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D’un clavier à l’autre

repère(s) :écriture

Si QWERTY et AZERTY ont conquis le monde, qu’en est-il du clavier Dvorak ? Conçu dans les années 1930 par August Dvorak, professeur de psychologie à l’université de Washington à Seattle, il optimisait la saisie en anglais, mais peina à s’imposer face à la forte concurrence de QWERTY. Cette dernière fut inventée par Christopher Latham Sholes (1819-1890), imprimeur et éditeur de Pennsylvanie, qui déposa de nombreux brevets pour machines à écrire. Après un échec des premières machines alphabétiques, son clavier QWERTY, développé pour Remington en 1873, rencontra un énorme succès. QWERTY ? Selon la tradition, Sholes éloigna certaines lettres fréquemment successives pour éviter le blocage des tiges, ou plaça la ligne supérieure pour taper « typewriter » facilement, utile aux démonstrateurs ; d’autres chercheurs, en 2011, y voient une influence des télégraphistes travaillant en morse. D’autres dispositions ont vu le jour : AZERTY, QWERTZ, et même KALQ pour la frappe au pouce. Morale : la prochaine fois que vous tapez, interrogez-vous sur le clavier le plus approprié, ancien ou à inventer.Lire la suiteD’un clavier à l’autre

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Ecrire en cherokee

repère(s) :écriture

Séquoia, quelle belle sonorité pour un arbre aux dimensions hors norme : jusqu’à cent mètres de haut, trente mètres de circonférence et parfois deux mille ans d’âge. Mais qui imaginerait que ce nom prestigieux pourrait être lié à un homme cherokee du tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles ? Sequoyah, né vers 1770 dans le Tennessee et devenu orfèvre en Alabama, fut fasciné par l’écriture après avoir observé un atelier d’imprimerie, alors même que sa communauté se méfiait de ces « feuilles parlantes ». D’abord tenté par un signe pour chaque mot, il comprit l’impasse et inventa un syllabaire, un signe par syllabe, soit 86 caractères. Raillé, parfois découragé, il parvint pourtant à démontrer l’efficacité de son système grâce à des exercices publics impliquant sa fille. Convaincue, la Nation cherokee adopta officiellement ce syllabaire en 1825, favorisant une alphabétisation rapide et la parution d’un journal bilingue. Une tradition veut qu’un botaniste européen ait ensuite donné le nom de « séquoia » à l’arbre en hommage à cet inventeur, même si l’étymologie reste discutée.Lire la suiteEcrire en cherokee

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Rongorongo

repère(s) :écriture

Le rongorongo est un système d’écriture énigmatique découvert sur Rapa Nui. Les inscriptions de rongorongo sont gravées sur des tablettes en bois avec des symboles complexes et stylisés. La signification de ce système d’écriture reste largement indéchiffrée, et peu d’informations sont disponibles sur la façon dont il était utilisé. Les tablettes de rongorongo sont rares et précieuses, représentant un mystère…Lire la suiteRongorongo

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Apprendre l’alphasyllabaire inuktitut…

repère(s) :écriture

Quelques sons scandés comme une litanie – « i pi ti ki… u pu tu ku… a pa ta ka… » – nous projettent dans l’univers linguistique de l’inuktitut et de son alphasyllabaire. Les langues inuites, appartenant à la famille eskimo-aléoute, sont parlées de l’Alaska au Canada, où l’inuktitut adopte au XIXe siècle un syllabaire ingénieux. Son origine remonte aux années 1830, lorsqu’un missionnaire élabora un système fondé sur quelques signes de base dont l’orientation indique la voyelle, formant ainsi des syllabes simples et efficaces. D’abord transmis sur écorce de bouleau à la suie, ce procédé circula ensuite chez différents peuples autochtones avant d’être adapté au monde inuit. Facile à apprendre, parfaitement ajusté aux sons de la langue, il contribua largement à l’alphabétisation et à la transmission des savoirs. Aujourd’hui encore, les Inuits utilisent ce syllabaire, nommé qaniujaaqpait, parallèlement à l’alphabet latin, appelé qaliujaaqpait, témoignant d’une remarquable rencontre entre invention graphique, adaptation culturelle et vitalité linguistique.Lire la suiteApprendre l’alphasyllabaire inuktitut…

