Stubbs vécut de 1997 à 2017 et fut durant vingt ans le maire du district historique de Talkeetna, en Alaska. Chaque après-midi, il faisait sa pause désaltérante dans un restaurant local, détail anodin sauf pour un point essentiel : Stubbs était un chat. Ce clin d’œil contemporain invite à retracer l’épopée quasi planétaire des félins. Leurs premières traces apparaissent au Proche-Orient, il y a environ 10 000 ans, lorsque l’agriculture favorisa leur rôle de protecteurs des grains. En Égypte, ils furent élevés au rang sacré, associés à la déesse Bastet et honorés par des funérailles raffinées. Grecs et Romains les adoptèrent pour leurs qualités utilitaires avant qu’ils ne se diffusent dans tout l’Empire. En Asie, leur présence ancienne est attestée en Chine comme au Japon impérial, tandis qu’en Inde ils accompagnent la déesse protectrice Shashthi. Partout, le chat a nourri mythes, croyances, proverbes et symboles, du porte-bonheur au compagnon suspect.Lire la suiteIl était une fois… les chats
Pantopique : environnement
L’environnement, toile complexe de la vie sur Terre, soulève une série de questions explorant notre relation avec la nature, les défis posés par les changements climatiques et la diversité des approches culturelles face à ces enjeux globaux. Comment les différentes cultures du monde conceptualisent-elles et préservent-elles l’environnement, intégrant des croyances, des pratiques et des rituels qui reflètent une harmonie avec la nature ? Comment les sociétés gèrent-elles les ressources naturelles, des forêts aux océans, dans un équilibre durable ou non, et comment ces approches diffèrent-elles à travers les continents ? Comment les changements climatiques impactent-ils les modes de vie, la biodiversité et la sécurité alimentaire à travers le monde, et quelles adaptations innovantes émergent pour répondre à ces défis pressants ? Comment l’urbanisation rapide dans certaines régions et la préservation des écosystèmes naturels dans d’autres définissent-elles la relation complexe entre l’homme et son environnement ? Comment les mouvements environnementaux transcendent-ils les frontières culturelles, illustrant une conscience mondiale croissante des enjeux écologiques ? Comment les récits mythologiques, les contes populaires et les arts visuels reflètent-ils la manière dont les cultures du monde perçoivent la nature, créant ainsi des liens profonds entre l’humain et son environnement ? Comment les innovations technologiques, de l’énergie verte à la gestion des déchets, contribuent-elles à façonner un avenir plus durable à l’échelle mondiale ? Comment les politiques environnementales varient-elles à travers les pays, illustrant des approches différentes pour la conservation, la restauration et la préservation des écosystèmes… et trop souvent hélas leur insuffisance ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Audhumla est la vache primordiale de la cosmogonie nordique, surgie au commencement des temps dans le vide glacé du Ginnungagap, là où se rencontrent le feu et la glace. De ses pis coulent quatre fleuves de lait qui nourrissent le géant originel Ymir, ancêtre des races de géants. Figure maternelle et nourricière, elle incarne la fécondité première au sein du…Lire la suiteAuðumbla
Garuda est une figure mythologique hindoue, connue comme le vahana (monture) du dieu Vishnu. Il est souvent représenté comme un être mi-homme, mi-aigle, doté d’ailes puissantes et d’un corps doré. Garuda symbolise la vitesse, la force et la loyauté. Selon les légendes, il est né de l’œuf pondu par Vinata, l’une des épouses du sage Kashyapa. Garuda a un rôle…Lire la suiteGaruda
