Parmi les ouvrages les plus célèbres de la tradition tibétaine figure un texte souvent connu en Occident sous le nom de Livre tibétain des morts. Son véritable titre est བར་དོ་ཐོས་གྲོལ་ Bar do thos grol, que l’on peut traduire par « La libération par l’écoute durant l’état intermédiaire ». Cette nuance est essentielle. Il ne s’agit pas d’un livre sur la…Lire la suiteLe Bar do thos grol, pour accompagner la conscience
Pantopique : Tibet
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le balti, langue tibétique parlée au Baltistan, conserve aujourd’hui encore des formes très anciennes de la langue tibétaine. Pour les linguistes comme pour les habitants de l’Himalaya, le balti constitue une véritable mémoire vivante des premiers siècles de l’expansion culturelle tibétaine. Le balti s’est développé à partir de la langue introduite dans la région lorsque l’empire tibétain étendit son influence…Lire la suiteLe balti, la langue qui a franchi les montagnes
Depuis des siècles, les artisans composent l’encens སྤོས་ (spos) en tibétain, à partir de plantes médicinales, de résines, de bois aromatiques et de fleurs séchées récoltés dans les vallées ou sur les hauts plateaux. Le genévrier (ཤུག་པ་, shug pa) y occupe une place privilégiée. Sa fumée parfumée est réputée purifier les lieux et créer des conditions favorables à la pratique…Lire la suiteL’encens himalayen, le parfum de la prière
Karmapa est un terme tibétain formé à partir de karma, « action » ou « activité », et de pa, suffixe désignant une personne. Il peut donc être compris comme « celui qui accomplit l’activité », ou plus précisément, dans le contexte bouddhique, « celui qui accomplit l’activité des bouddhas ». Le terme désigne la lignée de maîtres issue de…Lire la suiteKarmapa, celui qui accomplit l’activité
Sur la rive sud de l’Indus, dissimulé au fond d’une vallée latérale pour le protéger des anciens envahisseurs, s’élève le ཧེ་མིས་དགོན་པ་ (He mis dgon pa), le monastère de Hemis. Plus grand monastère du Ladakh et principal siège de l’école འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud, Drukpa Kagyu), il constitue depuis près de quatre siècles l’un des grands centres spirituels de l’Himalaya…Lire la suiteHemis, le grand cœur spirituel du Ladakh
Après Milarepa, la transmission entre dans une nouvelle étape avec Gampopa (1079–1153), l’un des maîtres les plus importants de l’histoire du bouddhisme tibétain. Né au Tibet, Gampopa commence sa vie comme médecin et devient moine dans la tradition Kadampa, héritière des enseignements d’Atīśa. La mort de son épouse et de son enfant bouleverse profondément son existence. Il se tourne alors…Lire la suiteGampopa, et la synthèse
Après Gampopa, la tradition Kagyu se développe à travers plusieurs lignées. L’une des plus importantes est fondée par Düsum Khyenpa (1110–1193), disciple de Gampopa et futur premier Karmapa. Son nom tibétain, Düsum Khyenpa, signifie « Celui qui connaît les trois temps » : le passé, le présent et le futur. Né au Tibet, Düsum Khyenpa étudie auprès de plusieurs maîtres…Lire la suiteDüsum Khyenpa, celui qui connaît les trois temps
Dans les paysages himalayens, certaines silhouettes semblent appartenir à la montagne elle-même. Massif, couvert d’une longue toison sombre qui danse sous le vent, le གཡག་ g.yag, le yak mâle, incarne depuis des millénaires la vie sur les hauts plateaux himalayens. Capable de vivre au-delà de 5 000 mètres d’altitude, là où l’air se raréfie et où les hivers descendent bien…Lire la suiteyak
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Au Ladakh, peu d’aliments occupent une place aussi essentielle que la རྩམ་པ་ (rtsam pa), la tsampa. Obtenue à partir d’orge grillée puis finement moulue, cette farine accompagne les habitants depuis des siècles. Simple en apparence, elle représente pourtant l’une des plus remarquables adaptations alimentaires aux conditions extrêmes de l’Himalaya. L’orge est presque la seule céréale capable de mûrir à plus…Lire la suitetsampa
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Suspendues dans les salles d’assemblée des monastères, déroulées lors des grandes fêtes religieuses ou accrochées dans les autels familiaux, les thangkas constituent l’une des expressions artistiques les plus raffinées de l’Himalaya. En tibétain, le terme ཐང་ཀ་ (thang ka) désigne une peinture réalisée sur toile de coton ou de soie, montée sur un cadre de tissu permettant de l’enrouler et de…Lire la suitethangka
