Célèbre œuvre d’art réalisée par l’artiste de street art britannique Banksy. Créée en 2002, elle représente une petite fille tendant la main vers un ballon rouge en forme de cœur, avec le message « There is always hope » (Il y a toujours de l’espoir) écrit en dessous. L’œuvre est devenue emblématique de l’esthétique de Banksy et de son engagement social et…Lire la suiteGirl with Balloon
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« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…
Il n’est jamais simple de renoncer à ce que l’on croit nous être dû ou possible, pourtant c’est un apprentissage nécessaire, car comprendre la valeur profonde d’un tel renoncement éclaire autant notre bien-être que celui des autres. À quoi doit-on renoncer ? Le proverbe hawaïen « Kahuna Nui Hale Kealohalani Makua » invite à aimer tout ce que l’on voit, y compris soi-même, et cette perspective rejoint le ho’oponopono, pratique de pardon et de réconciliation qui consiste à « mettre les choses en ordre » avec les ancêtres, le groupe ou soi-même. En Polynésie, un comportement malveillant n’est jamais sans conséquence : il perturbe l’équilibre personnel et collectif, d’où l’importance de la pénitence et du dépassement de la faute par le repentir, le pardon, la gratitude et l’amour. Combien de situations humaines pourraient bénéficier de ce processus, permettant de dépasser la culpabilité et de puiser dans les sagesses anciennes une capacité de renoncement qui devrait guider notre monde contemporain saturé d’excès et d’erreurs ? Interrogeons alors notre conception du « renoncement » et la manière dont il peut devenir un principe actif de réconciliation et d’harmonie.Lire la suiteHo’oponopono, la réconciliation…
Petit royaume enclavé de l’Himalaya, le Bhoutan se reconnaît à son drapeau orné du dragon Druk, référence à son nom en dzongkha, Druk Yul, la « terre du dragon tonnerre ». Monarchie constitutionnelle, il a pour capitale Thimphou, perchée à 2 300 mètres d’altitude. Majoritairement bouddhiste vajrayāna, avec une importante minorité hindoue, le pays s’est rendu célèbre par une idée singulière : mesurer le bonheur. En 1972, une initiative royale donna naissance au Bonheur Intérieur Brut (BIB), conçu comme une alternative au PIB jugé trop réducteur. Ce nouvel indicateur repose sur quatre piliers : un développement durable et équitable, la préservation des cultures, la protection de l’environnement et une gouvernance responsable intégrant santé, éducation et bien-être. Selon le Centre d’études bhoutanaises, le bonheur reste une expérience individuelle, mais sa gestion collective y contribue fortement. Intégré à la Constitution en 2008, le BIB inspira ensuite l’Organisation des Nations unies, qui institua en 2012 la Journée mondiale du bonheur, célébrée chaque 20 mars.Lire la suiteUn Bonheur Intérieur Brut
Songeons au bonheur : qu’est-ce qui donne sens à la vie, comment le définissons-nous, et dans quel océan de contradictions nous trouvons-nous balloté·es ? Au Bhoutan, en 1972, le roi Jigme Singye Wangchuck proposa un indice inédit, le « bonheur intérieur brut », རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ / rgyal-yongs dga’a-skyid dpal-‘dzoms, visant à mesurer non pas le seul revenu mais le bien-être global. Revisité en 2011, il scrute 33 indicateurs couvrant la santé, l’éducation, la vitalité des communautés, la diversité écologique, l’économie, l’information, et bien d’autres secteurs, rappelant que le bonheur n’est pas au bout du chemin, mais le chemin lui-même. Cette démarche invite à questionner la course effrénée vers le plaisir matériel et à repenser nos sociétés autour de la solidarité, de la conscience commune et de critères durables, qu’il s’agisse de CO2, d’inégalités ou d’espérance de vie, afin de construire un monde où le bonheur ne se mesure pas seulement en possessions, mais dans la qualité de notre vie collective et individuelle.Lire la suiteAu bout du chemin ?…
