A l’origine, une sorte d’heureux hasard Les marques laissées par un bulldozer dans une route. Créant un air inattendu quand on roule dessus. Puis de nombreuses créations ici et là. Hokkaido, Shizuoka, Ehime, Oita… Et Gunma où de nombreuses routes ont été…Lire la suiteRoutes de la mélodie
Samarcande est l’une des plus anciennes cités d’Asie centrale, située dans la vallée de Zeravchan, en Ouzbékistan. Célèbre pour son riche patrimoine historique et architectural, elle a été un important centre commercial et culturel sur la Route de la Soie. Samarkand abrite des monuments emblématiques tels que la Place du Régistan, ornée de majestueuses madrasas et de la mosquée Bibi-Khanym.…Lire la suiteSamarcande
En 2007 fut lancée une initiative mondiale visant à revisiter le concept des « Sept merveilles du monde », constatant que parmi les merveilles antiques, seule la pyramide de Khéops subsiste encore aujourd’hui. Les autres ont disparu au fil des siècles, victimes d’incendies, de pillages, de séismes ou du temps : la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, les énigmatiques jardins suspendus de Babylone, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Le vote planétaire de 2007 a ainsi consacré sept nouveaux sites emblématiques : le Colisée de Rome, le Taj Mahal, la Grande Muraille, Pétra, Chichén Itzá, le Machu Picchu et le Christ Rédempteur de Rio. Cette liste, forcément subjective, rappelle surtout l’extraordinaire richesse du patrimoine mondial et la difficulté de le réduire à quelques symboles.Lire la suiteLes sept merveilles…
Ginza 銀座 – Un quartier de Tokyo, quartier huppé situé au cœur de Tokyo, au Japon, renommé pour ses boutiques de luxe, ses grands magasins, ses restaurants élégants et sa vie nocturne animée. C’est l’un des districts les plus prestigieux de la capitale japonaise, où se côtoient des marques de mode de renom, des galeries d’art, des théâtres et des…Lire la suiteGinza
En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes
Le Burj Khalifa est une imposante tour située à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Conçu par l’architecte Adrian Smith de Skidmore, Owings & Merrill, sa construction a débuté en 2004 et s’est achevée en 2010, avec une inauguration officielle le 4 janvier 2010. Avec une hauteur totale de 828 mètres, le Burj Khalifa est à sa création le plus haut…Lire la suiteBurj Khalifa
Leh (གླེ་) est la capitale historique et culturelle du Ladakh. Située sur une ancienne route commerciale transhimalayenne, la ville fut pendant des siècles un carrefour majeur entre le Tibet, l’Asie centrale et le Cachemire. Les caravanes y faisaient halte, échangeant laine, sel, épices et pierres précieuses. Dominant la ville, le palais royal de Leh rappelle la puissance passée des souverains…Lire la suiteLeh
Et si nous nous aventurions sur le plus grand monument du monde ? Cheminant à travers des paysages saisissants, franchissant montagnes, plaines et déserts, il est surnommé « le mur long de 10 000 li » 万里长城 (Wànlǐ Chángchéng). Un li valant environ 500 m, cela évoque 5 000 km, mais sa longueur réelle, en incluant toutes ses sections, serait trois à quatre fois supérieure : tel est le destin exceptionnel de la Grande Muraille de Chine. Ses premières constructions remontent aux périodes des Printemps et Automnes 春秋 puis des Royaumes combattants 战国, avant d’être unifiées par le Premier Empereur. Aujourd’hui, elle traverse neuf provinces et municipalités. Les vestiges visibles datent surtout de la dynastie Ming 明朝 (1368-1644), les Qing 清朝 s’en étant détournés après leur prise de pouvoir en 1644 à la passe de Shanhai 山海关. Qin Shihuang 秦始皇 (221-207 av. J.-C.), célèbre pour l’armée de terre cuite de Xi’an 西安, voulait protéger la frontière nord. De nombreuses légendes entourent sa construction, dont celle d’une épouse dont les larmes firent s’effondrer un pan du mur sous les Tang 唐朝 (…)Lire la suiteLe mur aux dix mille li…
L’Aksai Chin ཨག་སའི་ཆིན་ est un vaste plateau désertique de haute altitude situé à l’est du Ladakh. Peu hospitalier et presque inhabité, il a pourtant acquis une importance stratégique majeure au XXᵉ siècle. Historiquement, cette région était parcourue par des nomades et quelques caravanes reliant le Ladakh au Tibet. Son éloignement et son absence de population permanente expliquent en partie la…Lire la suiteAksai Chin
« Teru teru bôzu » « »Shine shine monk » ». Une petite poupée traditionnelle faite à la main Pour faire venir le beau temps ou arrêter la pluie Il y a un warabe uta Chanson pour enfants (1921) Une chanson traditionnelle japonaise Écrit par Kyoson Asahara Et composé par Shinpei Nakayama Shinpei Nakayama (1887 – 1952) Né à Nagano Nakano-city Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru-teru-bōzu,…Lire la suiteTeru teru bôzu
Le mont Ararat est un volcan dormant situé à la frontière entre la Turquie et l’Arménie. Culminant à environ 5 137 mètres, il est la plus haute montagne de Turquie. Le mont Ararat occupe une place importante dans la tradition biblique, étant traditionnellement associé au lieu où l’arche de Noé aurait échoué après le déluge, selon la Bible. Le sommet…Lire la suiteArarat (Mont)

















