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Mo anvi aprann inpe creole

repère(s) :langue

Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole

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isangu (lg)

repère(s) :langue

L’isangu (ou yisangu) est une langue bantoue appartenant au groupe B40 selon la classification de Guthrie, parlée par le peuple Massango au Gabon, principalement dans le sud-est du pays, notamment dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Codée [snq] selon la norme ISO 639-3, cette langue présente des affinités linguistiques avec d’autres langues bantoues voisines du Gabon et de…Lire la suiteisangu (lg)

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Khoïsan

repère(s) :langue

Le terme Khoïsan désigne l’ensemble des peuples autochtones d’Afrique australe dits « non bantous », comprenant principalement les Khoï (ou Khoïkhoï) et les San (anciennement appelés « Bushmen »), autrefois regroupés sous l’appellation aujourd’hui obsolète et péjorative de « Hottentots ». Ils sont les locuteurs des langues khoïsan, un ensemble de familles linguistiques remarquables par l’usage de clics phonétiques, produits par des contacts de la langue avec différentes parties de la bouche. Les peuples khoïsan comptent parmi les plus anciens peuplements humains de la région et sont aujourd’hui répartis principalement en Namibie, en Afrique du Sud, au Botswana et en Angola. Traditionnellement, les Khoïkhoï sont des pasteurs pratiquant l’élevage, tandis que les San vivent comme chasseurs-cueilleurs, souvent dans des environnements semi-arides. Leur culture est marquée par des pratiques animistes et chamaniques, une relation spirituelle étroite avec la nature et un riche patrimoine de peintures rupestres.Lire la suiteKhoïsan

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Tayeb Salih

repère(s) :art

Tayeb Salih (1929-2009) – Ecrivain soudanais reconnu comme l’un des plus grands auteurs arabes aux côtés de Taha Hussein et Naguib Mahfouz. Issu d’un milieu modeste d’agriculteurs, et après des études à l’Université de Khartoum, il poursuit à l’université de Londres, travaillant ensuite comme enseignant, avant de rejoindre la BBC à Londres, l’Unesco à Paris, et le ministère de l’information…Lire la suiteTayeb Salih

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L’arabe et ses variations dialectales…

repère(s) :langue

L’arabe, langue sémitique la plus parlée, est officielle dans de nombreux pays et figure parmi les six langues de l’ONU, célébrée chaque 18 décembre depuis sa reconnaissance en 1973. Elle se caractérise par une diglossie : l’arabe classique ou fuṣḥa (فُصْحَى) et les variantes vernaculaires, réparties selon des critères géographiques en arabe maghrébin ou occidental et arabe oriental. On distingue cinq grands groupes : maghrébin, péninsulaire, levantin, mésopotamien et du Nil. Née dans la péninsule arabique et attestée dès le IIIᵉ siècle, elle s’est largement diffusée avec l’expansion de l’islam. À l’écrit, l’arabe littéral favorise l’accès à une littérature de près de quinze siècles (…)Lire la suiteL’arabe et ses variations dialectales…

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Nja Mahdaoui

repère(s) :écriture

Nja Mahdaoui est un plasticien-calligraphe tunisien né en 1937, reconnu pour avoir profondément renouvelé le rapport entre calligraphie arabe et art contemporain. Formé à Tunis puis à Rome et à Paris, il s’éloigne très tôt de la calligraphie strictement lisible pour explorer la lettre comme forme plastique autonome. Ses œuvres ne cherchent pas à transmettre un texte, mais à évoquer…Lire la suiteNja Mahdaoui

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Rastafarisme – au nom du Ras…

repère(s) :croire

Nous sommes en Jamaïque, terre d’Usain Bolt et de Bob Marley, où le rastafarisme puise ses racines bibliques et éthiopiennes. Les Rastas observent des principes tels que le port des dreadlocks, l’abstinence d’alcool et de viande, inspirés des nazirs bibliques. Le mouvement se consolide en 1966 avec la venue du négus Haile Sélassié, descendant de la reine de Saba et de Salomon selon le Kebra Nagast. Le rastafarisme tire son nom du titre éthiopien « ras » signifiant « tête » en amharique. L’écriture éthiopienne, alphasyllabaire ou abugida, remonte au IVe siècle et sert à plusieurs langues comme le guèze, l’amharique ou le tigrigna. Le guèze, langue sémitique aujourd’hui classique, fut supplanté par l’amharique au XIIIe siècle, mais son écriture reste un symbole central de l’identité culturelle éthiopienne et du rastafarisme.Lire la suiteRastafarisme – au nom du Ras…