Nos montagnes regorgent d’histoires et de symboles, à l’image du Triglav, montagne aux trois pics incarnant une ancienne divinité régnant sur le ciel, la terre et les enfers, si centrale que son ascension est considérée comme un rite d’identité nationale. Bienvenue en Slovénie, pays au carrefour des Alpes, de la plaine pannonienne et de l’Adriatique, où une autre passion façonne profondément la culture : l’apiculture. Véritable paradis des abeilles, le pays se distingue par la carniolienne, abeille mellifère réputée pour sa douceur et son efficacité. Avec environ cinq apiculteurs pour mille habitants et une densité remarquable de ruches, la Slovénie affiche un lien intime avec ces insectes essentiels. Les ruches elles-mêmes deviennent œuvres d’art, ornées de peintures naïves relatant scènes religieuses, locales ou historiques. Cette tradition doit beaucoup à Anton Janša, pionnier de l’apiculture moderne au XVIIIᵉ siècle, dont l’influence fut décisive bien au-delà des frontières. Ce rapport privilégié aux abeilles a conduit le pays à faire reconnaître une Journée mondiale de l’abeille, célébrée chaque 20 mai.Lire la suiteLa journée mondiale de l’abeille
Anton Janša (1734-1773) – Apiculteur et peintre slovène, considéré comme l’un des pionniers de l’apiculture moderne. Il a servi comme apiculteur impérial à la cour de Marie-Thérèse d’Autriche au XVIIIe siècle. Janša a développé des techniques novatrices d’élevage de reines et de gestion des colonies d’abeilles, laissant une influence durable sur la pratique apicole. En plus de ses contributions à…Lire la suiteAnton Janša
La situation contemporaine renvoie chacun à sa vision du monde et à la manière dont elle conditionne notre rapport à la vie, à la dignité et au respect. L’histoire des deux grenouilles, dont l’une ne connaît que le fond de son puits tandis que l’autre tente en vain de lui décrire l’immensité du monde, illustre la puissance et les limites de nos cadres de perception. Nous sommes souvent prisonniers de nos propres « puits » : habitudes, idéologies, zones de confort, croyant embrasser le réel alors que notre ciel demeure borné par une margelle invisible. Même lorsque nous en sortons, n’est-ce pas fréquemment pour tomber dans un autre puits, régi par de nouveaux repères tout aussi limitants ? Le monde est pourtant fait d’une pluralité de langages, de valeurs et de systèmes qui ne demandent qu’à être compris. Reconnaître cette diversité invite à concilier la singularité de notre expérience avec l’universalité qui la contient, et à admettre que ce que nous jugeons « barbare » n’est souvent que différent de notre usage. Peut-être est-ce là une voie pour vivre ensemble : ouvrir nos fenêtres, laisser circuler la brise des autres cultures, et commencer par questionner notre indéfinition du monde.Lire la suiteLe monde de la grenouille au fond du puits…
Il est possible qu’en Slovénie l’on dise qu’une personne est « aussi diligente qu’une abeille » (Priden kot čebela) ou que « le miel et le lait coulent » (Cedita se med in mleko), révélant l’importance symbolique et pratique des abeilles. Cette tradition apicole, vieille de plus de mille ans, culmine avec Anton Janša (1734-1773), pionnier de l’apiculture moderne, qui transforma savoir et pratiques : taille et forme des ruches adaptées à l’empilement, transmission des techniques, héritage artistique encore visible aujourd’hui. Pour honorer cette excellence, la Slovénie a choisi le 20 mai comme Journée mondiale des abeilles, rappelant que leur protection est essentielle non seulement pour elles mais pour nos ressources alimentaires et notre survie collective. Cette fragilité, manifeste dans la Vie et dans nos écosystèmes, nous invite à réfléchir à nos aveuglements et à envisager des mesures plus conscientes dans les domaines environnementaux, sociaux ou géopolitiques. Questionner la fragilité, c’est peut-être déjà commencer à transformer notre rapport au monde et à nos responsabilités.Lire la suitečebela, éloge de la fragilité…
Yggdrasil est le frêne cosmique de la mythologie nordique, axe du monde reliant les Neuf Mondes et soutenant l’architecture de l’univers. Ses branches immenses s’élèvent au-dessus des cieux tandis que ses trois racines géantes plongent dans des sphères distinctes : l’une vers le monde des dieux, l’autre vers celui des géants, la troisième vers le royaume des morts. Autour de…Lire la suiteYggdrasil
Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
« [La forêt a accompagné l’histoire des civilisations. Mais elle croule aujourd’hui sous l’appétit sans mesure qui la condamne à disparaître… et nous avec elle ? Comment mieux traduire notre responsabilité ?…]
