Nja Mahdaoui est un plasticien-calligraphe tunisien né en 1937, reconnu pour avoir profondément renouvelé le rapport entre calligraphie arabe et art contemporain. Formé à Tunis puis à Rome et à Paris, il s’éloigne très tôt de la calligraphie strictement lisible pour explorer la lettre comme forme plastique autonome. Ses œuvres ne cherchent pas à transmettre un texte, mais à évoquer…Lire la suiteNja Mahdaoui
Repère : écriture
L’écriture. Une histoire inouïe fait d’inventivité, de progrès, d’audace… Une histoire au carrefour de bien des repères, religieux, comptables, marchands, politiques, artistiques, éducatifs. Un levier de savoir qui n’ôte rien au sublime pouvoir de l’oralité, mais le prolonge dans le temps et l’espace. Les écritures, une fascinante cartographie qui nous raconte l’univers au moyen de systèmes variés, de créateurs successifs, de techniques et d’emplois sans cesse renouvelés…
Yang Huanyi, morte à 98 ans en 2004 dans le Hunan, fut la dernière à maîtriser le nüshu 女书, écriture exclusivement féminine. Composé des caractères « femme » et « livre », ce système de près de 700 signes syllabiques, partiellement inspirés du chinois, avait été créé par les femmes de l’ethnie Yao il y a plusieurs siècles pour prendre en main leur destin éducatif et communicationnel. Transmis de mère en fille, le nüshu servait notamment à rédiger les « messages du 3ᵉ jour » destinés aux jeunes mariées. Aujourd’hui, malgré son usage touristique et commercial, un renouveau voit de jeunes lettrées et lettrés s’attacher à prolonger la beauté de cette écriture unique, témoignage de courage, de créativité et de solidarité féminine au fil des générations.Lire la suiteLe nüshu – un défi, une histoire…
La Pierre de Rosette est une stèle inscrite datant de l’Égypte antique, découverte en 1799 à Rosette (Rashid), en Égypte, par les troupes françaises de Napoléon Bonaparte. Datant de 196 av. J.-C., la pierre comporte le même texte en trois écritures : égyptien hiéroglyphique, démotique et grec ancien. Cette découverte a été cruciale pour la compréhension des hiéroglyphes égyptiens, car…Lire la suitePierre de Rosette
Un manuscrit est un objet textuel et/ou illustré unique, irréductible à sa simple matérialité. Composé à la main, souvent dans un contexte précis, il porte la trace physique et mentale de celui qui l’a produit : hésitations, ratures, choix stylistiques, rythme du geste. Il constitue un témoignage direct, parfois fragile, de la pensée en train de se faire, de la…Lire la suitemanuscrit
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Caractères alphabétiques utilisés dans plusieurs anciens systèmes d’écriture germaniques et scandinaves, tels que le futhark. Chaque rune a une signification symbolique et était souvent employée à des fins divinatoires ou rituelles dans les cultures nordiques. Ces symboles étaient gravés sur des objets, des stèles ou des outils. Les runes étaient également utilisées pour transcrire des textes, notamment des poèmes épiques.…Lire la suiterune
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Le zhuànshū (篆书), ou écriture sigillaire, est l’une des formes les plus anciennes de l’écriture chinoise encore pratiquées aujourd’hui. Ses origines remontent aux inscriptions gravées sur os oraculaires, bronzes rituels et sceaux impériaux. Elle se distingue par des traits continus, réguliers et arrondis, ainsi qu’une structure très symétrique des caractères. À l’origine, le zhuànshū avait une fonction rituelle et symbolique,…Lire la suitezhuanshu
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Le xíngshū (行书), ou écriture semi-cursive, occupe une position intermédiaire entre l’écriture régulière (kǎishū) et l’écriture cursive (cǎoshū). Conçue pour concilier lisibilité et rapidité, elle permet une plus grande fluidité du geste sans sacrifier la reconnaissance des caractères. Les traits peuvent s’enchaîner, s’alléger ou se simplifier, tout en conservant une structure claire. Le xíngshū est souvent perçu comme l’écriture du…Lire la suitexingshu
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Le thuluth est un style calligraphique arabe monumental, réputé pour son élégance et sa complexité. Son nom signifie « un tiers », en référence aux proportions spécifiques de ses lettres. Les caractères sont élancés, dynamiques, souvent entrelacés, avec de longues hampes verticales et des courbes amples. Le thuluth est rarement utilisé pour de longs textes, car il exige une maîtrise…Lire la suitethuluth
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Le shodō, littéralement « la voie de l’écriture », est l’art traditionnel de la calligraphie japonaise. Hérité de la Chine mais profondément transformé par la culture japonaise, il est à la fois une discipline artistique et une pratique spirituelle. Le shodō met l’accent sur le geste, le souffle et l’instant présent. Chaque trait est irréversible, révélant l’état intérieur du calligraphe.…Lire la suiteshodō
