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Ecrire en cherokee

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Séquoia, quelle belle sonorité pour un arbre aux dimensions hors norme : jusqu’à cent mètres de haut, trente mètres de circonférence et parfois deux mille ans d’âge. Mais qui imaginerait que ce nom prestigieux pourrait être lié à un homme cherokee du tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles ? Sequoyah, né vers 1770 dans le Tennessee et devenu orfèvre en Alabama, fut fasciné par l’écriture après avoir observé un atelier d’imprimerie, alors même que sa communauté se méfiait de ces « feuilles parlantes ». D’abord tenté par un signe pour chaque mot, il comprit l’impasse et inventa un syllabaire, un signe par syllabe, soit 86 caractères. Raillé, parfois découragé, il parvint pourtant à démontrer l’efficacité de son système grâce à des exercices publics impliquant sa fille. Convaincue, la Nation cherokee adopta officiellement ce syllabaire en 1825, favorisant une alphabétisation rapide et la parution d’un journal bilingue. Une tradition veut qu’un botaniste européen ait ensuite donné le nom de « séquoia » à l’arbre en hommage à cet inventeur, même si l’étymologie reste discutée.Lire la suiteEcrire en cherokee

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Des runes scandinaves…

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Certains reconnaissent le signe Bluetooth sans connaître son histoire scandinave. À Jelling, dans le Jutland, se trouvent les pierres runiques couvertes de runes, utilisées par les anciens Scandinaves dès le IIᵉ siècle av. J.-C. et jusqu’à l’évangélisation. L’alphabet futhark (fuþark), de 24 lettres en général, variait selon les régions ; chaque rune avait un nom et une signification magique : Fehu pour le bétail et la richesse, Uruz pour l’aurochs et la puissance. Odin serait son inventeur, suspendu neuf jours à l’arbre du monde pour en absorber la sagesse. Les pierres de Jelling commémorent Harald 1er « à la dent-bleue » (910‑986), roi du Danemark et de Norvège, unificateur du royaume, dont le nom inspira Bluetooth : blue pour « bleu » et tooth pour « dent », peut-être à cause d’une carie ou de myrtilles. L’alphabet futhark se note : f u þ a r k g w / h n i j ï p z s / t b e m l ŋ d o.Lire la suiteDes runes scandinaves…

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Disque Phaistos

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Le Disque de Phaistos est un ancien objet archéologique mystérieux découvert en 1908 dans le palais de Phaistos, en Crète. Datant du IIe millénaire av. J.-C., le disque est une petite plaque d’argile inscrite des deux côtés avec une série de symboles en relief disposés en spirale. Le contenu et la signification des inscriptions demeurent non déchiffrés, suscitant de nombreuses…Lire la suiteDisque Phaistos

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Rongorongo

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Le rongorongo est un système d’écriture énigmatique découvert sur Rapa Nui. Les inscriptions de rongorongo sont gravées sur des tablettes en bois avec des symboles complexes et stylisés. La signification de ce système d’écriture reste largement indéchiffrée, et peu d’informations sont disponibles sur la façon dont il était utilisé. Les tablettes de rongorongo sont rares et précieuses, représentant un mystère…Lire la suiteRongorongo

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Apprendre l’alphasyllabaire inuktitut…

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Quelques sons scandés comme une litanie – « i pi ti ki… u pu tu ku… a pa ta ka… » – nous projettent dans l’univers linguistique de l’inuktitut et de son alphasyllabaire. Les langues inuites, appartenant à la famille eskimo-aléoute, sont parlées de l’Alaska au Canada, où l’inuktitut adopte au XIXe siècle un syllabaire ingénieux. Son origine remonte aux années 1830, lorsqu’un missionnaire élabora un système fondé sur quelques signes de base dont l’orientation indique la voyelle, formant ainsi des syllabes simples et efficaces. D’abord transmis sur écorce de bouleau à la suie, ce procédé circula ensuite chez différents peuples autochtones avant d’être adapté au monde inuit. Facile à apprendre, parfaitement ajusté aux sons de la langue, il contribua largement à l’alphabétisation et à la transmission des savoirs. Aujourd’hui encore, les Inuits utilisent ce syllabaire, nommé qaniujaaqpait, parallèlement à l’alphabet latin, appelé qaliujaaqpait, témoignant d’une remarquable rencontre entre invention graphique, adaptation culturelle et vitalité linguistique.Lire la suiteApprendre l’alphasyllabaire inuktitut…

