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Le Traité de Tordesillas

repère(s) :couper

Un Brésil faisant la part belle à la langue portugaise… Cuba, le Venezuela ou le Chili lui préférant le castillan… derrière cette géographie linguistique se cache une ligne tracée il y a plus de cinq siècles. Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494, fixa une ligne imaginaire de partage à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert, séparant les zones d’influence des deux puissances ibériques : tout ce qui était découvert à l’est revenait au Portugal, tout ce qui était à l’ouest à la Couronne de Castille. Cette démarcation, voulue pour apaiser les rivalités nées des grandes explorations, permit au Portugal de revendiquer la côte orientale du continent sud-américain après que Pedro Álvares Cabral y eut débarqué en 1500, donnant naissance à ce qui deviendrait le Brésil, tandis que les Espagnols développaient leurs empires dans les Caraïbes et sur les vastes terrains à l’ouest de la ligne. D’autres puissances coloniales comme la France, l’Angleterre ou les Provinces-Unies rejetèrent progressivement cette division, ouvrant la course à la colonisation mondiale.Lire la suiteLe Traité de Tordesillas

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Victor Frankl [Ligne]

repère(s) :

« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse résident notre croissance et notre liberté. » – Victor Frankl ‘Man’s Search for Meaning’ (‘Découvrir un sens à sa vie’) Cet espace n’est jamais acquis. La peur le referme. L’appréciation le rend habitable. Éduquer, c’est…Lire la suiteVictor Frankl [Ligne]

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Triangles [Ligne]

repère(s) :

En-dessous de la ligne, les relations peuvent se figer dans le triangle dramatique décrit par Stephen Karpman. Victime : « Ce n’est pas ma faute. » Persécuteur : « C’est ta faute. » Sauveur : « Laisse, je vais m’en occuper. » Ces rôles sont des réactions. Ils naissent souvent de la peur et entretiennent le blocage. Au-dessus de la…Lire la suiteTriangles [Ligne]

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Sécurité psychologique [Ligne]

repère(s) :

La sécurité psychologique désigne un climat dans lequel chacun peut parler, questionner, essayer, se tromper sans crainte d’être humilié ou puni.
Décrite par Amy Edmondson et rendue concrète par Kim Scott à travers la candeur radicale, elle n’est pas une question de confort, mais de courage rendu possible.
Sans sécurité, la peur domine et les réactions prennent le dessus.
Avec suffisamment de sécurité, l’appréciation peut émerger : écouter, apprendre, répondre.
Éduquer, diriger, coopérer commencent par là.
La sécurité est ce qui permet de passer la ligne, pas par effort individuel mais par un environnement qui soutient
La ligne n’est plus seulement intérieure, elle devient collective et contextuelle.

Références :
Amy Edmondson – The Fearless Organization
Kim Scott – Radical Candor

– SOCIETE – Groupe – Confiance
– PSYCHOLOGIE – Sécurité – Peur
– EDUCATION – Apprentissage – Erreur
– TRAVAIL – Management – Coopération
– ETHIQUE – Respect – ResponsabilitéLire la suiteSécurité psychologique [Ligne]

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Responsabilité [ligne]

repère(s) :

Les livres ‘The Oz Principle’ et ‘The 15 Commitments of Conscious Leadership’ proposent une même distinction essentielle : rester en-dessous de la ligne ou passer au-dessus de la ligne. En-dessous : blâmer, se justifier, se défendre, réagir depuis la peur. Au-dessus : assumer, apprendre, résoudre, répondre depuis l’appréciation. Cette ligne n’est pas morale. Elle rend visible un choix possible. La…Lire la suiteResponsabilité [ligne]

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Épictète [Ligne]

repère(s) :

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses. » – Épictète ‘Manuel’ (‘Enchiridion’) Philosophe stoïcien de l’Antiquité, né esclave et devenu enseignant à Rome, Épictète a consacré sa vie à l’art de vivre avec justesse. Le stoïcisme invite à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui…Lire la suiteÉpictète [Ligne]

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La sortie [Ligne]

repère(s) :

Sortir du labyrinthe ou du puits de jugement commence rarement par une solution.
Cela commence par une prise de conscience, souvent à travers le langage.
Marshall Rosenberg, avec la communication non violente, nous rappelle que les mots que nous utilisons façonnent l’espace relationnel.
Ils révèlent où nous nous situons : blâme, certitude, généralisation, ou curiosité, question, possibilité.
Changer de langage ne nie pas la peur, mais ouvre un espace.
C’est souvent là que commence le passage au-dessus de la ligne.
Une question sincère vaut parfois mieux qu’une bonne réponse.

