À la croisée de défis écologiques, sanitaires et économiques, le vélo occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public. Ses enjeux sociaux restent pourtant méconnus ou négligés. Comment les différentes pratiques et significations du vélo sont-elles reliées ? Dans quelle mesure sont-elles influencées par les inégalités qui traversent la société tout en contribuant à les façonner ? Après avoir…Lire la suiteSociologie du vélo
Pantopique : aller
Le déplacement, ce mouvement incessant qui caractérise de nombreuses espèces vivantes, dans sa quotidienneté ou ses exceptions, renvoie aux motivations, défis et impacts qui l’entourent. Qu’est-ce qui incite les êtres vivants à se déplacer ? En quoi l’espèce humaine se caractérise dans ce domaine ? Quelle part y prennent les raisons économiques, culturelles, politiques ou simplement la curiosité voire l’ennui ? Comment les déplacements participent-ils à nos interrelations avec le monde ? Quels sont les défis et les opportunités inhérents au déplacement, en situation de handicap par exemple ? Comment différencier la nature du déplacement dans le cadre de migrations massives, de voyages quotidiens pour le travail, ou encore d’explorations individuelles à travers des territoires inconnus ? Comment ces déplacements influent-ils sur les dynamiques sociales, économiques et environnementales ? Quel rôle jouent les frontières, les langues et les cultures dans la définition de notre expérience du déplacement, et comment les voyages transforment-ils notre identité individuelle et collective ? Comment les avancées technologiques, telles que les moyens de transport rapides et les communications instantanées, redéfinissent-elles la nature même du déplacement et les barrières traditionnelles liées à la distance ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Pour les institutions culturelles, le visiteur est devenu un objet d’étude : qui est-il ? D’où vient-il ? Que vient-il chercher au musée ? Qu’est-ce qu’il y fait concrètement ? Des enquêtes quantitatives et qualitatives ont permis de dégager sept catégories de visiteurs : Les Explorateurs cherchent ce qui captera leur attention et augmentera leurs connaissances. Les Facilitateurs se déplacent…Lire la suiteQui sont les visiteurs de musées et/ou de patrimoine ?
Il est fort possible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire. Bien sûr, les nages n’étaient pas codifiées comme elles le sont aujourd’hui. Mais Granat et Heim dressent un portrait réaliste de ce que devait être le sport aux temps préhistoriques. « Toute l’évolution du genre Homo s’est faite en milieu plus ou moins découvert, à la lisière des forêts et proche des points d’eau. (…) Pour survivre, [ces hommes] devaient être avant tout bons marcheurs, bons coureurs, bons grimpeurs, peut-être nageurs, être capables de ramper et de transporter de lourds fardeaux. Ils devaient réfléchir pour trouver des parades à tous ces pièges et en premier entretenir leur corps à faire des exercices physiques. Cela ne pouvait pas être autrement sinon ils n’auraient pas survécus. » [Jean Granat, Jean-Louis Heim. Le sport aux temps préhistoriques, mythe ou réalité ?] On comprend alors qu’on parle de natation pour définir le déplacement de l’homme dans l’eau. Sa capacité à nager comme on l’entendrait aujourd’hui reste une hypothèse non résolue à ce jour. (…)Lire la suitePossible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire
Souvent… non… en fait, tous les jours de toute l’année, je déambule sur les chemins forestiers qui ouvrent leurs modestes perspectives juste derrière la maison que j’occupe, ici, en Pays de Born. Cheminant, l’un de mes très grands délices, lorsque j’ai la chance, et l’intelligence, de n’être pas préoccupé, c’est de laisser tout ce qui m’entoure entrer en moi : écouter, sentir, voir, s’arrêter aux détails.
Parmi ces détails, il en est un dont j’ai particulièrement plaisir à observer l’évolution au fil des jours printaniers : la renaissance des fougères.
Les vieilles, celles de la saison passée, sont brunes, cassées, effondrées, abattues pour la plupart.