« Le Cri » [norv. Skrik] est une œuvre emblématique du peintre norvégien Edvard Munch, réalisée en 1893. Cette célèbre peinture est une représentation expressionniste d’une figure androgyne, les mains sur les côtés du visage, poussant un cri silencieux. La composition est caractérisée par des couleurs vives et des traits tourbillonnants, créant une atmosphère de tourment et d’angoisse. Munch a créé plusieurs…Lire la suiteLe cri
« Psycho » est un film d’Alfred Hitchcock sorti en 1960. C’est un thriller psychologique emblématique qui suit l’histoire de Marion Crane, une secrétaire qui vole de l’argent et trouve refuge dans un motel isolé tenu par Norman Bates, un homme troublé. Le film est connu pour sa narration innovante, son atmosphère oppressante et son utilisation habile du suspense. L’une des scènes…Lire la suitePsycho
Narcisse (Grec : Νάρκισσος Nárkissos) – Figure de la mythologie grecque célèbre pour son extraordinaire beauté et sa triste destinée. Fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriope, il est souvent décrit comme un jeune homme d’une beauté exceptionnelle. Un jour, il tombe amoureux de sa propre image reflétée dans l’eau d’une source. Captivé par sa propre apparence, il…Lire la suiteNarcisse
Siddham – Signifiant « accompli » ou « perfectionné ». C’est un ancien système d’écriture utilisé principalement pour transcrire des textes sanskrits et bouddhistes. Son utilisation remonte à l’Inde ancienne, apparaissant entre les VIe et VIIIe siècles. Siddham est souvent associé à la tradition du bouddhisme tantrique et a été utilisé dans des manuscrits, des inscriptions et des textes religieux. Cette écriture se caractérise…Lire la suiteSiddham
Incroyable nüshu, une écriture singulière utilisée principalement par les femmes du comté de Jiangyong, dans le Hunan. Composé d’environ mille signes, proches des caractères chinois mais en forme de losange, ce système syllabique transcrivait le dialecte local. Réservé aux femmes, privées de l’écriture officielle, il leur offrait un espace de communication, de solidarité et d’expression. Aux traits fins et effilés, parfois qualifié d’« écriture de moustique », le nüshu se lisait de haut en bas et de droite à gauche. Il s’apprenait dans le cadre des travaux d’aiguille : en brodant, les femmes chantaient et copiaient des textes sur mouchoirs, vêtements ou éventails, jusqu’à composer leurs propres écrits. Cette écriture jouait un rôle social essentiel, notamment dans la coutume des « sœurs jurées », groupes de jeunes filles liées par une amitié durable. Elle intervenait aussi lors du mariage avec le « livret du troisième jour », où s’exprimaient conseils et chagrin de la séparation. L’origine du nüshu reste débattue, entre hypothèses anciennes et légendes poétiques.Lire la suiteNüshu, écriture des femmes…
Si QWERTY et AZERTY ont conquis le monde, qu’en est-il du clavier Dvorak ? Conçu dans les années 1930 par August Dvorak, professeur de psychologie à l’université de Washington à Seattle, il optimisait la saisie en anglais, mais peina à s’imposer face à la forte concurrence de QWERTY. Cette dernière fut inventée par Christopher Latham Sholes (1819-1890), imprimeur et éditeur de Pennsylvanie, qui déposa de nombreux brevets pour machines à écrire. Après un échec des premières machines alphabétiques, son clavier QWERTY, développé pour Remington en 1873, rencontra un énorme succès. QWERTY ? Selon la tradition, Sholes éloigna certaines lettres fréquemment successives pour éviter le blocage des tiges, ou plaça la ligne supérieure pour taper « typewriter » facilement, utile aux démonstrateurs ; d’autres chercheurs, en 2011, y voient une influence des télégraphistes travaillant en morse. D’autres dispositions ont vu le jour : AZERTY, QWERTZ, et même KALQ pour la frappe au pouce. Morale : la prochaine fois que vous tapez, interrogez-vous sur le clavier le plus approprié, ancien ou à inventer.Lire la suiteD’un clavier à l’autre
