Entre 10 000 et 7 000 ans avant J.-C. Les plus anciennes traces connues de domestication de la vigne (Vitis vinifera) et de production de vin ont été mises au jour dans la région du Caucase et du Proche-Orient, principalement sur les contreforts du Grand et du Petit Caucase, à cheval sur l’actuelle Géorgie, l’Arménie et le nord-ouest de l’Iran.…Lire la suitePetite histoire du vin [1]
Pantopique : manger
Comment les traditions culinaires se sont-elles formées et perpétuées au fil des générations, créant des paysages gastronomiques uniques à chaque coin du globe ? Comment les ingrédients locaux et les techniques de cuisson reflètent-ils l’identité culturelle, façonnant ainsi une mosaïque de saveurs et de textures qui définissent la diversité culinaire mondiale ? Comment les rituels alimentaires, qu’ils soient religieux, familiaux ou communautaires, influent-ils sur notre relation avec la nourriture et renforcent-ils les liens sociaux ? Comment les régimes alimentaires, de l’omnivorisme au végétarisme, reflètent-ils les convictions culturelles, éthiques et spirituelles des individus et des communautés à travers le monde ? Comment les migrations et les échanges culturels ont-ils enrichi les cuisines, introduisant de nouveaux ingrédients, techniques et traditions culinaires dans des contextes variés ? Comment les habitudes alimentaires évoluent-elles en réponse aux changements climatiques, aux préoccupations environnementales et aux innovations technologiques dans la production alimentaire ? Comment les repas deviennent-ils des expressions artistiques, de la haute cuisine aux plats de rue, et comment les chefs cuisiniers repoussent-ils les limites de la créativité culinaire à travers le monde ? Comment la mondialisation a-t-elle transformé notre accès à une variété de cuisines, créant des ponts entre les cultures et générant une fusion de saveurs inattendue ? Comment la relation entre la santé et l’alimentation influence-t-elle les choix alimentaires individuels et collectifs, façonnant ainsi les tendances alimentaires et les mouvements axés sur le bien-être ? Comment les aliments deviennent-ils des symboles culturels, suscitant des festivals, des célébrations et des rites qui honorent la richesse de la biodiversité alimentaire ? Comment les préférences alimentaires révèlent-elles des histoires intimes de mémoire, d’identité et de transmission intergénérationnelle à travers les générations ? Comment la technologie, des applications de suivi alimentaire à la biotechnologie, façonne-t-elle l’avenir de notre relation à la nourriture, de la production à la consommation ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
« Comedian » est une œuvre d’art conceptuelle créée par l’artiste italien Maurizio Cattelan en 2019. Cette œuvre consiste en une banane collée au mur à l’aide d’un ruban adhésif gris. L’œuvre a été présentée pour la première fois à l’Art Basel Miami Beach en décembre 2019 et a suscité un débat mondial sur la nature de l’art contemporain et la valeur artistique. Bien que simple en apparence, « Comedian » explore des thèmes complexes tels que la valeur de l’art, l’éphémérité et la critique de la société de consommation. L’œuvre remet en question les normes établies de l’art et défie les attentes des spectateurs en proposant un objet banal comme sujet d’admiration et de discussion. La nature éphémère de la banane et sa vulnérabilité au pourrissement ajoutent une couche supplémentaire de signification à l’œuvre, évoquant des idées sur la fragilité de la vie et la nature transitoire de la célébrité et du succès. « Comedian » a également été vendu à plusieurs reprises à des prix élevés, reflétant ainsi les paradoxes et les ironies du marché de l’art contemporain (…)Lire la suiteComedian
La bouteille plastique est avant tout un objet parmi les myriades produites par l’humanité, un objet qui interroge sa conception, ses usages et son cycle de vie, et qui renvoie en creux à la place qu’ont pu tenir d’autres objets dans l’équilibre du quotidien. Parmi eux, la kuksa, tasse traditionnelle des Sami, offre un contraste éclairant. Fabriquée lentement à partir d’un seul bloc de bois, souvent un broussin de bouleau, elle relève du duodji, artisanat où chaque objet est pensé pour durer et accompagner son propriétaire toute une vie. Façonnée autrefois au couteau, la kuksa devient un compagnon fidèle, accroché à l’équipement, prêt à contenir eau, café, soupe ou eau-de-vie selon les circonstances. Comme tant d’objets traditionnels, elle se distingue par sa sobriété, sa fonctionnalité et sa durabilité, loin de l’obsolescence programmée. À l’heure où prolifèrent des milliards d’objets éphémères et connectés, ne faudrait-il pas réinterroger la durée de vie, l’impact et le sens de ce que nous produisons ? Peut-on substituer à l’accumulation et au renouvellement incessant une intelligence de conception attentive aux usages, aux ressources et à l’environnement ? Et si tout commençait par une redéfinition de ce qu’est réellement un « objet » ? …Lire la suiteAccrochée à une lanière, la kuksa…
Faisons escale à la Grenade, surnommée « l’Île aux épices » ! Un titre qu’elle ne démérite pas ne serait-ce qu’en raison de la présence manifeste de la muscade, venue d’Indonésie, dont le pays est l’un des plus grands producteurs mondiaux. Au passage son exploitation mettra en lumière celle du macis, ou « fleur de muscade », obtenu à partir…Lire la suiteLa Grenade – « L’Île aux épices »…
