Samarcande est l’une des plus anciennes cités d’Asie centrale, située dans la vallée de Zeravchan, en Ouzbékistan. Célèbre pour son riche patrimoine historique et architectural, elle a été un important centre commercial et culturel sur la Route de la Soie. Samarkand abrite des monuments emblématiques tels que la Place du Régistan, ornée de majestueuses madrasas et de la mosquée Bibi-Khanym.…Lire la suiteSamarcande
Pantopique : 07-communication
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Hallstatt – Un village au bord d’un lac dans le Salzkammergut autrichien (culture de Hallstatt) – Mine de sel. Hallstatt est un village situé dans la région montagneuse des Alpes autrichiennes. Hallstatt est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son histoire riche remontant à l’âge du fer. Le village est niché au bord du lac Hallstätter, entouré…Lire la suiteHallstatt
Nous voici… près de Reykjavik Dans la baie de Kollafjörður Sur l’île de Viðey Un pays où la paix est Friður. Et c’est le moment d’imaginer… “Imagine there’s no heaven… Imagine all the people… Imagine there’s no countries” Et en imaginant, quelque chose de réel apparaît En forme de tour de lumière, Nommée la “Tour de la Paix” Friðarsúlan “Imagine…Lire la suiteLa Tour de la Paix – Friðarsúlan
Hespérides Ἑσπερίδες – Dans la mythologie grecque, traditionnellement trois mais selon des auteurs différents, peut-être quatre, sept voire même onze nymphes du soir et du soleil couchant. Elles résident près des montagnes de l’Atlas (Afrique du Nord) – Selon certaines légendes, le titan Atlas est leur père – On leur a attribué la tâche de prendre soin d’un jardin (ou…Lire la suiteHespérides
Ginza 銀座 – Un quartier de Tokyo, quartier huppé situé au cœur de Tokyo, au Japon, renommé pour ses boutiques de luxe, ses grands magasins, ses restaurants élégants et sa vie nocturne animée. C’est l’un des districts les plus prestigieux de la capitale japonaise, où se côtoient des marques de mode de renom, des galeries d’art, des théâtres et des…Lire la suiteGinza
En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes
Elus parfois en hâte ou par délégation, les repères jalonnent pourtant notre chemin et nous orientent. Toutefois, dans un monde en mouvement accéléré, lesquels retenir, comment les acquérir et en actualiser le sens ? L’inuksuk ᐃᓄᒃᓱᒃ, littéralement « ce qui agit en qualité d’humain », illustre cette fonction : empilement de pierres prenant forme humaine, il sert à la chasse, à l’orientation, à la transmission de messages ou à la mise en garde face aux conditions naturelles, et certaines pierres héritent d’une dimension spirituelle, accueillant offrandes ou attribuées aux Ancêtres. À l’instar de cet inuksuk, nos repères personnels ou collectifs peuvent être reçus, établis, mais aussi obsolètes, comme le rappelle l’histoire de l’épée perdue et marquée par une encoche : un repère créé pour retrouver ce qui s’éloigne, mais dont la pertinence dépend du contexte. Dès lors, interrogeons-nous sur la nature même d’un repère : est-il stable, évolutif, symbolique ou pratique ? Cette réflexion invite à revisiter, renouveler ou compléter nos repères pour penser et vivre notre temps de manière consciente et ajustée.Lire la suiteInuksuk, la force des repères…
Fernand de Magellan (1480-1521) – Explorateur portugais au service de l’Espagne. Il est célèbre pour avoir dirigé la première expédition maritime qui a accompli le tour du globe, bien qu’il n’ait pas survécu à l’ensemble du voyage. Parti en 1519 avec une flotte de cinq navires, Magellan a traversé le détroit qui porte aujourd’hui son nom, reliant l’océan Atlantique à…Lire la suiteFerdinand Magellan
Depuis l’Antiquité, l’eau rythme la vie des sociétés, tantôt ressource vitale, tantôt menace, et c’est à elle que répond la cérémonie du Kuomboka, mot lozi signifiant « sortir de l’eau ». Chaque année, à l’extrême ouest de la Zambie, le peuple lozi quitte la plaine inondable de Barotse pour rejoindre Limulunga, sur des terres plus élevées, en remontant le fleuve Zambèze. À la fin de la saison des pluies, le roi, le litunga, fixe la date du départ, annoncée par les puissants tambours maoma. Les canoës sont préparés, les pagayeurs royaux – sélectionnés lors de tournois – se rassemblent, et le souverain embarque sur la majestueuse Nalikwanda, surmontée d’un éléphant, tandis que son épouse prend place sur la Nalwange. Au son des tambours et des salimbas, la procession fluviale s’élance pour près de six heures, portée par les valeurs ancestrales de toute une communauté. En cours de route, le roi revêt un uniforme d’amiral britannique, souvenir des accords conclus en 1902 avec Édouard VII. Six mois plus tard, le trajet inverse, le Kufuluhela, ramène la cour à Lealui, lorsque les eaux se retirent.Lire la suiteKuomboka