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Enkai chez les Masaï

repère(s) :croire

Direction l’Afrique de l’Est ! Au nord de la Tanzanie s’élève le volcan Ol Doinyo Lengaï, la « montagne de Dieu » en langue maa, dont le cratère serait la demeure d’Enkai, dieu suprême des Masaï vivant autour de la Vallée du Grand Rift. Enkai, sous sa forme noire, apporte pluie, herbe et prospérité ; sous sa forme rouge, il incarne la colère, la sécheresse et la famine. Dieu pourvoyeur du bétail, il apparaît au cœur de nombreuses légendes : un récit primitif raconte qu’il vivait parmi les humains avec les troupeaux, puis remonta au ciel, faisant redescendre le bétail via un arbre sacré ou une corde reliant ciel et terre, parfois rompue par ignorance. Enkai divisa aussi un arbre en trois : les Masaï reçurent une canne pour garder les troupeaux, les Kikuyu une pelle pour l’agriculture, les Kamba arc et flèche pour la chasse. Le bétail est central dans la vie des Masaï, consommé en lait, thé, ou sang mélangé à des plantes lors de cérémonies, mariages ou soins. Les enfants reçoivent un nom provisoire, Embolet, jusqu’à la cérémonie Enkipukonoto Eaji qui leur donne leur nom véritable.Lire la suiteEnkai chez les Masaï

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Enkai

repère(s) :croire

Enkai (ou Ngai) – Le dieu unique chez les Masaï. Enkai est une divinité centrale dans la cosmologie religieuse des Masais, un groupe ethnique d’Afrique de l’Est, principalement présent au Kenya et en Tanzanie. Enkai est souvent considéré comme le dieu suprême et créateur dans leur panthéon. Les Masais attribuent à Enkai le pouvoir de contrôler la pluie, essentielle pour…Lire la suiteEnkai

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Université Al Quaraouiyine

repère(s) :éducation

Fondée en 859 à Fès, au Maroc, Université Al Quaraouiyine est souvent présentée comme la plus ancienne université en activité continue du monde. Créée par Fatima al-Fihri sous la dynastie idrisside, elle naît comme centre d’enseignement religieux avant d’élargir rapidement ses champs d’étude à la jurisprudence, la grammaire, la rhétorique, les mathématiques et les sciences naturelles. Au fil des siècles, Al Quaraouiyine devient un pôle intellectuel majeur du monde islamique, jouant un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des savoirs, et attirant des érudits venus d’horizons très divers. L’institution comprend une mosquée, une bibliothèque parmi les plus anciennes encore en usage et des structures d’enseignement, et elle fonctionne toujours comme centre éducatif. En hommage à sa fondatrice, un prix Fatima al-Fihri a été créé en 2017 à l’université de Kairouan afin de soutenir l’accès des femmes à la formation et aux responsabilités professionnelles. Une tradition rapporte que Gerbert d’Aurillac, futur pape Sylvestre II, aurait fréquenté Al Quaraouiyine lors de ses voyages d’étude, même si les historiens estiment plus probable qu’il se soit surLire la suiteUniversité Al Quaraouiyine

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Le chemin des Imazighen…

repère(s) :humain

Amazigh, kabyle, zenaga, tamasheq, tachelhit, tamazight, tarifit ou chaouia désignent un vaste ensemble de langues dites berbères, rattachées à la famille afro-asiatique et réparties du Maroc à l’Égypte, du Sahel aux îles Canaries. Le terme « Berbère », souvent rejeté, dérive d’une désignation grecque associée à l’idée de barbarie, tandis que les Imazighen se définissent eux-mêmes comme des « hommes libres ». Leur histoire plonge dans la longue durée, avec des racines remontant au Paléolithique supérieur et des tribus attestées dès le Néolithique, vers 5000 avant notre ère. Au fil des millénaires, ces populations ont formé une identité commune, enrichie par des contacts avec Phéniciens, Carthaginois, Romains et royaumes arabes, donnant naissance à des entités majeures comme la Numidie ou aux dynasties almoravide et almohade. Cette profondeur historique se lit dans une culture foisonnante mêlant traditions orales, musiques, artisanats, greniers collectifs fortifiés, bijoux, rites, usage du tifinagh et célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer, le 13 janvier, symbole d’un héritage toujours vivant.Lire la suiteLe chemin des Imazighen…

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Dogon

repère(s) :humain

Les Dogon sont un groupe ethnique indigène vivant principalement dans la région de Mopti, au Mali, en Afrique de l’Ouest, ayant une histoire remontant à plusieurs siècles. Leur société est organisée en clans et castes, avec des pratiques religieuses centrées sur des divinités telles qu’Amma, le dieu suprême. Les Dogon sont également connus pour leur architecture distinctive, des maisons en…Lire la suiteDogon