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le bruit est discret, presque régulier. Une roue tourne lentement, entraînée par le courant d’un canal de montagne. À l’intérieur d’un petit bâtiment de pierre et de terre, deux meules écrasent patiemment les grains d’orge. Ces moulins traditionnels, appelés འཐག་ཁང་ (‘thag khang), littéralement « maison où l’on moud », ont longtemps constitué l’un des cœurs économiques des villages ladakhis. Leur…Lire la suitethag khang
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Parmi les parois les plus abruptes du Ladakh évolue un animal dont l’agilité semble défier les lois de l’équilibre : le སྐྱིན་ (skyin), le bouquetin de Sibérie, souvent appelé simplement bouquetin de l’Himalaya. Les grands mâles, reconnaissables à leurs impressionnantes cornes arquées pouvant dépasser un mètre de longueur, incarnent la puissance tranquille des montagnes. Le skyin fréquente les versants rocheux…Lire la suiteskyin
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Au premier regard, le Ladakh paraît presque dépourvu de végétation. Les montagnes semblent n’offrir que pierre, sable et poussière. Pourtant, à qui prend le temps d’observer, une multitude de plantes discrètes apparaissent entre les cailloux. Les Ladakhis désignent cette végétation adaptée aux milieux arides sous l’expression སྐམ་སྐྱེས་རྩི་ཤིང་ skam skyes rtsi shing, littéralement « les plantes qui poussent dans le sec…Lire la suiteskam skyes rtsi shing
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Il suffit parfois d’une odeur pour comprendre que l’on entre dans un lieu particulier. À l’approche d’un monastère, d’un མཆོད་རྟེན་ (mchod rten, chörten) ou d’un autel familial, une fumée légère emplit l’air d’un parfum résineux, à la fois vif et apaisant. Elle provient du ཤུག་པ་ (shug pa), le genévrier de l’Himalaya, l’une des plantes les plus profondément enracinées dans la…Lire la suiteshug pa
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Dans les villages du Tibet et du Ladakh, les maisons semblent émerger naturellement du paysage. Leurs murs ocre prolongent la couleur des collines, comme si la montagne s’était elle-même transformée en architecture. Cette technique ancestrale porte un nom : ས་རྡུངས་ (sa rdungs), la terre battue, un savoir-faire qui accompagne les habitants depuis plus d’un millénaire. Le principe est d’une remarquable…Lire la suitesa rdungs
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Dans la médecine traditionnelle Sowa Rigpa, un des trois principes porte le nom de རླུང་ (rlung), généralement traduit par « vent ». Il désigne plus largement l’ensemble des mouvements qui animent la vie : la respiration, la circulation de l’énergie, les pensées, la parole, les émotions et même la capacité à se déplacer. Invisible, le rlung est ce qui met…Lire la suiterlung
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Lorsque l’automne colore les vallées, un arbuste attire immédiatement le regard. Ses branches couvertes d’épines disparaissent presque sous une multitude de petites baies d’un orange éclatant. On le nomme ཐར་བུ་ (thar bu) : c’est l’argousier (Hippophae rhamnoides), une plante aussi discrète qu’indispensable. L’argousier pousse naturellement le long des rivières, sur les terrasses alluviales et les sols pauvres où peu d’autres…Lire la suitethar bu
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Parmi tous les oiseaux himalayens, il est sans doute celui que l’on rencontre le plus souvent. Son croassement grave accompagne les voyageurs sur les cols, autour des villages et jusque dans les cours des monastères. On le nomme ཕོ་རོག་ (pho rog), le grand corbeau (Corvus corax tibetanus), une sous-espèce du corbeau commun parfaitement adaptée aux immensités du Transhimalaya. Le pho…Lire la suitepho rog
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le long des chemins, à l’entrée des villages, dans les cours des monastères ou au bord des rivières, une roue métallique ou de bois tourne lentement sous la main d’un pèlerin. Ce geste, répété des milliers de fois chaque jour, appartient aux images les plus familières de l’Himalaya. Le moulin à prières se nomme en tibétain མ་ཎི་འཁོར་ལོ་ (ma ṇi ‘khor…Lire la suitemoulin à prières
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Dans la médecine traditionnelle tibétaine (et ladakhie), toute vie repose sur un équilibre subtil entre trois grandes forces. Le མཁྲིས་པ་ mkhris pa, généralement traduit par « bile », en fait partie. Cette traduction demeure imparfaite, car le mkhris pa ne désigne pas uniquement la bile au sens anatomique. Il représente avant tout le principe de la chaleur, de la transformation…Lire la suitemkhris pa
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
