Morihei Ueshiba (1883-1969) – Fondateur de l’aïkido, un art martial japonais centré sur la non-violence et la résolution pacifique des conflits. Ueshiba a développé l’aïkido en fusionnant des éléments de diverses disciplines martiales, mettant l’accent sur l’utilisation de l’énergie et la neutralisation des attaques. Surnommé « Ōsensei » (le Grand Maître), Ueshiba a également intégré des principes spirituels et philosophiques dans la…Lire la suiteMorihei Ueshiba
Pantopique : Pays-Asie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Série télévisée sud-coréenne de genre thriller et dystopique, créée par Hwang Dong-hyuk. Elle est sortie sur la plateforme de streaming Netflix en septembre 2021 et a rapidement captivé l’attention du public mondial. L’histoire suit des personnes endettées qui acceptent de participer à un jeu mortel pour avoir une chance de gagner un prix en argent énorme. Les jeux sont basés…Lire la suiteSquid Game
Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
Créé en décembre 1947 Sur l’idée de Masahiko Urano, Premier directeur de la Fondation culturelle de Gunma Rendant hommage à la richesse de la préfecture de Gunma Compilé en 45 cartes dessinées par Tatsuo Omi Textes au dos écrits par Kiyoyasu Maruyama Voici les Jomo-Karuta 上毛 かるた Pour le bonheur des plus jeunes et de leurs aînésLire la suiteJomo Karuta
Ancienne civilisation florissante qui a prospéré dans la vallée de l’Indus, dans le sous-continent indien, entre environ 3300 av. J.-C. et 1300 av. J.-C. Cette civilisation a émergé autour des rivières Indus et Sarasvati, couvrant une vaste région qui inclut une partie de l’actuel Pakistan, de l’Inde et de l’Afghanistan. Les principales villes de cette civilisation incluent Harappa et Mohenjo-daro,…Lire la suiteLa civilisation de la vallée de l’Indus
Nos cultures, dans leur diversité et leur meilleure connaissance pacifique, constituent un pilier essentiel à l’équilibre du monde, offrant une vision de l’homme et un idéal à atteindre. Partons dans le sud de la Chine à Lijiang à la rencontre des Naxi 纳西族 et de leurs prêtres dongba, gardiens d’une écriture pictographique unique au monde, où chaque symbole mémorise savoirs et récits. Partons ensuite dans le désert du Kalahari, « la grande soif », pour découvrir les Khoïsan, pisteurs de l’Afrique australe dont les traces sur le sol révèlent les rythmes et formes de la vie. Sur l’Altiplano, rencontrons les Aymaras, puis les Cachoubes en Poméranie, et les Imazighen d’Afrique du Nord, chacun témoignant de savoirs, pratiques et langues spécifiques. Dans ce cercle sans fin, nous recevons le plus beau message de l’humanité : un hymne à sa diversité et à l’unité qui la traverse. Saurons-nous la défendre et la partager au cœur des systèmes éducatifs ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « culture » ?Lire la suiteCultures, je vous aime…
On dit que les onze premiers ancêtres des Akhas (aujourd’hui présents en Chine, Thaïlande, Laos et Myanmar) Appartenaient au monde des esprits C’était un temps où esprits et êtres humains Vivaient sous le même toit, nés des mêmes parents Mais un désaccord survint entre les esprits et les hommes, Et ils se séparèrent Puis ils convinrent que les esprits resteraient…Lire la suiteFestival des balançoires
Un territoire entre tradition et modernité… En 2019, le Ladakh devient un territoire de l’Union indienne, séparé du Jammu-et-Cachemire. Cette décision suscite à la fois espoirs et inquiétudes parmi la population locale. Aujourd’hui, le Ladakh fait face à de nombreux défis : la préservation de son environnement fragile, le maintien de son identité culturelle et la recherche d’un développement économique…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [8]
Le Ladakh à l’époque coloniale… Sous la suzeraineté britannique, le Ladakh demeure une région périphérique, enclavée et difficile d’accès, en raison de son relief montagneux et de ses conditions climatiques extrêmes. Les autorités coloniales britanniques s’y intéressent principalement pour des raisons stratégiques, liées à sa position aux confins de l’Asie centrale et à la proximité des frontières chinoises, dans le…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [6]
