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Eli Pariser

Eli Pariser (1980-), activiste américain et auteur, est surtout connu pour avoir popularisé le concept de bulle de filtres dans son livre The Filter Bubble: What the Internet is Hiding from You (2011). Cofondateur de l’organisation politique en ligne MoveOn.org et de la plateforme d’information Upworthy, il s’est engagé à transformer la manière dont les informations sont partagées et consommées…Lire la suiteEli Pariser

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Responsabilité, se promettre…

repère(s) :pouvoir

Face aux troubles et aux espérances de notre temps, la question de la responsabilité s’impose comme un défi central. De nombreuses cultures ont inscrit cette exigence dans des rites de passage marquant l’entrée dans l’âge adulte : assumer ses actes, répondre de soi devant les autres, s’engager dans la continuité du collectif. Qu’il s’agisse de rituels religieux, par ex. juifs, ou de cérémonies initiatiques, par ex. masais, ces seuils symbolisent l’accès à une responsabilité élargie, qui dépasse l’individu pour l’inscrire dans une communauté humaine. L’étymologie même du terme responsabilité renvoie à l’idée de promesse et d’engagement, de capacité à répondre et à se lier. Or, aujourd’hui, cette notion semble fragmentée : certains se revendiquent responsables de tout, d’autres se sentent écrasés par des fautes qui ne sont pas les leurs, tandis que beaucoup peinent déjà à répondre de leur propre existence. Où se situe alors l’équilibre entre responsabilité individuelle et responsabilité collective, entre héritage, solidarité et engagement choisi ? Comment transformer la responsabilité en un acte quotidien vivant, assumé, partagé, plutôt qu’en un fardeau abstrait ou un slogan moral ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « responsabilité »Lire la suiteResponsabilité, se promettre…

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The 15 Commitments of Conscious Leadership

repère(s) :

Les 15 Commitments of Conscious Leadership, élaborés par Jim Dethmer, Diana Chapman et Kaley Klemp, proposent un cadre pour développer un leadership conscient et responsable. La qualité du leadership dépend du niveau de conscience du leader, capable d’observer ses réactions, croyances et émotions sans s’y identifier. Les engagements opposent l’ego, lié à peur, contrôle et besoin d’avoir raison, au leadership conscient, fondé sur curiosité, ouverture, responsabilité et collaboration. Ils encouragent à choisir responsabilité plutôt que victimisation, curiosité plutôt que jugement, transparence plutôt que dissimulation, et à pratiquer communication authentique, gestion consciente des conflits et alignement corps-esprit-émotions. Ces principes favorisent des cultures de confiance, créativité, résilience et performance durable.Lire la suiteThe 15 Commitments of Conscious Leadership

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Organopónicos, au cœur de la cité…

repère(s) :métier

L’agriculture, au cœur des équilibres alimentaires, concentre nos contradictions collectives. On l’exalte pour son rôle vital, on la dénigre pour certaines dérives productivistes, tout en exigeant toujours plus, toujours moins cher, sans en assumer les conséquences. Comment en sommes-nous arrivés à oublier celles et ceux dont dépend notre subsistance ? Une éducation réelle à la terre, impliquant un temps long auprès des paysans, permettrait sans doute de renouer avec les lois du vivant et le respect qu’elles imposent. À travers des contextes très contraints, des réponses inventives ont pourtant émergé. À Cuba, la pénurie alimentaire liée à l’embargo et à l’effondrement du soutien soviétique a favorisé le développement des organopónicos : des systèmes de cultures urbaines surélevées, enrichies en matière organique, portées par des habitants devenus producteurs. Ces espaces, à la fois lieux de production, de lien social et d’expérimentation, ont contribué à la résilience alimentaire locale. Des innovations modestes, nées de la contrainte, rappellent que l’agriculture n’est pas qu’une technique mais un rapport fondamental à la terre et au collectif. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’agriculture ?Lire la suiteOrganopónicos, au cœur de la cité…

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Dangun, le fondateur

repère(s) :récit

Dans la mythologie coréenne, Hwanin, maître du ciel, autorise son fils Hwanung à descendre sur Terre, où celui-ci fonde Shin-Si, la « cité divine », et enseigne aux humains les arts, la médecine et l’agriculture. Un ours et un tigre, désireux de devenir humains, sont alors mis à l’épreuve : se nourrir uniquement d’ail et d’armoise durant cent jours dans une grotte. Le tigre renonce, mais l’ours persévère et se transforme en femme, Ungnyeo, qui épouse Hwanung. De leur union naît Dangun, fondateur en 2333 av. J.-C. du royaume de Gojoseon, considéré comme l’origine de la Corée. Selon le Samguk yusa, compilé au XIIIᵉ siècle, Dangun établit sa capitale à Asadal, institua des lois, développa la sériciculture et rendit un culte régulier aux cieux. Le 3 octobre, fête de Gaecheonjeol, commémore cette fondation, tandis que le royaume de Gojoseon disparaît en 108 av. J.-C. En 1994, la Corée du Nord a inauguré près de Pyongyang un site présenté comme la tombe de Dangun. Une légende fondatrice où épreuve, transformation et naissance d’un peuple se confondent.Lire la suiteDangun, le fondateur

