Roman satirique de Sri Lal Sukla (1925-2011) , publié en 1968 – Le roman illustre les défaillances présentes dans la société indienne après l’indépendance. Il expose l’impuissance des intellectuels face à un réseau puissant et corrompu de criminels, d’hommes d’affaires, de policiers et de politiciens. Le roman est raconté du point de vue de Ranganath, étudiant en histoire, qui vient…Lire la suiteRaag Darbari
Pantopique : Inde
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’Inde, située en Asie du Sud, a pour capitale New Delhi. Fondée depuis l’Antiquité, l’Inde a une histoire complexe influencée par de grandes civilisations comme la vallée de l’Indus, l’Empire Maurya et la dynastie Gupta. Elle est une république parlementaire depuis son indépendance du Royaume-Uni le 15 août 1947. Le relief indien est diversifié, avec des plaines alluviales, des plateaux,…Lire la suiteInde
Les marques de ponctuation sont ces petits signes qui rythment le texte et en précisent le sens : points, virgules, points d’exclamation ou d’interrogation, chacun avec sa propre histoire et ses variantes linguistiques. Ainsi, le point d’interrogation « ? » pourrait dériver du latin quaestio « qo », le point d’exclamation d’une « joie » latine. La créativité littéraire a aussi enrichi ces signes : Baudelaire ou Hervé Bazin proposaient des points d’amour, de conviction, d’autorité ou de doute. Selon les langues, les formes diffèrent : en chinois, le point est un petit cercle « 。 » et les points de suspension six points « …… » ; en espagnol, l’interrogation s’ouvre par « ¿ » et se ferme par « ? » ; en sanskrit, on emploie le daṇḍa « । » ou le double daṇḍa « ॥ ». L’arménien, langue indo-européenne à part entière, a sa ponctuation originale : le point final est « : », les deux-points « . », le point d’interrogation « ՞ » suit directement l’objet interrogé et le point d’exclamation « ՜ » fonctionne de même. Ces signes s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture arménienne créée par le moine Mesrop Machtots en 405, essentielle à la préservation culturelle et identitaire de l’Arménie.Lire la suiteDes signes de ponctuation en arménien…
Diana Abgar Դիանա Աբգար (1859-1937) fut une femme exceptionnelle qui marqua l’histoire de la diplomatie. Née à Rangoon au Myanmar, alors province indienne de l’Empire britannique, elle grandit à Calcutta où elle acquit le persan, l’anglais, le hindi et l’arménien, avant d’étendre ses talents linguistiques au japonais et au chinois. Mariée à Mykayel, elle s’installe au Japon à l’ère Meiji. Après la faillite de leurs affaires et la mort de son mari en 1906, Diana élève seule ses trois enfants tout en s’engageant pour sa communauté. Elle dénonce les massacres arméniens de 1895-1896 et d’Adana en 1909, et durant la Première Guerre mondiale, met argent, compétences et réseaux au service des réfugiés, les aidant dans leurs visas, leur hébergement, l’école des enfants et leur traversée vers les États-Unis. Représentante consulaire de la République d’Arménie (1918-1920), elle devient l’une des premières femmes diplomates de l’histoire. Diana décède en 1937 au Japon, inhumée au cimetière des étrangers de Yokohama, laissant un exemple de courage, de solidarité et d’humanité.Lire la suiteDiana Abgar…
En 2019, le Ladakh devient officiellement un territoire de l’Union indienne, séparé du Jammu-et-Cachemire. Cette décision administrative majeure suscite des réactions contrastées au sein de la population. Certains y voient une opportunité de développement économique et de meilleure gouvernance, tandis que d’autres craignent une marginalisation culturelle et démographique. Ce changement reflète l’importance stratégique du Ladakh dans le contexte géopolitique régional.…Lire la suiteTerritoire de l’Union (2019)
Le Ladakh ལ་དྭགས་ est une région montagneuse du nord de l’Inde, au cœur de l’Himalaya et du Karakoram, souvent appelée « Petit Tibet » pour sa culture et sa religion. Ancien royaume indépendant jusqu’au XIXᵉ siècle, il fut un carrefour des routes caravanières reliant l’Asie centrale, le Tibet et le sous-continent indien. Son territoire se compose de hauts plateaux arides, de vallées profondes et d’un climat désertique d’altitude aux conditions extrêmes. La population, majoritairement tibéto-birmane, inclut d’importantes communautés musulmanes chiites, surtout autour de Kargil. Le bouddhisme tibétain structure la vie spirituelle autour des gompas, tandis que l’islam marque fortement les traditions sociales. Cette culture repose sur un équilibre ancien entre sociétés humaines et environnement rude, visible dans l’architecture, l’agriculture et les fêtes. Zone stratégique sensible aux frontières de la Chine et du Pakistan, le Ladakh connaît des tensions militaires récurrentes. Devenu en 2019 territoire de l’Union, séparé du Jammu-et-Cachemire, il affronte aujourd’hui les défis du tourisme, du changement climatique et de la préservation de son identité culturelle.Lire la suiteLadakh
