Portée par les femmes et les filles qui vivent dans les régions montagneuses du nord de l’Albanie, la xhubleta est un vêtement fait à la main qui se caractérise par sa forme de cloche ondulée. Elle est majoritairement noire avec des motifs brodés colorés. Sa confection comprend plusieurs étapes, dont la préparation du shajak (feutre tissé), la découpe, la couture et la broderie de motifs symboliques. La xhubleta était autrefois utilisée au quotidien à partir de la puberté et était un indicateur du statut social et économique. On assiste toutefois depuis plusieurs décennies au déclin de son utilisation et de sa production, pour différentes raisons socio-politiques et économiques. Les nouvelles politiques mises en place par le système socialiste dans les années 1960 ont modifié les schémas culturels traditionnels et la vie quotidienne des communautés montagnardes, et donc l’utilisation et la production de la xhubleta. Puisque les femmes devaient travailler dans les coopératives agricoles socialistes, la xhubleta n’était plus pratique pour la vie quotidienne. En outre, la collectivisation par l’État a entraîné une pénurie des matières premières nécessaires à sa production. (…)Lire la suiteLa xhubleta
Pantopique : 06-économie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Les techniques, le symbolisme et la culture qui sont associés au Batik indonésien, tissu en coton et soie teint à la main, jalonnent la vie des Indonésiens du début de leur existence jusqu’à leur mort : les nourrissons sont transportés dans de grandes écharpes en batik spécialement nouées et ornées de symboles destinés à leur porter chance, tandis que les défunts sont drapés dans des linceuls en batik. Les tissus décorés de dessins adaptés à la vie de tous les jours sont couramment portés dans les milieux professionnels et universitaires ; pour les mariages, les femmes enceintes, les théâtres de marionnettes et d’autres formes d’expression artistique, des variantes spécialement décorées sont créées. Les vêtements jouent même un rôle central dans certains rituels, telles ces cérémonies d’offrandes où l’on jette du batik royal dans le cratère d’un volcan. Le batik est teint par des artisans, fiers de dessiner des modèles sur le tissu en traçant des lignes et des points avec de la cire chaude ; celle-ci résiste à la teinture végétale et aux autres teintures, ce qui permet à l’artisan de sélectionner différentes couleurs en trempant l’étoffe dans une teinture, puis en enlevant la cire avec de l’eau chaude… (…)Lire la suiteLe Batik indonésien
Le tais, tissu traditionnel tissé à la main au Timor-Leste, joue un rôle important dans la vie des Timorais. Le tissu est utilisé non seulement comme élément de décoration, mais aussi pour confectionner des vêtements traditionnels masculins et féminins aux styles spécifiques. Le tais sert aussi à souhaiter la bienvenue aux nouveau-nés ainsi qu’à accompagner les cérémonies et festivals traditionnels. Le tais est également un moyen d’afficher son identité culturelle et sa classe sociale, car les couleurs et les motifs utilisés varient d’un groupe à l’autre. Enfin, il est utilisé comme objet de valeur, par exemple pour les dots ou pour renforcer les liens entre les familles. Fabriqué en coton teint naturellement à partir de plantes, le tais est traditionnellement tissé à la main à l’aide d’outils simples. Toutefois, la fabrication est un processus relativement long et complexe, qui comprend la préparation et la teinture du coton ainsi que le tissage du tissu. Bien que les hommes participent au processus en cueillant les plantes servant à teindre le coton et en construisant le matériel, le tais est majoritairement produit par les femmes. (…)Lire la suiteLe tais, tissu traditionnel
Créé en 1872, ce complexe historique séricicole et de filature de la soie se situe dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo. Construit par le gouvernement, avec des machines importées de France, il se compose de quatre sites qui correspondent aux différentes étapes de la production de soie grège : élevage des cocons dans une ferme expérimentale ; site de stockage des graines (œufs des vers à soie) dans des caves à température constante ; dévidage des cocons et filature de la soie grège en usine ; magnanerie-école pour la diffusion des connaissances séricicoles. Le site illustre la volonté du Japon d’accéder rapidement aux meilleures techniques de la production de masse et il a été un élément décisif du renouveau de la sériciculture et de la soierie japonaise dès le dernier quart du XIXe siècle. Il témoigne de l’entrée du pays dans le monde moderne industrialisé. Le Japon va devenir le leader de la production séricicole et le premier exportateur mondial, notamment vers la France et l’Italie.Lire la suiteFilature de soie de Tomioka et sites associés
