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roue de prière (tibétaine)

repère(s) :Tibet

The Tibetan prayer wheel combines mechanical movement with spiritual practice. A cylinder mounted on an axle, it typically contains sacred texts or mantras inscribed on paper. By turning it, the devotee symbolically recites the prayers it contains. The circular motion thus becomes a form of religious action. The circle and rotation are associated with the continuity of the world and the circulation of teachings. This object also allows us to explore the connections between artisanal techniques, devotional practices, and cosmological representations.Lire la suiteroue de prière (tibétaine)

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Patrimoine Culturel Immatériel

L’opéra tibétain

repère(s) :art

L’opéra tibétain, opéra traditionnel le plus populaire parmi les groupes ethniques minoritaires en Chine, est une synthèse artistique très élaborée où se mêlent chansons folkloriques, danses, récits, psalmodies, acrobaties et rites religieux. Très répandu sur le plateau Qinghai-Tibet, dans l’ouest de la Chine, le spectacle débute par une cérémonie de prières, avec la purification de la scène par les chasseurs et les bénédictions prononcées par les anciens, et s’achève par une nouvelle cérémonie de bénédictions. Le cœur de l’opéra est constitué d’une pièce de théâtre, déclamée par un seul récitant et jouée par des acteurs, accompagnés par des groupes de chanteurs, de danseurs et d’acrobates. Les acteurs portent des masques traditionnels, de formes et de couleurs variées, qui contrastent avec la simplicité de leur mise… (…)Lire la suiteL’opéra tibétain

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Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa

repère(s) :habiter

1994

[chin. 拉萨布达拉宫历史建筑群 Lāsà bù dá lā gōng lìshǐ jiànzhú qún | tibétain པོ་ཏ་ལ Potala]

Le palais du Potala, palais d’hiver du dalaï-lama depuis le VIIe siècle, symbolise le bouddhisme tibétain et son rôle central dans l’administration traditionnelle au Tibet. Le complexe s’élève sur la Colline rouge au centre de la vallée de Lhasa, à 3 700 m d’altitude. Il comprend le Palais blanc et le Palais rouge, et leurs bâtiments annexes. Fondé également au VIIe siècle, le monastère du Temple de Jokhang est un complexe religieux bouddhiste exceptionnel. Norbulingka, le palais d’été du dalaï-lama, construit au XVIIIe siècle, est un chef d’œuvre de l’art tibétain. La beauté et l’originalité de l’architecture de ces trois sites, leur riche décoration et leur intégration harmonieuse dans un paysage admirable s’ajoutent à leur intérêt historique et religieux.Lire la suiteEnsemble historique du Palais du Potala, Lhasa

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La tradition épique du Gesar

repère(s) :récit

2009

[tibétain : གླིང་གེ་སར།]

Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu établies dans l’ouest et le nord de la Chine ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales. Les maîtres tibétains portent des miroirs en bronze et utilisent des expressions faciales, des effets sonores et des gestes pour souligner leur chant, tandis que les exécutants mongols sont accompagnés par des violons (…) Les centaines de mythes, récits populaires, ballades et proverbes transmis dans le cadre de la tradition ne sont pas seulement une forme majeure de divertissement des communautés rurales : ils éduquent également les auditeurs dans plusieurs domaines tels que l’histoire, la religion, les coutumes, la moralité et la science (…)Lire la suiteLa tradition épique du Gesar

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Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa

repère(s) :santé

2018

[chin. 藏医药浴法 Zàng yīyào yù fǎ]

Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa

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02 Calendrier septembre

2 septembre – Journée de la démocratie tibétaine

repère(s) :pouvoir

En février 1960, un peu moins d’un an après son passage en Inde, le quatorzième Dalaï Lama a exposé à Bodhgaya, où le Bouddha a atteint l’illumination, un programme détaillé de pratique démocratique pour les Tibétains en exil. Selon le site Web du Parlement tibétain en exil (TPiE), il leur a conseillé de créer un organe élu composé de trois…Lire la suite2 septembre – Journée de la démocratie tibétaine

