Heike Monogatari » 平家物語 Une épopée sur la lutte entre le clan Taira et le clan Minamoto pour le contrôle du Japon pendant la guerre de Genpei (1180-1185). Le son des cloches du Shōja de Gion fait écho à l’impermanence de toutes choses 祇園精舎の鐘の聲、 諸行無常の響き有り。Lire la suiteLe conte des Heike
Pantopique : 04-savoir
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Tayeb Salih (1929-2009) – Ecrivain soudanais reconnu comme l’un des plus grands auteurs arabes aux côtés de Taha Hussein et Naguib Mahfouz. Issu d’un milieu modeste d’agriculteurs, et après des études à l’Université de Khartoum, il poursuit à l’université de Londres, travaillant ensuite comme enseignant, avant de rejoindre la BBC à Londres, l’Unesco à Paris, et le ministère de l’information…Lire la suiteTayeb Salih
En 135 de notre ère, l’État juif disparaît face à Rome, entraînant la diaspora, soit la dispersion de la communauté. Pendant près de deux millénaires, la langue et l’écriture furent préservées à travers le shabbat, les textes religieux et l’étude, donnant naissance à l’hébreu mishnique, langue de la compilation de la Mishnah, puis à de nouvelles langues comme le yiddish pour les Ashkénazes et le judéo-espagnol ou judéo-arabe pour les Séfarades. L’hébreu n’était plus parlé quotidiennement mais restait vivant comme instrument culturel et liturgique. Le yiddish mêlait allemand, influences slaves et mots hébreux, toujours écrit en alphabet hébreu. Du néo-hébreu des premiers siècles jusqu’au XIXe siècle, cette tradition prépare la renaissance de l’hébreu moderne. Éliézer Ben-Yéhouda (1858-1922) fut l’artisan majeur de cette revitalisation, créant l’Union pour la langue et la culture hébraïques en 1909 et publiant son dictionnaire, ses enfants devenant les premiers locuteurs natifs de l’hébreu moderne.Lire la suiteÉliézer Ben-Yéhouda – Faire renaître l’hébreu…
La pluralité des langues constitue un patrimoine universel vivant, dont la sauvegarde et l’animation témoignent de l’importance de leur diversité pour le dialogue et la défense de nos identités. En 2017, dans l’État de Kelantan en Malaisie péninsulaire, des linguistes suédois étudiant la langue jahai, parlée par les Semang, découvrent qu’une partie du village de 280 habitants parle en réalité le jedek, une langue distincte avec un vocabulaire absent de notions telles que « achat », « vol » ou « loi », révélant une société égalitaire et non compétitive. Cette découverte illustre combien l’aventure des langues, près de 5000 à 7000 encore menacées, continue de nous émerveiller et nous interpelle sur notre rôle dans leur préservation. La disparition de ces langues appauvrirait la culture universelle et la pensée humaine. Chaque individu peut devenir un antidote à ce déclin en établissant des liens avec cette richesse, en participant activement à sa compréhension et à sa transmission. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « langue » et du « langage » ?Lire la suiteDécouvrir le jedek…
Le sanskrit est une langue ancienne de l’Inde, considérée comme l’une des plus anciennes langues indo-européennes connues. Elle a été utilisée pendant des siècles comme langue sacrée, littéraire et savante. Le sanskrit est la langue des textes religieux majeurs de l’hindouisme, tels que les Vedas, les Upanishads, les Puranas et les grandes épopées comme le Mahabharata et le Ramayana. Il…Lire la suitesanskrit (lg)
Symbole: Rub El Hizb (symbole musulman de l’alphabet arabe). Il est constitué de deux carrés identiques, l’un étant incliné à 45 degrés. Au centre du symbole se trouve un cercle. Utilisé en calligraphie arabe pour marquer une fin de chapitre, il renvoie à la récitation du Coran en un mois lequel est divisé en trente parties appelées juz’, chacune divisée…Lire la suiteRub El Hizb (symbole)
Maaya Wakasugi est un calligraphe japonais formé dès l’enfance aux écritures traditionnelles, dont la pratique s’enracine dans une connaissance approfondie des caractères anciens et de la littérature chinoise. Installé en France, il développe une carrière internationale mêlant expositions, performances et collaborations artistiques. Son travail se distingue par une tension féconde entre tradition et contemporanéité, où la rigueur calligraphique rencontre une gestuelle libre, presque chorégraphique. La critique souligne la puissance expressive de son trait, la dimension corporelle de son geste et la profondeur spirituelle de son approche. Engagé dans l’éducation artistique, notamment à la Philomathique de Bordeaux, il anime des ateliers ouverts à différents publics. Au-delà de l’écriture, Maaya Wakasugi explore la calligraphie comme un langage vivant, capable de relier Orient et Occident, héritage et innovation, dans une recherche esthétique et sensible du mouvement, de l’équilibre et du sens.Lire la suiteMaaya Wakasugi