Et si l’on partait à la rencontre des hiéroglyphes égyptiens ? Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, alors âgé d’une trentaine d’années, provoque un véritable séisme intellectuel en présentant devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres sa lettre exposant le principe des hiéroglyphes phonétiques. Il met ainsi un terme à une énigme vieille de plus d’un millénaire, car l’écriture égyptienne, apparue plus de 3000 ans avant notre ère, avait été interdite en 391 et progressivement oubliée. La clé du déchiffrement résidait dans une pierre découverte en 1799 à Rosette, portant un même décret gravé en grec, en hiéroglyphes et en démotique. De nombreux savants s’y étaient essayés, mais Champollion comprit l’essentiel : l’écriture égyptienne est à la fois figurative, symbolique et phonétique. Son Précis du système hiéroglyphique paraît en 1824, ouvrant définitivement l’accès à la civilisation des pharaons. Conservateur au Louvre, voyageur en Italie puis en Égypte, il meurt en 1832, laissant un héritage scientifique majeur.Lire la suiteJe tiens mon affaire
Séquoia, quelle belle sonorité pour un arbre aux dimensions hors norme : jusqu’à cent mètres de haut, trente mètres de circonférence et parfois deux mille ans d’âge. Mais qui imaginerait que ce nom prestigieux pourrait être lié à un homme cherokee du tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles ? Sequoyah, né vers 1770 dans le Tennessee et devenu orfèvre en Alabama, fut fasciné par l’écriture après avoir observé un atelier d’imprimerie, alors même que sa communauté se méfiait de ces « feuilles parlantes ». D’abord tenté par un signe pour chaque mot, il comprit l’impasse et inventa un syllabaire, un signe par syllabe, soit 86 caractères. Raillé, parfois découragé, il parvint pourtant à démontrer l’efficacité de son système grâce à des exercices publics impliquant sa fille. Convaincue, la Nation cherokee adopta officiellement ce syllabaire en 1825, favorisant une alphabétisation rapide et la parution d’un journal bilingue. Une tradition veut qu’un botaniste européen ait ensuite donné le nom de « séquoia » à l’arbre en hommage à cet inventeur, même si l’étymologie reste discutée.Lire la suiteEcrire en cherokee
Certains reconnaissent le signe Bluetooth sans connaître son histoire scandinave. À Jelling, dans le Jutland, se trouvent les pierres runiques couvertes de runes, utilisées par les anciens Scandinaves dès le IIᵉ siècle av. J.-C. et jusqu’à l’évangélisation. L’alphabet futhark (fuþark), de 24 lettres en général, variait selon les régions ; chaque rune avait un nom et une signification magique : Fehu pour le bétail et la richesse, Uruz pour l’aurochs et la puissance. Odin serait son inventeur, suspendu neuf jours à l’arbre du monde pour en absorber la sagesse. Les pierres de Jelling commémorent Harald 1er « à la dent-bleue » (910‑986), roi du Danemark et de Norvège, unificateur du royaume, dont le nom inspira Bluetooth : blue pour « bleu » et tooth pour « dent », peut-être à cause d’une carie ou de myrtilles. L’alphabet futhark se note : f u þ a r k g w / h n i j ï p z s / t b e m l ŋ d o.Lire la suiteDes runes scandinaves…
Le Disque de Phaistos est un ancien objet archéologique mystérieux découvert en 1908 dans le palais de Phaistos, en Crète. Datant du IIe millénaire av. J.-C., le disque est une petite plaque d’argile inscrite des deux côtés avec une série de symboles en relief disposés en spirale. Le contenu et la signification des inscriptions demeurent non déchiffrés, suscitant de nombreuses…Lire la suiteDisque Phaistos