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Les Imazighen – Langues & écriture…

repère(s) :humain

Les Imazighen, présents de l’Égypte au Maroc et dans le Sahara, forment un ensemble diversifié dont les langues appartiennent à la famille afro-asiatique, incluant le chleuh, le rifain, le kabyle, le chaoui ou le touareg. Au Maroc, l’amazighe est langue officielle depuis 2011. Leurs origines font l’objet de débats depuis l’Antiquité, Hérodote, Salluste, Josèphe ou Ibn Khaldoun s’y étant intéressés, tandis que l’archéologie évoque la civilisation capsienne il y a 8000 ans. Leur écriture emblématique, le tifinagh, reste entourée d’hypothèses : étymologie phénicienne, signification « notre trouvaille » ou attribution au génie légendaire Anigouran. Des traces anciennes apparaissent sous Massinissa et Micipsa, dans une forme dite libyque. Aujourd’hui, les langues berbères peuvent s’écrire en tifinagh, en alphabet arabe ou en alphabet latin de 33 lettres, conservant ainsi la richesse et l’identité culturelle de ces peuples.Lire la suiteLes Imazighen – Langues & écriture…

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L’histoire d’une espèce…

repère(s) :humain

Qu’est-ce qui distingue notre espèce des autres ? Mammifères primates du genre Homo, les humains se caractérisent par la bipédie, un cerveau proportionnellement plus développé, la complexité du langage, la fabrication d’outils, la transmission des savoirs et l’organisation sociale. Cette singularité résulte d’une longue évolution dont les fossiles sont les témoins. Parmi les plus anciens figure Toumaï, daté de 7 millions d’années, découvert au Tchad et objet de débats scientifiques. Un million d’années plus tard apparaît Orrorin tugenensis au Kenya, puis Ardipithecus ramidus en Éthiopie, âgé de 4,4 millions d’années. Dans la région de l’Afar, Australopithecus afarensis est illustré par Lucy, vieille de plus de 3 millions d’années. Viennent ensuite Homo habilis, premier fabricant d’outils, puis Homo erectus, grand voyageur hors d’Afrique. Homo sapiens apparaît il y a environ 300 000 ans, attesté par des sites en Afrique, au Proche-Orient, en Asie et en Europe. Enfin, l’Homme de Néandertal, longtemps marginalisé, est aujourd’hui reconnu comme une espèce humaine à part entière.Lire la suiteL’histoire d’une espèce…

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Ubuntu, je suis parce que nous sommes…

repère(s) :humain

Être humain ne se réduit pas à une appartenance biologique ou statistique, mais engage une responsabilité active envers soi, les autres et le vivant. Le concept d’ubuntu, issu des langues bantoues d’Afrique australe, éclaire cette exigence éthique en affirmant que l’humanité d’une personne se construit dans la relation. Souvent résumé par l’idée « je suis parce que nous sommes », il rappelle que nul n’existe isolément, que toute existence dépend d’un tissu de solidarités, visibles ou non. Cette vision a trouvé un écho particulier en Afrique du Sud, notamment après l’apartheid, comme horizon de réconciliation et de reconstruction collective. Être humain, dans cette perspective, signifie reconnaître que notre dignité est indissociable de celle des autres, et que nos actes contribuent soit à renforcer, soit à fragiliser ce lien commun. L’humanité n’est alors ni donnée une fois pour toutes ni acquise par naissance, mais à cultiver, à exercer, à incarner au quotidien. Elle suppose l’attention, le partage, la responsabilité et la capacité à se penser comme partie prenante d’un destin commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’humanité » ?Lire la suiteUbuntu, je suis parce que nous sommes…

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La capitale des jumeaux

repère(s) :famille

Kondinji, village du Kerala dans le sud de l’Inde, entre mousson, rizières et cocotiers, se distingue par une concentration exceptionnelle de jumeaux, bien supérieure à la moyenne nationale, au point d’être considérée comme l’une des capitales mondiales de la gémellité. D’autres lieux revendiquent ce titre, comme Cândido Godói au Brésil ou Igbo-Ora au Nigeria, au nord de Lagos, où un panneau proclame fièrement cette singularité. Les hypothèses abondent : certains ont évoqué des expériences menées après-guerre par Josef Mengele, thèse largement contestée, d’autres privilégient des facteurs environnementaux ou hormonaux. À Igbo-Ora, la culture yoruba offre une lecture symbolique : longtemps perçus comme néfastes, les jumeaux sont devenus objets de vénération à travers le culte des Ibeji, avec rituels, statuettes sacrées et célébrations annuelles destinées à attirer paix et prospérité. Les explications oscillent entre consommation d’igname sauvage riche en substances hormonales et transmission génétique locale. Quelles qu’en soient les causes, ces communautés ont fait de la gémellité une richesse culturelle et sociale, rappelant combien la diversité humaine nourrit mythes, sciences et fêtes collectives.Lire la suiteLa capitale des jumeaux