Qu’entreprendre ? Et comment le faire au regard de tous les possibles, en réfléchissant aux raisons d’agir, aux moyens mobilisés, aux conséquences engendrées et à leurs effets sur les équilibres environnementaux, sociaux, culturels et éthiques ? Parce qu’elle constitue le cadre quotidien de millions d’individus, l’entreprise est un espace décisif de transformation et de progrès. Entreprendre peut alors consister à interroger l’équité des pratiques, à créer ou développer des structures dont l’impact dépasse la seule rentabilité, à remettre en cause une concurrence sans limites, à résister à la logique d’une maximisation des profits détachée du bien commun. Ce progrès peut passer par des actions simples – garantir un prix juste aux producteurs, préserver des savoir-faire, limiter la spéculation – mais aussi par des formes d’innovation frugale, à l’image du jugaad, concept indien qui valorise des solutions ingénieuses, sobres et adaptées à des ressources limitées. Faire « simple mais pas simpliste », inventer autrement, redonner sens à l’acte d’entreprendre : et si l’entreprise redevenait partout un lieu de reconquête des équilibres et d’invention collective ? Et si, pour commencer, nous questionLire la suiteJugaad, le choix frugal…
« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…
Siddham – Signifiant « accompli » ou « perfectionné ». C’est un ancien système d’écriture utilisé principalement pour transcrire des textes sanskrits et bouddhistes. Son utilisation remonte à l’Inde ancienne, apparaissant entre les VIe et VIIIe siècles. Siddham est souvent associé à la tradition du bouddhisme tantrique et a été utilisé dans des manuscrits, des inscriptions et des textes religieux. Cette écriture se caractérise…Lire la suiteSiddham
Baba Yaga, figure majeure des contes slaves, n’a rien de la fée bienveillante : ogresse maigre et inquiétante, elle vit dans une isba perchée sur des pattes de poulet, entourée d’une clôture d’os et de crânes humains. Dans un récit célèbre, une fillette envoyée chez elle par sa marâtre, sœur de Baba Yaga, parvient à échapper à la mort grâce à sa ruse : elle amadoue animaux et objets, puis fuit en transformant une serviette en rivière et un peigne en forêt, avant de retrouver son père. Pourtant, Baba Yaga ne se réduit pas à ce rôle terrifiant : ailleurs, elle apparaît guérisseuse, hôtesse généreuse offrant le banya et des présents aux voyageurs méritants. Certains y voient l’écho d’un ancien monde matriarcal où elle régnait sur la forêt et les frontières entre vie et mort. Personnage ambigu et profond, elle incarne à la fois la peur, le savoir et l’initiation, rappelant que les contes recèlent souvent plusieurs vérités.Lire la suiteSur des pattes de poulet
La langue hindi, standardisation de la langue hindoustani, est une langue indo-aryenne principalement parlée en Inde et par les communautés indiennes à travers le monde. Elle est écrite en alphabet devanagari et tire une grande partie de son vocabulaire du sanskrit. L’hindi est l’une des langues officielles de l’Inde et est largement utilisé dans l’administration, l’éducation, les médias et le…Lire la suitehindi (lg)
Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)
Le sanskrit, dérivé de saṃskṛtam signifiant « parfait » ou « parachevé », était auparavant appelé vāc (« parole ») ou śabda (« langue »). Il appartient à la branche indo-iranienne des langues indo-européennes et n’est lié à aucun État particulier, mais fut conservé par les brahmanes. Les premiers textes sont le Ṛgveda, puis saṃhitā, brāhmaṇa et upaniṣad. Longtemps oral, il passa à l’écriture avec le brahmi au IIIᵉ siècle av. J.-C. Les prakrits, langues dérivées, donnèrent naissance au pālī, à l’ardhamāgadhī et aux langues modernes comme l’hindi ou le bengali. De nombreux mots universels viennent du sanskrit, comme « avatar » (avatāra), « poivre » (pippali), « mandarine », « nénuphar », « yoga » ou « ayurveda », témoignant de son influence mondiale.Lire la suiteLe sanskrit – « parachevé »…
