Les Rois mages sont des visiteurs qui figurent dans un épisode de l’Évangile selon Matthieu. Ayant appris la naissance de Jésus à Bethléem, ils viennent « de l’Orient », guidés par l’Étoile. Ils rendent hommage à Jésus en lui offrant trois présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. L’Évangile de Matthieu ne donne pas de nom aux…Lire la suiteRois mages / 6 janvier
Pantopique : 06-économie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Que sont les objets ? Comment ont-ils été conçus, fabriqués et utilisés, et quelle place ont-ils occupée dans la vie quotidienne des sociétés humaines, d’hier à aujourd’hui ? Comment les objets témoignent-ils des savoir-faire techniques, des ressources disponibles, des modes de vie et des valeurs d’une époque ou d’une culture ? Que nous apprennent l’histoire, l’anthropologie et les sciences sur…Lire la suiteÉduquer aux objets
Que sont les métiers ? Comment se sont-ils constitués et transformés, et quels savoir-faire et formes d’organisation du travail ont-ils accompagné leur évolution ? Comment les métiers ont-ils contribué à la production des biens, des services et des cultures, et à la structuration des identités individuelles et collectives ? Que nous apprennent les pratiques professionnelles sur la transmission des compétences,…Lire la suiteÉduquer aux métiers
Qu’est-ce que le faire ? Qu’est-ce qu’un acte ? Comment l’être humain transforme-t-il le monde, lui-même et ses relations par l’action ? Comment les gestes, les pratiques, les métiers, les rituels et les engagements ont-ils donné forme aux sociétés et aux cultures ? Que nous apprennent la philosophie, l’anthropologie et les sciences humaines sur la différence entre agir, produire, répéter,…Lire la suiteÉduquer au faire
Qu’est-ce que l’économie ? Comment s’est-elle constituée et transformée, et quels systèmes de production, d’échange et de répartition des ressources ont-ils été élaborés selon les contextes culturels et politiques ? Comment les choix économiques influencent-ils les modes de vie, les relations sociales, le travail, les inégalités et les équilibres environnementaux ? Que nous apprennent les sciences économiques et sociales sur…Lire la suiteÉduquer à l’économie…
Question de départ – Niveau 0 : L’avenir de la science et celui de l’IA, sa reconnaissance par la communauté internationale, se jouent-t-ils désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales [que leurs travaux fassent l’objet d’une telle publicité ou qu’ils demeurent plus confidentiels] ? Niveau – 1 : Le développement de l’IA peut-il se faire indépendamment…Lire la suiteL’avenir de l’IA se joue-t-il désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales ? [effet matr.ia.chka]
Série télévisée sud-coréenne de genre thriller et dystopique, créée par Hwang Dong-hyuk. Elle est sortie sur la plateforme de streaming Netflix en septembre 2021 et a rapidement captivé l’attention du public mondial. L’histoire suit des personnes endettées qui acceptent de participer à un jeu mortel pour avoir une chance de gagner un prix en argent énorme. Les jeux sont basés…Lire la suiteSquid Game
Le Ladakh, carrefour commercial… Du Moyen Âge jusqu’au XVIIᵉ siècle, le Ladakh connaît une période de prospérité largement fondée sur le commerce caravanier transhimalayen. Des marchands venus du Tibet, d’Asie centrale et du Cachemire transportent laine, sel, épices, pierres précieuses et soie à travers des cols de haute montagne dépassant souvent 5 000 mètres d’altitude. Cette intense activité commerciale fait…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [3]
Les Trente Glorieuses désignent la période de forte croissance économique et de transformations sociales qu’ont connue les pays occidentaux industrialisés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 1970, expression forgée par l’économiste Jean Fourastié en 1979. Aux États-Unis et au Canada, elles correspondent à l’essor de la classe moyenne, à la consommation de masse, au développement des banlieues et des grandes infrastructures, dans un contexte de domination économique américaine. En Europe occidentale, la reconstruction, le plan Marshall et l’intervention de l’État favorisent une industrialisation rapide, le plein emploi et l’extension de l’État-providence. Partout, la hausse de la productivité et l’accès généralisé à l’automobile, au logement, à l’électroménager et aux loisirs transforment durablement les modes de vie. Cette prospérité masque cependant des inégalités sociales, des rapports de genre inégalitaires et une exploitation intensive des ressources naturelles. La période s’achève avec le choc pétrolier de 1973-1974, révélant les limites d’un modèle fondé sur la croissance continue.Lire la suiteTrente Glorieuses