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L’impossible mariage

repère(s) :famille

Imaginez une soirée londonienne de 1947 où deux destins se croisent : Ruth Williams, née en 1923 au sud de Londres, ancienne conductrice d’ambulance devenue employée d’assurances, et Seretse Khama, né en 1921 à Serowe, héritier d’une lignée royale du Bechuanaland et étudiant en droit à l’Inner Temple. Leur rencontre lors d’un bal à Nutford House, nourrie par un amour commun du jazz, scelle une union qui allait bouleverser les conventions. Car Seretse était le fils d’un chef bamangwato et le petit-fils d’un roi tribal, et leur mariage interracial, célébré à Kensington en 1948, provoqua scandales et pressions politiques, dans un contexte marqué par l’instauration de l’apartheid et les intérêts stratégiques britanniques en Afrique australe. Malgré l’exil et l’opposition des autorités civiles et religieuses, le couple tint bon. À l’indépendance du Botswana en 1966, Seretse renonça à son titre traditionnel et devint le premier président du pays, tandis que Ruth s’imposa comme Première dame engagée. À la mort de Seretse en 1980, elle fut honorée comme reine-mère. Leur héritage se prolongea lorsque leur fils Ian Khama devint président à son tour. Drôle de monde !Lire la suiteL’impossible mariage

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Fihavanana, nouer des relations…

repère(s) :société

Un proverbe malgache dit que « les relations sont plus importantes que l’argent » (Ny Fihavanana no taloha ny vola), mettant en lumière le fihavanana, principe central du lien social à Madagascar. Ce concept valorise la solidarité, l’entraide et la réciprocité, structurant les relations familiales et communautaires. Mais le fihavanana, comme tout idéal, se heurte aux évolutions sociales et aux poussées d’individualisme, révélant la tension universelle entre solidarité collective et intérêts personnels. Un autre proverbe malgache illustre cette nuance : « Que votre amitié ne ressemble pas aux pierres brisées dont les fragments ne peuvent plus être réunis, mais aux fils de soie qu’il est facile de renforcer lorsqu’ils menacent de se rompre. » Ainsi, loin de bâtir des sociétés idéales sur le papier, la sagesse malgache nous invite à exploiter toutes les ressources culturelles et humaines pour consolider le lien social, lutter contre l’exclusion, la discrimination et le rejet, et renforcer les solidarités indispensables. Questionner ce concept permet de réfléchir à ce qu’est véritablement « la société » et à la manière de la faire vivre.Lire la suiteFihavanana, nouer des relations…

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Phiona Mutesi

repère(s) :jeu

Phiona Mutesi (1996-) – Une championne ougandaise, joueuse d’échecs. Elle est devenue célèbre pour son ascension remarquable dans le monde du jeu d’échecs malgré des débuts difficiles. Issue d’un milieu économiquement précaire à Katwe, un quartier défavorisé de Kampala, elle a appris à jouer aux échecs à l’âge de neuf ans dans un programme éducatif local. Son talent exceptionnel a…Lire la suitePhiona Mutesi

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Cultures, je vous aime…

repère(s) :culture

Nos cultures, dans leur diversité et leur meilleure connaissance pacifique, constituent un pilier essentiel à l’équilibre du monde, offrant une vision de l’homme et un idéal à atteindre. Partons dans le sud de la Chine à Lijiang à la rencontre des Naxi 纳西族 et de leurs prêtres dongba, gardiens d’une écriture pictographique unique au monde, où chaque symbole mémorise savoirs et récits. Partons ensuite dans le désert du Kalahari, « la grande soif », pour découvrir les Khoïsan, pisteurs de l’Afrique australe dont les traces sur le sol révèlent les rythmes et formes de la vie. Sur l’Altiplano, rencontrons les Aymaras, puis les Cachoubes en Poméranie, et les Imazighen d’Afrique du Nord, chacun témoignant de savoirs, pratiques et langues spécifiques. Dans ce cercle sans fin, nous recevons le plus beau message de l’humanité : un hymne à sa diversité et à l’unité qui la traverse. Saurons-nous la défendre et la partager au cœur des systèmes éducatifs ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « culture » ?Lire la suiteCultures, je vous aime…