Dans la tradition chinoise du tissage de brocart Yunjin de Nanjing, deux artisans actionnent les parties supérieure et inférieure d’un grand métier à tisser très perfectionné, pour fabriquer des tissus où sont incorporés des matériaux fins, tels que fils de soie, fils d’or et plumes de paons. Utilisée autrefois pour confectionner des habits royaux, notamment la robe et la couronne du dragon, cette technique continue d’être appliquée pour la fabrication de somptueux vêtements et de souvenirs. Essentiellement préservée dans la province de Jiangsu, dans l’est de la Chine, elle compte plus d’une centaine de procédés, parmi lesquels la fabrication des métiers à tisser, l’ébauche des motifs, la création des cartes jacquard pour la programmation des dessins, le montage du métier et les multiples étapes du tissage proprement dit. Tout en « passant la chaîne » et « séparant la trame », les tisserands chantent des ballades mnémoniques qui les aident à mémoriser les techniques qu’ils appliquent, créant ainsi autour du métier à tisser une atmosphère de solidarité, doublée d’une dimension artistique…(…)Lire la suiteL’artisanat du brocart Yunjin de Nanjing
Plus de 2 100 jarres de pierre mégalithiques ont donné leur nom à la plaine des Jarres, située sur un plateau du Laos central. De forme tubulaire, elles étaient destinées à des pratiques funéraires au cours de l’Âge du fer. Ce bien en série de 15 éléments comprend des grandes jarres de pierre taillée, des disques de pierre, des sépultures secondaires, des pierres tombales ou encore des carrières et des objets funéraires. Les sites datent de 500 AEC à 500 EC. Il s’agit du témoignage le plus important de la civilisation de l’Âge du fer qui les fabriqua et les utilisa avant de disparaître vers 500 EC.Lire la suiteSites de jarres mégalithiques de Xieng Khouang – plaine des Jarres
Les techniques traditionnelles de transformation du thé
[chin. 中国传统制茶技艺及其相关习俗 Zhōngguó chuántǒng zhì chá jìyì jí qí xiāngguān xísú]
Les techniques traditionnelles de transformation du thé et les pratiques sociales associées englobent les connaissances, savoir-faire et pratiques en matière de gestion des plantations de thé, de cueillette des feuilles de thé, de transformation à la main, de consommation et de partage du thé. Les producteurs ont créé six sortes de thés suivant les coutumes locales et l’environnement naturel : le thé vert, le thé jaune, le thé sombre, le thé blanc, le thé oolong et le thé noir. Si l’on ajoute à cela les thés retravaillés tels que les thés aux fleurs, on recense plus de 2 000 produits à base de thé aux couleurs, arômes, saveurs et formes divers et variés. Le thé est omniprésent dans le quotidien des Chinois. On sert le thé infusé ou bouilli dans le cadre familial, au travail, dans des salons de thé, des restaurants et des temples. C’est un élément important des relations sociales et des cérémonies telles que les mariages et les sacrifices…(…)Lire la suiteLes techniques traditionnelles de transformation du thé
Les techniques textiles traditionnelles des Li
[chin. 传统黎族纺织技术 Chuántǒng lízú fǎngzhī jìshù]
Les techniques textiles traditionnelles des Li : filage, teinture, tissage et broderie sont employées par les femmes du groupe ethnique des Li, dans la province chinoise du Hainan, pour produire des vêtements et d’autres objets usuels à partir du coton, du chanvre et d’autres fibres. Ces techniques, qui comprennent notamment l’ikat, la broderie double-face, et le tissage jacquard simple face, sont transmises de mère en fille dès l’enfance, par l’enseignement verbal et la démonstration personnelle. Les femmes Li inventent les motifs textiles en faisant appel à leur imagination et à leur connaissance des styles traditionnels. En l’absence de langue écrite, ces motifs consignent l’histoire et les légendes de la culture Li, ainsi que divers aspects du culte, des tabous, des croyances, des traditions et des mœurs. Les motifs permettent aussi de distinguer les cinq principaux dialectes parlés de l’île d’Hainan. Les textiles sont un élément indispensable de toute occasion sociale et culturelle importante, telle que les fêtes et rituels religieux…(…)Lire la suiteLes techniques textiles traditionnelles des Li
