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Conter en langue kirghize…

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Entendons-nous la voix des conteurs et des conteuses ? Partout dans le monde, ils et elles empruntent les variations de la langue pour remonter le fil du temps, au plus proche des mythes, des légendes, des sagas ou des traditions familiales et claniques, offrant à leurs audiences un univers d’aventure, de rêve, d’imaginaire et d’histoire, souvent accompagné de musique. Parmi ces figures se trouvent les manaschi, nom tiré de l’épopée de Manas, Манас дастаны, grande saga kirghize inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette épopée en trois parties narre les exploits de Manas, fondateur du peuple kirghiz, de son fils Semetey confronté aux dissensions et trahisons, puis de son petit-fils Seytek face aux arcanes du pouvoir, totalisant quelque 500 000 vers retraçant l’histoire, la culture et l’environnement naturel du Kirghizstan. Le manaschi, de maître à apprenti, perpétue cette tradition lors de festivités ou de noces, entrant parfois en transe pour restituer l’atmosphère des mondes anciens. Parmi les plus prestigieux, Sagimbai Orozbakov (1868–1930) reste une référence pour sa version réputée complète de l’épopée.Lire la suiteConter en langue kirghize…

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Hailibu, le noble chasseur

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On raconte qu’Hailibu, grand chasseur et homme noble, distribuait généreusement ses prises au village. Un jour, il sauva une petite créature des serres d’un vautour. Celle-ci, fille du roi dragon, le remercia et lui proposa de le conduire auprès de son père, qui possédait une pierre magique capable de donner le langage de tous les animaux. Hailibu choisit ce don plutôt que les trésors du palais. Le roi lui imposa toutefois une condition : ne jamais révéler son secret sous peine de se transformer en pierre. De retour au village, il devint un chasseur encore plus habile et tous lui furent reconnaissants. Des années plus tard, il entendit les oiseaux annoncer que la montagne surplombant le village allait s’effondrer. Pour sauver les siens, il dut briser son secret et raconter toute son histoire, et tandis qu’il parlait, ses membres se transformèrent en pierre. Grâce à son sacrifice, les villageois purent fuir et survivre, gardant à jamais le souvenir de celui qui les sauva.Lire la suiteHailibu, le noble chasseur

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Kalevala

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Kalevala – Une poésie épique carélienne et finlandaise, composée par Elias Lönnrot (1802-1884). Il est composé de poèmes et de chants populaires finlandais traditionnels qui racontent des histoires mythologiques et héroïques. Le « Kalevala » est une œuvre majeure de la littérature finlandaise, jouant un rôle central dans la formation de l’identité nationale finlandaise. Il met en lumière les croyances, les coutumes…Lire la suiteKalevala

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Le conte des Heike

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Heike Monogatari » 平家物語 Une épopée sur la lutte entre le clan Taira et le clan Minamoto pour le contrôle du Japon pendant la guerre de Genpei (1180-1185). Le son des cloches du Shōja de Gion fait écho à l’impermanence de toutes choses 祇園精舎の鐘の聲、 諸行無常の響き有り。Lire la suiteLe conte des Heike

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Ajouter les yeux aux dragons comme touche finale

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画龙点睛, huà lóng diǎn jīng (chengyu) On raconte que Zhang Sengyao, peintre légendaire de la dynastie des Liang du Sud (502-557), avait réalisé une œuvre admirable sur un mur. Il s’agissait de quatre magnifiques dragons qui paraissaient si réels, si présents… enfin, presque, car jusqu’ici il se refusait à peindre leurs yeux. La raison en était simple selon lui :…Lire la suiteAjouter les yeux aux dragons comme touche finale

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hindi (lg)

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La langue hindi, standardisation de la langue hindoustani, est une langue indo-aryenne principalement parlée en Inde et par les communautés indiennes à travers le monde. Elle est écrite en alphabet devanagari et tire une grande partie de son vocabulaire du sanskrit. L’hindi est l’une des langues officielles de l’Inde et est largement utilisé dans l’administration, l’éducation, les médias et le…Lire la suitehindi (lg)

