LSF – G g comme grand Index et pouce tendus parallèles horizontalement [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – G g
Pantopique : langues
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
LSF – E e comme été Tous les doigts repliés, bout des doigts touchant le pouceLire la suiteLSF – E e
LSF – C c comme cadeau Main en forme de CLire la suiteLSF – C c
LSF – D d comme donner Index tendu, autres doigts repliés touchant le pouceLire la suiteLSF – D d
LSF – B b comme bébé Main ouverte, doigts serrés et tendus, pouce repliéLire la suiteLSF – B b
LSF – A a comme ami Poing fermé, pouce sur le côtéLire la suiteLSF – A a
Utopie ! Qui n’a pas ainsi qualifié une proposition jugée idéaliste, manquant de réalisme : « illusion », « mirage », « rêve », « chimère »… Le terme vient de l’anglais « utopia », introduit par Thomas More (1478–1535), chancelier d’Angleterre exécuté pour avoir déplu au roi Henri VIII, qui publia en 1516 son Utopia à Louvain, décrivant une île imaginaire en croissant, propriété privée abolie, pas de monnaie, chacun se servant selon ses besoins, cinquante-quatre villes partageant langue, coutumes et lois. Étymologiquement « nulle part », parfois « lieu heureux », ce concept inspira Platon et son Atlantide, Francis Bacon et sa Nouvelle Atlantide, Tommaso Campanella et sa Cité du Soleil, Rabelais et l’abbaye de Thélème, Voltaire et Candide, ainsi que des communautés du XVIIIe-XIXe siècle comme la Cité des utopies de Ledoux, l’Icarie d’Étienne Cabet ou le Phalanstère de Fourier. Morale : face aux dystopies, revisiter les utopies à taille humaine s’avère précieux. Pantopie, terme cher, pan- « tout » et topos « lieu », invite à accueillir la légitimité de tous les lieux et leur enrichissement mutuel.Lire la suiteD’une utopie à l’autre
Le monde est complexe et nous y naviguons constamment, dans nos pensées, jugements et actes, mais comment l’appréhender et quelle place lui accorder pour maintenir un équilibre ? Pour Edgar Morin, la complexité survient lorsque notre connaissance ne suffit pas à embrasser l’ensemble des informations, rappelant que complexus, en latin, signifie « ce qui est tissé », évoquant un « tiss’âge » où générations et savoirs s’entrelacent. Elle suppose de reconnaître l’incomplétude et l’incertitude, et non de confondre complexité et complétude. Le maître soufi Idries Shah illustre cette idée : se limiter aux nœuds sans passer à l’art du tissage, c’est manquer la dimension globale du savoir. Dans les systèmes sociaux, politiques, écologiques ou scientifiques, l’art de vivre la complexité consiste à naviguer entre les informations, à comprendre le croisement des nœuds sans les considérer isolément, à établir des équilibres provisoires face à des situations multidimensionnelles et multiculturelles, où le décryptage complet est rarement possible. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « complexité » ?Lire la suiteComplexité & tiss’âge…
Confucius 孔夫子 (551-479 av. J.-C.) fut un philosophe, penseur politique et éducateur chinois dont les enseignements ont profondément marqué la culture et la société de son pays. Né à Qufu, dans l’actuelle province du Shandong, issu d’une famille de petite noblesse, il consacra sa vie à l’étude, à l’enseignement et à la recherche du perfectionnement moral. Ses idées, rassemblées dans le Lunyu ou Les Entretiens, insistent sur la moralité, la vertu et l’harmonie sociale, valorisant des qualités telles que la bienveillance, le respect, la loyauté et la sincérité, ainsi que le respect des rites et des traditions. Il formula également des principes sur la gouvernance, soulignant la responsabilité du souverain envers le peuple et la nécessité d’une administration fondée sur la bienveillance. Bien que ses enseignements aient parfois été négligés au cours de l’histoire, ils furent réhabilités et devinrent la base de la philosophie politique et de l’éducation en Chine. Confucius enseigna à de nombreux disciples et, après sa mort, son influence ne cessa de croître, le consacrant parmi les plus grands sages de l’histoire chinoise.Lire la suiteConfucius
« Ne pas voir le mal, Ne pas entendre le mal, Ne pas dire le mal » Au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō日光東照宮 Du 17ème siècle Stand les trois singes 三猿 Mizaru 見ざる, couvre ses yeux, ne voyant aucun mal. Kikazaru聞かざる, se bouche les oreilles, n’entendant pas le mal. Iwazaru言わざる, couvrant sa bouche, ne disant pas le mal ».Lire la suiteLes trois singes savants
