Les techniques, le symbolisme et la culture qui sont associés au Batik indonésien, tissu en coton et soie teint à la main, jalonnent la vie des Indonésiens du début de leur existence jusqu’à leur mort : les nourrissons sont transportés dans de grandes écharpes en batik spécialement nouées et ornées de symboles destinés à leur porter chance, tandis que les défunts sont drapés dans des linceuls en batik. Les tissus décorés de dessins adaptés à la vie de tous les jours sont couramment portés dans les milieux professionnels et universitaires ; pour les mariages, les femmes enceintes, les théâtres de marionnettes et d’autres formes d’expression artistique, des variantes spécialement décorées sont créées. Les vêtements jouent même un rôle central dans certains rituels, telles ces cérémonies d’offrandes où l’on jette du batik royal dans le cratère d’un volcan. Le batik est teint par des artisans, fiers de dessiner des modèles sur le tissu en traçant des lignes et des points avec de la cire chaude ; celle-ci résiste à la teinture végétale et aux autres teintures, ce qui permet à l’artisan de sélectionner différentes couleurs en trempant l’étoffe dans une teinture, puis en enlevant la cire avec de l’eau chaude… (…)Lire la suiteLe Batik indonésien
Pantopique : apparence
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le tais, tissu traditionnel tissé à la main au Timor-Leste, joue un rôle important dans la vie des Timorais. Le tissu est utilisé non seulement comme élément de décoration, mais aussi pour confectionner des vêtements traditionnels masculins et féminins aux styles spécifiques. Le tais sert aussi à souhaiter la bienvenue aux nouveau-nés ainsi qu’à accompagner les cérémonies et festivals traditionnels. Le tais est également un moyen d’afficher son identité culturelle et sa classe sociale, car les couleurs et les motifs utilisés varient d’un groupe à l’autre. Enfin, il est utilisé comme objet de valeur, par exemple pour les dots ou pour renforcer les liens entre les familles. Fabriqué en coton teint naturellement à partir de plantes, le tais est traditionnellement tissé à la main à l’aide d’outils simples. Toutefois, la fabrication est un processus relativement long et complexe, qui comprend la préparation et la teinture du coton ainsi que le tissage du tissu. Bien que les hommes participent au processus en cueillant les plantes servant à teindre le coton et en construisant le matériel, le tais est majoritairement produit par les femmes. (…)Lire la suiteLe tais, tissu traditionnel
Créé en 1872, ce complexe historique séricicole et de filature de la soie se situe dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo. Construit par le gouvernement, avec des machines importées de France, il se compose de quatre sites qui correspondent aux différentes étapes de la production de soie grège : élevage des cocons dans une ferme expérimentale ; site de stockage des graines (œufs des vers à soie) dans des caves à température constante ; dévidage des cocons et filature de la soie grège en usine ; magnanerie-école pour la diffusion des connaissances séricicoles. Le site illustre la volonté du Japon d’accéder rapidement aux meilleures techniques de la production de masse et il a été un élément décisif du renouveau de la sériciculture et de la soierie japonaise dès le dernier quart du XIXe siècle. Il témoigne de l’entrée du pays dans le monde moderne industrialisé. Le Japon va devenir le leader de la production séricicole et le premier exportateur mondial, notamment vers la France et l’Italie.Lire la suiteFilature de soie de Tomioka et sites associés
Dans la tradition chinoise du tissage de brocart Yunjin de Nanjing, deux artisans actionnent les parties supérieure et inférieure d’un grand métier à tisser très perfectionné, pour fabriquer des tissus où sont incorporés des matériaux fins, tels que fils de soie, fils d’or et plumes de paons. Utilisée autrefois pour confectionner des habits royaux, notamment la robe et la couronne du dragon, cette technique continue d’être appliquée pour la fabrication de somptueux vêtements et de souvenirs. Essentiellement préservée dans la province de Jiangsu, dans l’est de la Chine, elle compte plus d’une centaine de procédés, parmi lesquels la fabrication des métiers à tisser, l’ébauche des motifs, la création des cartes jacquard pour la programmation des dessins, le montage du métier et les multiples étapes du tissage proprement dit. Tout en « passant la chaîne » et « séparant la trame », les tisserands chantent des ballades mnémoniques qui les aident à mémoriser les techniques qu’ils appliquent, créant ainsi autour du métier à tisser une atmosphère de solidarité, doublée d’une dimension artistique…(…)Lire la suiteL’artisanat du brocart Yunjin de Nanjing
Les techniques textiles traditionnelles des Li
[chin. 传统黎族纺织技术 Chuántǒng lízú fǎngzhī jìshù]