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Le style naskh est l’un des styles calligraphiques arabes les plus répandus et les plus durables. Développé et codifié à partir de l’époque abbasside, il se distingue par sa grande lisibilité et son équilibre formel. Les lettres y sont arrondies, bien espacées et clairement différenciées, ce qui en fait un style particulièrement adapté à la copie des manuscrits. Le naskh…Lire la suitenaskh
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Le lìshū (隷書), souvent traduit par écriture cléricale ou écriture scribale, est un style majeur de l’écriture chinoise qui s’est développé durant l’Antiquité, notamment à partir de la dynastie Han. À l’origine, il s’agit d’une écriture administrative, conçue pour faciliter le travail des scribes chargés de la rédaction des documents officiels. Par rapport aux formes plus anciennes et anguleuses, le…Lire la suitelishu
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Le cǎoshū (草书), littéralement « écriture d’herbe », est une forme cursive de l’écriture chinoise caractérisée par une grande liberté gestuelle et une simplification extrême des traits. Né du besoin d’écrire rapidement, ce style privilégie la fluidité du mouvement plutôt que la lisibilité immédiate. Les caractères y sont souvent abrégés, liés ou transformés, ce qui confère à l’ensemble une apparence…Lire la suitecaoshu
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Le kǎishū (楷书), ou écriture régulière, est le style le plus normé et le plus lisible de la calligraphie chinoise. Il s’impose progressivement comme modèle standard à partir de la fin de l’Antiquité, servant de base à l’apprentissage de l’écriture jusqu’à aujourd’hui. Chaque caractère y est clairement structuré, avec des traits distincts, bien proportionnés et précisément ordonnés. Le kǎishū incarne…Lire la suitekaishu
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Nüshu 女书 Un système d’écriture Qui était exclusivement utilisé par les femmes Du district de Jiangyong, province du Hunan, en Chine Servant à la transcription du dialecte local Constitué d’environ 700 graphèmes, En partie inventée et inspirée des caractères chinois Incompréhensible des hommesLire la suiteNüshu
À la demande du souverain [Songtsen Gampo], Sambhota part étudier en Inde à une époque où le prestige de ce pays est déjà grand, et où de hautes figures effectuent leur pèlerinage à la rencontre des savoirs notamment bouddhiques. Ainsi du moine chinois Xuánzàng (602 / 664) qui nous est bien connu grâce à l’épopée du Voyage en Occident. Thonmi Sambhota lors de son séjour s’intéresse à la religion, aux langues, et à l’écriture, s’inspirant des influences indiennes. Quant aux sons propres au tibétain et inexistant en Inde (le tibétain appartient non aux langues indo-européennes mais à la famille des langues tibéto-birmanes) on dit que Sambhota les y accueillera en songe grâce à « un homme blanc aux sandales métallisées qui au cours d’un dialogue en rêve lui aurait suggéré les lettres ».
La « paix » s’écrit ཞི་བདེ། zhi-bde en tibétain. On y remarquera qu’on sépare les syllabes en utilisant un point. Il existe deux formes, l’une dite uchen, soit « avec tête » réservée aux documents imprimés, l’autre umê, soit « sans tête », manuscrite et cursive (on la repère aisément à l’absence de ligne horizontale au-dessus des lettres). (…)Lire la suiteécriture tibétaine
La tradition de la calligraphie a toujours été associée à l’histoire de l’écriture en Iran. Même lorsque ceux qui la pratiquaient n’avaient qu’un niveau d’alphabétisation réduit, calligraphie et écriture restaient étroitement liées. Cependant, avec l’avènement de l’imprimerie et l’émergence des programmes informatiques et des polices de caractères numériques, cet art a décliné petit à petit et l’importance de la lisibilité…Lire la suiteProgramme national de sauvegarde de l’art traditionnel de la calligraphie en Iran
Moyen de communication symbolique utilisant des signes graphiques pour représenter des idées, des mots ou des informations. Elle peut être réalisée à l’aide d’un alphabet, de caractères spécifiques, ou d’autres systèmes de notation, variant selon les langues et les cultures. L’écriture peut prendre différentes formes, telles que la prose, la poésie, les scripts, les symboles mathématiques, etc. Elle joue un…Lire la suiteécriture
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Hiéroglyphe égyptien : rouleau de papyrus – livreLire la suiterouleau de papyrus (hiéroglyphe égyptien)
Caractère chinois : livre / 书 shūLire la suitelivre (caractère chinois)
L’Indus, l’une des premières sociétés humaines au monde, possède un système d’écriture qui n’a pas été déchiffré depuis son apparition il y a des milliers d’années. C’est l’un des systèmes d’écritures les plus importants encore indéchiffrables à l’heure actuelle. Pour aider à résoudre le problème, près d’un million d’euros sera offert à n’importe qui sera capable de comprendre ces symboles.…Lire la suite1 million d’euros pour déchiffrer l’écriture de l’Indus…