390 milliards d’arbres, voici un nombre qui à son évocation peut aussitôt donner le tournis. Pas sûr en effet qu’à son écoute nous soyons en mesure d’en dépasser l’abstraction, bien que précisément ce nombre estimé renvoie à une réalité des plus concrètes : celle de la forêt amazonienne. Dans un plaidoyer sur la nature de nos responsabilités à son égard, comme à l’égard de toutes les forêts que l’histoire des écosystèmes a confiées à notre gestion, Prince Ea mentionne la raison qui aujourd’hui nous conduit à les menacer : le gain, l’appétit morbide et aveugle qui emporte de longue date l’espèce humaine et que des moyens toujours plus imposants ont conduit à amplifier. On peut ainsi lire que sur une année des centaines de millions d’arbres, a minima, sont volés à cette richesse et qu’il faudrait bien des décennies pour en panser les plaies, pour en compenser les pertes, en admettant que nous y songions…
(…)
Est-il une voix pour sortir d’une telle impasse ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « forêt » et de « l’arbre » ?Lire la suite390 milliards d’arbres…
Et si l’on se promenait au parc de Keukenhof, près de Lisse ? Créé au XVe siècle comme « jardin de cuisine », il est devenu en 1949 un haut lieu des expositions florales et célèbre chaque printemps la floraison de plus de sept millions de bulbes plantés à l’automne. Cette apothéose renvoie à l’histoire européenne de la tulipe, introduite au XVIe siècle depuis Constantinople, où un ambassadeur d’Autriche remarqua cette fleur prisée des Ottomans. Son nom, dérivé du mot turc désignant le turban, accompagna son succès lorsque le botaniste Charles de l’Écluse démontra vers 1590 qu’elle s’adaptait parfaitement au climat local. Dans un contexte de prospérité nourri par l’essor de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les variétés se multiplièrent et un marché spéculatif s’emballa. Dans les années 1630, la « tulipomanie » poussa artisans et notables à engager des fortunes – parfois leurs maisons – pour un seul bulbe, jusqu’au krach de 1637 qui mit fin à cette folie. Restée dans l’art et les esprits, elle inspira encore Gilles Ménage, rappelant combien la valeur des choses dépend de l’enthousiasme humain. Drôle de monde !Lire la suitePour le prix d’une tulipe
Les Nymphéas est une série de peintures emblématiques réalisées par le peintre français Claude Monet entre 1899 et 1926. Ces œuvres sont le fruit du travail de Monet dans son jardin de Giverny, en France, où l’artiste a créé un étang de nymphéas luxuriants et colorés. Monet a été profondément inspiré par la nature environnante, capturant la beauté éphémère des…Lire la suiteLes Nymphéas
Aujourd’hui, j’ai 15 ans… Ma mère et ma grand-mère m’ont parlé de ce moment toute ma vie Mon père et mes frères savent que je ne serai plus la petite fille que j’étais Je m’habille d’une robe que la tradition veut rose Je me maquille Je me parfume Enfin, je mets la couronne Dehors, j’entends mes proches se réunir Je…Lire la suiteAujourd’hui, j’ai 15 ans
Art floral japonais traditionnel qui se concentre sur la création de compositions florales équilibrées et esthétiques. Appelé également kado ou « la voie des fleurs », l’ikebana vise à évoquer l’harmonie entre la nature, l’homme et l’espace qui les entoure. Les arrangements d’ikebana sont caractérisés par leur simplicité, leur élégance et leur respect des éléments naturels. Chaque composition est soigneusement conçue en…Lire la suiteikebana
Les Moires, connues chez les Romains sous le nom de Parques, sont des divinités de la mythologie grecque associées au destin. Elles sont trois sœurs : Clotho, Lachésis et Atropos. Clotho, la fileuse, tisse le fil de la vie à la naissance de chaque individu. Lachésis, la mesureuse, détermine la longueur de ce fil, symbolisant la durée de la vie.…Lire la suiteMoirai