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Créer l’alphabet coréen…

repère(s) :écriture

L’alphabet coréen, ou hangeul, est reconnu pour sa capacité à restituer fidèlement les sons du coréen, chaque lettre ayant été conçue en s’inspirant des positions de la langue, des lèvres et des dents. Il comprend 14 consonnes et 10 voyelles de base, complétées par 16 autres lettres comme « pp » ᄈ, « e » ㅔ ou « wa » ㅘ, appelées jamos. Consonnes et voyelles s’assemblent pour former des syllabes, par exemple 평 pyeong combine ㅍ « p », ㅕ « yeo » et ㅇ « ng », tandis que 화 hwa réunit ㅎ « h » et ㅘ « wa ». Créé en 1443 par le roi Sejong 세종대왕 pour faciliter l’éducation du peuple, le hangeul fut célébré par le Yongbieocheonga, « Le Chant des Dragons Volant dans le Ciel », dont le chapitre 2 affirme : « L’arbre dont la racine est profonde ne se balance pas au vent… L’eau dont la source est profonde ne tarit pas… » Malgré son ingéniosité, des lettrés formés au chinois s’opposèrent vivement à cette écriture jugée trop simple, la qualifiant « d’écriture d’une matinée » et doutant qu’elle puisse jamais supplanter la maîtrise du chinois, garante de sérieux et de prestige.Lire la suiteCréer l’alphabet coréen…

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Le cia-cia et l’idée coréenne…

repère(s) :écriture

L’île de Buton, en Indonésie, dans la province de Sulawesi du Sud-Est, abrite la ville de Bau-Bau avec son vaste palais à douze portes. Parmi les langues locales se trouve le cia-cia, austronésienne sans écriture propre, dont le nom signifie « non-non ». En 2009, la communauté adopta l’alphabet coréen, hangeul, pour transcrire le bahasa jjiajjia, étonnant choix à 15 heures de vol de Séoul. Ce n’était pas une première tentative : le cia-cia avait été écrit en gundhul, proche du jawi, avant l’usage de l’alphabet latin. La Constitution indonésienne rejeta cette initiative en 2012, imposant la transcription latine pour toutes les langues du pays. Cette expérience montre que l’écriture n’est jamais neutre et que les choix linguistiques reflètent autant des héritages que des possibles futurs inattendus.Lire la suiteLe cia-cia et l’idée coréenne…

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Cang Jie

repère(s) :écriture

Cang Jie 仓颉 – Figure légendaire de l’histoire chinoise, traditionnellement créditée de l’invention des caractères chinois ou de l’écriture chinoise vers le XXIIIe siècle av. J.-C. Selon la légende, Cang Jie aurait été inspiré par les empreintes laissées par les pattes d’oiseaux et d’animaux pour développer un système d’écriture plus expressif et complexe. Sa contribution aurait considérablement amélioré la communication…Lire la suiteCang Jie

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Alexandre de Rhodes

repère(s) :écriture

Prêtre jésuite français, missionnaire, linguiste et lexicographe (1591-1660). Il est surtout connu pour son travail missionnaire au Vietnam et pour son rôle dans le développement du système d’écriture romanisé du vietnamien, connu sous le nom de quốc ngữ. Son dictionnaire et sa grammaire vietnamienne, publiés en 1651, ont été des contributions majeures à l’étude de la langue vietnamienne. Rhodes a…Lire la suiteAlexandre de Rhodes

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Radicaux de Kangxi (214)

repère(s) :écriture

Les 214 radicaux Kangxi (康熙部首) constituent le système de classification traditionnel des caractères chinois fondé sur les bùshǒu (部首), littéralement « têtes de section », servant à organiser les entrées des dictionnaires. Établi dans le célèbre Dictionnaire Kangxi, publié en 1716 sous le règne de l’empereur Kangxi, ce système recense 214 éléments graphiques récurrents, traits simples, clés sémantiques ou composants…Lire la suiteRadicaux de Kangxi (214)

