Dalaï-Lama est le titre donné aux maîtres successifs considérés comme les incarnations d’Avalokiteśvara (Chenrézi en tibétain), le bodhisattva de la compassion. Le mot dalai, emprunté au mongol, signifie « océan », tandis que lama signifie « maître spirituel ». Le titre apparaît au XVIᵉ siècle avec Sonam Gyatso, troisième détenteur de la lignée. Le souverain mongol Altan Khan lui attribue le titre de « Dalaï-Lama », qui sera ensuite rétrospectivement appliqué à ses deux prédécesseurs. La lignée appartient à l’école Gelug, fondée au XVe siècle par Tsongkhapa. Le cinquième Dalaï-Lama, Lobsang Gyatso, joue un rôle majeur dans l’histoire du Tibet : en 1642, il devient le principal dirigeant politique du Tibet central et établit le gouvernement de Ganden Phodrang. Le Dalaï-Lama cumule alors progressivement deux dimensions : maître religieux et autorité politique. Cette situation perdure jusqu’au XXᵉ siècle. Le XIVᵉ Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, né en 1935, devient Dalaï-Lama alors qu’il est encore enfant. Après 1959, il vit en exil en Inde et se consacre principalement à l’enseignement du bouddhisme, à la non-violence, au dialogue interreligieux et à la défense de la culture tibétaine.
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