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Créer l’alphabet coréen…

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L’alphabet coréen, ou hangeul, est reconnu pour sa capacité à restituer fidèlement les sons du coréen, chaque lettre ayant été conçue en s’inspirant des positions de la langue, des lèvres et des dents. Il comprend 14 consonnes et 10 voyelles de base, complétées par 16 autres lettres comme « pp » ᄈ, « e » ㅔ ou « wa » ㅘ, appelées jamos. Consonnes et voyelles s’assemblent pour former des syllabes, par exemple 평 pyeong combine ㅍ « p », ㅕ « yeo » et ㅇ « ng », tandis que 화 hwa réunit ㅎ « h » et ㅘ « wa ». Créé en 1443 par le roi Sejong 세종대왕 pour faciliter l’éducation du peuple, le hangeul fut célébré par le Yongbieocheonga, « Le Chant des Dragons Volant dans le Ciel », dont le chapitre 2 affirme : « L’arbre dont la racine est profonde ne se balance pas au vent… L’eau dont la source est profonde ne tarit pas… » Malgré son ingéniosité, des lettrés formés au chinois s’opposèrent vivement à cette écriture jugée trop simple, la qualifiant « d’écriture d’une matinée » et doutant qu’elle puisse jamais supplanter la maîtrise du chinois, garante de sérieux et de prestige.Lire la suiteCréer l’alphabet coréen…

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Cyril et Methode

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Cyril et Méthode, également connus sous le nom de Saints Cyrille (826–869) et Méthode (815–885), étaient des frères byzantins du IXe siècle. Nés à Thessalonique, ils étaient des moines et des érudits missionnaires. Ils sont célèbres pour avoir créé l’alphabet glagolitique, ancêtre de l’alphabet cyrillique. Leur mission principale était de christianiser les Slaves et de traduire les textes liturgiques en…Lire la suiteCyril et Methode

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Le cia-cia et l’idée coréenne…

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L’île de Buton, en Indonésie, dans la province de Sulawesi du Sud-Est, abrite la ville de Bau-Bau avec son vaste palais à douze portes. Parmi les langues locales se trouve le cia-cia, austronésienne sans écriture propre, dont le nom signifie « non-non ». En 2009, la communauté adopta l’alphabet coréen, hangeul, pour transcrire le bahasa jjiajjia, étonnant choix à 15 heures de vol de Séoul. Ce n’était pas une première tentative : le cia-cia avait été écrit en gundhul, proche du jawi, avant l’usage de l’alphabet latin. La Constitution indonésienne rejeta cette initiative en 2012, imposant la transcription latine pour toutes les langues du pays. Cette expérience montre que l’écriture n’est jamais neutre et que les choix linguistiques reflètent autant des héritages que des possibles futurs inattendus.Lire la suiteLe cia-cia et l’idée coréenne…

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Cang Jie

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Cang Jie 仓颉 – Figure légendaire de l’histoire chinoise, traditionnellement créditée de l’invention des caractères chinois ou de l’écriture chinoise vers le XXIIIe siècle av. J.-C. Selon la légende, Cang Jie aurait été inspiré par les empreintes laissées par les pattes d’oiseaux et d’animaux pour développer un système d’écriture plus expressif et complexe. Sa contribution aurait considérablement amélioré la communication…Lire la suiteCang Jie

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Alexandre de Rhodes

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Prêtre jésuite français, missionnaire, linguiste et lexicographe (1591-1660). Il est surtout connu pour son travail missionnaire au Vietnam et pour son rôle dans le développement du système d’écriture romanisé du vietnamien, connu sous le nom de quốc ngữ. Son dictionnaire et sa grammaire vietnamienne, publiés en 1651, ont été des contributions majeures à l’étude de la langue vietnamienne. Rhodes a…Lire la suiteAlexandre de Rhodes

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L’Albanie et ses systèmes d’écriture…

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L’Albanie, Shqipëria, « pays des aigles », reflète son identité jusque dans sa langue, le shqip, branche unique des langues indo-européennes, divisée en guègue au nord et tosque au sud, dont les premières traces remontent au XIIIᵉ siècle. Son écriture a emprunté au latin, au grec, à l’arabe et au cyrillique, mais aussi à des créations originales : l’alphabet d’Elbasan au XVIIIᵉ siècle, l’écriture de Todhri de 52 lettres, ou le Vithkuqi de Naum Veqilharxhi, conçu pour éviter toute affiliation religieuse et fédérer les communautés. Ioannis Vilaras inventa le Vellara, et un alphabet fut collecté à Gjirokastër par Johann Georg von Hahn. Ces systèmes témoignent d’inventivité et d’un fort désir d’identité. En 1908, la standardisation aboutit à un alphabet latin de 36 lettres, consolidant la langue nationale.Lire la suiteL’Albanie et ses systèmes d’écriture…

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Radicaux de Kangxi (214)

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Les 214 radicaux Kangxi (康熙部首) constituent le système de classification traditionnel des caractères chinois fondé sur les bùshǒu (部首), littéralement « têtes de section », servant à organiser les entrées des dictionnaires. Établi dans le célèbre Dictionnaire Kangxi, publié en 1716 sous le règne de l’empereur Kangxi, ce système recense 214 éléments graphiques récurrents, traits simples, clés sémantiques ou composants…Lire la suiteRadicaux de Kangxi (214)