Les Quatre Trésors du lettré désignent l’ensemble des outils fondamentaux de la calligraphie et de la peinture lettrée chinoises. Ils sont : le pinceau (笔 bǐ), l’encre (墨 mò), le papier (纸 zhǐ) et la pierre à encre (砚 yàn). Ces objets ne sont pas de simples instruments utilitaires, mais des éléments chargés de valeurs culturelles et symboliques. Leur qualité…Lire la suiteQuatre Trésors du lettré
Le site monastique d’Alchi ཨལ་ཆི་ occupe une place particulière dans le patrimoine du Ladakh. Plus ancien que la plupart des grands monastères de la région, il se distingue par son style artistique unique. Les peintures murales qu’il conserve révèlent une forte influence indo-cachemirienne, rare dans le monde tibétain. Contrairement à de nombreux monastères construits sur des hauteurs isolées, Alchi est…Lire la suiteLe site monastique d’Alchi
Le monastère d’Hemis ཧེ་མིས་ est l’un des plus vastes et des plus influents du Ladakh. Situé dans une vallée au sud-est de Leh, il appartient à l’école drukpa kagyü du bouddhisme tibétain. Fondé ou considérablement agrandi durant la période de l’âge d’or culturel, il bénéficie du soutien actif des rois ladakhis. Hemis est particulièrement célèbre pour son festival annuel, le…Lire la suiteLe monastère d’Hemis
Perché sur une colline dominant la vallée de l’Indus, le monastère de Thiksey ཐིག་སེ་ est l’un des plus impressionnants du Ladakh. Affilié à l’école gelugpa, dite des « Bonnets jaunes », il se développe principalement aux XVe et XVIe siècles, période de mécénat royal intense. Son architecture en terrasses rappelle le palais du Potala à Lhassa, ce qui lui vaut…Lire la suiteLe monastère de Thiksey
Le monachisme constitue l’un des fondements de la société ladakhie traditionnelle. Pendant des siècles, les monastères ont structuré la vie religieuse, éducative et parfois politique de la région. Il était courant qu’une famille confie l’un de ses fils à un monastère, assurant ainsi un lien durable entre communauté laïque et institution religieuse. Les moines recevaient une éducation approfondie en philosophie…Lire la suiteLe monachisme ladakhi
Grand sanctuaire d’Ise 伊勢神宮Ise Jingū Le principal sanctuaire du Japon dédié à Amaterasu 天照 Parmi de nombreux bâtiments Deux sanctuaires principaux Naikū 内宮 et Gekū 外宮 Maison du Miroir Sacré八咫鏡Yata no Kagami L’une des trois régales impériales du Japon. Offrandes alimentaires quotidiennes au kami du sanctuaire. Le matin et le soir Tous les 20 ans Les anciens sanctuaires sont démantelés…Lire la suiteGrand sanctuaire d’Ise
Que faites-vous le 17 mars ? Fêtez-vous la Saint-Patrick ? Selon la tradition, Patrick serait né au IVe siècle en Écosse ou au Pays de Galles sous le nom de Maewyn Succat, à l’époque du retrait romain des îles britanniques. Fils d’un décurion, son enfance bascule lorsqu’il est capturé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Berger durant six ans, il se rapproche du christianisme avant de s’évader vers 411. Après des études religieuses, peut-être en Gaule, il est chargé en 432 d’évangéliser l’Irlande. Il utilise alors le trèfle à trois feuilles pour expliquer la Trinité, symbole devenu emblématique. Sacré évêque sous le nom de Patrick, il aurait aussi, selon la légende, chassé les serpents représentant le paganisme. Un pèlerinage commémore encore cet épisode au Croagh Patrick. Il meurt un 17 mars, probablement en 461. Aujourd’hui, cette date donne lieu à d’immenses célébrations où musique, bière et vert dominent. En Irlande, la Saint-Patrick est fériée depuis 1903 et fait désormais l’objet d’un festival de plusieurs jours.Lire la suiteSaint Patrick