Les crises biologiques et les extinctions ne sont pas nouvelles, mais la nôtre se distingue par son accélération et par l’aveuglement qu’elle semble susciter, comme si nous manquions l’occasion d’en prendre pleinement conscience pour notre propre survie. La vie nous est donnée, prêtée peut-être, puis reprise, et entre ces deux bornes les cultures ont cherché à comprendre comment l’honorer. Nombre de sagesses traditionnelles enseignent l’interdépendance du vivant, l’idée que nuire à la Terre revient à se nuire à soi-même, car tout est lié. En Inde, cette intuition s’est cristallisée dans le principe d’ahiṃsā, la non-violence ou le respect absolu de la vie, partagé par plusieurs traditions spirituelles. Il invite à ne causer aucune nuisance à aucun être, si infime soit-il, et à reconnaître la valeur intrinsèque de toute forme de vie. Face à l’érosion de la biodiversité et aux violences visibles ou invisibles qu’elle subit, cette éthique ancienne apparaît moins comme une croyance que comme une ressource essentielle. Peut-être gagnerions-nous à réapprendre, à travers ces héritages, à redéfinir notre rapport au vivant. Et si tout commençait par une interrogation simple et radicale : qu’entendons-nous réellement par « vie » ?Lire la suiteAhimsa, le respect de la vie…
À la fin octobre et au début novembre se succèdent Halloween, la Toussaint, le Jour des Trépassés ou encore le Día de los Muertos au Mexique. Tous partagent en partie une origine ancienne que l’on peut faire remonter à la fête celtique de Samain, célébrée il y a plus de 2500 ans. Samain marquait la fin des récoltes et l’entrée dans l’hiver, un moment charnière entre deux années dont le point culminant se situait autour du 1er novembre. Dans le calendrier celtique, elle côtoyait Imbolc, Beltaine et Lughnasad. Samain était surtout perçue comme une période de passage entre le monde des vivants et celui des dieux et des morts, durant laquelle les activités s’interrompaient et où de grands feux rituels étaient allumés. Avec la christianisation, la fête de la Toussaint fut fixée au 1er novembre, et la veille, All Hallows’ Eve, donna naissance à Halloween, qui s’est partiellement mêlée aux traditions plus anciennes. Transportée en Amérique par l’immigration irlandaise du XIXe siècle, Halloween s’y transforma, associant déguisements, sucreries et la figure de Jack-o’-lantern, dont la lanterne, navet en Europe puis citrouille en Amérique, éclaire encore nos nuits d’automne.Lire la suiteLa veille de tous les saints
Ötzi, également connu sous le nom d’Homme des glaces,l’homme de Similaun, l’homme de Hauslabjoch, l’homme des glaces tyrolien ou encore la momie de Hauslabjoch, désigne une momie datant de l’âge du cuivre, découverte en 1991 dans les Alpes italiennes de l’Ötztal. Il a vécu il y a environ 5 300 ans, vers 3300 av. J.-C. Ötzi est particulièrement important car…Lire la suiteOtzi
Et si le mot « cimetière » rimait avec « joyeux » ? Au nord de la Roumanie, près de la frontière ukrainienne, dans le județ de Maramureș, se trouve un lieu unique : le cimetière joyeux de Săpânța. Ici, les tombes sont ornées de stèles colorées couvertes d’épitaphes pleines d’humour, de tendresse ou d’autodérision, racontant sans détour la vie, les passions ou les faiblesses des défunts. Cette poésie funéraire naît dans les années 1930 grâce à Stan Ioan Pătraș, artisan local qui sculpte des croix de chêne peintes de couleurs vives, illustrées de bas-reliefs représentant un trait marquant de chaque existence, complétés par des textes souvent savoureux. Jusqu’à sa mort en 1977, il façonne des centaines de sépultures sur mesure, transformant le cimetière en une chronique populaire de la communauté. Son disciple Dumitru Pop poursuit ensuite cette tradition, aujourd’hui devenue l’une des grandes attractions de la région. Cette vision joyeuse et profondément humaine de la mort invite à repenser nos rites funéraires, miroirs de notre rapport à la vie.Lire la suiteLe joyeux cimetière
Le Livre des Morts égyptien, également connu sous le nom de « Rituel pour sortir au jour », est un ensemble de textes funéraires de l’Égypte ancienne. Composé de formules magiques, de prières et de hymnes, il était destiné à aider le défunt à traverser le monde des morts et à atteindre l’au-delà en toute sécurité. Ce texte remonte à l’Ancien Empire…Lire la suiteLivre des Morts (Egypte)




