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
[chin. 中国的蚕桑和丝绸工艺 Zhōngguó de cánsāng hé sīchóu gōngyì]
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine, pratiqués dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu près de Shanghai et à Chengdu dans la province du Sichuan, ont une longue histoire. Traditionnellement dévolue aux femmes dans l’économie des régions rurales, la fabrication de la soie comprend la culture des mûriers, l’élevage des vers à soie, le dévidage de la soie, le filage, ainsi que la conception et le tissage des étoffes . Ce savoir-faire, transmis au sein des familles et de maîtres à apprentis, s’est souvent propagé au sein de groupes locaux. Le cycle de vie du ver à soie était considéré comme reflétant la vie, la mort et la renaissance de l’être humain. Dans les multiples étangs qui parsèment les villages, les déjections des vers à soie sont utilisées pour nourrir les poissons, tandis que le limon sert de fertilisant pour les mûriers, les feuilles de ces arbustes servant, à leur tour, à la nourriture des vers à soie. Au début de l’année lunaire, les sériciculteurs convient chez eux les artisans pour faire revivre la légende de la Déesse des vers à soie, chasser les mauvais esprits et invoquer une récolte de cocons abondante…(…)Lire la suiteLa sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan
[chin. 丝绸之路:长安-天山廊道的路网 Sīchóu zhī lù: Cháng'ān-tiānshān láng dào de lù wǎng]
Cette section des Routes de la soie s’étend sur 5 000 km, de Chang’an/Luoyang, capitale centrale de la Chine sous les dynasties Han et Tang, jusqu’à la région de Jetyssou, en Asie centrale. Ce corridor a pris forme entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. ; il a été utilisé jusqu’au XVIe siècle, reliant de nombreuses civilisations et facilitant des échanges à longue distance en matière de commerce mais aussi de croyances religieuses, de connaissances scientifiques, d’innovations technologiques, de pratiques culturelles et artistiques. Parmi les 33 sites inclus dans la nomination figurent d’importants ensembles de villes/palais de différents empires ou royaumes de khans, des établissements de commerce, des temples de grottes bouddhistes, des voies antiques, des relais de poste, des cols, des tours balises, des parties de la Grand Muraille, des fortifications, des tombes et des édifices religieux.Lire la suiteRoutes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan
Paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe
[chin. 红河哈尼梯田 Hónghé hāní tītián]
Ce site de 16 603 hectares est situé dans le sud du Yunnan. Il abrite des terrasses spectaculaires qui s’étagent sur les pentes escarpées du mont Ailao et descendent jusqu’à la rive sud de la Rivière rouge. Depuis 1 300 ans, le peuple Hani a développé un système complexe de canaux qui amènent l’eau des sommets boisés jusqu’aux terrasses. Il a aussi mis en place un système d’agriculture intégrée qui associe l’élevage (buffles, bovins, canards, poissons et anguilles) et la production du produit de base : le riz rouge. Les habitants vénèrent le soleil, la lune, les montagnes, les rivières, les forêts et d’autres phénomènes naturels comme le feu. Ils occupent 82 villages, installés entre les forêts des sommets et les terrasses, où l’on trouve des maisons traditionnelles dites « champignons ». Ce système de gestion de la terre particulièrement durable témoigne d’une extraordinaire harmonie entre les hommes et leur environnement, tant du point de vue visuel qu’écologique. Il repose sur des structures sociales et religieuses très anciennes.Lire la suitePaysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe
Ping Yao est un exemple exceptionnellement bien préservé de cité chinoise Han traditionnelle fondée au XIVe siècle. Son tissu urbain est l’exemple même de l’évolution des styles architecturaux et de l’urbanisme en Chine impériale durant cinq siècles. Les imposants édifices liés à l’activité bancaire sont particulièrement intéressants et rappellent que Ping Yao fut le plus grand centre bancaire de toute la Chine au XIXe siècle et au début du XXe siècle.Lire la suiteVieille ville de Ping Yao
