Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel
Pantopique : Tibet
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’Aksai Chin ཨག་སའི་ཆིན་ est un vaste plateau désertique de haute altitude situé à l’est du Ladakh. Peu hospitalier et presque inhabité, il a pourtant acquis une importance stratégique majeure au XXᵉ siècle. Historiquement, cette région était parcourue par des nomades et quelques caravanes reliant le Ladakh au Tibet. Son éloignement et son absence de population permanente expliquent en partie la…Lire la suiteAksai Chin
Les lieux se nomment selon l’histoire, les langues en contact et les cultures, chaque toponyme portant un pouvoir révélateur de choix, d’usages et d’étymologies. Ainsi, le « toit du monde » suscite débats et variations : le géographe britannique George Everest donna son nom au sommet qu’il mesura, alors que l’Inde honore Radhanath Sikdar, premier à l’avoir identifié précisément en 1852. La Chine le nomme Zhūmùlǎngmǎ Fēng ou Shèngmǔ Fēng, le Népal Sagarmāthā, « tête du ciel », et le Tibet Qomolangma ou Chomolungma, en tibétain ཇོ་མོ་གླིང་མ. Chaque désignation reflète l’histoire, la langue et la culture locales, tandis que l’écriture tibétaine elle-même fut mise au point par Thonmi Sambhota sous le roi Songtsen Gampo, inspirée des modèles indiens et adaptée pour transcrire avec élégance la langue tibétaine.Lire la suiteNommer une montagne…
Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza
Les chevaux de vent tibétains, appelés Lungta, sont des figures symboliques présentes sur les drapeaux de prières de l’Himalaya. Ils représentent un cheval portant sur son dos les joyaux de l’esprit ou des mantras sacrés. Ils incarnent l’énergie vitale, la chance et la circulation du souffle dans le monde. Dans la tradition tibétaine, le vent est porteur de prières et…Lire la suiteChevaux de vent tibétains (Lungta)
L’Himalaya ཧི་མ་ལ་ཡ་ constitue l’horizon méridional du Ladakh et influence profondément son environnement naturel et culturel. Ces montagnes, parmi les plus jeunes et les plus hautes du monde, sont perçues comme des lieux sacrés dans les traditions bouddhistes et hindoues. Elles abritent de nombreux ermitages, grottes de méditation et sanctuaires, associés à des maîtres spirituels et à des récits légendaires. Sur…Lire la suiteHimalaya [2]
Le thé au beurre est une boisson emblématique du Ladakh et des régions tibétaines. Préparé à partir de thé noir, de beurre de yak et de sel, il est consommé tout au long de la journée. Riche en calories, il aide à lutter contre le froid, l’altitude et la fatigue. Le po cha joue un rôle central dans les pratiques…Lire la suitethé [2]
La khata, également appelée khatag (tibétain:ཁ་བཏགས་), est une écharpe cérémonielle traditionnelle issue de la culture tibétaine, profondément ancrée dans les pratiques spirituelles et sociales de la région du Tibet. Elle est utilisée dans le tengrisme ainsi que dans le bouddhisme tibétain comme symbole de respect, de pureté et de bon augure. Généralement de couleur blanche, la khata représente la sincérité…Lire la suitekhata
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Les deux grands courants du bouddhisme sont le Theravada et le Mahayana, qui se sont développés au cours des premières années de cette religion. Le bouddhisme Vajrayana est une forme de bouddhisme probablement issue de la tradition Mahayana. Il repose sur un système philosophique et rituel complexe destiné à offrir une voie vers l’illumination. Le Vajrayana est parfois appelé bouddhisme tibétain. Le terme Vajrayana signifie grossièrement « la voie du diamant ». Le mot Vajra fait référence à la foudre, il est dur comme un diamant, et était utilisé comme arme par le dieu hindou du tonnerre et de la pluie, Indra. Yana désigne la voie, ou le véhicule spirituel, permettant d’atteindre l’illumination. Le bouddhisme Vajrayana s’est développé en Inde vers le 6e ou le 7e siècle de notre ère. Les idées tantriques ont commencé à être incorporées dans les enseignements des universités bouddhistes du nord de l’Inde, conduisant progressivement au développement d’une nouvelle tradition. Elle s’est répandue de l’Inde vers l’Himalaya, atteignant le Tibet en 747 de notre ère grâce à un moine indien, Padmasambhava (…)Lire la suitevajrayana