Et c’est au milieu de cette désolation nécessaire que commencent à pointer les fines tiges vertes au sommet desquelles s’enroule en spirale compacte une petite crosse. Je suis fasciné par le très lent déploiement, minute après minute, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, du splendide, complexe, vaste, et fractal feuillage replié dans ce chlorophyllien origami. Et je suis convaincu que, pour lent et ténu qu’il soit, un tel processus ne peut que produire un ou des sons : crépitements, arrachements, décollements, crissements, froissements…
(…)Lire la suiteNommer l’inouï
Parmi les personnes que nous avons sollicitées, nombreuses d’entre elles ont des origines Européennes connues. Et nous constatons dans ces familles deux retours vers l’Europe, à savoir, la génération des 40/50 ans devenus eux-mêmes parents en Europe. Le retour des enfants s’est opéré. « La migration comporte deux temps, deux mouvements psychiques : d’une part, quitter, abandonner, perdre un espace familier, relationnel, affectif, et, d’autre part, concomitamment, se confronter à l’altérité radicale des porteurs d’une autre culture, aux codes, normes et valeurs nouveaux. Dès le départ, inexorablement, émerge la pensée du retour, proche ou lointain. Souvent espéré, il constitue une consolation ou une atténuation de la séparation. Il arrive que le renoncement, très tôt décrété, à tout retour soit une autre façon de résoudre la question. Cette aspiration au retour, parfois simple vœu, après des années, voire des décennies, semble soutenir les migrants face aux adversités » (Reveyrand-Coulon, 2011). Il n’est pas rare que dans certaines familles la migration soit un fait de générations, la migration des uns ouvre les possibilités aux migrations des autres de la même génération ou des générations à venir. (…)Lire la suitemigration – Ivy Daure
Le vélo est devenu un mode de transport de plus en plus prisé dans les villes du nord global en raison de ses nombreux avantages, économiques, sanitaires et environnementaux. À mesure que les villes s’orientent vers des systèmes de transport à faibles émissions de CO2, le vélo émerge comme un élément clé de la mobilité durable. Cependant, la pratique du vélo varie selon les groupes sociaux, les personnes issues de l’immigration ayant tendance à faire moins de vélo que les personnes non issues de l’immigration. Cette disparité est observée aussi bien dans des pays où le vélo est moins répandu, comme en Amérique du Nord, en Australie, ainsi que dans plusieurs pays d’Europe, comme au Royaume-Uni et en Allemagne, que dans des pays cyclables comme les Pays-Bas et le Danemark. Toutefois, au fil du temps et à travers les générations, les pratiques de déplacements des personnes issues de l’immigration tendent à s’aligner sur les pratiques dominantes dans le pays de d’accueil…Lire la suiteLes pratiques de déplacements chez des personnes issues de l’immigration…
Après quelques essais de désodorisation peu probants, la RATP décide d’approfondir scientifiquement les connaissances dans le domaine des odeurs en 1993. Le métro parisien devient alors « un terrain d’expérimentation sur les nuisances olfactives » (RATP, 2001). Les stations de métro et de RER ont des odeurs récurrentes dont les origines sont diverses : absence de toilette, manque d’aération, freinage des trains (usure des patins de freinage en bois), huiles des escaliers mécaniques, entassement humain, réaction de la roche aux stations Châtelet-Les Halles, gare du Nord et Auber ainsi qu’à Madeleine. Ces stations ont en effet été creusées dans le gypse et la réduction de cette roche par l’humidité et le gaz carbonique rejetés par les voyageurs produit du sulfure d’hydrogène reconnu communément comme « l’odeur d’œuf pourri ». La station métro-RER Châtelet-Les Halles est retenue pour les premières études commencées fin 1994. (…) (RATP, 2001).Lire la suiteLes odeurs du RER à Paris
Le rêve américain ! Voilà une expression qui a inspiré bien des esprits, et des destins… Un simple mythe ? Pas du point de vue d’Ellis Island Par la porte de laquelle 16 millions de personnes Ont pu projeter ce rêve entre 1892 et 1954 Espoir pour des millions d’aborder La terre promise qu’était à leur yeux l’Amérique. On estime…Lire la suiteLe rêve américain – Ellis Island
Le co-développement, à l’initiative des migrants en direction de leur région d’origine, est une voie prometteuse du développement dans les pays du Sud. Il est aussi un facteur d’intégration des migrants dans leur pays d’accueil. Le soutien au co-développement est une des modalités de l’aide au développement (…) Le co-développement peut être défini comme l’engagement de migrants dans des actions…Lire la suiteLe co-développement, à l’initiative des migrants
Le premier cycle de rituel, le Wulla Poddu, se tient à la fin de la saison sèche, en octobre-novembre. Ses rites complexes accompagnés de nombreuses restrictions servent à chasser les forces invisibles néfastes et à garantir l’arrivée rapide des pluies. On nettoie les villages et les lieux sacrés, on organise de grands rassemblements durant lesquels on sort les lances et les tambours sacrés. C’est aussi l’époque où on pratique la circoncision, la chasse aux sangliers ainsi que de nombreux rituels divinatoires. Au moment de planter le riz, en février-mars, au plus fort de la saison des pluies, s’ouvre un nouveau cycle de rituels, le Nyale Pasola, qui conduira à verser du sang humain pour fertiliser la terre et assurer une récolte abondante. C’est pourquoi la communauté organise, souvent au milieu de la nuit, de violents combats de boxe entre jeunes gens appelé pajura. Le sang et parfois les dents des combattants tomberont sur le sol ce qui le « refroidira » des influences néfastes tout en le rendant fertile. Il s’agira ensuite d’observer la venue des vers marins nyale. Ce rituel est particulièrement spectaculaire dans la région de Wanokaka car la récolte des vers sera immédiatement suivie d’un combat rituel à cheval appelé Pasola (…)Lire la suiteLa venue des vers marins nyale