La qualité exceptionnelle de l’eau et la douceur du climat du comté de Jing, dans la province d’Anhui en Chine orientale, sont deux éléments clés de l’art de la fabrication du papier Xuan, encore extrêmement vivant dans cette région. Fabriqué à la main à partir de l’écorce très dure du Tara Wing-Celtis (ou santal bleu) et de paille de riz, le papier Xuan est connu pour sa surface lisse et résistante, sa capacité à absorber l’eau et à humidifier l’encre et à se plier plusieurs fois sans se déchirer. Il est très utilisé pour la calligraphie, la peinture et l’imprimerie. Le processus traditionnel, transmis oralement de génération en génération et toujours respecté de nos jours, est exclusivement manuel et comprend plus de cent étapes telles que le trempage, le lavage, la fermentation, le blanchissage, la réduction en pâte, l’exposition au soleil et la découpe, le tout durant plus de deux ans. La fabrication du « papier des âges » ou « roi des papiers » est un volet majeur de l’économie du comté de Jing, où l’industrie emploie, directement ou indirectement, un membre de la population locale sur neuf et où le métier est enseigné dans des écoles locales…(…)Lire la suiteLa fabrication du papier Xuan
Le noken est un sac noué ou tissé à la main à partir de fibre de bois ou de feuilles par les communautés des provinces indonésiennes de Papouasie et de Papouasie occidentale. Les hommes et les femmes s’en servent pour transporter le produit des plantations, la pêche maritime ou lacustre, le bois de chauffe, les bébés ou les petits animaux, ainsi que pour faire les courses et ranger des affaires à la maison. Le noken peut aussi se porter souvent à l’occasion de fêtes traditionnelles ou être offert en signe de paix. La méthode de fabrication du noken varie selon les communautés mais, en général, on coupe les branches, les tiges ou l’écorce de petits arbres ou d’arbustes qu’on met sur le feu et qu’on fait tremper dans l’eau. La fibre de bois qui reste est séchée, puis tournée pour obtenir un gros fil ou de la ficelle qu’on colore parfois avec des teintures naturelles. Cette ficelle est nouée à la main pour réaliser des filets de différents points et modèles… (…)Lire la suiteLe noken, sac multifonctionnel noué ou tissé, artisanat du peuple de Papouasie
Macao, riche port marchand d’une grande importance stratégique dans l’essor du commerce international, a été un territoire sous administration portugaise du milieu du XVIe siècle à 1999, date à laquelle il passa sous souveraineté chinoise. Avec sa voie principale et ses bâtiments – résidentiels, religieux ou publics – portugais et chinois, le centre historique de Macao témoigne de la fusion unique d’influences esthétiques, culturelles, architecturales et technologiques de l’Orient et de l’Occident. Le site inclut également une forteresse et un phare qui est le plus ancien de Chine. Le site témoigne d’une des rencontres les plus anciennes et les plus durables entre la Chine et l’Occident, sur la base d’un commerce international florissant.Lire la suiteCentre historique de Macao
Kulangsu est une petite île située dans l’estuaire du fleuve Chiu-lung, à proximité de la ville de Xiamen. Avec l’ouverture de Xiamen comme port de commerce en 1843 et la désignation de Kulangsu comme établissement international en 1903, cette île des côtes sud de l’empire chinois est soudain devenue une importante fenêtre d’échanges sino-étrangers. Kulangsu est un exemple exceptionnel de la fusion culturelle née de ces échanges, qui reste lisible dans son tissu urbain. Différents styles architecturaux s’y mêlent, notamment le style traditionnel du sud du Fujian, le style occidental néo-classique ou le style colonial à véranda. Le témoignage le plus exceptionnel de la fusion des diverses influences stylistiques est un mouvement architectural nouveau : le style Amoy Deco, synthèse entre le style moderniste du début du XXe siècle et le style Art déco.Lire la suiteKulangsu, un établissement historique international
Quanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
[chin. 泉州:宋元中国的世界海洋商贸中心 Quánzhōu: Sòng yuán zhōngguó de shìjiè hǎiyáng shāngmào zhōngxīn]