Selon la légende, Midas, roi de Phrygie, reçut de Dionysos le don de transformer en or tout ce qu’il touchait, faveur qui se révéla une malédiction puisqu’il ne pouvait plus ni manger ni boire. Libéré après s’être baigné dans le fleuve Pactole, celui-ci aurait dès lors charié de l’or, enrichissant la Lydie et son roi Crésus au VIe siècle av. J.-C. Rendu vaniteux par sa fortune, Crésus interrogea le sage Solon sur le plus heureux des hommes ; celui-ci répondit que seul le temps permettait d’en juger. Offensé, Crésus le congédia. Les années confirmèrent pourtant l’avertissement : son fils Atys mourut à la chasse, puis la Lydie entra en guerre contre la Perse de Cyrus. Malgré des oracles jugés favorables, Sardes tomba et Crésus fut capturé. Sa fin demeure incertaine : exécuté selon certains, épargné selon d’autres après avoir invoqué le nom de Solon, devenant même conseiller de Cyrus. Crésus fut le dernier roi de la dynastie des Mermnades.Lire la suiteRiche comme Crésus
Dans un environnement désertique, l’irrigation est une question vitale. Les Ladakhis ont développé des systèmes complexes de canaux permettant de détourner l’eau issue de la fonte des neiges. Ces réseaux sont entretenus collectivement, selon des règles strictes de partage. La gestion de l’eau reflète une organisation sociale fondée sur la coopération et la solidarité. Chaque village dépend de la bonne…Lire la suiteIrrigation au Ladakh
Les vins de Bordeaux constituent un pilier identitaire, économique et culturel majeur pour la ville et sa région. Le vignoble bordelais, plus vaste vignoble d’AOC au monde avec environ 110 000 hectares, se répartit entre plusieurs zones emblématiques comme le Médoc, les Graves, l’Entre-deux-Mers, le Libournais et le Blayais-Bourgeais. Le climat océanique tempéré et la diversité des terroirs (graves, argiles, sables) permettent l’expression de cépages variés, dominés par le cabernet sauvignon, le merlot et le cabernet franc pour les rouges, et le sauvignon blanc et le sémillon pour les blancs. L’histoire du vin bordelais s’enracine dans l’Antiquité, mais connaît un essor décisif au Moyen Âge avec le commerce vers l’Angleterre, puis au XVIIᵉ siècle grâce aux négociants hollandais. Le classement de 1855 consacre la renommée internationale des Grands Crus. Bordeaux demeure aujourd’hui un centre majeur du négoce et de l’exportation, avec une filière employant des dizaines de milliers de personnes. Le vin imprègne aussi la culture locale, illustrée par la Cité du Vin et de grands événements. Confrontés aux défis climatiques et économiques, les vins de Bordeaux évoluent entre tradition et innovation.Lire la suiteVins de Bordeaux
La bouteille plastique est avant tout un objet parmi les myriades produites par l’humanité, un objet qui interroge sa conception, ses usages et son cycle de vie, et qui renvoie en creux à la place qu’ont pu tenir d’autres objets dans l’équilibre du quotidien. Parmi eux, la kuksa, tasse traditionnelle des Sami, offre un contraste éclairant. Fabriquée lentement à partir d’un seul bloc de bois, souvent un broussin de bouleau, elle relève du duodji, artisanat où chaque objet est pensé pour durer et accompagner son propriétaire toute une vie. Façonnée autrefois au couteau, la kuksa devient un compagnon fidèle, accroché à l’équipement, prêt à contenir eau, café, soupe ou eau-de-vie selon les circonstances. Comme tant d’objets traditionnels, elle se distingue par sa sobriété, sa fonctionnalité et sa durabilité, loin de l’obsolescence programmée. À l’heure où prolifèrent des milliards d’objets éphémères et connectés, ne faudrait-il pas réinterroger la durée de vie, l’impact et le sens de ce que nous produisons ? Peut-on substituer à l’accumulation et au renouvellement incessant une intelligence de conception attentive aux usages, aux ressources et à l’environnement ? Et si tout commençait par une redéfinition de ce qu’est réellement un « objet » ? …Lire la suiteAccrochée à une lanière, la kuksa…
Casimir Fidèle, ou Fidelle, né en Guinée vers 1748 et mort à Paris en 1796, est un esclave africain affranchi dont le parcours social est exceptionnel dans la France du XVIIIᵉ siècle. Capturé enfant, à l’âge de huit ans, il est déporté en décembre 1754 depuis Ouidah vers Saint-Domingue, puis amené en métropole par son propriétaire, capitaine de navire. Il est baptisé à Nantes, paroisse Saint-Nicolas, le 17 avril 1756. Son nom d’origine et son appartenance ethnique demeurent inconnus. Installé à Bordeaux, il est affranchi en 1777 et exerce le métier de cuisinier, notamment au service de Madame de Soissons, épouse Lamontaigne. Le 3 mai 1778, il épouse à la basilique Saint-Seurin Ursule Lachèze, veuve originaire de Brive-la-Gaillarde, élevant seule sa fille, dans le cadre d’un mariage mixte. Formé très jeune dans la corporation parisienne des maîtres pâtissiers-rôtisseurs, il prête serment le 18 juin 1779. Selon une note de Cagliostro en 1784, Casimir Fidèle tient alors l’hôtel de l’Empereur à Bordeaux, et investit avec succès dans l’immobilier.Lire la suiteCasimir Fidèle