Le rongorongo est un système d’écriture énigmatique découvert sur Rapa Nui. Les inscriptions de rongorongo sont gravées sur des tablettes en bois avec des symboles complexes et stylisés. La signification de ce système d’écriture reste largement indéchiffrée, et peu d’informations sont disponibles sur la façon dont il était utilisé. Les tablettes de rongorongo sont rares et précieuses, représentant un mystère…Lire la suiteRongorongo
Quelques sons scandés comme une litanie – « i pi ti ki… u pu tu ku… a pa ta ka… » – nous projettent dans l’univers linguistique de l’inuktitut et de son alphasyllabaire. Les langues inuites, appartenant à la famille eskimo-aléoute, sont parlées de l’Alaska au Canada, où l’inuktitut adopte au XIXe siècle un syllabaire ingénieux. Son origine remonte aux années 1830, lorsqu’un missionnaire élabora un système fondé sur quelques signes de base dont l’orientation indique la voyelle, formant ainsi des syllabes simples et efficaces. D’abord transmis sur écorce de bouleau à la suie, ce procédé circula ensuite chez différents peuples autochtones avant d’être adapté au monde inuit. Facile à apprendre, parfaitement ajusté aux sons de la langue, il contribua largement à l’alphabétisation et à la transmission des savoirs. Aujourd’hui encore, les Inuits utilisent ce syllabaire, nommé qaniujaaqpait, parallèlement à l’alphabet latin, appelé qaliujaaqpait, témoignant d’une remarquable rencontre entre invention graphique, adaptation culturelle et vitalité linguistique.Lire la suiteApprendre l’alphasyllabaire inuktitut…
L’alphabet coréen, ou hangeul, est reconnu pour sa capacité à restituer fidèlement les sons du coréen, chaque lettre ayant été conçue en s’inspirant des positions de la langue, des lèvres et des dents. Il comprend 14 consonnes et 10 voyelles de base, complétées par 16 autres lettres comme « pp » ᄈ, « e » ㅔ ou « wa » ㅘ, appelées jamos. Consonnes et voyelles s’assemblent pour former des syllabes, par exemple 평 pyeong combine ㅍ « p », ㅕ « yeo » et ㅇ « ng », tandis que 화 hwa réunit ㅎ « h » et ㅘ « wa ». Créé en 1443 par le roi Sejong 세종대왕 pour faciliter l’éducation du peuple, le hangeul fut célébré par le Yongbieocheonga, « Le Chant des Dragons Volant dans le Ciel », dont le chapitre 2 affirme : « L’arbre dont la racine est profonde ne se balance pas au vent… L’eau dont la source est profonde ne tarit pas… » Malgré son ingéniosité, des lettrés formés au chinois s’opposèrent vivement à cette écriture jugée trop simple, la qualifiant « d’écriture d’une matinée » et doutant qu’elle puisse jamais supplanter la maîtrise du chinois, garante de sérieux et de prestige.Lire la suiteCréer l’alphabet coréen…
Cyril et Méthode, également connus sous le nom de Saints Cyrille (826–869) et Méthode (815–885), étaient des frères byzantins du IXe siècle. Nés à Thessalonique, ils étaient des moines et des érudits missionnaires. Ils sont célèbres pour avoir créé l’alphabet glagolitique, ancêtre de l’alphabet cyrillique. Leur mission principale était de christianiser les Slaves et de traduire les textes liturgiques en…Lire la suiteCyril et Methode
L’île de Buton, en Indonésie, dans la province de Sulawesi du Sud-Est, abrite la ville de Bau-Bau avec son vaste palais à douze portes. Parmi les langues locales se trouve le cia-cia, austronésienne sans écriture propre, dont le nom signifie « non-non ». En 2009, la communauté adopta l’alphabet coréen, hangeul, pour transcrire le bahasa jjiajjia, étonnant choix à 15 heures de vol de Séoul. Ce n’était pas une première tentative : le cia-cia avait été écrit en gundhul, proche du jawi, avant l’usage de l’alphabet latin. La Constitution indonésienne rejeta cette initiative en 2012, imposant la transcription latine pour toutes les langues du pays. Cette expérience montre que l’écriture n’est jamais neutre et que les choix linguistiques reflètent autant des héritages que des possibles futurs inattendus.Lire la suiteLe cia-cia et l’idée coréenne…




