Le langage devient ici :
– le premier geste observable
– la porte de sortie du labyrinthe
– un acte de responsabilité relationnelle

Référence :
Marshall Rosenberg – Nonviolent Communication

– LANGAGE – Parole – Sens
– PSYCHOLOGIE – Conscience – Peur
– EDUCATION – Apprentissage – Question
– ETHIQUE – Responsabilité – Choix
– SOCIETE – Dialogue – CoopérationLire la suiteLa sortie [Ligne]

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En dessous de la ligne

repère(s) :

Lorsque nous restons en-dessous de la ligne, nous pouvons nous retrouver enfermés dans ce que Phil Stutz nomme un labyrinthe intérieur : peur, rumination, justification, énergie qui tourne en rond. Marilee Adams évoque un puits de jugement : un espace où l’on juge, où l’on se juge, où l’on cherche des coupables plutôt que des possibilités. Dans ces espaces, la…Lire la suiteEn dessous de la ligne

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Appréciation [Ligne]

repère(s) :

L’appréciation n’est pas l’absence de peur. C’est la capacité à s’intéresser à ce qui est là, même quand la situation est incertaine. Elle ouvre la curiosité : regarder plutôt que juger, questionner plutôt que conclure, explorer plutôt que se défendre. L’appréciation ne résout pas immédiatement. Elle rend l’apprentissage possible. Souvent, un simple élan de curiosité suffit à passer au-dessus de…Lire la suiteAppréciation [Ligne]

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A tous les hommes et à tous les temps

repère(s) :environnement

Quelle taille faites-vous ? Selon l’époque ou la société, vous pourriez répondre en « pieds ». Mais qu’est-ce qu’un pied ? Le pied anglais mesure 30,48 cm, tandis que le « pied du roi », étalon attribué à Charlemagne, atteignait 32,4 cm. Divisé en douze pouces, il s’inscrivait dans un système foisonnant où la toise valait six pieds, la coudée vingt-quatre doigts ou six palmes, le doigt correspondant lui-même à six grains d’orge côte à côte. Autant dire que les variations étaient nombreuses et sources de confusion, d’autant plus que les unités changeaient selon les régions, pour les longueurs comme pour les surfaces ou les poids. À la fin du XVIIIe siècle, dans le contexte révolutionnaire français, les cahiers de doléances réclament une unification. En 1791, une nouvelle unité est définie : le mètre, égal à la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Entre 1792 et 1799, des mesures sont menées entre Dunkerque et Barcelone pour en fixer la valeur. De là naît le système métrique, adopté en France en 1837 puis internationalisé avec la Convention du Mètre de 1875. Morale de l’histoire : omniprésente dans nos vies quotidiennes, la mesure rappelle l’importance centrale de la métrologie, une aventure scientifique toujours en cours et célébrée chaque 20 mai.Lire la suiteA tous les hommes et à tous les temps

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L’homme de Vitruve

repère(s) :art

L’homme de Vitruve est un célèbre dessin réalisé par Léonard de Vinci vers 1490, basé sur les concepts architecturaux et anatomiques du célèbre architecte romain Vitruve. Le dessin représente un homme nu dans une pose symétrique, les bras et les jambes étendus, inscrit dans un cercle et un carré. Cette illustration est accompagnée de notes et de mesures anatomiques détaillées,…Lire la suiteL’homme de Vitruve

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Des unités de mesure en chinois…