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bhodjpouri (lg)

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Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)

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Des proverbes en swahili…

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Nahodha wengi, chombo huenda mrama : « Trop de capitaines et le vaisseau va sombrer. » Akili nyingi huondoa maarifa : « Trop d’intelligence chasse la sagesse. » Mtaka yote hukosa yote : « Celui qui veut tout rate tout. » Ces proverbes swahilis nous rappellent combien les langues sont des instruments précieux pour formuler et comprendre le monde, condensant en quelques sons des pensées et des sagesses millénaires. Le swahili, langue bantoue parlée dans une large partie de l’Afrique subsaharienne, révèle cette richesse à travers sa littérature, comme le Diwani ya Mnyampala de Mathias Eugen Mnyampala (1917-1969) : « Chaque chose en ce monde, même si c’est le Sultan, même si tu as reçu une médaille, tu n’as pas encore atteint la fin. Cela peut tomber à terre, et perdre sa valeur. Ne te réjouis pas au début, jusqu’à ce que tu atteignes la fin ». Tradition poétique oblige, les meilleurs poètes, les malenga, étaient reconnus pour leur maîtrise exemplaire de la langue. Aujourd’hui, des expressions comme Hakuna matata, littéralement « il n’y a pas de problème », popularisées mondialement, montrent que le swahili continue d’inspirer un véritable Carpe diem, philosophie de vie et de sérénité.Lire la suiteDes proverbes en swahili…

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Le tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

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Autrefois, dans la Tchoukoutka, un petit orphelin gardait seul les rennes, son unique compagnon étant un renne familier qui l’invitait à se glisser dans son ventre pour se réchauffer. Cette histoire, collectée par Charles Weinstein, illustre la vie des Tchouktches dont la langue, appartenant à la famille tchoukotko-kamtchatkienne, est aujourd’hui sévèrement en danger. Le russe gagne du terrain et de moins en moins d’enfants apprennent le tchouktche comme langue maternelle. Selon l’UNESCO, cette situation reflète une menace globale sur la diversité linguistique : plus de 200 langues se sont éteintes en trois générations, et des centaines sont en danger. La survie du tchouktche dépend de la mobilisation des communautés, des autorités et du public pour préserver ce patrimoine vivant unique.Lire la suiteLe tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

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Aller à cheval et regarder les fleurs

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Que seraient les langues sans leur riche patrimoine d’adages, proverbes et dictons, ces formules toutes faites, souvent bien faites, dans lesquelles on puise pour commenter la vie ? La langue chinoise offre à cet égard les chéngyǔ, expressions condensées et imagées, employées au quotidien. Dire « dessiner un serpent et lui ajouter des pattes » signifie qu’on en fait trop ; « vider l’étang pour attraper tous les poissons » revient à sacrifier l’avenir pour un gain immédiat. Leur maîtrise devient précieuse en communication interculturelle : soit l’on passe à côté, soit l’on crée des ponts entre imaginaires. Mais traduire ces images est parfois acrobatique. Ainsi, « éteindre une charrette de fagots en feu avec un verre d’eau » évoque une action vaine et mal proportionnée, qu’un graphiste associa un jour à l’expression française « pisser dans un violon », au grand désarroi de ses interlocuteurs chinois. Autre exemple : « aller à cheval, regarder les fleurs » renvoie à un jugement hâtif fondé sur des apparences trompeuses, issu d’une histoire de mariage arrangé où chacun cachait ses défauts.Lire la suiteAller à cheval et regarder les fleurs