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Triangles [Ligne]

repère(s) :

En-dessous de la ligne, les relations peuvent se figer dans le triangle dramatique décrit par Stephen Karpman. Victime : « Ce n’est pas ma faute. » Persécuteur : « C’est ta faute. » Sauveur : « Laisse, je vais m’en occuper. » Ces rôles sont des réactions. Ils naissent souvent de la peur et entretiennent le blocage. Au-dessus de la…Lire la suiteTriangles [Ligne]

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La sortie [Ligne]

repère(s) :

Sortir du labyrinthe ou du puits de jugement commence rarement par une solution.
Cela commence par une prise de conscience, souvent à travers le langage.
Marshall Rosenberg, avec la communication non violente, nous rappelle que les mots que nous utilisons façonnent l’espace relationnel.
Ils révèlent où nous nous situons : blâme, certitude, généralisation, ou curiosité, question, possibilité.
Changer de langage ne nie pas la peur, mais ouvre un espace.
C’est souvent là que commence le passage au-dessus de la ligne.
Une question sincère vaut parfois mieux qu’une bonne réponse.

Le langage devient ici :
– le premier geste observable
– la porte de sortie du labyrinthe
– un acte de responsabilité relationnelle

Référence :
Marshall Rosenberg – Nonviolent Communication

– LANGAGE – Parole – Sens
– PSYCHOLOGIE – Conscience – Peur
– EDUCATION – Apprentissage – Question
– ETHIQUE – Responsabilité – Choix
– SOCIETE – Dialogue – CoopérationLire la suiteLa sortie [Ligne]

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En dessous de la ligne

repère(s) :

Lorsque nous restons en-dessous de la ligne, nous pouvons nous retrouver enfermés dans ce que Phil Stutz nomme un labyrinthe intérieur : peur, rumination, justification, énergie qui tourne en rond. Marilee Adams évoque un puits de jugement : un espace où l’on juge, où l’on se juge, où l’on cherche des coupables plutôt que des possibilités. Dans ces espaces, la…Lire la suiteEn dessous de la ligne

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Appréciation [Ligne]

repère(s) :

L’appréciation n’est pas l’absence de peur. C’est la capacité à s’intéresser à ce qui est là, même quand la situation est incertaine. Elle ouvre la curiosité : regarder plutôt que juger, questionner plutôt que conclure, explorer plutôt que se défendre. L’appréciation ne résout pas immédiatement. Elle rend l’apprentissage possible. Souvent, un simple élan de curiosité suffit à passer au-dessus de…Lire la suiteAppréciation [Ligne]

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Des unités de mesure en chinois…

repère(s) :nombre

Dans certaines langues, compter ne se limite pas à associer un nombre à un objet ou un phénomène (« 15 crayons », « 2 idées ») : certaines nécessitent des classificateurs, mots insérés entre le chiffre et le nom, adaptés à la catégorie de l’objet ou du phénomène (« 15 – classificateur – crayons »). En chinois, ces liàngcí 量词 servent à dénombrer de manière précise et catégorisée, et leur maîtrise demande une certaine gymnastique mentale. Quelques exemples : 位 wèi pour les personnes de façon polie, 条 tiáo pour ce qui est long ou fin (routes, poissons…), 件 jiàn pour vêtements ou événements, 张 zhāng pour objets plats (table, papier, photo), 只 zhī pour certains animaux ou parties du corps, 本 běn pour livres ou magazines, 辆 liàng pour véhicules. En cas d’incertitude, 个 gè peut souvent remplacer un classificateur, bien que réservé aux êtres humains dans un registre moins formel. Ainsi, pour les exemples donnés : 3 oiseaux → 3只鸟 zhǐ niǎo, 4 manteaux → 4件外套 jiàn wàitào, 5 camions → 5辆卡车 liàng kǎchē, 6 tableaux → 6张桌子 zhāng zhuōzi, 8 personnes → 8个人/8位人 gèrén/wèi rén, 2 routes → 2条路 tiáo lù.Lire la suiteDes unités de mesure en chinois…