L’école Gelugpa est la dernière grande école émergente du bouddhisme tantrique tibétain. Au cours du XVe siècle, elle s’est fortement répandue et a rapidement devancé les autres branches. Elle est actuellement la plus grande école du bouddhisme tibétain. Le fondateur de l’école Gelugpa fut maître Tsongkhapa (1357–1419). Il visait les laxismes qui apparaissaient dans le milieu bouddhiste tibétain de l’époque tels que la vie dissipée des moines, le relâchement de la discipline bouddhiste, la négligence de la voie des Sutras. Maître Tsongkhapa réforma alors le bouddhisme tibétain en soulignant fortement la nécessité d’une discipline monastique, le respect de l’enseignement des Sutras, et en prônant le célibat. Il utilisait le bonnet jaune pour symboliser l’importance de la discipline. Ainsi, l’école Gelugpa fut-elle également nommée l’ « école des coiffes jaunes ». Tsongkhapa avait suivi un grand nombre de maîtres en commençant d’abord par les enseignements du Paramitayana puis ceux du Vajrayana (…)Lire la suiteEcole Gelugpa – Dernière grande école du bouddhisme tantrique tibétain
(ou bol chantant) Il n’existe pas de traces écrites de l’origine des bols chantants. Il y a plus de 5000 ans, sur les plateaux de Mongolie, les nomades martelaient des bols en cuivre, pour faire la cuisine… Quelques milliers d’années plus tard, en expérimentant les alliages de différents métaux, le laiton a supplanté le cuivre pour le même usage culinaire.…Lire la suitebol tibétain
Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission. L’élément joue un rôle essentiel pour améliorer les conditions de santé, encourager un code de comportements sociaux et promouvoir le respect de la nature… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa, connaissances et pratiques du peuple tibétain en Chine concernant la vie, la santé et la prévention et le traitement des maladies
Dans les temps anciens, lorsque le pêcher était en fleur, on considérait que c’était le début d’une nouvelle année. Depuis la systématisation du calendrier tibétain en 1027, le premier jour du premier mois est devenu le Losar, le nouvel an. Les Tibétains commencent à se préparer au Nouvel An au 12e mois du calendrier tibétain, les premières activités comprenant l’utilisation…Lire la suiteUn pêcher tibétain en fleur…
Lorsque l’archéologue Heinrich Schliemann se rendit à Ithaque, en Grèce, en 1868, il avait un objectif en tête : découvrir l’ancienne cité de Troie à l’aide de l’Iliade d’Homère. Le poème épique était généralement considéré comme un simple mythe, mais Schliemann était convaincu du contraire. Pour lui, il s’agissait d’une carte indiquant l’emplacement caché des cités antiques (…) L’intrépide archéologue…Lire la suiteL’homme qui a introduit la croix gammée en Allemagne…
Crâne rasé et ventre vide, l’artiste népalais Ujay Bajracharya dessine au pinceau les yeux de la déesse Tara, vénérée par les bouddhistes et les hindous, parachevant son œuvre de style Paubha, l’art pictural sacré national… (…) La Tara Verte d’Ujay Bajracharya est une œuvre personnelle, destinée à la salle de prière de son domicile, avec laquelle il s’est préparé à…Lire la suiteUjay Bajracharya – … et le Paubha
Thonmi Sambhota (7e siècle après J.-C.) ཐོན་ མི་ སམྦྷོ་ ཊ་ – Ministre de l’empereur Songtsen Gampo et inventeur de l’écriture tibétaine.Lire la suiteThonmi Sambhota
Tenzin Gyatso བསྟན་འཛིན་རྒྱ་མཚོ་ devient le 14e dalaï-lama en 1950. Né en 1935 dans la province chinoise du Qinghai, il appartient à l’école gelugpa. Il s’exile en Inde en 1959, créant le gouvernement tibétain en exil, fonction qu’il quitte en 2011. Il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1989.Lire la suiteTenzin Gyatso
Songtsen Gampo སྲོང་བཙན་སྒམ་པོ (609-650) est un souverain tibétain de la dynastie Yarlung. C’est lui qui est crédité de la fondation de Lhassa, comprenant une des premières citations de ce qui deviendra le palais du Potala. Il est connu pour avoir entrepris de vastes travaux menant vers le Népal, introduit le bouddhisme, épousé deux princesses, l’une chinoise, la princesse Wencheng, l’autre…Lire la suiteSongtsen Gampo
Lhassa est la capitale du Tibet, aujourd’hui située dans la région autonome du Tibet en Chine. La ville fut à partir du 7e siècle la capitale du royaume du Tibet. Elle est l’un des centres culturels, religieux et politiques les plus importants de la région himalayenne. Lhassa est renommée pour abriter le Palais du Potala, ancienne résidence hivernale des dalaï-lamas,…Lire la suiteLhassa
Le Gouvernement tibétain en exil, aussi appelé Administration centrale tibétaine (ACT), a été formé en 1959 après la fuite du 14e dalaï-lama à la suite de l’échec de l’insurrection de Lhassa contre la présence chinoise au Tibet. Il est basé à Dharamsala, dans le nord de l’Inde, et fonctionne comme une autorité politique et culturelle représentant les Tibétains en exil.…Lire la suiteGouvernement tibétain en exil