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Doktoro Esperanto…

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Louis-Lazare Zamenhof (1859–1917), né à Białystok dans la Pologne alors sous domination russe, fut l’initiateur d’un rêve universel : créer une langue capable de rapprocher les peuples et de pacifier leurs différends. Issu d’une ville multilingue mais marquée par les tensions culturelles, il devint ophtalmologue, tout en nourrissant un projet plus ambitieux. En 1887, il publie « Lingvo Internacia », sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (« celui qui espère »), posant les bases d’une langue neutre et simple à apprendre. Le premier congrès universel d’espéranto se tient en 1905 à Boulogne-sur-Mer, réunissant près de 700 participants de 20 pays. Il y est acté que l’espéranto n’appartiendra à personne et ne servira aucune idéologie ni religion. Trois ans plus tard, l’Association universelle d’espéranto est fondée. Des scissions apparaissent, comme l’ido, mais l’espéranto demeure la langue construite la plus répandue, avec plusieurs millions de locuteurs dans le monde. La famille Zamenhof connut également des tragédies : leurs enfants, Adam, Zofia et Lidia, furent victimes des persécutions nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.Lire la suiteDoktoro Esperanto…

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Le sanskrit – « parachevé »…

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Le sanskrit, dérivé de saṃskṛtam signifiant « parfait » ou « parachevé », était auparavant appelé vāc (« parole ») ou śabda (« langue »). Il appartient à la branche indo-iranienne des langues indo-européennes et n’est lié à aucun État particulier, mais fut conservé par les brahmanes. Les premiers textes sont le Ṛgveda, puis saṃhitā, brāhmaṇa et upaniṣad. Longtemps oral, il passa à l’écriture avec le brahmi au IIIᵉ siècle av. J.-C. Les prakrits, langues dérivées, donnèrent naissance au pālī, à l’ardhamāgadhī et aux langues modernes comme l’hindi ou le bengali. De nombreux mots universels viennent du sanskrit, comme « avatar » (avatāra), « poivre » (pippali), « mandarine », « nénuphar », « yoga » ou « ayurveda », témoignant de son influence mondiale.Lire la suiteLe sanskrit – « parachevé »…

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Le pari du sango…

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Le sango devient langue officielle de la République centrafricaine en 1991 aux côtés du français, reconnu en 1963. Certains le qualifient de créole, d’autres le rattachent aux langues adamawa-oubanguiennes de la famille nigéro-congolaise. Le sango parlé autour de Mobaye et le long de l’Oubangui diffère de celui qui, sous influence européenne et au contact d’autres langues africaines, devient progressivement langue nationale par créolisation. À base lexicale ngbandi, il était d’abord utilisé par les opérateurs fluviaux avant de s’étendre avec Bangui. Durant la période coloniale, il joua un rôle clé dans l’évangélisation. Aujourd’hui, il reste la langue véhiculaire dominante parmi une centaine de langues, avec un travail lexical en cours et une orthographe officielle depuis 1984 incluant la notation des tons du sängö.Lire la suiteLe pari du sango…

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A la rencontre du portunhol…

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Le traité de Tordesillas, signé en 1494 entre l’Espagne et le Portugal sous l’égide pontificale, fixa une ligne de partage du monde à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Lorsque le Brésil fut atteint en 1500, il se retrouva du côté portugais, tandis que le reste de l’Amérique demeurait majoritairement sous domination espagnole. De cette division naquirent deux grandes aires linguistiques qui, au fil du temps, entrèrent en contact dans des zones frontalières, par les échanges et les mobilités. De ces rencontres est issue une variété hybride mêlant espagnol et portugais : le portuñol ou portunhol. Cette forme s’appuie sur une intercompréhension déjà élevée entre les deux langues et se développe surtout dans des contextes bilingues informels, parfois avec une forte créativité lexicale. Elle a même trouvé des expressions littéraires et populaires, intégrant parfois d’autres langues amérindiennes. Si certains y voient un enrichissement vivant et inventif, d’autres s’inquiètent d’une dilution possible des langues de référence. Entre crainte et fascination, le portuñol illustre ainsi la manière dont l’histoire, la géographie et les contacts humains façonnent des formes linguistiques nouvelles, dynamiques et profondément révélatrices des sociétés qui les portent.Lire la suiteA la rencontre du portunhol…