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Lagom, c’est le mieux…

repère(s) :nombre

Face aux centaines de millions de tonnes de déchets plastiques dans les océans et aux chiffres vertigineux qui saturent notre perception, se pose la question du sens et de la juste mesure. En Suède, le principe du lagom invite à agir « ni trop ni trop peu », à rechercher une forme de justesse et de modération applicable à la vie quotidienne comme aux affaires. Difficile à traduire, il évoque l’idée de ce qui est suffisant, équilibré, adapté au contexte et aux autres. Au-delà de cette notion culturelle, c’est bien la mesure qui traverse l’existence humaine : celle qui permet de combler les manques, de contenir les excès et de préserver les équilibres. À l’heure où notre époque se complaît dans l’avalanche des grands nombres et leur lecture abstraite ou marchande, ne gagnerions-nous pas à revenir à une échelle plus humaine, attentive aux situations singulières, aux objets, aux personnes, à ce qu’ils représentent d’irréductible ? Peut-être est-ce en réapprenant à mesurer autrement que nous pourrons mieux respecter, partager et agir avec justice. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la mesure ?Lire la suiteLagom, c’est le mieux…

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La politesse et les registres de langue en thaï…

repère(s) :sentiment

En Thaïlande, la salutation courante est สวัสดี sawattdii, à laquelle s’ajoutent les particules de politesse selon le genre : khrap pour les hommes, kha pour les femmes, de même pour « merci » : ขอบคุณครับ korp koon khrap et ขอบคุณค่ะ korp koon kha. Le thaï est une langue isolante où les mots sont invariables et tonale, comprenant cinq tons : bas, médian, haut, descendant et ascendant. Il existe un vocabulaire honorifique, rachasap, utilisé notamment avec la famille royale depuis le XIVᵉ siècle. La capitale, Bangkok, est en réalité Krung Thep Maha Nakhon, dont le nom complet décrit poétiquement « la ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, capitale imprenable du dieu Indra, ville heureuse aux neuf pierres précieuses et au Palais Royal céleste », nom réputé le plus long au monde. L’écriture thaïe a été élaborée au XIIIᵉ siècle par le roi Rama Kamhaeng.Lire la suiteLa politesse et les registres de langue en thaï…

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Saint-Valentin…

repère(s) :sentiment

Que faites-vous le 14 février ? Tandis que certains lèvent les yeux au ciel, beaucoup célèbrent la Saint-Valentin en compagnie de l’âme sœur. Mais qui est donc ce Valentin ? Sous ce nom se cachent plusieurs saints, le plus célèbre étant un prêtre de Rome au IIIe siècle, qui célébrait des mariages chrétiens malgré l’interdiction de l’empereur Claude II, soucieux de garder ses soldats célibataires. Arrêté, confié au juge Astérius, Valentin aurait converti ce dernier en rendant la vue à sa fille aveugle, ce qui lui valut d’être décapité. D’autres rappellent qu’à Rome, mi-février, se tenaient les Lupercales, fêtes païennes de la fécondité. En 495, le pape Gélase Ier institua officiellement la Saint-Valentin le 14 février, éclipsant ces rites. Avec le temps naquit la tradition des messages amoureux. Aujourd’hui, la fête prend des formes variées : au Japon, les femmes offrent du chocolat aux hommes, qui rendent la pareille un mois plus tard.Lire la suiteSaint-Valentin…

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La parenté à plaisanterie

repère(s) :sentiment

Et si se moquer permettait de se réconcilier ? Bienvenue dans le monde de la parenté à plaisanterie. Un exemple marquant eut lieu le 10 juin 2000 à la cathédrale de Ouagadougou, lors des funérailles nationales du cardinal Paul Zoungrana : des membres du groupe san, parents à plaisanterie des Mossi, interrompirent la cérémonie en tentant d’empêcher l’inhumation, provoquant stupeur et négociations avant la reprise du rituel. Cette pratique, appelée rakiré au Burkina Faso, est largement répandue en Afrique de l’Ouest et centrale. Elle structure les relations sociales entre individus, clans ou ethnies et repose sur des pactes anciens favorisant la paix. Le principe consiste à se railler, voire s’insulter selon des codes établis, sans jamais nuire. Mariages, marchés, champs ou funérailles peuvent en être le théâtre. Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, elle vise à désamorcer les tensions et à renforcer la cohésion sociale. Ses origines sont débattues, certains la reliant à la vallée du Nil, d’autres à l’époque de l’empire du Mali.Lire la suiteLa parenté à plaisanterie