La bouteille à la mer interroge notre rapport à l’eau, à la fois comme contenant et comme contenu, rappel discret de sa primauté vitale. Source de toute vie, l’eau conditionne les équilibres des environnements et aucun progrès ne saurait s’envisager sans penser sa place. Un voyage sur les rives du Nil nous le rappelle avec force. Dans l’ancienne Égypte antique, les nilomètres permettaient de mesurer la crue du fleuve, dont dépendaient l’agriculture, les récoltes et la prospérité collective. Les Égyptiens y voyaient l’œuvre de divinités telles que Hâpy, personnification du fleuve, entouré de symboles indiquant la hauteur idéale de l’inondation. Leur calendrier même s’organisait autour de ces variations, alternant crue, semailles et récoltes. Hier comme aujourd’hui, aucune région du monde n’a échappé à la question cruciale de l’accès à l’eau, entre pénuries et débordements. Les tensions contemporaines autour du Nil rappellent combien cette ressource demeure un enjeu majeur de coopération, de justice et de paix. Peut-être est-il temps, collectivement, de commencer par questionner notre indéfinition de l’eau.Lire la suiteLe Nil, aux sources de la Vie…
« Teru teru bôzu » « »Shine shine monk » ». Une petite poupée traditionnelle faite à la main Pour faire venir le beau temps ou arrêter la pluie Il y a un warabe uta Chanson pour enfants (1921) Une chanson traditionnelle japonaise Écrit par Kyoson Asahara Et composé par Shinpei Nakayama Shinpei Nakayama (1887 – 1952) Né à Nagano Nakano-city Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru-teru-bōzu,…Lire la suiteTeru teru bôzu
Le mont Ararat est un volcan dormant situé à la frontière entre la Turquie et l’Arménie. Culminant à environ 5 137 mètres, il est la plus haute montagne de Turquie. Le mont Ararat occupe une place importante dans la tradition biblique, étant traditionnellement associé au lieu où l’arche de Noé aurait échoué après le déluge, selon la Bible. Le sommet…Lire la suiteArarat (Mont)
Les Bouriates Буряад sont un peuple mongol, Le plus grand groupe indigène de Sibérie Également présent en Mongolie Le lac Baïkal est pour eux un lieu sacré Et une légende nous raconte comment il est apparu Il y a s’est produit un énorme tremblement de terre massif Une impressionnante fissure s’est ouverte dans le sol Et la lave commença à…Lire la suiteHalte au feu !
La Pachamama rappelle que l’environnement n’est ni un décor ni une simple ressource, mais une relation vivante dont nous faisons partie. Dans les cosmologies andines, la Terre nourrit à condition d’être reconnue, honorée et ménagée : recevoir oblige à rendre, prélever engage à réparer, habiter suppose de prendre soin. Ces pratiques ne relèvent pas du folklore, mais d’une éthique de la réciprocité fondée sur les limites et les interdépendances. À l’inverse, nos modèles contemporains tendent à fragmenter la Terre en gisements, surfaces productives ou externalités, dissociant l’usage de la responsabilité. Pollution, effondrement de la biodiversité et dérèglement climatique traduisent moins une ignorance qu’un déni de la vulnérabilité partagée. Or la question environnementale commence bien « en chacun » : dans les choix ordinaires comme dans les décisions collectives, mais aussi dans les récits que nous élaborons sur la Terre. Est-elle un stock à gérer ou un milieu à cohabiter ? Les cultures de la Terre-mère n’invitent pas à un retour en arrière, mais proposent un autre langage pour penser l’avenir, fondé sur l’attention, la gratitude et la limite. Reconnaître la Terre comme relation plutôt que comme objet engage une responsabilité à la fois intime et politique. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « terre » ?Lire la suitePachamama, la voie de la Terre…
Selon la légende, Midas, roi de Phrygie, reçut de Dionysos le don de transformer en or tout ce qu’il touchait, faveur qui se révéla une malédiction puisqu’il ne pouvait plus ni manger ni boire. Libéré après s’être baigné dans le fleuve Pactole, celui-ci aurait dès lors charié de l’or, enrichissant la Lydie et son roi Crésus au VIe siècle av. J.-C. Rendu vaniteux par sa fortune, Crésus interrogea le sage Solon sur le plus heureux des hommes ; celui-ci répondit que seul le temps permettait d’en juger. Offensé, Crésus le congédia. Les années confirmèrent pourtant l’avertissement : son fils Atys mourut à la chasse, puis la Lydie entra en guerre contre la Perse de Cyrus. Malgré des oracles jugés favorables, Sardes tomba et Crésus fut capturé. Sa fin demeure incertaine : exécuté selon certains, épargné selon d’autres après avoir invoqué le nom de Solon, devenant même conseiller de Cyrus. Crésus fut le dernier roi de la dynastie des Mermnades.Lire la suiteRiche comme Crésus
La Pierre de Rosette est une stèle inscrite datant de l’Égypte antique, découverte en 1799 à Rosette (Rashid), en Égypte, par les troupes françaises de Napoléon Bonaparte. Datant de 196 av. J.-C., la pierre comporte le même texte en trois écritures : égyptien hiéroglyphique, démotique et grec ancien. Cette découverte a été cruciale pour la compréhension des hiéroglyphes égyptiens, car…Lire la suitePierre de Rosette