repère(s) :nombre

Dans certaines langues, compter ne se limite pas à associer un nombre à un objet ou un phénomène (« 15 crayons », « 2 idées ») : certaines nécessitent des classificateurs, mots insérés entre le chiffre et le nom, adaptés à la catégorie de l’objet ou du phénomène (« 15 – classificateur – crayons »). En chinois, ces liàngcí 量词 servent à dénombrer de manière précise et catégorisée, et leur maîtrise demande une certaine gymnastique mentale. Quelques exemples : 位 wèi pour les personnes de façon polie, 条 tiáo pour ce qui est long ou fin (routes, poissons…), 件 jiàn pour vêtements ou événements, 张 zhāng pour objets plats (table, papier, photo), 只 zhī pour certains animaux ou parties du corps, 本 běn pour livres ou magazines, 辆 liàng pour véhicules. En cas d’incertitude, 个 gè peut souvent remplacer un classificateur, bien que réservé aux êtres humains dans un registre moins formel. Ainsi, pour les exemples donnés : 3 oiseaux → 3只鸟 zhǐ niǎo, 4 manteaux → 4件外套 jiàn wàitào, 5 camions → 5辆卡车 liàng kǎchē, 6 tableaux → 6张桌子 zhāng zhuōzi, 8 personnes → 8个人/8位人 gèrén/wèi rén, 2 routes → 2条路 tiáo lù.Lire la suiteDes unités de mesure en chinois…

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Lagom, c’est le mieux…

repère(s) :nombre

Face aux centaines de millions de tonnes de déchets plastiques dans les océans et aux chiffres vertigineux qui saturent notre perception, se pose la question du sens et de la juste mesure. En Suède, le principe du lagom invite à agir « ni trop ni trop peu », à rechercher une forme de justesse et de modération applicable à la vie quotidienne comme aux affaires. Difficile à traduire, il évoque l’idée de ce qui est suffisant, équilibré, adapté au contexte et aux autres. Au-delà de cette notion culturelle, c’est bien la mesure qui traverse l’existence humaine : celle qui permet de combler les manques, de contenir les excès et de préserver les équilibres. À l’heure où notre époque se complaît dans l’avalanche des grands nombres et leur lecture abstraite ou marchande, ne gagnerions-nous pas à revenir à une échelle plus humaine, attentive aux situations singulières, aux objets, aux personnes, à ce qu’ils représentent d’irréductible ? Peut-être est-ce en réapprenant à mesurer autrement que nous pourrons mieux respecter, partager et agir avec justice. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la mesure ?Lire la suiteLagom, c’est le mieux…

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Fight Club

repère(s) :artviolence

« Fight Club » est à la fois un roman écrit par Chuck Palahniuk en 1996 et un film réalisé par David Fincher en 1999. L’histoire suit un narrateur anonyme, interprété par Edward Norton dans le film, qui souffre d’insomnie et de désillusionnement dans la société de consommation. Il rencontre Tyler Durden, joué par Brad Pitt, un vendeur de savon charismatique et…Lire la suiteFight Club

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Neurodiversité, le droit à la différence…

repère(s) :société

La relation au handicap peut-elle devenir un critère pour évaluer l’évolution de nos sociétés, leur capacité à respecter les différences et à s’enrichir de leur pluralité ? Le concept de neurodiversité, introduit en 1998 et célébré chaque 30 septembre, s’inscrit précisément dans cette réflexion. Il affirme le droit à la différence et reconnaît la variabilité neurologique de l’espèce humaine, en particulier à travers le regard porté sur l’autisme et les réalités dites neurodivergentes ou neuroatypiques. Il interroge ainsi la notion même de norme et les cadres sociaux qui la produisent. Cette approche invite plus largement à repenser le handicap, visible ou invisible, et la manière dont les sociétés l’ont considéré, entre exclusion, peur et reconnaissance progressive. Elle rend aussi hommage à celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour la dignité et l’inclusion : artistes, militants, acteurs de terrain qui transforment concrètement les regards et les pratiques. Étendre notre regard, déplacer nos certitudes, reconnaître la valeur de chaque singularité : la question demeure moins de savoir si cela est possible que de savoir si nous le voulons réellement. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « handicap » ?Lire la suiteNeurodiversité, le droit à la différence…

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La politesse et les registres de langue en thaï…

repère(s) :sentiment

En Thaïlande, la salutation courante est สวัสดี sawattdii, à laquelle s’ajoutent les particules de politesse selon le genre : khrap pour les hommes, kha pour les femmes, de même pour « merci » : ขอบคุณครับ korp koon khrap et ขอบคุณค่ะ korp koon kha. Le thaï est une langue isolante où les mots sont invariables et tonale, comprenant cinq tons : bas, médian, haut, descendant et ascendant. Il existe un vocabulaire honorifique, rachasap, utilisé notamment avec la famille royale depuis le XIVᵉ siècle. La capitale, Bangkok, est en réalité Krung Thep Maha Nakhon, dont le nom complet décrit poétiquement « la ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, capitale imprenable du dieu Indra, ville heureuse aux neuf pierres précieuses et au Palais Royal céleste », nom réputé le plus long au monde. L’écriture thaïe a été élaborée au XIIIᵉ siècle par le roi Rama Kamhaeng.Lire la suiteLa politesse et les registres de langue en thaï…