Kesh, Kangha, Kara, Kirpan et Kachera : cinq mots commençant par la lettre « k » qui désignent les cinq attributs fondamentaux du Khalsa, un ordre exemplaire du sikhisme. Le kesh renvoie aux cheveux et à la barbe non coupés, le kangha est un peigne en bois symbole d’hygiène, le kara un bracelet de fer figurant l’unité, le kirpan un poignard recourbé porté sur soi, et le kachera un caleçon spécifique. Le terme Khalsa, d’origine persane via le pendjabi, signifie « pur » et désigne l’ordre fondé en 1699 par Guru Gobind Singh, dixième guru du sikhisme, successeur de Guru Nanak, fondateur de cette religion monothéiste. Le mot sikh signifie « disciple » ou « chercheur », et la foi sikhe, qui compte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’adeptes, met l’accent sur l’égalité, la justice sociale et le service aux autres. Les temples sikhs sont ainsi à la fois des lieux de prière et de solidarité, offrant notamment des repas gratuits à tous. Après la mort de Guru Gobind Singh en 1708, l’autorité spirituelle fut confiée au livre sacré, le Guru Granth Sahib, compilé en 1604 et placé au centre de la pratique religieuse. Le Khalsa prit également une dimension militaire, ses membres adoptant le nom de Singh, « lion ».Lire la suiteLe Khalsa chez les Sikhs
Mahāvīra महावीर est, au 6e siècle av. notre ère, le vingt-quatrième tirthankara (guide spirituel, « fabricant de gué ») considéré comme le fondateur du jaïnisme. Il est également connu sous le nom de Vardhamāna वर्धमान ce qui signifie « qui prospère, qui s’élève spirituellement ». À noter que vardhanī signifierait tout à la fois en sanskrit « balai, brosse »…Lire la suiteMahavira… fondateur du jaïnisme
Martin Luther (1483-1546) était un moine, théologien et réformateur allemand qui a joué un rôle central dans le mouvement de la Réforme au XVIe siècle. En 1517, Luther a déclenché la Réforme en affichant ses « 95 thèses » critiquant les pratiques de l’Église catholique, en particulier la vente des indulgences. Ses idées ont conduit à une rupture avec l’Église catholique romaine,…Lire la suiteMartin Luther
Il existe de nombreuses formes de chamanisme à travers le monde, en Amérique, en Afrique ou en Asie, partageant le principe d’un être médiateur entre humains et esprits, capable d’intercéder lors de décisions collectives, d’événements à fixer ou d’orientations à prendre. Le mot « chaman » provient des langues toungouses parlées en Sibérie, en Mongolie et en Mandchourie, langues longtemps rattachées à la super-famille altaïque, aujourd’hui controversée, et dont la plupart sont gravement menacées : l’orok, le negidal, le mandchou ou encore le solon voient leur transmission aux jeunes générations disparaître, tandis que les locuteurs evenki sont presque tous bilingues en russe et les jeunes solon en mandarin. Le mandchou, jadis langue dominante de la Chine sous la dynastie Qing, ne survit plus qu’auprès de quelques personnes très âgées. Que peut-on faire face à ce déclin ? Mieux les faire connaître, les défendre… ou méditer sur ce que les chemins et les esprits nous révèlent encore ?Lire la suiteChaman – Un mot toungouse…
Nous sommes en Jamaïque, terre d’Usain Bolt et de Bob Marley, où le rastafarisme puise ses racines bibliques et éthiopiennes. Les Rastas observent des principes tels que le port des dreadlocks, l’abstinence d’alcool et de viande, inspirés des nazirs bibliques. Le mouvement se consolide en 1966 avec la venue du négus Haile Sélassié, descendant de la reine de Saba et de Salomon selon le Kebra Nagast. Le rastafarisme tire son nom du titre éthiopien « ras » signifiant « tête » en amharique. L’écriture éthiopienne, alphasyllabaire ou abugida, remonte au IVe siècle et sert à plusieurs langues comme le guèze, l’amharique ou le tigrigna. Le guèze, langue sémitique aujourd’hui classique, fut supplanté par l’amharique au XIIIe siècle, mais son écriture reste un symbole central de l’identité culturelle éthiopienne et du rastafarisme.Lire la suiteRastafarisme – au nom du Ras…
Le bouddhisme tibétain [ Nangpa Chö ནང་པའི་ཆོས་ ]constitue l’un des piliers essentiels de la société ladakhie. Introduit progressivement à partir du premier millénaire, il s’impose comme religion dominante grâce au soutien du pouvoir royal. Les monastères deviennent alors des centres de prière, d’enseignement, d’art et de transmission culturelle. Différentes écoles du bouddhisme tibétain coexistent au Ladakh, chacune avec ses lignées,…Lire la suiteBouddhisme (Ladakh)
