La question de l’énergie traverse nos vies et nos sociétés, tout autant que nos cultures et nos corps. Dès l’aube, le soleil nous invite à puiser en nous cette force vitale que l’on nomme énergie, et que certaines traditions comme le tàijí quán, le qìgōng ou le yoga ont explorée depuis des siècles à travers la respiration, le mouvement, la concentration et l’endurance. Les systèmes humains et naturels obéissent aux mêmes principes : chaque flux doit être équilibré, chaque effort mesuré. Pourtant, nos sociétés modernes ont trop souvent traité l’énergie comme un bien illimité, qu’il s’agisse des combustibles fossiles ou de la surconsommation numérique : archiver tout, connecter tout, envoyer des flux incessants, sans penser aux coûts réels, écologiques et humains. Les nouvelles sources « propres » sont une réponse nécessaire, mais insuffisante si nous ne repensons pas notre rapport même à l’énergie, à sa présence et à ses usages. Avant de chercher des solutions techniques, il faut d’abord interroger ce que nous entendons par « énergie » : force, mouvement, puissance, équilibre, vitalité, conscience de nos limites et de notre responsabilité collective.Lire la suiteÉnergie disponible, énergie utile…
La bouteille en plastique, dès sa naissance, est promise à la fin de son cycle de vie : parfois recyclée, souvent rejetée, elle rejoint trop fréquemment la masse des déchets. Cette logique interroge notre rapport au gaspillage, que certaines cultures ont longuement questionné. Au Japon, le terme mottainai exprime à la fois « quel gâchis » et une invitation morale à respecter les ressources. Hérité notamment de l’époque d’Edo, il s’applique aux objets du quotidien : jeter des sandales pour une lanière cassée, un vêtement devenu trop grand ou une tasse fissurée serait mottainai. Cette éthique se prolonge dans des pratiques comme le furoshiki, tissu réutilisable pour transporter ou emballer, ou le kintsugi, art de réparer les poteries en valorisant leurs fêlures plutôt qu’en les dissimulant. Autant de rappels qu’une autre relation aux objets, aux matières et à l’environnement est possible, fondée sur la sobriété, la gratitude et la réparation plutôt que sur l’abandon. Face à l’ampleur des déchets contemporains, cette sagesse invite à repenser nos usages et nos responsabilités. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « déchet » ?Lire la suiteMottainai : Quel gaspillage !
Vivre comporte intrinsèquement des risques, et nos façons de les affronter varient selon les contextes et protections dont nous disposons. Certaines populations, comme celles établies sur le permafrost, confrontent quotidiennement ce qui semblait immuable : ce sol gelé en permanence recouvrant 20 % de la surface terrestre, notamment en Alaska et en Sibérie, commence à fondre pour la première fois depuis plus de 10 000 ans. Cette fonte bouleverse tout : instabilité des infrastructures, émissions massives de méthane, libération de virus et bactéries anciens. À Iakoutsk, par exemple, des habitations reposant sur des poutres enfoncées six mètres dans le sol solide se trouvent menacées. Ironie de la langue russe, ce permafrost est appelé « givre éternel », alors qu’il devient vulnérable aux changements climatiques. Ainsi, la précaution et la préparation sont naturelles, mais la perception du risque peut être bouleversée par des forces inattendues, soulignant combien il est crucial de questionner notre définition même de ce qu’est un « risque » et comment y répondre face à l’inattendu.Lire la suiteEt si le permafrost… ?
Bien des gestes quotidiens reposent sur une idée parfois biaisée du confort et du bien-être, dont les effets sur notre épanouissement et sur l’environnement méritent d’être interrogés. Un détour par la Corée, en plein hiver, éclaire cette réflexion avec le ondol, système traditionnel de chauffage par le sol où la chaleur se diffuse doucement dans l’espace. Héritier de techniques très anciennes, fondées sur l’ingéniosité des conduits, de la pierre chauffée et de la circulation de l’air, il a façonné des modes de vie invitant à s’asseoir au sol, à ralentir, à habiter la chaleur plutôt qu’à la consommer. Ce modèle rappelle que le confort ne se réduit pas à la performance technique ou à l’abondance énergétique, mais s’inscrit dans un rapport mesuré aux ressources, aux usages et au corps. À l’heure où nos sociétés redéfinissent leurs besoins face aux limites écologiques, la question demeure : saurons-nous discerner ce qui relève d’un bien-être véritable, physique et psychique, et accepter d’en mesurer le coût, notamment environnemental ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du bien-être ?Lire la suiteLe ondol, ou le bien-être par le sol…




