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Une série de phonèmes…

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Les langues sont des assemblages de sons, dont les plus petits identifiables sont les phonèmes, éléments sonores de base. Leur nombre varie considérablement : le français compterait 36 phonèmes, l’anglais 44, tandis que certaines langues comme le pirahã du Brésil n’en ont que 10 à 13 et le rotokas de Bougainville 11 à 12. Le tahitien, parlé en Polynésie française et classé parmi les langues austronésiennes, compte cinq voyelles et neuf consonnes, distinguant voyelles courtes et longues, comme pāto et pato signifiant « cueillir » et « éclater ». Cette économie phonémique contraste avec d’autres langues plus complexes. Une étude de Quentin Atkinson suggère que la diversité phonémique décroît avec la distance à l’Afrique, maximale sur ce continent, moindre en Asie et Europe, plus faible en Amérique et minimale en Océanie, thèse qui reste controversée.Lire la suiteUne série de phonèmes…

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Mo anvi aprann inpe creole

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Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole

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isangu (lg)

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L’isangu (ou yisangu) est une langue bantoue appartenant au groupe B40 selon la classification de Guthrie, parlée par le peuple Massango au Gabon, principalement dans le sud-est du pays, notamment dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Codée [snq] selon la norme ISO 639-3, cette langue présente des affinités linguistiques avec d’autres langues bantoues voisines du Gabon et de…Lire la suiteisangu (lg)

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Khoïsan

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Le terme Khoïsan désigne l’ensemble des peuples autochtones d’Afrique australe dits « non bantous », comprenant principalement les Khoï (ou Khoïkhoï) et les San (anciennement appelés « Bushmen »), autrefois regroupés sous l’appellation aujourd’hui obsolète et péjorative de « Hottentots ». Ils sont les locuteurs des langues khoïsan, un ensemble de familles linguistiques remarquables par l’usage de clics phonétiques, produits par des contacts de la langue avec différentes parties de la bouche. Les peuples khoïsan comptent parmi les plus anciens peuplements humains de la région et sont aujourd’hui répartis principalement en Namibie, en Afrique du Sud, au Botswana et en Angola. Traditionnellement, les Khoïkhoï sont des pasteurs pratiquant l’élevage, tandis que les San vivent comme chasseurs-cueilleurs, souvent dans des environnements semi-arides. Leur culture est marquée par des pratiques animistes et chamaniques, une relation spirituelle étroite avec la nature et un riche patrimoine de peintures rupestres.Lire la suiteKhoïsan

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Éliézer Ben-Yéhouda – Faire renaître l’hébreu…

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En 135 de notre ère, l’État juif disparaît face à Rome, entraînant la diaspora, soit la dispersion de la communauté. Pendant près de deux millénaires, la langue et l’écriture furent préservées à travers le shabbat, les textes religieux et l’étude, donnant naissance à l’hébreu mishnique, langue de la compilation de la Mishnah, puis à de nouvelles langues comme le yiddish pour les Ashkénazes et le judéo-espagnol ou judéo-arabe pour les Séfarades. L’hébreu n’était plus parlé quotidiennement mais restait vivant comme instrument culturel et liturgique. Le yiddish mêlait allemand, influences slaves et mots hébreux, toujours écrit en alphabet hébreu. Du néo-hébreu des premiers siècles jusqu’au XIXe siècle, cette tradition prépare la renaissance de l’hébreu moderne. Éliézer Ben-Yéhouda (1858-1922) fut l’artisan majeur de cette revitalisation, créant l’Union pour la langue et la culture hébraïques en 1909 et publiant son dictionnaire, ses enfants devenant les premiers locuteurs natifs de l’hébreu moderne.Lire la suiteÉliézer Ben-Yéhouda – Faire renaître l’hébreu…

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Tayeb Salih

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Tayeb Salih (1929-2009) – Ecrivain soudanais reconnu comme l’un des plus grands auteurs arabes aux côtés de Taha Hussein et Naguib Mahfouz. Issu d’un milieu modeste d’agriculteurs, et après des études à l’Université de Khartoum, il poursuit à l’université de Londres, travaillant ensuite comme enseignant, avant de rejoindre la BBC à Londres, l’Unesco à Paris, et le ministère de l’information…Lire la suiteTayeb Salih