« Mon Bengale doré, je t’aime… » et « Tu es le souverain des âmes du peuple… » sont les débuts respectifs des hymnes nationaux du Bangladesh et de l’Inde, tous deux écrits par Rabindranath Tagore (1861-1941), prix Nobel de littérature et ardent défenseur du Bengale. La langue bengali (ou bangla) বাংলা, 6e langue mondiale, appartient aux langues indo-aryennes et s’écrit dans un alphasyllabaire homonyme proche du devanagari, apparu au XIe siècle, utilisé aussi pour le népalais ou le meitei. L’histoire du bangla est marquée par le 21 février 1952, lorsque des manifestants à Dhaka revendiquèrent l’usage de leur langue face à l’urdu imposé par le Pakistan occidental et furent sévèrement réprimés. Cette date fut choisie en 1999 par l’ONU comme Journée internationale de la langue maternelle. Merci à Tagore et aux poètes de rapprocher ces richesses de nos cœurs.Lire la suiteUne date : 21 février… en mémoire du combat du bangla…
Le sanskrit est une langue ancienne de l’Inde, considérée comme l’une des plus anciennes langues indo-européennes connues. Elle a été utilisée pendant des siècles comme langue sacrée, littéraire et savante. Le sanskrit est la langue des textes religieux majeurs de l’hindouisme, tels que les Vedas, les Upanishads, les Puranas et les grandes épopées comme le Mahabharata et le Ramayana. Il…Lire la suitesanskrit (lg)
Mahābhārata महाभारतम् – Texte épique de l’Inde, en sanskrit, souvent considéré comme l’une des œuvres littéraires les plus importantes et les plus vastes au monde. Composé de plus de 250 000 versets, il est attribué au sage Vyāsa व्यास [en réalité à un collectif] et est traditionnellement daté entre le 8e et le 4e siècle avant J.-C. Il raconte la…Lire la suiteMahābhārata
Kesh, Kangha, Kara, Kirpan et Kachera : cinq mots commençant par la lettre « k » qui désignent les cinq attributs fondamentaux du Khalsa, un ordre exemplaire du sikhisme. Le kesh renvoie aux cheveux et à la barbe non coupés, le kangha est un peigne en bois symbole d’hygiène, le kara un bracelet de fer figurant l’unité, le kirpan un poignard recourbé porté sur soi, et le kachera un caleçon spécifique. Le terme Khalsa, d’origine persane via le pendjabi, signifie « pur » et désigne l’ordre fondé en 1699 par Guru Gobind Singh, dixième guru du sikhisme, successeur de Guru Nanak, fondateur de cette religion monothéiste. Le mot sikh signifie « disciple » ou « chercheur », et la foi sikhe, qui compte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’adeptes, met l’accent sur l’égalité, la justice sociale et le service aux autres. Les temples sikhs sont ainsi à la fois des lieux de prière et de solidarité, offrant notamment des repas gratuits à tous. Après la mort de Guru Gobind Singh en 1708, l’autorité spirituelle fut confiée au livre sacré, le Guru Granth Sahib, compilé en 1604 et placé au centre de la pratique religieuse. Le Khalsa prit également une dimension militaire, ses membres adoptant le nom de Singh, « lion ».Lire la suiteLe Khalsa chez les Sikhs
Mahāvīra महावीर est, au 6e siècle av. notre ère, le vingt-quatrième tirthankara (guide spirituel, « fabricant de gué ») considéré comme le fondateur du jaïnisme. Il est également connu sous le nom de Vardhamāna वर्धमान ce qui signifie « qui prospère, qui s’élève spirituellement ». À noter que vardhanī signifierait tout à la fois en sanskrit « balai, brosse »…Lire la suiteMahavira… fondateur du jaïnisme
Xuánzàng 玄奘 (602-664) est un moine bouddhiste chinois célèbre pour son voyage en Inde pour recueillir des écritures bouddhistes et des enseignements. Son périple est relaté dans le Voyage en Occident. Xuánzàng est reconnu pour ses contributions significatives à la diffusion du bouddhisme en Chine et pour ses traductions précieuses de textes bouddhistes, qui ont eu une influence profonde sur…Lire la suiteXuanzang
Saint-Jacques de Compostelle, La Mecque ou Lumbini comptent parmi ces lieux de pèlerinage qui dessinent des routes autant spirituelles qu’intimes. Le hajj, pèlerinage à La Mecque, est l’un des cinq piliers de l’islam, tandis que Compostelle doit son nom au « champ de l’étoile » ayant révélé, selon la tradition, la tombe de l’apôtre Jacques. En Inde, un autre pèlerinage majeur trouve son origine dans une légende cosmique : l’alliance puis la rupture entre dieux Deva et démons Asura lors du barattage de la mer de lait, destiné à produire l’amrita, nectar d’immortalité. En fuyant avec la cruche sacrée, les démons laissèrent échapper quatre gouttes tombées sur terre, à Prayagraj, Hardwar, Ujjain et Nashik. C’est de ce mythe que naît la Kumbh Mela, la « fête de la cruche », célébrée tous les trois ans en alternance entre ces villes, chaque cycle de douze ans marquant une Purna Kumbh Mela, et tous les 144 ans une Maha Kumbh Mela. Cette dernière a rassemblé en 2013 plus de cent millions de pèlerins venus se baigner au confluent sacré du Gange, de la Yamuna et de la mythique Sarasvati.Lire la suiteLe plus grand pèlerinage du monde