Curnonsky (1872-1956) était un critique gastronomique français renommé, souvent surnommé le « Prince des Gastronomes ». De son vrai nom était Maurice Edmond Sailland, il était célèbre pour sa passion et son expertise dans le domaine de la gastronomie. Curnonsky a contribué à populariser la cuisine française à travers ses écrits et ses critiques culinaires. Il était connu pour son style d’écriture…Lire la suiteCurnonsky
L’équilibre alimentaire reflète, dans ses dimensions individuelles et collectives, notre rapport à une intelligence plurielle et vitale. Chez les Mayas, l’humain lui-même naît du maïs : après des tentatives manquées avec la boue et le bois, c’est cette plante nourricière qui devient la matière de l’humanité, au point de structurer mythes, divinités et pratiques sociales. Le dieu du maïs, sous ses formes feuillue ou tonsurée, incarne le cycle de la vie et la prospérité, tandis que des techniques agricoles comme celle des « trois sœurs » – maïs, haricot, courge – assurent un équilibre nutritionnel durable, partagé par d’autres peuples des Amériques. Ainsi, chaque société a élaboré, selon ses contraintes, des réponses à la survie alimentaire. Aujourd’hui, malgré une connaissance accrue des enjeux, persistent famines, malnutrition, excès, pratiques agricoles délétères et menaces sur les pollinisateurs. Ces déséquilibres interrogent la place réelle de l’alimentation dans nos choix collectifs et personnels. Que disent les cultures anciennes de notre capacité à nourrir durablement l’humanité ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’alimentation ?Lire la suiteLes trois sœurs, ou l’équilibre alimentaire…
Casimir Fidèle, ou Fidelle, né en Guinée vers 1748 et mort à Paris en 1796, est un esclave africain affranchi dont le parcours social est exceptionnel dans la France du XVIIIᵉ siècle. Capturé enfant, à l’âge de huit ans, il est déporté en décembre 1754 depuis Ouidah vers Saint-Domingue, puis amené en métropole par son propriétaire, capitaine de navire. Il est baptisé à Nantes, paroisse Saint-Nicolas, le 17 avril 1756. Son nom d’origine et son appartenance ethnique demeurent inconnus. Installé à Bordeaux, il est affranchi en 1777 et exerce le métier de cuisinier, notamment au service de Madame de Soissons, épouse Lamontaigne. Le 3 mai 1778, il épouse à la basilique Saint-Seurin Ursule Lachèze, veuve originaire de Brive-la-Gaillarde, élevant seule sa fille, dans le cadre d’un mariage mixte. Formé très jeune dans la corporation parisienne des maîtres pâtissiers-rôtisseurs, il prête serment le 18 juin 1779. Selon une note de Cagliostro en 1784, Casimir Fidèle tient alors l’hôtel de l’Empereur à Bordeaux, et investit avec succès dans l’immobilier.Lire la suiteCasimir Fidèle
Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza
Dans une partie de l’Océanie pousse une plante réputée pour ses bienfaits corporels et spirituels : le kava, parfois nommé « poivrier sauvage », ainsi que la boisson issue de sa racine. Celle-ci est broyée, mélangée à de l’eau puis filtrée pour donner un breuvage à la couleur terreuse et au goût âcre, provoquant rapidement un engourdissement de la bouche. De Vanuatu aux Fidji, en passant par Tonga ou Samoa, sa consommation prend souvent la forme d’une cérémonie rituelle où les hommes se réunissent autour d’un grand bol, dans le respect de règles précises. Des lieux dédiés, appelés nakamal, permettent d’en boire en début de soirée, généralement dans une demi-noix de coco, la « shell », dont les effets se font sentir après quelques tournées. De nombreuses légendes expliquent son origine, dont celle d’Aso, un anthropophage tué par ses neveux, sur la tombe duquel poussa le kava. En observant un rat ivre de bien-être après avoir grignoté ses racines, ils auraient découvert ses vertus apaisantes. Selon la tradition, les racines étaient autrefois mâchées avant d’être filtrées.Lire la suiteLe kava…
Le vin, produit de la terre, du temps et du savoir-faire humain, se trouve aujourd’hui traversé par l’intelligence artificielle à toutes les étapes de son élaboration. De la viticulture de précision à l’analyse des sols et des climats, de la prévision des vendanges à l’assistance à l’assemblage ou à la dégustation, l’IA introduit une rationalisation accrue dans un domaine historiquement fondé sur l’expérience, l’intuition et la transmission. Cette mise en données du vivant et du goût tend à objectiver des qualités autrefois exprimées par le langage sensible et le récit, transformant le vin en un ensemble de paramètres mesurables. Si ces outils peuvent aider à mieux répondre aux aléas climatiques et à stabiliser la qualité, ils interrogent aussi la part d’imprévu et de singularité qui fonde l’identité d’un vin et d’un terroir. Penser le vin à l’ère de l’IA implique d’articuler savoirs techniques et culture du goût, de reconnaître ce que la mesure peut éclairer sans dissoudre, et de préserver le vin comme une expérience de relation au lieu, au temps et aux autres, plutôt que comme une formule optimisée.Lire la suiteVin & IA