À l’échelle du monde, le parcours de soin d’une infirmière repose sur un même geste, mais dans des conditions profondément différentes. Partout, elle soigne avec ses mains, son savoir et sa présence, mais au sein de cadres historiques, culturels et politiques contrastés. Dans certains pays, le soin s’inscrit dans des systèmes hospitaliers performants, dotés de technologies avancées et de protocoles stricts ; ailleurs, il se pratique dans des dispensaires précaires, des villages isolés ou des camps de réfugiés, parfois sans eau ni électricité. Le parcours devient alors une traversée des inégalités. À travers le temps, le rôle de l’infirmière évolue : d’abord figure d’assistance, souvent subordonnée, elle devient une professionnelle formée et autonome, même si cette reconnaissance reste inégale selon les sociétés. Dans certaines régions, elle constitue le pilier du système de santé ; dans d’autres, elle compense l’absence de médecins, avec des moyens limités. Le soin demeure pourtant universel. Il s’adapte aux croyances, aux langues, aux rituels et aux conceptions du corps. Dans les crises, guerres, pandémies, catastrophes, il devient un acte de résistance. Ainsi, le parcours mondial de l’infirmière révèle ce que les sociétés acceptent de donner pour soigner et rappelle que le soin reste un langage commun, fragile et essentiel.Lire la suiteParcours de soin d’une infirmière – le monde
La journée commence tôt, souvent avant que la vie sociale ne s’éveille pleinement. L’infirmière à domicile consulte son planning, prépare son sac, vérifie le matériel indispensable, puis prend la route, seule, déjà habitée par les visages qu’elle va retrouver. Chaque déplacement est un passage entre des existences singulières ; elle connaît les rues, les escaliers étroits, les ascenseurs en panne, les clés cachées ou oubliées. Dès le premier patient, elle entre dans l’intimité d’un matin fragile : un corps fatigué, une douleur persistante, un regard inquiet. Elle soigne, observe, écoute. Le geste est précis, appris, mais cherche à ne jamais devenir mécanique, s’ajustant à une humeur, une peur, une parole. Le pansement posé est aussi une présence, parfois la seule visite du jour, accompagnée d’un merci discret, d’un silence lourd ou d’une plaisanterie. La journée se poursuit, rythmée par les trajets, les horaires, les imprévus : une chute, une douleur nouvelle, une famille à rassurer, un médecin à joindre. La charge est physique autant qu’émotionnelle. Il y a la joie d’une amélioration, d’une confiance retrouvée, et la souffrance de voir un état se dégrader. En fin de tournée, le corps est marqué, l’esprit chargé de vies croisées, et les mains gardent la mémoire de gestes emplis d’histoires intimes et secrètes.Lire la suiteParcours de soin d’une infirmière – le jour
Une vie d’infirmière ne se raconte pas en dates, mais en lieux traversés, en services quittés, en visages croisés et en gestes qui demeurent. Elle débute souvent à l’hôpital, dans l’urgence et le collectif, où l’on apprend vite, parfois trop vite. Les premiers postes forgent le corps et l’esprit : nuits hachées, couloirs interminables, protocoles, hiérarchies pesantes. On y découvre la rigueur du soin, la violence de certaines situations, mais aussi la solidarité d’équipe qui permet de tenir. Puis viennent les bifurcations. Certaines changent de service pour respirer, quittant l’aigu pour le chronique, la technique pour le relationnel. D’autres se tournent vers le domicile, cherchant un lien plus direct avec le patient et davantage d’autonomie, au prix d’une solitude professionnelle et d’une charge souvent invisible. Le soin devient alors plus intime, inscrit dans la durée. Chaque transition est à la fois un apprentissage et un renoncement. Avec le temps, le métier marque le corps et la mémoire. Il y a des doutes, des colères face au manque de reconnaissance, mais aussi des fidélités profondes au sens du soin. Le parcours d’une infirmière n’est pas linéaire, mais fait d’adaptations et de transmissions, laissant surtout la trace d’avoir accompagné des vies dans leur fragilité.Lire la suiteParcours de soin d’une infirmière – la vie
Cage à crickets chinois – Gardés pour leur chant ou leurs combats – Cages en bois, bocaux en céramique et gourdes. Les cages à grillons chinoises, également connues sous le nom de « Nong Tang » en mandarin, sont des objets traditionnels en Chine. Ces cages sont conçues pour abriter des grillons, et l’élevage de grillons pour le chant est une pratique…Lire la suiteCage à grillons chinoise
En menuiserie, trusquiner la deuxième joue désigne une opération de traçage de précision réalisée lors de la préparation des assemblages, notamment des tenons et mortaises. Après avoir tracé la première joue à partir d’une face de référence, le menuisier règle le trusquin à l’épaisseur exacte de l’assemblage. Il utilise ensuite cet outil pour reporter le tracé sur la seconde joue,…Lire la suiteTrusquiner la deuxième joue
En menuiserie, l’expression « tirer à cœur » désigne une manière précise de tracer ou d’usiner une pièce en se référant à son axe central, appelé le cœur du bois, plutôt qu’à une face extérieure. Concrètement, tirer à cœur consiste à prendre le milieu de l’épaisseur d’une pièce comme référence, puis à répartir de façon égale les tracés ou les…Lire la suiteTirer à cœur