Toute vision du monde se forge dans le rapport que l’on entretient avec le monde, avec l’autre et avec soi-même ; elle gagne à se construire aussi dans l’attention au corps, aux émotions et à l’esprit. Mais comment y œuvrer au quotidien ? « L’intelligence : faculté de reconnaître sa sottise », écrivait Paul Valéry. Entre adaptations techniques, intelligences multiples ou promesses de l’intelligence artificielle, les définitions abondent, tandis que les grands défis contemporains, conflits, injustices, crises écologiques, famines – demeurent. Faut-il alors parler d’un manque d’intelligence, ou plutôt d’un défaut de questionnement ? Peut-être n’avons-nous pas posé les bonnes questions, ni appris à les formuler. L’histoire humaine montre pourtant combien l’art de questionner est fécond : l’ironie socratique, la maïeutique, ou encore les kōan zen, énigmes déstabilisantes qui court-circuitent la logique ordinaire, invitent à un déplacement du regard. Comme le suggérait D.Beresniak, la réponse n’est parfois qu’un moyen pour la question de se reproduire. Face à l’urgence du monde, retrouver le courage et la lenteur de la question pourrait ouvrir des voies inédites de créativité, de lucidité et de responsabilité. Et si l’intelligence commençait précisément là : dans l’examen attentif de ce que nous appelons nos « facultés » humaines ?Lire la suiteL’intelligence en questions…
Nikolaj Grundtvig (1783-1872) est l’une des figures intellectuelles et spirituelles majeures du Danemark au XIXᵉ siècle, à la fois pasteur luthérien, théologien, poète, historien et réformateur éducatif. Né dans une famille pastorale, il développe très tôt un intérêt profond pour la mythologie nordique, l’histoire scandinave et la langue danoise, qu’il contribue à revitaliser par ses écrits et ses hymnes. Sa…Lire la suiteNikolaj Grundtvig
L’histoire de l’intelligence artificielle, née il y a quelques décennies, commence avec la cybernétique lancée par Norbert Wiener dans les années 1940, alors que les premiers ordinateurs comme l’ENIAC voient le jour. En 1950, Alan Turing s’interroge sur la possibilité pour une machine de penser et propose son célèbre test explorant les frontières entre humain et machine. L’été 1956, une conférence au Dartmouth College introduit le terme « intelligence artificielle », porté par John McCarthy, tandis que Marvin Minsky contribue à sa définition. Les attentes initiales élevées déçoivent dans les années 1960, entraînant un « hiver de l’IA » dans les laboratoires et les financements, avant l’émergence des systèmes experts imitant les spécialistes humains. En 1997, Deep Blue bat Garry Kasparov, symbolisant les progrès de l’IA, soutenus par la loi de Moore sur l’accroissement exponentiel de la puissance des processeurs. Dans les années 2010, l’accès à de vastes données et des algorithmes d’apprentissage automatique relance l’IA, désormais capable de découvrir les règles par corrélation et classification. L’arrivée d’agents conversationnels en 2022 marque l’essor de l’IA générative, bouleversant l’usage public et ouvrant des perspectives encore ouvertes…Lire la suiteIl était une fois l’IA…
Yang Huanyi, morte à 98 ans en 2004 dans le Hunan, fut la dernière à maîtriser le nüshu 女书, écriture exclusivement féminine. Composé des caractères « femme » et « livre », ce système de près de 700 signes syllabiques, partiellement inspirés du chinois, avait été créé par les femmes de l’ethnie Yao il y a plusieurs siècles pour prendre en main leur destin éducatif et communicationnel. Transmis de mère en fille, le nüshu servait notamment à rédiger les « messages du 3ᵉ jour » destinés aux jeunes mariées. Aujourd’hui, malgré son usage touristique et commercial, un renouveau voit de jeunes lettrées et lettrés s’attacher à prolonger la beauté de cette écriture unique, témoignage de courage, de créativité et de solidarité féminine au fil des générations.Lire la suiteLe nüshu – un défi, une histoire…