Sergueï Dovlatov émigra en 1978. Il quittait une Russie imbibée de vodka, « constitutionnellement délinquante, peuplée de personnages fous, impertinents, violents, faibles, irrémédiablement énigmatiques ». De cette Russie, transplantée dans la communauté émigrée de New York, il a fait un roman irrésistible de drôlerie et de tendresse : L Étrangère. La Valise raconte sa vie précédente dans la Russie des…Lire la suiteLa valise – Sergueï Dovlatov
« Et dans la belle et admirable texture qu’ils bâtissent, les oiseaux peuvent-ils se servir plutôt d’une figure carrée que d’une ronde, d’un angle obtus plutôt que d’un angle droit sans en savoir les conditions et les effets ? Prennent-ils tantôt de l’eau, tantôt de l’argile sans juger que la dureté s’amollit en l’humectant ? Planchent-ils leurs palais de mousse…Lire la suiteLa texture que bâtissent les oiseaux
Eva Schmitz raconte qu’elle a aussi déjà donné des cours à des femmes. C’est d’autant plus utile, que nombre d’entre elles n’ont jamais utilisé un vélo pour rentrer chez elle. « D’une certain façon, ce cours leur a permis de s’émanciper, » explique-t-elle. « Elles sont plus libres, elles peuvent se promener à vélo et ne sont plus contraintes de rester chez elles ».Lire la suiteElles n’ont jamais utilisé un vélo
1. Une valise. Un homme debout sur un quai de gare et une valise. Plus tard, dans un centre pour immigrants. Il ouvre sa valise et en sort des vêtements, des photos et d’autres objets. Puis il laisse la valise vide dans un coin. Vide ? Cette valise, compagne d’exil, est autre chose qu’un assemblage de lattes et de faux…Lire la suiteDans son pays, l’homme n’utilisait pas sa valise…
Comment rendre leur dignité aux personnes ? En leur permettant aussi d’être autonomes dans leurs déplacements. D’où l’idée de réunir à l’intention des 18 résidents un parc de vélos, récupérés ou acquis d’occasion et remis en état : « Quand on a toujours besoin d’être accompagné pour ce que l’on pourrait faire seul, on a le sentiment d’être infantilisé. Un…Lire la suiteComment rendre leur dignité aux personnes ?
Une antique expression grecque, reprise par les Romains, définissait l’imbécile comme celui qui ne sait ni lire, ni nager.Lire la suiteCelui qui ne sait ni lire ni nager
Au cours des 400 dernières années, des millions d’immigrants ont débarqué sur les quais au Canada. Rêvant d’une vie meilleure, pour eux et pour leurs enfants, ils ont quitté leur pays natal avec leurs biens essentiels dans des sacs et des bagages de toutes sortes et de tous formats : des valises, des sacoches de cuir, des paniers d’osier, des…Lire la suiteAvec leurs biens essentiels dans des sacs et bagages…
Quand j’ai été ailleurs qu’en France et que, pour me faire courtoisie, on m’a demandé si je voulais être servi à la française, je m’en suis moqué et me suis toujours jeté aux tables les plus épaisses d’étrangers. J’ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur de s’effaroucher des formes contraires aux leurs : il leur semble…Lire la suiteAux tables les plus épaisses d’étrangers…
Rendre la natation accessible à un public plus diversifié au Royaume-Uni reste un défi majeur. Ce sport est marqué par des obstacles pratiques, culturels et historiques, liés à des stigmates persistants envers certaines communautés. Le manque d’espaces inclusifs, la pénurie de piscines, la pression sur les créneaux horaires, ainsi que des questions liées à la tenue de bain, à l’accès aux installations et à la confiance corporelle constituent des freins importants. Historiquement, comme le souligne la Black Swimming Association, les personnes d’origine africaine, caribéenne et asiatique ont été largement exclues des pratiques aquatiques. Cette marginalisation a entraîné un déficit d’éducation à la sécurité aquatique et une perception négative de la natation. Les statistiques confirment cette réalité : selon Sport England, 95 % des adultes noirs et 80 % des enfants noirs ne nagent pas en Angleterre, et un enfant sur quatre quitte l’école primaire sans savoir nager. L’Organisation mondiale de la santé indique par ailleurs que le risque de noyade est plus élevé au sein des communautés ethniques minoritaires, ce qui limite aussi l’accès à la natation en milieu naturel.Lire la suiteAccroître la diversité culturelle au sein de la natation extérieure
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs,
Ces lettres qui font mon supplice,
Ce portrait qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs.
Je te rends ce trésor funeste,
Ce froid témoin de mon affreux ennui.
Ton souvenir brûlant, que je déteste,
Sera bientôt froid comme lui.
Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore,
C’est que j’ai cru te voir sous ces traits que j’abhorre.
Oui, j’ai cru rencontrer le regard d’un trompeur ;
Ce fantôme a troublé mon courage timide.
Ciel ! On peut donc mourir à l’aspect d’un perfide,
Si son ombre fait tant de peur !
Comme ces feux errants dont le reflet égare,
La flamme de ses yeux a passé devant moi ;
Je rougis d’oublier qu’enfin tout nous sépare ;
Mais je n’en rougis que pour toi.
Que mes froids sentiments s’expriment avec peine !
Amour… que je te hais de m’apprendre la haine ! (…)Lire la suiteA l’amour