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L’épopée de Manas

repère(s) :récit

Au cœur de l’Asie centrale, le Kirghizistan est un pays très montagneux, divisé en sept régions, dont la capitale est Bichkek ; l’islam sunnite y est majoritaire. Les Kirghizes seraient originaires du haut Ienisseï, d’où ils seraient descendus au IXe siècle. On y parle le kirghize, langue turcique transcrite en alphabet cyrillique, officielle aux côtés du russe. Le nom du pays serait lié au nombre quarante, kırk en kirghize, symbole présent sur le drapeau et au cœur de l’épopée de Manas, récit fondateur attribuant quarante compagnons au héros national. Cette épopée monumentale, plus longue que le Mahabharata, se divise en trois parties consacrées à Manas, à son fils Semetei puis à son petit-fils Seitek, et offre un vaste panorama de la culture, des coutumes et de l’histoire kirghizes. Située à l’époque de la domination mongole, elle raconte la lutte pour la liberté menée par Manas et ses fidèles. Transmise oralement par des conteurs appelés manaschi, elle a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ces conteurs, reconnaissables à leur chapeau blanc de feutre, l’ak-kalpak, ont préservé durant des siècles la force du récit, certains, comme Sagimbai Orozbakov, laissant des versions de référence.Lire la suiteL’épopée de Manas

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Conter en langue kirghize…

repère(s) :

Entendons-nous la voix des conteurs et des conteuses ? Partout dans le monde, ils et elles empruntent les variations de la langue pour remonter le fil du temps, au plus proche des mythes, des légendes, des sagas ou des traditions familiales et claniques, offrant à leurs audiences un univers d’aventure, de rêve, d’imaginaire et d’histoire, souvent accompagné de musique. Parmi ces figures se trouvent les manaschi, nom tiré de l’épopée de Manas, Манас дастаны, grande saga kirghize inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette épopée en trois parties narre les exploits de Manas, fondateur du peuple kirghiz, de son fils Semetey confronté aux dissensions et trahisons, puis de son petit-fils Seytek face aux arcanes du pouvoir, totalisant quelque 500 000 vers retraçant l’histoire, la culture et l’environnement naturel du Kirghizstan. Le manaschi, de maître à apprenti, perpétue cette tradition lors de festivités ou de noces, entrant parfois en transe pour restituer l’atmosphère des mondes anciens. Parmi les plus prestigieux, Sagimbai Orozbakov (1868–1930) reste une référence pour sa version réputée complète de l’épopée.Lire la suiteConter en langue kirghize…

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Kalevala

repère(s) :récit

Kalevala – Une poésie épique carélienne et finlandaise, composée par Elias Lönnrot (1802-1884). Il est composé de poèmes et de chants populaires finlandais traditionnels qui racontent des histoires mythologiques et héroïques. Le « Kalevala » est une œuvre majeure de la littérature finlandaise, jouant un rôle central dans la formation de l’identité nationale finlandaise. Il met en lumière les croyances, les coutumes…Lire la suiteKalevala

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Le conte des Heike

repère(s) :art

Heike Monogatari » 平家物語 Une épopée sur la lutte entre le clan Taira et le clan Minamoto pour le contrôle du Japon pendant la guerre de Genpei (1180-1185). Le son des cloches du Shōja de Gion fait écho à l’impermanence de toutes choses 祇園精舎の鐘の聲、 諸行無常の響き有り。Lire la suiteLe conte des Heike

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Ajouter les yeux aux dragons comme touche finale

repère(s) :langue

画龙点睛, huà lóng diǎn jīng (chengyu) On raconte que Zhang Sengyao, peintre légendaire de la dynastie des Liang du Sud (502-557), avait réalisé une œuvre admirable sur un mur. Il s’agissait de quatre magnifiques dragons qui paraissaient si réels, si présents… enfin, presque, car jusqu’ici il se refusait à peindre leurs yeux. La raison en était simple selon lui :…Lire la suiteAjouter les yeux aux dragons comme touche finale

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hindi (lg)

repère(s) :langue

La langue hindi, standardisation de la langue hindoustani, est une langue indo-aryenne principalement parlée en Inde et par les communautés indiennes à travers le monde. Elle est écrite en alphabet devanagari et tire une grande partie de son vocabulaire du sanskrit. L’hindi est l’une des langues officielles de l’Inde et est largement utilisé dans l’administration, l’éducation, les médias et le…Lire la suitehindi (lg)

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bhodjpouri (lg)

repère(s) :

Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)