À qui renvoie le « nous » lorsque l’on invoque la responsabilité humaine, la justice ou l’engagement envers la planète et les autres ? « Nous, les êtres humains », « nous, les générations actuelles » : ces formules semblent évidentes, mais quelle entité concrète désignent-elles réellement ? Ce « nous » est-il si aisément mobilisable dans la conscience et l’action ? De nombreuses langues rappellent pourtant que le « nous » n’est jamais neutre, japoanais, tuvaluan, etc. : il peut inclure ou exclure, rapprocher ou tenir à distance, selon qu’il associe l’interlocuteur ou non, qu’il soit intime, social ou plus abstrait. Ces distinctions, souvent négligées, interrogent la manière dont se construit le sentiment d’appartenance. Comment passer d’un « nous de proximité », tissé de liens familiaux ou amicaux, à un « nous de société » façonné par des appartenances politiques, culturelles ou économiques, puis à un « nous d’humanité » englobant l’ensemble des destinées humaines ? Sans interroger la force et la nature de cette agrégation, le « nous » risque de rester incantatoire. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « nous » ?Lire la suiteNous, ici, maintenant…
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Amazigh, kabyle, zenaga, tamasheq, tachelhit, tamazight, tarifit ou chaouia désignent un vaste ensemble de langues dites berbères, rattachées à la famille afro-asiatique et réparties du Maroc à l’Égypte, du Sahel aux îles Canaries. Le terme « Berbère », souvent rejeté, dérive d’une désignation grecque associée à l’idée de barbarie, tandis que les Imazighen se définissent eux-mêmes comme des « hommes libres ». Leur histoire plonge dans la longue durée, avec des racines remontant au Paléolithique supérieur et des tribus attestées dès le Néolithique, vers 5000 avant notre ère. Au fil des millénaires, ces populations ont formé une identité commune, enrichie par des contacts avec Phéniciens, Carthaginois, Romains et royaumes arabes, donnant naissance à des entités majeures comme la Numidie ou aux dynasties almoravide et almohade. Cette profondeur historique se lit dans une culture foisonnante mêlant traditions orales, musiques, artisanats, greniers collectifs fortifiés, bijoux, rites, usage du tifinagh et célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer, le 13 janvier, symbole d’un héritage toujours vivant.Lire la suiteLe chemin des Imazighen…
Samis, également appelés Lapons [terme néanmoins péjoratif] – Peuple finno-ougrien autochtone vivant principalement dans la région arctique du Sapmi, qui s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Ils ont une culture distincte, avec des langues same et des traditions ancestrales liées à l’élevage de rennes, à la pêche et à la chasse. Les Samis sont connus…Lire la suiteSamis
Le Popol Vuh, « livre du conseil » ou « livre de la natte », est rédigé en quiché (Kʼicheʼ), la langue la plus parlée du groupe maya guatémaltèque, issue d’une proto-langue vieille de 4000 ans et divisée en cinq groupes. Il débute en évoquant la racine de l’ancienne parole quiché et le commencement de tout ce qui fut créé dans le pays du peuple quiché. Son récit fonde la genèse du monde, détaillant les tentatives infructueuses de créer l’humanité à partir de boue ou de bois, avant d’aboutir au maïs, matériau idéal et origine du peuple maya. Il narre aussi les exploits des jumeaux Ixbalanque et Hunahpu et la création des êtres de maïs avec la limitation divine de leurs pouvoirs. Écrit au XVIe siècle en alphabet latin après la conquête espagnole, il témoigne de la destruction des textes mayas et de l’héritage préservé dans les codex de Dresde, Madrid, Paris et Mexico.Lire la suitePopol Vuh – Le livre du conseil
Le 25 août 1967, le guaraní, ou avañe’ẽ, est reconnu par la Constitution paraguayenne comme langue « nationale », puis déclaré langue « officielle » en 1992. La loi des langues de 2010 consacre enfin l’égalité complète entre le guaraní et l’espagnol. Parlée également en Argentine, Bolivie et Brésil, cette langue appartient avec le tupi à la famille tupi-guaraní, dont le nom rappelle la légende de deux frères séparés par une dispute, Guaraní prospérant au Paraguay. Sa transcription se fait dans l’alphabet achegety, validé au Congrès de Montevideo en 1950, comprenant 33 lettres et formé des trois premières lettres a‑che‑ge et du suffixe ty, « ensemble ». Malgré sa reconnaissance, le guaraní fait face aux menaces de modernisation, d’exode rural et d’érosion culturelle, mais il résiste grâce à des initiatives locales et reste porteur d’un héritage vivant, illustré par des mots désormais intégrés au vocabulaire mondial comme jaguar, acajou, ara, ananas, tapioca ou tapir. Rohayhu che ñe’e ! (« j’aime ma langue ») témoigne de cet attachement vibrant à la langue et à la culture guaraní.Lire la suiteJ’aime ma langue… guarani




