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La vie est belle

repère(s) :art

« La vie est belle » est un film italien réalisé par Roberto Benigni, sorti en 1997. Il se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et raconte l’histoire d’un homme juif italien, Guido Orefice, interprété par Benigni lui-même, qui utilise son imagination et son humour pour protéger son fils, Giosué, des horreurs du camp de concentration où ils ont été déportés. Guido…Lire la suiteLa vie est belle

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Téranga, ou le sens de l’hospitalité…

repère(s) :sentiment

Au-delà du football et de l’expression « Lions de la Teranga », la téranga désigne au Sénégal une manière d’être au monde fondée sur l’hospitalité et la reconnaissance de l’autre. Plus qu’un simple accueil, elle exprime l’idée que nul n’est totalement étranger et que la relation précède souvent l’identité. Elle s’incarne dans le plat partagé, toujours prêt à recevoir un convive imprévu, dans l’attention portée à l’hôte de passage comme à celui qui s’installe, dans une générosité quotidienne faite de gestes simples. Issue d’une longue histoire de circulations, de brassages et d’échanges, nourrie par des héritages sociaux, politiques et religieux, la téranga a contribué à façonner une identité collective où accueillir engage autant celui qui reçoit que celui qui arrive. Elle propose ainsi une lecture de l’étranger non comme une menace, mais comme une relation à construire, impliquant des droits et des devoirs mutuels. À l’heure où les flux migratoires s’intensifient et où les frontières se durcissent, la téranga invite à déplacer le regard : non pour nier les tensions, mais pour rappeler que toute frontière interroge notre capacité à reconnaître l’autre comme partie prenante d’un monde commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’étranger » ?Lire la suiteTéranga, ou le sens de l’hospitalité…

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Girl with Balloon

repère(s) :art

Célèbre œuvre d’art réalisée par l’artiste de street art britannique Banksy. Créée en 2002, elle représente une petite fille tendant la main vers un ballon rouge en forme de cœur, avec le message « There is always hope » (Il y a toujours de l’espoir) écrit en dessous. L’œuvre est devenue emblématique de l’esthétique de Banksy et de son engagement social et…Lire la suiteGirl with Balloon

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Un bonjour ordinaire…

repère(s) :sentiment

« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…

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Ho’oponopono, la réconciliation…

repère(s) :sentiment

Il n’est jamais simple de renoncer à ce que l’on croit nous être dû ou possible, pourtant c’est un apprentissage nécessaire, car comprendre la valeur profonde d’un tel renoncement éclaire autant notre bien-être que celui des autres. À quoi doit-on renoncer ? Le proverbe hawaïen « Kahuna Nui Hale Kealohalani Makua » invite à aimer tout ce que l’on voit, y compris soi-même, et cette perspective rejoint le ho’oponopono, pratique de pardon et de réconciliation qui consiste à « mettre les choses en ordre » avec les ancêtres, le groupe ou soi-même. En Polynésie, un comportement malveillant n’est jamais sans conséquence : il perturbe l’équilibre personnel et collectif, d’où l’importance de la pénitence et du dépassement de la faute par le repentir, le pardon, la gratitude et l’amour. Combien de situations humaines pourraient bénéficier de ce processus, permettant de dépasser la culpabilité et de puiser dans les sagesses anciennes une capacité de renoncement qui devrait guider notre monde contemporain saturé d’excès et d’erreurs ? Interrogeons alors notre conception du « renoncement » et la manière dont il peut devenir un principe actif de réconciliation et d’harmonie.Lire la suiteHo’oponopono, la réconciliation…

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Un Bonheur Intérieur Brut

repère(s) :bonheur

Petit royaume enclavé de l’Himalaya, le Bhoutan se reconnaît à son drapeau orné du dragon Druk, référence à son nom en dzongkha, Druk Yul, la « terre du dragon tonnerre ». Monarchie constitutionnelle, il a pour capitale Thimphou, perchée à 2 300 mètres d’altitude. Majoritairement bouddhiste vajrayāna, avec une importante minorité hindoue, le pays s’est rendu célèbre par une idée singulière : mesurer le bonheur. En 1972, une initiative royale donna naissance au Bonheur Intérieur Brut (BIB), conçu comme une alternative au PIB jugé trop réducteur. Ce nouvel indicateur repose sur quatre piliers : un développement durable et équitable, la préservation des cultures, la protection de l’environnement et une gouvernance responsable intégrant santé, éducation et bien-être. Selon le Centre d’études bhoutanaises, le bonheur reste une expérience individuelle, mais sa gestion collective y contribue fortement. Intégré à la Constitution en 2008, le BIB inspira ensuite l’Organisation des Nations unies, qui institua en 2012 la Journée mondiale du bonheur, célébrée chaque 20 mars.Lire la suiteUn Bonheur Intérieur Brut