Le Ladakh dans l’Inde indépendante… Après l’indépendance de l’Inde en 1947, le Ladakh est intégré à l’État indien du Jammu-et-Cachemire, au sein de l’Union indienne. La fermeture progressive des frontières avec la Chine et le Pakistan met fin aux échanges traditionnels et renforce l’isolement économique de cette région de haute montagne. Les conflits sino-indiens, en particulier la guerre de 1962,…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [7]
Conquêtes et perte d’indépendance… Au XVIIᵉ siècle, le Ladakh est progressivement affaibli par des conflits militaires répétés, en particulier contre le Tibet, qui épuisent ses ressources et fragilisent son pouvoir. En 1684, la signature du traité de Temisgam met fin à ces affrontements mais limite fortement l’autonomie politique et commerciale du royaume, tout en maintenant une existence formelle du pouvoir…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [5]
Le Ladakh, carrefour commercial… Du Moyen Âge jusqu’au XVIIᵉ siècle, le Ladakh connaît une période de prospérité largement fondée sur le commerce caravanier transhimalayen. Des marchands venus du Tibet, d’Asie centrale et du Cachemire transportent laine, sel, épices, pierres précieuses et soie à travers des cols de haute montagne dépassant souvent 5 000 mètres d’altitude. Cette intense activité commerciale fait…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [3]
L’âge d’or culturel et religieux… Aux XVᵉ et XVIᵉ siècles, le Ladakh connaît un véritable essor culturel et religieux, souvent considéré comme un âge d’or de son histoire. De grands monastères, tels que Hemis et Thiksey, sont fondés ou considérablement agrandis, tandis que d’autres, comme celui d’Alchi, plus ancien, sont entretenus et continuent de jouer un rôle majeur. Ces établissements…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [4]
Un pays de hautes terres… Le Ladakh est une région de haut plateau située à l’extrême nord de l’Inde actuelle, au cœur de l’Himalaya et du Karakoram. Souvent appelé le « petit Tibet », il se caractérise par des paysages arides, des montagnes vertigineuses et un climat rude, où la vie humaine a toujours été un défi. Dès la préhistoire,…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [1]
Aux origines du royaume ladakhi… À partir du premier millénaire de notre ère, le Ladakh s’intègre progressivement à l’aire culturelle tibétaine, notamment sous l’influence politique et linguistique du Tibet. Après l’effondrement de l’Empire tibétain au IXᵉ siècle, un prince tibétain, Nyima Gon, descendant de la dynastie impériale, établit son autorité sur une vaste région comprenant le Ladakh et le royaume…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [2]
Le Nouvel An chinois, également connu sous le nom de Fête du printemps 春节, est la plus importante fête traditionnelle chinoise. Elle marque le début du nouvel an lunaire, qui est basé sur le calendrier luni-solaire chinois. La date du Nouvel An chinois varie chaque année, entre le 21 janvier et le 20 février du calendrier grégorien. Les célébrations durent…Lire la suiteNouvel an chinois / janvier – février
Nous voici à Noradouz, sur les rives du lac Sevan, célèbre pour son cimetière où se dressent plus de 900 khatchkars, ces stèles arméniennes ornées d’entrelacs et de croix, dont certaines remontent à plus de 1500 ans et témoignent d’un art inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité. Parmi les motifs qui frappent, l’arevakhach, « croix-soleil », se déploie en huit branches entrelacées autour d’un centre, symbole d’éternité et de renaissance, évoquant dans l’Antiquité l’union des huit dieux du panthéon arménien. Ces croix se retrouvent sur les églises, tapis, vêtements ou bannières, signe de la force culturelle et spirituelle que leur communauté y place. Et nous, comment concevons-nous l’éternité, le temps, le cycle de la vie, de l’humanité, de l’univers ? Les cultures, mythes et sciences nous transmettent des savoirs précieux sur l’inscription de chaque existence dans le continuum du temps. Questionner notre perception du présent, du passé et de l’avenir devient alors un chemin pour mieux comprendre nos projections et engagements dans le monde.Lire la suiteArevakhach, un symbole d’éternité…