Le site en série de Quanzhou illustre le dynamisme de la ville en tant qu’emporium maritime pendant les périodes Song et Yuan (Xe-XIVe siècles de notre ère) et ses interconnexions avec l’arrière-pays chinois. Quanzhou a prospéré pendant une période très importante pour le commerce maritime en Asie. Le site comprend des édifices religieux, notamment la mosquée Qingjing, du XIe siècle, l’un des premiers édifices islamiques de Chine, des tombes islamiques et un large éventail de vestiges archéologiques : bâtiments administratifs, quais en pierre qui étaient importants pour le commerce et la défense, sites de production de céramique et de fer, éléments du réseau de transport de la ville, ponts anciens, pagodes et inscriptions. La ville était connue sous le nom de Zayton dans des textes arabes et occidentaux du Xe au XIVe siècle de notre ère.Lire la suiteQuanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
Présent à travers la Chine et dans différents groupes ethniques, le découpage de papier est un art populaire fondamental dans la vie quotidienne. Essentiellement féminin, cet art est transmis de mère en fille au cours d’un long apprentissage qui commence dès l’enfance, surtout dans les zones rurales. Il permet aux meilleurs artistes de gagner respect et admiration. Les techniques sont nombreuses : le papier peut être découpé ou gravé avec un burin, colorié ou non. Les technologies modernes sont de plus en plus utilisées. Les motifs, très divers et souvent improvisés par l’artiste, dépendent de la région (le sud de la Chine privilégie par exemple les motifs fins et délicats) et de l’usage du produit, qui peut être destiné à la décoration intérieure (fenêtres, lits, plafonds…), à des fêtes (mariages, anniversaires, cérémonies) ou encore à des prières (invoquer la pluie, conjurer le diable…). Étroitement lié à la vie sociale des Chinois de tous les groupes ethniques, le découpage du papier sert à exprimer les principes moraux, les philosophies et les idéaux esthétiques des praticiens. Aujourd’hui, il est un moyen toujours vivant d’expression des émotions et connaît un regain d’intérêt sans précédent.Lire la suiteLe découpage de papier chinois
Les membres du groupe ethnique coréen de la province de Jilin et d’autres provinces du nord-est de la Chine se réunissent dans les champs ou les villages lors de festivals communautaires pour faire un sacrifice traditionnel en l’honneur du dieu de la terre, afin de rendre hommage à la nature et de prier pour attirer la chance et de bonnes récoltes. Telle est l’origine de la danse des fermiers du groupe ethnique coréen en Chine, une pratique traditionnelle populaire transmise par les membres les plus anciens de la communauté aux jeunes générations. Des musiciens jouent du »suona, » instrument proche du hautbois, de gongs en forme de cloches et de divers tambours, tandis que des danseurs, masqués ou non, exécutent des mouvements grotesques au son de cette musique. Cette danse s’inspire de la gestuelle du travail de la terre, comme par exemple la « marche sur les billons »… (…)Lire la suiteLa danse des fermiers du groupe ethnique coréen en Chine
La technique de cuisson traditionnelle du céladon de Longquan
[chin. 传统龙泉青瓷烧制工艺 Chuántǒng lóngquán qīngcí shāo zhì gōngyì]
La ville de Longquan, dans la province chinoise côtière de Zhejian, est réputée pour sa poterie céladon et sa technique de cuisson traditionnelle qui lui confère sa glaçure spécifique. Composée d’argile or-violet et d’un mélange de feldspath calciné, de calcaire, de quartz et de cendre de végétaux, la glaçure est préparée selon des recettes souvent transmises de génération en génération par des maîtres ou au sein des familles. La glaçure est appliquée sur un récipient en grès cuit qui est ensuite recuit selon un cycle de six opérations de cuisson-refroidissement où la précision des températures revêt une importance primordiale (…) Les artistes expérimentés dans l’art du céladon contrôlent soigneusement chaque étape en utilisant un thermomètre et en observant la couleur de la flamme qui peut monter jusqu’à 1 310º C. Le produit final prend l’un des deux styles suivants : le céladon dit du « grand frère » a un fini noir avec effet craquelé, tandis que celui dit du « jeune frère » a un fini épais gris lavande et vert prune. Avec sa teinte vert de jade sous-jacente, le céladon cuit par les entreprises familiales de Longquan est apprécié en tant que technique produisant de véritables chefs-d’œuvre…(…)Lire la suiteLa technique de cuisson traditionnelle du céladon de Longquan

