Les techniques textiles traditionnelles des Li : filage, teinture, tissage et broderie sont employées par les femmes du groupe ethnique des Li, dans la province chinoise du Hainan, pour produire des vêtements et d’autres objets usuels à partir du coton, du chanvre et d’autres fibres. Ces techniques, qui comprennent notamment l’ikat, la broderie double-face, et le tissage jacquard simple face, sont transmises de mère en fille dès l’enfance, par l’enseignement verbal et la démonstration personnelle. Les femmes Li inventent les motifs textiles en faisant appel à leur imagination et à leur connaissance des styles traditionnels. En l’absence de langue écrite, ces motifs consignent l’histoire et les légendes de la culture Li, ainsi que divers aspects du culte, des tabous, des croyances, des traditions et des mœurs. Les motifs permettent aussi de distinguer les cinq principaux dialectes parlés de l’île d’Hainan. Les textiles sont un élément indispensable de toute occasion sociale et culturelle importante, telle que les fêtes et rituels religieux…(…)Lire la suiteLes techniques textiles traditionnelles des Li
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
[chin. 中国的蚕桑和丝绸工艺 Zhōngguó de cánsāng hé sīchóu gōngyì]
La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine, pratiqués dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu près de Shanghai et à Chengdu dans la province du Sichuan, ont une longue histoire. Traditionnellement dévolue aux femmes dans l’économie des régions rurales, la fabrication de la soie comprend la culture des mûriers, l’élevage des vers à soie, le dévidage de la soie, le filage, ainsi que la conception et le tissage des étoffes . Ce savoir-faire, transmis au sein des familles et de maîtres à apprentis, s’est souvent propagé au sein de groupes locaux. Le cycle de vie du ver à soie était considéré comme reflétant la vie, la mort et la renaissance de l’être humain. Dans les multiples étangs qui parsèment les villages, les déjections des vers à soie sont utilisées pour nourrir les poissons, tandis que le limon sert de fertilisant pour les mûriers, les feuilles de ces arbustes servant, à leur tour, à la nourriture des vers à soie. Au début de l’année lunaire, les sériciculteurs convient chez eux les artisans pour faire revivre la légende de la Déesse des vers à soie, chasser les mauvais esprits et invoquer une récolte de cocons abondante…(…)Lire la suiteLa sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine
Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan
[chin. 丝绸之路:长安-天山廊道的路网 Sīchóu zhī lù: Cháng'ān-tiānshān láng dào de lù wǎng]
Cette section des Routes de la soie s’étend sur 5 000 km, de Chang’an/Luoyang, capitale centrale de la Chine sous les dynasties Han et Tang, jusqu’à la région de Jetyssou, en Asie centrale. Ce corridor a pris forme entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. ; il a été utilisé jusqu’au XVIe siècle, reliant de nombreuses civilisations et facilitant des échanges à longue distance en matière de commerce mais aussi de croyances religieuses, de connaissances scientifiques, d’innovations technologiques, de pratiques culturelles et artistiques. Parmi les 33 sites inclus dans la nomination figurent d’importants ensembles de villes/palais de différents empires ou royaumes de khans, des établissements de commerce, des temples de grottes bouddhistes, des voies antiques, des relais de poste, des cols, des tours balises, des parties de la Grand Muraille, des fortifications, des tombes et des édifices religieux.Lire la suiteRoutes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan
« L’artisanat de l’ak-kalpak est une forme artisanale kirghize traditionnelle. L’ak-kalpak est un couvre-chef masculin traditionnel en feutre blanc, associé à de profondes significations d’ordre sacré. » (ich.unesco.org) La journée du kalpak, également connue sous le nom de journée de l’ak-kalpak, est une fête kirghize observée le 5 mars. Elle célèbre le kalpak, considéré comme la coiffe nationale du peuple…Lire la suite5 mars – Journée du ak-kalpak
La Journée du tapis est célébrée chaque année au Turkménistan le dernier dimanche de mai pour rendre hommage aux artisans turkmènes qui tissent à la main ces textiles remarquables. La fabrication de tapis est étroitement liée à la culture et à l’histoire du Turkménistan et le tissage de tapis est extrêmement important pour l’économie nationale. Les motifs traditionnels des tapis…Lire la suite29 mai – Journée du tapis au Turkménistan
Des défilés remplis de groupes de cornemuses et de tartans envahissent les rues pour célébrer la Journée nationale du tartan. Cet événement a lieu en Amérique et au Canada le 6 avril. Célébrant le patrimoine et la culture de l’Écosse, la Journée du tartan est un événement populaire qui gagne en popularité chaque année. L’événement a vu le jour au…Lire la suite6 avril – Journée nationale du tartan
La Journée internationale de la beauté observée chaque 9 septembre est une excellente occasion de réfléchir à ce que signifie la beauté pour chacun d’entre nous, mais aussi de souligner l’importance de l’industrie de la beauté dans le monde. C’est pourquoi, chaque année, des concours de beauté spéciaux sont organisés dans de nombreux pays ce jour-là (…) La journée du…Lire la suite9 septembre – Journée internationale de la beauté