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Des proverbes en swahili…

repère(s) :langue

Nahodha wengi, chombo huenda mrama : « Trop de capitaines et le vaisseau va sombrer. » Akili nyingi huondoa maarifa : « Trop d’intelligence chasse la sagesse. » Mtaka yote hukosa yote : « Celui qui veut tout rate tout. » Ces proverbes swahilis nous rappellent combien les langues sont des instruments précieux pour formuler et comprendre le monde, condensant en quelques sons des pensées et des sagesses millénaires. Le swahili, langue bantoue parlée dans une large partie de l’Afrique subsaharienne, révèle cette richesse à travers sa littérature, comme le Diwani ya Mnyampala de Mathias Eugen Mnyampala (1917-1969) : « Chaque chose en ce monde, même si c’est le Sultan, même si tu as reçu une médaille, tu n’as pas encore atteint la fin. Cela peut tomber à terre, et perdre sa valeur. Ne te réjouis pas au début, jusqu’à ce que tu atteignes la fin ». Tradition poétique oblige, les meilleurs poètes, les malenga, étaient reconnus pour leur maîtrise exemplaire de la langue. Aujourd’hui, des expressions comme Hakuna matata, littéralement « il n’y a pas de problème », popularisées mondialement, montrent que le swahili continue d’inspirer un véritable Carpe diem, philosophie de vie et de sérénité.Lire la suiteDes proverbes en swahili…

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Le tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

repère(s) :langue

Autrefois, dans la Tchoukoutka, un petit orphelin gardait seul les rennes, son unique compagnon étant un renne familier qui l’invitait à se glisser dans son ventre pour se réchauffer. Cette histoire, collectée par Charles Weinstein, illustre la vie des Tchouktches dont la langue, appartenant à la famille tchoukotko-kamtchatkienne, est aujourd’hui sévèrement en danger. Le russe gagne du terrain et de moins en moins d’enfants apprennent le tchouktche comme langue maternelle. Selon l’UNESCO, cette situation reflète une menace globale sur la diversité linguistique : plus de 200 langues se sont éteintes en trois générations, et des centaines sont en danger. La survie du tchouktche dépend de la mobilisation des communautés, des autorités et du public pour préserver ce patrimoine vivant unique.Lire la suiteLe tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

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Aller à cheval et regarder les fleurs

repère(s) :langue

Que seraient les langues sans leur riche patrimoine d’adages, proverbes et dictons, ces formules toutes faites, souvent bien faites, dans lesquelles on puise pour commenter la vie ? La langue chinoise offre à cet égard les chéngyǔ, expressions condensées et imagées, employées au quotidien. Dire « dessiner un serpent et lui ajouter des pattes » signifie qu’on en fait trop ; « vider l’étang pour attraper tous les poissons » revient à sacrifier l’avenir pour un gain immédiat. Leur maîtrise devient précieuse en communication interculturelle : soit l’on passe à côté, soit l’on crée des ponts entre imaginaires. Mais traduire ces images est parfois acrobatique. Ainsi, « éteindre une charrette de fagots en feu avec un verre d’eau » évoque une action vaine et mal proportionnée, qu’un graphiste associa un jour à l’expression française « pisser dans un violon », au grand désarroi de ses interlocuteurs chinois. Autre exemple : « aller à cheval, regarder les fleurs » renvoie à un jugement hâtif fondé sur des apparences trompeuses, issu d’une histoire de mariage arrangé où chacun cachait ses défauts.Lire la suiteAller à cheval et regarder les fleurs

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Doktoro Esperanto…

repère(s) :langue

Louis-Lazare Zamenhof (1859–1917), né à Białystok dans la Pologne alors sous domination russe, fut l’initiateur d’un rêve universel : créer une langue capable de rapprocher les peuples et de pacifier leurs différends. Issu d’une ville multilingue mais marquée par les tensions culturelles, il devint ophtalmologue, tout en nourrissant un projet plus ambitieux. En 1887, il publie « Lingvo Internacia », sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (« celui qui espère »), posant les bases d’une langue neutre et simple à apprendre. Le premier congrès universel d’espéranto se tient en 1905 à Boulogne-sur-Mer, réunissant près de 700 participants de 20 pays. Il y est acté que l’espéranto n’appartiendra à personne et ne servira aucune idéologie ni religion. Trois ans plus tard, l’Association universelle d’espéranto est fondée. Des scissions apparaissent, comme l’ido, mais l’espéranto demeure la langue construite la plus répandue, avec plusieurs millions de locuteurs dans le monde. La famille Zamenhof connut également des tragédies : leurs enfants, Adam, Zofia et Lidia, furent victimes des persécutions nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.Lire la suiteDoktoro Esperanto…