Les Mayas utilisaient plusieurs calendriers : le Tzolk’in, rituel, combinant 20 jours à 13 nombres pour un cycle de 260 jours, et le Haab, solaire, avec 18 mois de 20 jours plus 5 jours funestes appelés Uayeb. Le « compte long » permettait de synchroniser les deux systèmes, ce qui alimenta les spéculations sur l’an 2012. D’autres calendriers existent, comme le musulman, lunaire, débutant en 622 avec l’Hégire, le hébreu, luni-solaire, débutant en 3761 av. J.-C., le chinois, également luni-solaire, créé en 2637 av. J.-C., et le grégorien, réformant le julien en 1582 pour ajuster le calendrier, supprimant 10 jours et laissant des traces dans les noms de mois, septembre à décembre conservant leur numérotation romaine malgré les ajouts de janvier et février. On trouve aussi le calendrier égyptien de 360 jours plus 5 jours épagomènes, le bouddhiste à partir de 543 av. J.-C., ainsi que les calendriers hindou, copte, zoroastrien, amazighe et républicain. Ainsi, fixer une date implique de considérer ces variations selon les sociétés et les époques, et le cinquième et sixième mois de l’ancien calendrier romain, Quintilis et Sextilis, devinrent juillet et août en hommage à César et Auguste.Lire la suiteIl était une fois les calendriers
La bouteille en plastique ne dure pas longtemps, et sa nature même l’y contraint ; mais qu’en est-il de notre rapport à la durée et au renouvellement du monde ? Comment trouver un équilibre face à l’impermanence ? Héraclite, natif d’Éphèse, nous rappelle que « nul ne se baigne deux fois dans le même fleuve », tandis que le bouddhisme souligne que l’attachement aux choses éphémères engendre la souffrance, concept nommé anicca en pāli ou anitya en sanskrit. Cette idée traverse notre réflexion sur le changement, qu’il s’agisse du monde, de l’environnement, de la justice ou du langage : que devons-nous changer, selon quels axes, que conserver ou revisiter ? Tout au long de la vie, tension entre attachement et remise en cause façonne nos équilibres, parfois fragiles, parfois durables. Dans un contexte de dérèglement climatique, de mutations numériques et d’évolution sociale, comprendre et vivre le changement devient essentiel. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « changement » ?Lire la suiteDe l’impermanence…
De l’antique Babylone du roi Hammourabi, 18 siècles avant notre ère, à la nouvelle Brasilia érigée en 1960 par Oscar Niemeyer et Lucio Costa, de la fermeture d’Angkor en 1431 à la découverte du site de Çatal Höyük en 1951 ou à l’expansion économique de Lagos et Shenzhen, l’histoire des cités humaines illustre le destin commun des humanités et leurs manières variées de l’organiser. Que ce soit pour gérer l’eau, la circulation, les déchets ou les lieux politiques, chaque cité témoigne de droits et devoirs encadrés par des systèmes politiques, juridiques, économiques, religieux. L’habitat humain, qu’il soit troglodytique, sur pilotis, en terre séchée ou en glace, s’est diversifié selon les lieux, matériaux et techniques, transmettant des savoirs affinés par les générations. Aujourd’hui, la créativité, l’ingéniosité et l’art s’y conjuguent aux inégalités, aux zones de non-droit et aux abandons, posant le défi de penser l’habitat comme facteur d’équilibre des humanités. Imaginer des villes durables, solidaires et participatives devient alors central. Le 1er lundi d’octobre, journée mondiale de l’habitat, invite à observer cette diversité culturelle universelle et à questionner notre définition de la « ville ».Lire la suiteÇatal Höyük, la cité sans rues…