La « sape » évoque d’abord le vêtement, mais elle désigne surtout un mouvement culturel emblématique né des deux côtés du fleuve Congo, à Brazzaville et à Kinshasa : la SAPE, acronyme de « Société des Créateurs d’Ambiance et des Personnes Élégantes ». Bienvenue dans l’univers des sapeurs, reconnaissables à leurs tenues éclatantes et à l’usage assumé de marques prestigieuses. Leurs origines remonteraient à plus d’un siècle, dans le sillage de la présence coloniale française et des échanges entre Afrique et Europe. D’abord fondée sur des vêtements de seconde main, la sape s’est affirmée comme un véritable enjeu de mode, de dignité et de représentation sociale. Elle permet de résister symboliquement à la pauvreté, de retrouver fierté et confiance en soi. Avec le temps, le mouvement s’est structuré, rassemblant aujourd’hui des milliers d’adeptes issus de tous les milieux : chauffeurs de taxi, forestiers, cadres, maçons, informaticiens, femmes au foyer… Les femmes y occupent désormais leur place, sous le nom de « sapeuses ». Mais la sape ne se réduit pas aux marques : elle est un art du comportement, une élégance morale. Le sapeur se veut gentleman, guidé par des règles quasi spirituelles, faisant de la SAPE une véritable philosophie de vie, porteuse de paix, d’esthétique et de respect.Lire la suiteLes Sapeurs
Le « ghost shirt » est un vêtement sacré porté dans certaines cultures amérindiennes, notamment parmi les Lakotas des Grandes Plaines. Conçu pour les rituels spirituels et cérémoniels, il pouvait être fabriqué en peau de bison ou en d’autres matériaux sacrés et orné de symboles significatifs. Sa fonction principale était de protéger spirituellement le porteur, notamment lors de périodes de conflits ou de bouleversements sociaux. Au 19ᵉ siècle, pendant les guerres indiennes, les Lakotas croyaient que ces chemises pouvaient les rendre invulnérables aux balles des soldats américains, ce qui leur donna un rôle central dans les mouvements de résistance menés par des leaders comme Sitting Bull. Plus qu’un simple vêtement, le « ghost shirt » demeure aujourd’hui un symbole fort de l’héritage culturel et spirituel lakota et des nations des Grandes Plaines, incarnant résilience, lien avec les ancêtres et persistance des traditions face aux épreuves historiques et contemporaines.Lire la suiteghost shirt
Narcisse (Grec : Νάρκισσος Nárkissos) – Figure de la mythologie grecque célèbre pour son extraordinaire beauté et sa triste destinée. Fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriope, il est souvent décrit comme un jeune homme d’une beauté exceptionnelle. Un jour, il tombe amoureux de sa propre image reflétée dans l’eau d’une source. Captivé par sa propre apparence, il…Lire la suiteNarcisse
Qu’est-ce que la couture ? Comment est-elle apparue et s’est-elle développée, et quels savoir-faire techniques, culturels et symboliques ont-il accompagné la fabrication des vêtements et des objets textiles ? Comment la couture reflète-t-elle les modes de vie, les identités, les statuts sociaux et les expressions esthétiques à travers les époques et les cultures ? Que nous apprennent les pratiques de…Lire la suiteÉduquer à la couture
Le mannequin est une forme tridimensionnelle représentant le corps humain, utilisée pour le moulage, l’essayage et l’ajustement des vêtements. Il peut être fixe ou réglable, standardisé ou sur mesure. En couture, il permet de visualiser les volumes, le tombé et les lignes d’un vêtement en situation statique. Il constitue un intermédiaire entre le corps réel et le patron à plat.…Lire la suiteLe mannequin
L’incrustation est une technique décorative consistant à insérer une pièce de tissu dans une ouverture préparée. Elle crée un motif ou un contraste de matière. Très utilisée en haute couture, elle exige une grande précision. Elle associe fonction esthétique et savoir-faire artisanal. Le terme évoque l’idée d’insertion contrôlée.Lire la suiteL’incrustation
La finition galonnée utilise un galon textile pour masquer les fixations du tissu. Le galon est collé ou cloué le long des lignes visibles. Il apporte une touche décorative et soignée. Cette finition permet une grande variété stylistique. Elle dissimule imperfections et agrafes. Le choix du galon est déterminant. Elle finalise l’esthétique du meuble.Lire la suiteLa finition galonnée
La toile forte est une toile de jute épaisse et résistante, utilisée comme support principal du garnissage. Elle est fixée sur les sangles ou les ressorts afin de former une base solide. Cette toile doit supporter les tensions liées au poids et à l’usage. Elle joue un rôle structurel essentiel dans la construction du siège. Sa pose nécessite une tension…Lire la suiteLa toile forte
La toile d’embourrure est une toile intermédiaire utilisée pour maintenir et contenir les matières de garnissage, notamment le crin. Elle permet de modeler les volumes et de stabiliser la garniture. Cette toile est cousue et tendue avec précision. Elle sert de support aux piqûres traditionnelles. Sa fonction est à la fois technique et structurante. Elle participe à la mise en…Lire la suiteLa toile d’embourrure















