Le carnaval de Podence, fête de la fin de l’hiver, est une pratique sociale qui servait initialement de rite de passage pour les hommes. Désormais ouvert aux femmes et aux enfants, il s’est adapté au contexte contemporain. Cette fête marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Elle se déroule pendant trois jours dans les rues du village et dans les maisons des voisins qui se rendent visite. À cette occasion, les caretos (personnages masqués traditionnels) dansent autour des femmes en se déhanchant au son des sonnailles. Probablement liée à d’anciens rites de fertilité, cette danse est pratiquée par des personnes masquées qui peuvent ainsi interagir avec d’autres sans être reconnues. Les caretos portent des masques en fer blanc ou en cuir, des costumes recouverts de franges de laine colorées et des petites cloches. Lors d’une représentation théâtrale le lundi soir, un groupe d’hommes lit une liste fictive de couples fiancés, en se moquant d’eux pour divertir et faire rire l’assistance. Quand arrive Mardi gras, plusieurs habitants se déguisent en « matrafonas », personnages masqués des carnavals ruraux… (…)Lire la suiteLes fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence
Pantopique : sens
Indissociables de l’expérience humaine, les cinq sens structurent notre rapport au monde et conditionnent toute forme de connaissance incarnée. Voir, entendre, toucher, sentir, goûter : ces modalités de perception, longtemps envisagées comme évidentes, renvoient en réalité à des mécanismes complexes, à la croisée du biologique, du cognitif et du culturel. Loin de se limiter à des fonctions physiologiques, les sens participent à la construction du sens, de la mémoire, de l’émotion et du lien social. Comment les sociétés humaines ont-elles pensé, hiérarchisé ou opposé les sens ? Pourquoi la vue a-t-elle souvent été associée à la raison et à la vérité, tandis que l’odorat ou le goût furent relégués à des registres jugés plus instinctifs ? Dans quelles mesures les cadres culturels, les environnements techniques et les modes de vie contemporains transforment-ils nos paysages sensoriels ? Saturation visuelle, omniprésence sonore, standardisation des saveurs : quelles conséquences ces évolutions ont-elles sur l’attention, la santé et la relation au vivant ? Les cinq sens mobilisent ainsi des savoirs multiples : médicaux et neuroscientifiques, bien sûr, mais aussi philosophiques, esthétiques, anthropologiques et artistiques. Des théories antiques aux recherches contemporaines sur la perception, des pratiques culinaires aux arts visuels et sonores, ils constituent un terrain privilégié pour penser l’expérience humaine dans sa dimension la plus incarnée. Enfin, la manière même de nommer et de décrire les sens varie selon les langues et les cultures. Certaines en reconnaissent davantage, d’autres les articulent différemment, intégrant l’équilibre, la proprioception ou la perception interne. Explorer les cinq sens, c’est ainsi interroger les mots, les récits et les représentations par lesquels les sociétés donnent forme à leur manière d’être au monde.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
S’étendant sur plus de 26 000 ha dans la province du Hunan, le site est dominé par plus de 3 000 piliers et pics de grès à quartzite dont beaucoup ont plus de 200 m de haut. Il se caractérise aussi par la présence de torrents, de gorges, d’étangs et d’une quarantaine de grottes, ainsi que de deux très grands ponts naturels. À l’extraordinaire beauté des paysages s’ajoute le fait que la région abrite un certain nombre d’espèces végétales et animales menacées d’extinction.Lire la suiteRégion d’intérêt panoramique et historique de Wulingyuan
Les techniques textiles traditionnelles des Li
[chin. 传统黎族纺织技术 Chuántǒng lízú fǎngzhī jìshù]
Les techniques textiles traditionnelles des Li : filage, teinture, tissage et broderie sont employées par les femmes du groupe ethnique des Li, dans la province chinoise du Hainan, pour produire des vêtements et d’autres objets usuels à partir du coton, du chanvre et d’autres fibres. Ces techniques, qui comprennent notamment l’ikat, la broderie double-face, et le tissage jacquard simple face, sont transmises de mère en fille dès l’enfance, par l’enseignement verbal et la démonstration personnelle. Les femmes Li inventent les motifs textiles en faisant appel à leur imagination et à leur connaissance des styles traditionnels. En l’absence de langue écrite, ces motifs consignent l’histoire et les légendes de la culture Li, ainsi que divers aspects du culte, des tabous, des croyances, des traditions et des mœurs. Les motifs permettent aussi de distinguer les cinq principaux dialectes parlés de l’île d’Hainan. Les textiles sont un élément indispensable de toute occasion sociale et culturelle importante, telle que les fêtes et rituels religieux…(…)Lire la suiteLes techniques textiles traditionnelles des Li
Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l’altération et l’érosion). Le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d’érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.Lire la suiteDanxia de Chine
La création d’une Journée internationale des langues des signes a été initialement proposée par la Fédération mondiale des sourds (FMA), qui rassemble 135 associations nationales représentant environ 70 millions de sourds partout dans le monde. La première Journée internationale des langues des signes a été célébrée le 23 septembre 2018 dans le cadre de la Semaine internationale des sourds. La…Lire la suite23 septembre – Journée internationale des langues des signes
La Journée mondiale de la voix a été créée le 16 avril avec pour principaux objectifs de sensibiliser le public à l’importance de la voix et d’être plus attentif aux problèmes de voix. Cette célébration a commencé au Brésil en 1999 en tant que Journée nationale de la voix brésilienne. C’est le résultat d’une initiative mixte de médecins, d’orthophonistes et…Lire la suite16 avril – Journée mondiale de la voix
Le 22 octobre est, depuis 1997, une occasion donnée aux personnes qui bégaient de se faire entendre et à toute personne qui se sent concernée de mieux connaître ce trouble de la parole et de la communication. Plus de 70 millions de personnes bégaient dans le monde. Ce trouble peut avoir des répercussions importantes sur la vie sociale et professionnelle…Lire la suite22 octobre – Journée mondiale du bégaiement
19 décembre 1877 : Thomas Edison invente le phonographe… [Cette année-là] pourtant partiellement sourd suite à une mauvaise scarlatine contractée à 13 ans, il achève la mise au point de son phonographe, lequel est capable non seulement d’enregistrer mais aussi de restituer toute forme de sons, dont la voix humaine. Ses premiers modèles sont constitués d’un cylindre phonographique d’acier couvert…Lire la suite19 décembre – Invention du phonographe
Le 18 juillet a été choisi comme date de la Journée mondiale de l’écoute parce que c’est l’anniversaire du compositeur canadien R. Murray Schafer. Schafer est l’un des fondateurs du mouvement Acoustic Ecology. Le World Soundscape Project, qu’il a dirigé, est une organisation importante qui a inspiré de nombreuses activités dans ce domaine, et son livre Soundscape: The Tuning of…Lire la suite18 juillet – Journée mondiale de l’écoute
Louis Braille naquit le 4 janvier 1809. Devenu aveugle à la suite d’un accident survenu dans l’atelier de son père, il passera à la postérité pour avoir mis au point un système destiné à l’usage des personnes aveugles ou malvoyantes. Il le présentera pour la première fois en 1827, tandis que paraitra en 1829 « Procédé pour écrire les paroles,…Lire la suite4 janvier – Journée Mondiale du Braille
Holi होली est une ancienne fête populaire hindoue, également connue sous le nom de « Fête des couleurs ». Elle célèbre l’arrivée du printemps, l’amour éternel et divin de Radha Krishna, et le triomphe du bien [Vishnou en tant que Narasimha Narayana] sur le mal [Hiranyakashipu]. Elle dure une nuit et un jour et commence par Holika Dahan [Holika, la…Lire la suite18 mars – Holi, Fête des couleurs
Depuis le début du XIXe siècle, la photographie est devenue un moyen d’expression et d’appréciation personnelle de plus en plus important pour d’innombrables personnes dans le monde. Une photographie a la capacité de capturer un lieu, une expérience, une idée, un moment dans le temps. C’est pour cette raison que l’on dit qu’une image vaut mille mots. Les photographies transcendent…Lire la suite19 août – Journée mondiale de la photographie
La Journée mondiale des troubles bipolaires a pour but d’informer le public sur les troubles bipolaires, favoriser la prévention et les diagnostics précoces et combattre la stigmatisation. Elle a lieu chaque année le 30 mars, date anniversaire de Vincent Van Gogh. L’occasion de rappeler que l’entourage est un facteur important du rétablissement et a besoin de soutien pour pouvoir mieux…Lire la suite30 mars – Journée mondiale des troubles bipolaires
Chaque année, en avril, on célèbre le Mois mondial de l’autisme, qui commence par la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, sanctionnée par les Nations unies, le 2 avril. Tout au long du mois, nous nous attachons à partager des histoires et à fournir des occasions d’améliorer la compréhension et l’acceptation des personnes atteintes d’autisme, en favorisant un soutien mondial…Lire la suite2 avril – Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme
Les personnes atteintes d’albinisme sont victimes de nombreuses formes de discrimination dans le monde. L’albinisme continue d’être profondément mal compris, aussi bien sur le plan social que médical. L’apparence physique des personnes souffrant d’albinisme est souvent l’objet de croyances et de mythes erronés découlant de superstitions, ce qui favorise leur marginalisation et leur exclusion sociale, qui, à leur tour, donnent…Lire la suite13 juin – Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme
L’onomatopée désigne des sons dont le signifiant est étroitement lié à la perception acoustique d’êtres animés ou d’objets, comme « coucou », « vlam » ou « boum », et dont la variété à l’échelle mondiale est étonnante : un canard fait « coin-coin » en français, « rap-rap » en danois ou « ga ga » en chinois. Bien qu’elles soient souvent associées à un langage enfantin, les onomatopées ont pu jouer un rôle dans les origines de nos langues, nos ancêtres ayant probablement utilisé des sons comparables pour communiquer. Chaque langue a évolué selon son propre chemin, et le japonais illustre particulièrement cette richesse, distinguant les giseigo, bruits du monde (パチパチ PachiPachi pour les applaudissements, チクタク ChikuTaku pour l’horloge, ポツポツ PotsuPotsu pour la pluie fine, ザーザー ZaaZaa pour la pluie forte) et les gitaigo, liés aux émotions (ドキドキ DokiDoki pour le cœur qui bat, ギリギリ GiriGiri pour la justesse). Au Japon, ces formes sont étudiées et compilées avec soin, comme en témoigne l’existence d’ouvrages recensant les 5000 onomatopées les plus courantes.Lire la suiteDes onomatopées en japonais…
« ABCD » est une œuvre dadaïste emblématique créée par l’artiste autrichien Raoul Hausmann en 1923. Cette œuvre se présente sous la forme d’un photomontage, où Hausmann a assemblé des lettres de l’alphabet découpées à partir de diverses sources typographiques et les a disposées de manière non conventionnelle sur un fond de papier. Chaque lettre est accompagnée d’éléments visuels déconstruits et réarrangés,…Lire la suiteABCD – Raoul Hausmann
La relation au handicap peut-elle devenir un critère pour évaluer l’évolution de nos sociétés, leur capacité à respecter les différences et à s’enrichir de leur pluralité ? Le concept de neurodiversité, introduit en 1998 et célébré chaque 30 septembre, s’inscrit précisément dans cette réflexion. Il affirme le droit à la différence et reconnaît la variabilité neurologique de l’espèce humaine, en particulier à travers le regard porté sur l’autisme et les réalités dites neurodivergentes ou neuroatypiques. Il interroge ainsi la notion même de norme et les cadres sociaux qui la produisent. Cette approche invite plus largement à repenser le handicap, visible ou invisible, et la manière dont les sociétés l’ont considéré, entre exclusion, peur et reconnaissance progressive. Elle rend aussi hommage à celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour la dignité et l’inclusion : artistes, militants, acteurs de terrain qui transforment concrètement les regards et les pratiques. Étendre notre regard, déplacer nos certitudes, reconnaître la valeur de chaque singularité : la question demeure moins de savoir si cela est possible que de savoir si nous le voulons réellement. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « handicap » ?Lire la suiteNeurodiversité, le droit à la différence…
Comment aborder le monde des langues et de la lecture sans la vue ? Dès le 14ᵉ siècle, le savant arabe non-voyant Zayn al-Din ‘Ali ibn Ahmad al-Amidi invente une méthode à partir de noyaux de fruits pour identifier et résumer des livres. Aux 18ᵉ et 19ᵉ siècles, Denis Diderot insiste sur le toucher dans sa Lettre sur les aveugles, Valentin Haüy fonde l’Institut des Jeunes Aveugles et Charles-Michel de L’Epée développe un code gestuel pour les sourds-muets. Louis Braille, aveugle dès l’âge de cinq ans, conçoit un système de lecture fondé sur six points en relief ou creux, inspiré d’un code militaire de Barbier de La Serre. Publié en 1829, son système sera adopté plus largement en 1854, et adapté aux langues du monde : japonais, espagnol, vietnamien, chinois… Pour ce dernier, aux dizaines de milliers de caractères, chaque syllabe est décomposée en braille selon son initiale, sa finale et son ton, ainsi la syllabe zǎo « tôt, matin » se note par « z » « ao » et le troisième ton, ouvrant ainsi la lecture universelle aux non-voyants.Lire la suiteEcrire en braille…
Les langues sont des assemblages de sons, dont les plus petits identifiables sont les phonèmes, éléments sonores de base. Leur nombre varie considérablement : le français compterait 36 phonèmes, l’anglais 44, tandis que certaines langues comme le pirahã du Brésil n’en ont que 10 à 13 et le rotokas de Bougainville 11 à 12. Le tahitien, parlé en Polynésie française et classé parmi les langues austronésiennes, compte cinq voyelles et neuf consonnes, distinguant voyelles courtes et longues, comme pāto et pato signifiant « cueillir » et « éclater ». Cette économie phonémique contraste avec d’autres langues plus complexes. Une étude de Quentin Atkinson suggère que la diversité phonémique décroît avec la distance à l’Afrique, maximale sur ce continent, moindre en Asie et Europe, plus faible en Amérique et minimale en Océanie, thèse qui reste controversée.Lire la suiteUne série de phonèmes…



















