Au début du XIXᵉ siècle, une page essentielle de l’histoire du Ladakh se tourne. Après plusieurs siècles d’existence indépendante sous la dynastie Namgyal, le royaume passe progressivement sous l’autorité des Dogra, une dynastie hindoue originaire du Jammu. Cette période, connue sous le nom d’administration dogra, transforme profondément les institutions politiques du Ladakh sans pour autant effacer son identité culturelle. Elle…Lire la suiteL’administration dogra, la fin d’un royaume indépendant
Pantopique : religion
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Après Milarepa, la transmission entre dans une nouvelle étape avec Gampopa (1079–1153), l’un des maîtres les plus importants de l’histoire du bouddhisme tibétain. Né au Tibet, Gampopa commence sa vie comme médecin et devient moine dans la tradition Kadampa, héritière des enseignements d’Atīśa. La mort de son épouse et de son enfant bouleverse profondément son existence. Il se tourne alors…Lire la suiteGampopa, et la synthèse
Sur la rive sud de l’Indus, dissimulé au fond d’une vallée latérale pour le protéger des anciens envahisseurs, s’élève le ཧེ་མིས་དགོན་པ་ (He mis dgon pa), le monastère de Hemis. Plus grand monastère du Ladakh et principal siège de l’école འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud, Drukpa Kagyu), il constitue depuis près de quatre siècles l’un des grands centres spirituels de l’Himalaya…Lire la suiteHemis, le grand cœur spirituel du Ladakh
Après Gampopa, la tradition Kagyu se développe à travers plusieurs lignées. L’une des plus importantes est fondée par Düsum Khyenpa (1110–1193), disciple de Gampopa et futur premier Karmapa. Son nom tibétain, Düsum Khyenpa, signifie « Celui qui connaît les trois temps » : le passé, le présent et le futur. Né au Tibet, Düsum Khyenpa étudie auprès de plusieurs maîtres…Lire la suiteDüsum Khyenpa, celui qui connaît les trois temps
Lorsque l’on parcourt le Ladakh, l’on découvre rapidement que nombre des plus grands monastères appartiennent à une même tradition : l’école Drukpa Kagyu, en tibétain འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud). Depuis plus de quatre siècles, cette lignée spirituelle accompagne les grandes fêtes monastiques, inspire les pratiques méditatives et entretient un lien étroit avec l’ancienne dynastie des Namgyal, qui en fit…Lire la suiteDrukpa Kagyu, la voie du Dragon du Tonnerre
Suspendues dans les salles d’assemblée des monastères, déroulées lors des grandes fêtes religieuses ou accrochées dans les autels familiaux, les thangkas constituent l’une des expressions artistiques les plus raffinées de l’Himalaya. En tibétain, le terme ཐང་ཀ་ (thang ka) désigne une peinture réalisée sur toile de coton ou de soie, montée sur un cadre de tissu permettant de l’enrouler et de…Lire la suitethangka
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Les murs à Mani sont de longs alignements de pierres gravées qui semblent accompagner silencieusement les pas des êtres humains. En tibétain མ་ཎི་རྡོ་རིང་ (ma ṇi rdo ring), littéralement « longues pierres Mani », ils comptent parmi les expressions les plus touchantes de la spiritualité ladakhie, car ils ne sont ni des monuments élevés par les puissants, ni des œuvres destinées…Lire la suitemurs à Mani
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Panchen-Lama est le titre donné à une importante lignée de maîtres de l’école Gelug. Le terme combine panchen, forme abrégée de paṇḍita chenpo, « grand érudit », et lama, « maître spirituel ». La lignée est particulièrement associée au monastère de Tashilhunpo, fondé en 1447 par Gendün Drup, disciple de Tsongkhapa et futur premier Dalaï-Lama. Gendün Drup devient également, après…Lire la suitepanchen-lama
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Le long des chemins, à l’entrée des villages, dans les cours des monastères ou au bord des rivières, une roue métallique ou de bois tourne lentement sous la main d’un pèlerin. Ce geste, répété des milliers de fois chaque jour, appartient aux images les plus familières de l’Himalaya. Le moulin à prières se nomme en tibétain མ་ཎི་འཁོར་ལོ་ (ma ṇi ‘khor…Lire la suitemoulin à prières
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En tibétain, བླ་མ་ (bla ma) signifie littéralement « celui qui est élevé », non parce qu’il occuperait une position de pouvoir, mais parce qu’il est censé avoir développé des qualités spirituelles permettant d’accompagner les autres. Dans la tradition himalayenne, le lama n’est donc ni un prêtre au sens occidental, ni un simple enseignant. Il est avant tout un guide, un…Lire la suitelama