Le thé au beurre est une boisson emblématique du Ladakh et des régions tibétaines. Préparé à partir de thé noir, de beurre de yak et de sel, il est consommé tout au long de la journée. Riche en calories, il aide à lutter contre le froid, l’altitude et la fatigue. Le po cha joue un rôle central dans les pratiques…Lire la suitethé [2]
L’alimentation apparaît comme l’un des terrains privilégiés où l’intelligence artificielle articule le biologique, le culturel et l’industriel. De la nutrition personnalisée fondée sur les données métaboliques à l’optimisation algorithmique des chaînes de production et de distribution, l’IA tend à transformer l’acte de se nourrir en un ensemble de variables mesurables, ajustables et prédictibles. Ce déplacement, centré sur l’efficacité nutritionnelle, la performance corporelle ou la réduction des risques, peut néanmoins s’opérer au détriment des dimensions symboliques, sociales et sensibles de l’alimentation.Lire la suiteAlimentation & IA
La vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût sont aujourd’hui profondément reconfigurés par des systèmes d’intelligence artificielle qui médiatisent, augmentent ou simulent la perception. Vision artificielle, reconnaissance sonore, interfaces haptiques ou modélisation sensorielle traduisent l’expérience sensible en données exploitables, faisant glisser la perception du registre de l’épreuve vécue vers celui de la performance mesurable et optimisable. Si ces technologies ouvrent des perspectives majeures – compensation de handicaps, enrichissement sensoriel, nouvelles formes de création – elles risquent aussi d’instaurer des filtres techniques entre le corps et le monde, appauvrissant le rapport immédiat au sensible. La perception devient alors un processus médié, sélectionné et parfois orienté par des architectures algorithmiques. Dans ce contexte, il devient essentiel de développer une conscience critique des dispositifs qui façonnent notre rapport sensoriel au réel, afin de préserver une écologie de la perception où la technologie enrichit l’expérience sans en dissoudre la profondeur ni l’ancrage corporel.Lire la suite5 sens & IA
L’orge est la culture agricole principale du Ladakh. Résistante au froid et nécessitant peu d’eau, elle est parfaitement adaptée aux conditions locales. Les champs d’orge, verdoyants en été, contrastent fortement avec l’aridité environnante. La récolte de l’orge est un moment crucial de l’année, mobilisant toute la communauté. Cette céréale est transformée en tsampa, base de l’alimentation, mais elle est aussi…Lire la suiteorge [2]
Aliment produit à la rencontre de céréales, d’eau et (le plus souvent) de sel, reflétant une grande variété de savoir-faire et de traditions – Objet du travail de la main (pétrissage) et de la marque du temps (notamment lorsqu’il incorpore un levain), donnant lieu à une cuisson dans un four présentant des caractéristiques culturelles spécifiques – Peut également pour des…Lire la suitepain
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le tonneau est un récipient en bois cerclé, utilisé historiquement pour le stockage et le transport des liquides, notamment du vin. Plus volumineux que la barrique, il ne correspond pas à une capacité standardisée et peut contenir plusieurs centaines de litres. Sa forme bombée permettait autrefois un déplacement plus aisé, en le faisant rouler, ce qui en faisait un outil…Lire la suitetonneau
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
La barrique est un petit fût en bois, traditionnellement fabriqué en chêne, utilisé principalement pour l’élevage du vin. À Bordeaux, sa capacité standard est de 225 litres, bien que d’autres formats existent selon les régions. La barrique permet une lente micro-oxygénation du vin à travers les pores du bois, favorisant son évolution, sa stabilisation et l’affinement de sa structure tannique.…Lire la suitebarrique
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le fût est un contenant cylindrique destiné au stockage ou au transport de liquides, utilisé dans de nombreux secteurs, notamment pour le vin, la bière et les spiritueux. Contrairement au tonneau ou à la barrique, le fût peut être fabriqué en différents matériaux, tels que le bois, le métal ou des matières synthétiques, selon l’usage recherché. Le fût en bois…Lire la suitefût
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le négociant en vins et spiritueux est un professionnel dont le rôle consiste à acheter, sélectionner, assembler et commercialiser des produits vitivinicoles sans être nécessairement propriétaire de vignes. Historiquement très présent dans des régions comme Bordeaux ou la Bourgogne, il intervient comme intermédiaire entre les producteurs et les marchés, notamment internationaux. Le négociant peut acquérir des raisins, des moûts ou…Lire la suitenégociant (vins & spiritueux)
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Résultat d’un processus annuel plus ou moins élaboré par lequel les sociétés humaines ont appris à transformer le fruit de la vigne en accompagnant sa fermentation … Tout au long de ce processus, nature et culture se croisent et se complètent dans l’interaction entre les sols, le climat, les éléments chimiques, les savoir-faire, aboutissant à un breuvage alcoolisé que l’on…Lire la suitevin
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org