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traité de Temisgam

repère(s) :

Le traité de Temisgam, signé en 1684, constitue un tournant décisif dans l’histoire politique du Ladakh. Il met fin à des conflits prolongés avec le Tibet, mais au prix d’une forte limitation de l’autonomie ladakhie. Le royaume conserve une existence formelle, mais son indépendance politique et commerciale est sérieusement compromise. Ce traité illustre la fragilité des petits États himalayens, pris…Lire la suitetraité de Temisgam

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Un Bonheur Intérieur Brut

repère(s) :bonheur

Petit royaume enclavé de l’Himalaya, le Bhoutan se reconnaît à son drapeau orné du dragon Druk, référence à son nom en dzongkha, Druk Yul, la « terre du dragon tonnerre ». Monarchie constitutionnelle, il a pour capitale Thimphou, perchée à 2 300 mètres d’altitude. Majoritairement bouddhiste vajrayāna, avec une importante minorité hindoue, le pays s’est rendu célèbre par une idée singulière : mesurer le bonheur. En 1972, une initiative royale donna naissance au Bonheur Intérieur Brut (BIB), conçu comme une alternative au PIB jugé trop réducteur. Ce nouvel indicateur repose sur quatre piliers : un développement durable et équitable, la préservation des cultures, la protection de l’environnement et une gouvernance responsable intégrant santé, éducation et bien-être. Selon le Centre d’études bhoutanaises, le bonheur reste une expérience individuelle, mais sa gestion collective y contribue fortement. Intégré à la Constitution en 2008, le BIB inspira ensuite l’Organisation des Nations unies, qui institua en 2012 la Journée mondiale du bonheur, célébrée chaque 20 mars.Lire la suiteUn Bonheur Intérieur Brut

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Petite Histoire du Ladakh [2]

repère(s) :

Aux origines du royaume ladakhi… À partir du premier millénaire de notre ère, le Ladakh s’intègre progressivement à l’aire culturelle tibétaine, notamment sous l’influence politique et linguistique du Tibet. Après l’effondrement de l’Empire tibétain au IXᵉ siècle, un prince tibétain, Nyima Gon, descendant de la dynastie impériale, établit son autorité sur une vaste région comprenant le Ladakh et le royaume…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [2]

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Alexandra David-Néel

repère(s) :aller

Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel

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Aksai Chin

repère(s) :

L’Aksai Chin ཨག་སའི་ཆིན་ est un vaste plateau désertique de haute altitude situé à l’est du Ladakh. Peu hospitalier et presque inhabité, il a pourtant acquis une importance stratégique majeure au XXᵉ siècle. Historiquement, cette région était parcourue par des nomades et quelques caravanes reliant le Ladakh au Tibet. Son éloignement et son absence de population permanente expliquent en partie la…Lire la suiteAksai Chin

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Nommer une montagne…

repère(s) :environnement

Les lieux se nomment selon l’histoire, les langues en contact et les cultures, chaque toponyme portant un pouvoir révélateur de choix, d’usages et d’étymologies. Ainsi, le « toit du monde » suscite débats et variations : le géographe britannique George Everest donna son nom au sommet qu’il mesura, alors que l’Inde honore Radhanath Sikdar, premier à l’avoir identifié précisément en 1852. La Chine le nomme Zhūmùlǎngmǎ Fēng ou Shèngmǔ Fēng, le Népal Sagarmāthā, « tête du ciel », et le Tibet Qomolangma ou Chomolungma, en tibétain ཇོ་མོ་གླིང་མ. Chaque désignation reflète l’histoire, la langue et la culture locales, tandis que l’écriture tibétaine elle-même fut mise au point par Thonmi Sambhota sous le roi Songtsen Gampo, inspirée des modèles indiens et adaptée pour transcrire avec élégance la langue tibétaine.Lire la suiteNommer une montagne…

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Le dalaï-lama & la pizza

repère(s) :

Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza

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Chevaux de vent tibétains (Lungta)

repère(s) :croire

Les chevaux de vent tibétains, appelés Lungta, sont des figures symboliques présentes sur les drapeaux de prières de l’Himalaya. Ils représentent un cheval portant sur son dos les joyaux de l’esprit ou des mantras sacrés. Ils incarnent l’énergie vitale, la chance et la circulation du souffle dans le monde. Dans la tradition tibétaine, le vent est porteur de prières et…Lire la suiteChevaux de vent tibétains (Lungta)

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Piste

Himalaya [2]

repère(s) :

L’Himalaya ཧི་མ་ལ་ཡ་ constitue l’horizon méridional du Ladakh et influence profondément son environnement naturel et culturel. Ces montagnes, parmi les plus jeunes et les plus hautes du monde, sont perçues comme des lieux sacrés dans les traditions bouddhistes et hindoues. Elles abritent de nombreux ermitages, grottes de méditation et sanctuaires, associés à des maîtres spirituels et à des récits légendaires. Sur…Lire la suiteHimalaya [2]

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Piste

thé [2]

repère(s) :

Le thé au beurre est une boisson emblématique du Ladakh et des régions tibétaines. Préparé à partir de thé noir, de beurre de yak et de sel, il est consommé tout au long de la journée. Riche en calories, il aide à lutter contre le froid, l’altitude et la fatigue. Le po cha joue un rôle central dans les pratiques…Lire la suitethé [2]

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khata

repère(s) :objet

La khata, également appelée khatag (tibétain:ཁ་བཏགས་), est une écharpe cérémonielle traditionnelle issue de la culture tibétaine, profondément ancrée dans les pratiques spirituelles et sociales de la région du Tibet. Elle est utilisée dans le tengrisme ainsi que dans le bouddhisme tibétain comme symbole de respect, de pureté et de bon augure. Généralement de couleur blanche, la khata représente la sincérité…Lire la suitekhata

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tsampa

repère(s) :

La tsampa རྩམ་པ་ est l’aliment de base par excellence au Ladakh. Il s’agit d’une farine d’orge grillée, consommée quotidiennement par les habitants. Facile à conserver et très nourrissante, elle est parfaitement adaptée aux conditions climatiques extrêmes de la région. La tsampa se consomme mélangée à de l’eau, du thé ou du beurre, souvent façonnée à la main en petites boulettes.…Lire la suitetsampa

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yak

repère(s) :espèces

Bovidé originaire des régions montagneuses de l’Asie centrale et orientale, principalement du plateau tibétain. Adapté aux environnements difficiles, le yak est connu pour son épaisse toison, sa robustesse et sa capacité à survivre dans des conditions climatiques extrêmes. Il est élevé pour sa viande, son lait, sa laine et comme animal de trait. Les yaks ont une apparence caractéristique avec…Lire la suiteyak

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vajrayana

repère(s) :croire

Les deux grands courants du bouddhisme sont le Theravada et le Mahayana, qui se sont développés au cours des premières années de cette religion. Le bouddhisme Vajrayana est une forme de bouddhisme probablement issue de la tradition Mahayana. Il repose sur un système philosophique et rituel complexe destiné à offrir une voie vers l’illumination. Le Vajrayana est parfois appelé bouddhisme tibétain. Le terme Vajrayana signifie grossièrement « la voie du diamant ». Le mot Vajra fait référence à la foudre, il est dur comme un diamant, et était utilisé comme arme par le dieu hindou du tonnerre et de la pluie, Indra. Yana désigne la voie, ou le véhicule spirituel, permettant d’atteindre l’illumination. Le bouddhisme Vajrayana s’est développé en Inde vers le 6e ou le 7e siècle de notre ère. Les idées tantriques ont commencé à être incorporées dans les enseignements des universités bouddhistes du nord de l’Inde, conduisant progressivement au développement d’une nouvelle tradition. Elle s’est répandue de l’Inde vers l’Himalaya, atteignant le Tibet en 747 de notre ère grâce à un moine indien, Padmasambhava (…)Lire la suitevajrayana