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Le mot sanskrit maṇḍala signifie simplement « cercle ». Pourtant, dans le bouddhisme vajrayāna, il désigne bien davantage qu’une figure géométrique. Le mandala est une représentation de l’univers tel qu’il est perçu par un esprit éveillé. Chaque élément possède une fonction précise : les murs symbolisent la protection contre l’ignorance, les portes invitent à franchir les limites de l’ego, tandis…Lire la suitemandala
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Comment un coquillage marin est-il devenu l’un des objets les plus sacrés d’un pays situé à plus de trois mille mètres d’altitude ? La réponse se trouve dans les anciennes routes commerciales qui reliaient l’Inde, le Tibet et l’Himalaya. La conque blanche, en tibétain དུང་དཀར་ (dung dkar), accompagne les cérémonies bouddhiques comme l’un des huit symboles auspicieux, rappelant que les…Lire la suitedung dkar
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Le དུང་ཆེན་ (dung chen) est une grande trompe cérémonielle des monastères himalayens. Pouvant mesurer jusqu’à quatre mètres de longueur. Sa fonction est d’appeler à la prière, accompagner les grands rituels et rappeler, par sa puissance sonore, l’immensité du monde dans lequel l’être humain prend place. Fabriqué en cuivre ou en laiton, parfois richement décoré d’incrustations d’argent, le dung chen est…Lire la suitedung chen
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Au Ladakh, il existe une manière particulière de marcher. Devant un མཆོད་རྟེན་ (mchod rten), un monastère, un mur à mani ou une montagne sacrée, les fidèles avancent lentement dans le sens des aiguilles d’une montre. Cette pratique porte le nom de སྐོར་བ་ skor ba, la circumambulation. Elle est l’un des gestes les plus simples et les plus profonds du bouddhisme…Lire la suitecircumambulation
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Partout au Ladakh, le regard rencontre ces silhouettes blanches qui ponctuent les cols, les chemins, les villages et les abords des monastères. Les Ladakhis les nomment མཆོད་རྟེན་ (mchod rten), les chörten, plus connus en sanskrit sous le nom de stupa. Ils ne sont ni des temples, ni des tombeaux au sens occidental du terme. Ils sont avant tout des représentations…Lire la suitechörten
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Les འཆམ་ ‘cham, ou danses rituelles, constituent le moment le plus spectaculaire des grands festivals monastiques. Les costumes éclatants, les masques monumentaux, les longues trompes དུང་ཆེན་ dung chen et les tambours composent un univers fascinant. Pourtant, réduire le Cham à une représentation folklorique serait passer à côté de son véritable sens. Au Ladakh, il s’agit avant tout d’une pratique spirituelle.…Lire la suiteCham
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Dans la pensée bouddhique himalayenne, la mort n’est jamais considérée comme une fin absolue. Elle est un passage, une transformation, un moment de transition entre deux états d’existence. Cette période porte un nom : བར་དོ་ bar do, littéralement « l’état intermédiaire ». Souvent réduit au seul intervalle entre la mort et une nouvelle naissance, le Bar do possède en réalité…Lire la suitebar do
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Lorsque l’on évoque le bouddhisme himalayen, l’image qui vient spontanément à l’esprit est souvent celle des moines vêtus de leurs robes grenat, des grandes salles d’assemblée et des monastères dominant les vallées. Pourtant, une autre présence, plus discrète mais tout aussi essentielle, accompagne la vie spirituelle de l’Himalaya : celle des ཨ་ནི་ ani, les nonnes. Le mot ani signifie simplement…Lire la suiteani
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Soga no Iname 蘇我稲目 (506-570) fut l’un des principaux chefs du clan Soga (蘇我氏, Soga-shi) au VIe siècle et l’un des premiers grands promoteurs du bouddhisme au Japon. Il occupa la fonction de Ōomi (大臣), l’une des plus hautes charges de l’État de Yamato. Conseiller influent de l’empereur Kimmei (欽明天皇), il joua un rôle décisif lors de la réception des…Lire la suiteSoga no Iname
L’école Shingon (真言宗, Shingon-shū, « École de la Parole véritable ») est l’une des principales écoles du bouddhisme ésotérique (mikkyō, 密教) japonais. Elle fut fondée au début du IXe siècle par le moine Kūkai (空海, Kūkai ; 774–835), connu après sa mort sous le titre honorifique de Kōbō Daishi (弘法大師, Kōbō Daishi). Après un séjour d’étude en Chine auprès de…Lire la suiteEcole Shingon