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Alors vint l’imprimerie…

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L’avènement de l’imprimerie occidentale au XVe siècle ne se fit pas sans heurts. Bien que Gutenberg soit crédité de l’invention des caractères métalliques mobiles, sa vie fut marquée par les difficultés financières, procès et perte de son atelier après l’impression de la Bible à quarante-deux lignes. Les copistes, menacés dans leur activité, virent d’emblée dans la presse un outil suspect, voire diabolique. En France, François Ier alla jusqu’à interdire l’imprimerie en 1535, après l’Affaire des placards, avant de lever l’interdiction tout en instaurant une censure durable. Le monde islamique resta lui aussi longtemps réticent, comme en témoignent encore au XVIIIe siècle les protestations de calligraphes à Istanbul. Pourtant, l’imprimerie bouleversa durablement la diffusion du savoir : éditions fondatrices des textes antiques, grandes dynasties d’imprimeurs, normalisation des caractères, puis miniaturisation des ouvrages aux XVIIe et XVIIIe siècles, rendant livres et dictionnaires plus accessibles. Morale de l’histoire : les révolutions techniques qui transforment le savoir rencontrent toujours résistances et peurs, mais elles redessinent en profondeur nos manières de penser, de lire et de transmettre.Lire la suiteAlors vint l’imprimerie…

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Rub El Hizb (symbole)

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Symbole: Rub El Hizb (symbole musulman de l’alphabet arabe). Il est constitué de deux carrés identiques, l’un étant incliné à 45 degrés. Au centre du symbole se trouve un cercle. Utilisé en calligraphie arabe pour marquer une fin de chapitre, il renvoie à la récitation du Coran en un mois lequel est divisé en trente parties appelées juz’, chacune divisée…Lire la suiteRub El Hizb (symbole)

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La calligraphie vietnamienne

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La calligraphie vietnamienne, ou Thư pháp, est un art de l’écriture qui reflète l’histoire linguistique et culturelle singulière du Vietnam. Elle se caractérise par la coexistence et l’entrelacement de plusieurs systèmes graphiques, témoignant des influences chinoises, locales et occidentales. Traditionnellement, la calligraphie vietnamienne s’appuyait sur les caractères chinois (Hán tự) et sur le Chữ Nôm, système d’écriture sino-vietnamien permettant de…Lire la suiteLa calligraphie vietnamienne

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Maaya Wakasugi

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Maaya Wakasugi est un calligraphe japonais formé dès l’enfance aux écritures traditionnelles, dont la pratique s’enracine dans une connaissance approfondie des caractères anciens et de la littérature chinoise. Installé en France, il développe une carrière internationale mêlant expositions, performances et collaborations artistiques. Son travail se distingue par une tension féconde entre tradition et contemporanéité, où la rigueur calligraphique rencontre une gestuelle libre, presque chorégraphique. La critique souligne la puissance expressive de son trait, la dimension corporelle de son geste et la profondeur spirituelle de son approche. Engagé dans l’éducation artistique, notamment à la Philomathique de Bordeaux, il anime des ateliers ouverts à différents publics. Au-delà de l’écriture, Maaya Wakasugi explore la calligraphie comme un langage vivant, capable de relier Orient et Occident, héritage et innovation, dans une recherche esthétique et sensible du mouvement, de l’équilibre et du sens.Lire la suiteMaaya Wakasugi

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Ibn Muqla

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Abu ʿAli Muhammad Ibn ʿAli Ibn Muqla, plus connu sous le nom d’Ibn Muqla, est l’un des grands théoriciens de la calligraphie arabe classique. Né à Bagdad en 886 et mort en 940, il fut à la fois calligraphe, mathématicien et haut fonctionnaire du califat abbasside. Son apport fondamental réside dans la formalisation des proportions de l’écriture arabe. Il élabore…Lire la suiteIbn Muqla

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Hassan Massoudy

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Hassan Massoudy (1944-) est un calligraphe contemporain irakien reconnu pour avoir introduit une expressivité nouvelle dans la calligraphie arabe. Formé à Bagdad puis à Paris, il fusionne tradition classique et influences de l’art moderne occidental. Son travail se distingue par des compositions amples, colorées et gestuelles. Massoudy accorde une grande importance au sens des textes qu’il calligraphie, souvent poétiques ou…Lire la suiteHassan Massoudy

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Quatre Trésors du lettré

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Les Quatre Trésors du lettré désignent l’ensemble des outils fondamentaux de la calligraphie et de la peinture lettrée chinoises. Ils sont : le pinceau (笔 bǐ), l’encre (墨 mò), le papier (纸 zhǐ) et la pierre à encre (砚 yàn). Ces objets ne sont pas de simples instruments utilitaires, mais des éléments chargés de valeurs culturelles et symboliques. Leur qualité…Lire la suiteQuatre Trésors du lettré

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Mi Fu

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Mǐ Fú est l’un des plus grands calligraphes chinois de la dynastie Song, actif au XIe siècle. Personnalité excentrique et érudit raffiné, il considérait la calligraphie comme l’expression directe du tempérament. Son style se distingue par une écriture fluide, énergique et parfois volontairement désordonnée. Il privilégiait l’élan du geste et la spontanéité plutôt que la stricte conformité aux modèles anciens.…Lire la suiteMi Fu