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La parenté à plaisanterie

repère(s) :sentiment

Et si se moquer permettait de se réconcilier ? Bienvenue dans le monde de la parenté à plaisanterie. Un exemple marquant eut lieu le 10 juin 2000 à la cathédrale de Ouagadougou, lors des funérailles nationales du cardinal Paul Zoungrana : des membres du groupe san, parents à plaisanterie des Mossi, interrompirent la cérémonie en tentant d’empêcher l’inhumation, provoquant stupeur et négociations avant la reprise du rituel. Cette pratique, appelée rakiré au Burkina Faso, est largement répandue en Afrique de l’Ouest et centrale. Elle structure les relations sociales entre individus, clans ou ethnies et repose sur des pactes anciens favorisant la paix. Le principe consiste à se railler, voire s’insulter selon des codes établis, sans jamais nuire. Mariages, marchés, champs ou funérailles peuvent en être le théâtre. Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, elle vise à désamorcer les tensions et à renforcer la cohésion sociale. Ses origines sont débattues, certains la reliant à la vallée du Nil, d’autres à l’époque de l’empire du Mali.Lire la suiteLa parenté à plaisanterie

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Saint-Valentin…

repère(s) :sentiment

Que faites-vous le 14 février ? Tandis que certains lèvent les yeux au ciel, beaucoup célèbrent la Saint-Valentin en compagnie de l’âme sœur. Mais qui est donc ce Valentin ? Sous ce nom se cachent plusieurs saints, le plus célèbre étant un prêtre de Rome au IIIe siècle, qui célébrait des mariages chrétiens malgré l’interdiction de l’empereur Claude II, soucieux de garder ses soldats célibataires. Arrêté, confié au juge Astérius, Valentin aurait converti ce dernier en rendant la vue à sa fille aveugle, ce qui lui valut d’être décapité. D’autres rappellent qu’à Rome, mi-février, se tenaient les Lupercales, fêtes païennes de la fécondité. En 495, le pape Gélase Ier institua officiellement la Saint-Valentin le 14 février, éclipsant ces rites. Avec le temps naquit la tradition des messages amoureux. Aujourd’hui, la fête prend des formes variées : au Japon, les femmes offrent du chocolat aux hommes, qui rendent la pareille un mois plus tard.Lire la suiteSaint-Valentin…

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La vie est belle

repère(s) :art

« La vie est belle » est un film italien réalisé par Roberto Benigni, sorti en 1997. Il se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et raconte l’histoire d’un homme juif italien, Guido Orefice, interprété par Benigni lui-même, qui utilise son imagination et son humour pour protéger son fils, Giosué, des horreurs du camp de concentration où ils ont été déportés. Guido…Lire la suiteLa vie est belle

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Téranga, ou le sens de l’hospitalité…

repère(s) :sentiment

Au-delà du football et de l’expression « Lions de la Teranga », la téranga désigne au Sénégal une manière d’être au monde fondée sur l’hospitalité et la reconnaissance de l’autre. Plus qu’un simple accueil, elle exprime l’idée que nul n’est totalement étranger et que la relation précède souvent l’identité. Elle s’incarne dans le plat partagé, toujours prêt à recevoir un convive imprévu, dans l’attention portée à l’hôte de passage comme à celui qui s’installe, dans une générosité quotidienne faite de gestes simples. Issue d’une longue histoire de circulations, de brassages et d’échanges, nourrie par des héritages sociaux, politiques et religieux, la téranga a contribué à façonner une identité collective où accueillir engage autant celui qui reçoit que celui qui arrive. Elle propose ainsi une lecture de l’étranger non comme une menace, mais comme une relation à construire, impliquant des droits et des devoirs mutuels. À l’heure où les flux migratoires s’intensifient et où les frontières se durcissent, la téranga invite à déplacer le regard : non pour nier les tensions, mais pour rappeler que toute frontière interroge notre capacité à reconnaître l’autre comme partie prenante d’un monde commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’étranger » ?Lire la suiteTéranga, ou le sens de l’hospitalité…